| Lanrodec | |||||
Rue des Écoliers. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Leff Armor Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Solène Steunou-Roquinarc'H 2026-2032 |
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| Code postal | 22170 | ||||
| Code commune | 22116 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Lanrodéciens | ||||
| Population municipale |
1 387 hab. (2023 |
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| Densité | 43 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 31′ 01″ nord, 3° 01′ 47″ ouest | ||||
| Altitude | 120 m Min. 132 m Max. 280 m |
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| Superficie | 31,92 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Plélo | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | lanrodec.fr | ||||
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Lanrodec [lɑ̃ʁɔdɛk] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Ses habitants sont appelés les Lanrodéciens et Lanrodéciennes.
Lanrodec est située en bordure d'une quatre voies (RN 12) entre deux grands centres, Saint-Brieuc et Guingamp, au sein de grands espaces boisés (bois de Malaunay - bois d'Avaugour - bois Meur).
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Dourmeur, le Goazel et l'Avaugour,,.
Le Dourmeur, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Leff à Tressignaux, après avoir traversé six communes.
Le Goazel, d'une longueur de 19 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Leff à Lannebert, après avoir traversé six communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 904 mm, avec 14,3 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Trémuson à 14 km à vol d'oiseau, est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,3 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,3 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Lanrodec est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (63,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (59,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (46,9 %), forêts (34 %), terres arables (16,6 %), zones urbanisées (2,2 %), prairies (0,4 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous la forme Lanrodec dès 1543.
Selon Bernard Tanguy, le nom de Lanrodec procède du vieux breton lann (ermitage) et d’un deuxième élément obscur : l’origine pourrait être le vieux breton rod qui fait penser à « cercle / roue », pris dans un sens imagé.
D'après Benjamin Jollivet, le mot Lanrodec signifie « lande qui tourne tout autour ». Il est vrai que vers 1850 un tiers du territoire était encore occupé par des landes.
On pense aussi que Rodec-Rodeg pourrait être le nom d'un saint originaire du pays de Galles[réf. nécessaire].
Bernard Tanguy transcrit la forme bretonne parlée sous la graphie Lanrodeug.
La présence des menhirs de Calvin, de Kerliviou et du Restol indique que le territoire de Lanrodec était occupé dès le néolithique.
Des vestiges médiévaux ont été identifiés : enceintes fortifiées de Castel-Tanguy et de Castel-Valy, motte féodale du Grand Perrien.
Sous l’Ancien Régime, Lanrodec appartenait à l’évêché de Tréguier et au comté du Goëlo.
Avant la Révolution les terres incultes dépassaient en superficie celles travaillées par l’homme.
La commune a été le siège de plusieurs épisodes de la Chouannerie. À la fin d', une colonne de 150 chouans séjourna deux jours à Goudemail, mais le 25, elle rencontra une colonne mobile qui la mit en déroute dans les bois de Malaunay. Le les Chouans occupèrent de nouveau Lanrodec, d’où ils furent délogés par les Gardes nationaux de Châtelaudren.
Du fait de son altitude, Lanrodec était un relais stratégique pour les communications par télégraphe optique, inventé par Claude Chappe pendant la Révolution française. Le lieu choisi était le lieu-dit Runmiquel, à 240 m d'altitude. Le système était au haut d'une tour ronde et avait comme correspondants Plerneuf et Bourbriac-Coatforme (Koat Forn). Le relais était identifié Poste 55 sur la ligne Paris-Brest, mise en place par la Marine pour des impératifs militaires, et a été opérationnel entre 1798 et 1853.
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Lanrodec en 1843 :
« Lanrodec ; commune formée de l'ancienne trève de Plouagat ; aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : la Villeneuve, le Guern, Kermarec, Coëtando, Kerouarin, Pors-Héry, Belanger, Trégric, Kerguinerien, Goudemail, Kerprin, Crech-Brun, le Guiler, Guernadon, Kerfouler, Guergolay, Kergoast, Keryvoalet, Perrine, le Quinquis, Senven, Sainte-Marguerite, Kerhor, Pen-ar-Croas Hent, Kerliviou, Kergabel, Le Restol, Guilly, Chapelles-Senven, Kerien, Perrine. Superficie totale : 3 312 hectares 28 ares 30 ce tires, dont (...) terres labourables 1 419 ha, prés et pâturages 235 ha, bois 406 ha, landes et incultes 1 067 ha, étangs 3 ha (...). Moulins : 5. Il y a à Lanrodec un poste télégraphique. Géologie : granite ; roches amphiboliques dans le nord-ouest et dans le sud. On parle le breton »
Le monument aux morts porte les noms de 106 soldats morts pour la Patrie pendant la Première guerre mondiale ; parmi eux 4 au moins (François Hillion, Alexandre Le Poac, François Lévrier et Augustin Tachen) ont été tués en Belgique ; un au moins (François Mordelet) est un marin mort en mer ; Pierre Kermen est mort à Thessalonique dans le cadre de l'expédition de Salonique ; Émile Hillion est mort en captivité en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français.
Le monument aux morts de Lanrodec porte les noms de 16 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux 5 soldats (Jean Chevance, René Guillossou, Jean Le Briquer, Aristide Le Guenniou et Jean Plunian) sont morts lors de la Bataille de France au printemps 1940.
Durant la Seconde Guerre mondiale, Lanrodec a été aussi le cadre de faits encore présents dans les mémoires de nombreux Lanrodéciens :
Sur le monument aux morts de la commune figure le nom d’Alphonse Le Pape. Natif de Lanrodec, héros de la Résistance, mort pour la France et inhumé dans le nouveau cimetière de sa commune de naissance. Il était boulanger lorsqu’il est entré dans la Résistance en sous les ordres du commandant Yves Le Hégarat, dit Marceau, comme agent de liaison, distributeur de tracts et relais de directives. Il s’est engagé dans le maquis de Plélo en dès l’arrivée de l’armement parachuté. Il a pris part aux opérations de son unité dirigée par Christian Savary, alias d'Artagnan. Capturé le , lors des combats de Goas-Hamon à Senven-Léhart (Côtes-du-Nord), il a été torturé, condamné à mort et fusillé par les Allemands le à Servel avec onze autres compagnons de son maquis F.F.I. La fosse commune dans laquelle étaient enterrés tous les martyrs a été exhumée après la Libération du département. Sa mère Germaine Le Pape née Guillou a dû identifier le corps de son fils dans la commune de Lanrodec à la fin du mois d’. Il a été inhumé dans le cimetière de l’église de Lanrodec à proximité du monument aux morts. En 1989, sa tombe a été déplacée à la demande de la mairie dans le nouveau cimetière de la commune : concession perpétuelle C8 – Mort pour la France. [Il a été décoré à titre posthume de la Croix de Guerre avec citation le . Par décret du publié au J.O. du , il a été décoré à titre posthume de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre 1939-1945 avec Palme et de la Médaille de la Résistance.
D'autre part, le des Allemands furent attaqués par des Maquisards près de la ferme de Durcen, qui fut brûlée le lendemain – quelques jours plus tard, le , un convoi allemand fut attaqué en Lanrodec par 30 hommes du Maquis de Plésidy, et deux camions furent détruits. Outre la participation du maquis de Plésidy il existait à Lanrodec un groupe de résistants dont les membres affectaient de poursuivre une activité professionnelle normale mais qui avaient leurs armes dans le cellier de la ferme Gallardon et pratiquaient des embuscades nocturnes sur la nationale 12 sous la conduite de l'adjudant Goater en congé d'armistice mais « remobilisé » par le commandement des Forces françaises de l'intérieur (FFI). Au nombre de ces combattants discrets se trouvaient entre autres le quartier-maître René Conti — lui aussi en congé d'armistice depuis le sabordage de la flotte à Toulon — mais aussi de purs « civils » comme les sabotiers Monnier et Messager. Ils font partie de ces humbles qui ont participé à transformer en panique la retraite allemande vers Brest.
Francis Le Ny et Prosper Dubois, deux pensionnaires de l'institut Coat-an-Doc'h qui se promenaient dans le bois de Malaunay, furent arrêtés et fusillés par des soldats allemands en retraite le près de la chapelle Notre-Dame-de-Malaunay en Saint-Agathon.
Deux soldats originaires de Lanrodec (Raymond Lorgouilloux et Louis Turquet) sont morts durant la guerre d'Indochine et un (Marcel Monnier) pendant la Guerre d'Algérie.
Le conseil municipal de Lanrodec est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15 et 2 au conseil communautaire.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Solène Steunou-Roquinarc'h (61,05 %) et Alain Ollivier-Henry (38,95 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Solène Steunou-Roquinarc'h et trois à celle de Alain Ollivier-Henry. Deux sièges au conseil communautaire sont alloués à la liste gagnante. Solène Steunou-Roquinarc'H est élue maire le ,.
Histogramme de l'évolution démographique

À partir de 1886, la population de Lanrodec commence à diminuer. En 25 ans, Lanrodec perd 20 % de sa population. Les causes sont nombreuses :
La commune abrite un monument historique :


La commune possède :
Lanrodec est marqué par quatre familles nobles, Perrien, Coëtando, Le Saulnier de Saint-Jouan et Lorgeril.