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Galerie Nathalie Obadia |
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Laure Prouvost (née en 1978) est une vidéaste et artiste contemporaine française vivant et travaillant à Bruxelles, en Belgique. Elle est connue pour ses installations immersives qui mêlent film, sculpture, tapisserie, performance et langage. Ses sujets de prédilection sont l'émancipation, la mondialisation, le féminisme et l'écologie.
En 2011, elle remporte le prix Max-Mara et, en 2013, le prix Turner. En 2019, elle représente la France à la Biennale de Venise avec l'œuvre multimédia Deep See Blue Surrounding You / Vois ce bleu profond te fondre.
Laure Prouvost naît à Croix, près de Lille,. Après son baccalauréat, elle se tourne vers les arts plastiques et intègre une école d'art, l'institut Saint-Luc de Tournai, en Belgique,.
En 1999, elle part à Londres pour étudier au Central Saint Martins College of Art and Design. Elle devient l'assistante de l'artiste conceptuel John Latham (en), qui a lui-même enseigné à Saint Martins jusqu'en 1966, et poursuit ses études au Goldsmiths College,.
Après Londres, elle travaille un temps à Anvers avant de s'installer à Molenbeek-Saint-Jean.
Ses œuvres ont été exposées à l'Institute of Contemporary Arts et à la Tate Britain. En 2011, elle remporte le prix Max-Mara, grâce auquel elle effectue une résidence à la British School at Rome et à la fondation Pistoletto de Biella,. Peu connue en France, elle expose en 2013 à la Biennale d'art contemporain de Lyon.
Son installation Wantee, présentée dans le cadre de l'exposition « Schwitters in Britain », est sélectionnée par le jury du prix Turner. Celui-ci est organisée par la Tate Britain et récompense chaque année un artiste contemporain de moins de cinquante ans, né ou travaillant au Royaume-Uni. À la surprise des critiques, il lui est décerné en ,,. En 2014, le New Museum of Contemporary Art de New York accueille l'exposition « Laure Prouvost: For Forgetting », présentant une œuvre inédite, qui mêle un collage mural, des sculptures, des installations vidéo et un film, intitulé How to Make Money Religiously.
En 2015, le musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart accueille sa première exposition monographique française, « On ira loin » ; elle y présente notamment une création, The Smoking Image, où elle met en scène des adolescents de la région confrontés au désœuvrement, à l'âge des premiers désirs et au souhait d'indépendance. L'année suivante, elle participe à deux expositions collectives.
En 2018, une exposition monographique lui est consacrée au Palais de Tokyo. En 2019, elle représente la France à la Biennale de Venise avec l'installation Vois ce bleu profond te fondre (Deep See Blue Surrounding You). Au centre d'un espace sculptural, liquide et tentaculaire, un film de fiction retrace le voyage d'un groupe de personnes à travers la France, en passant par Nanterre, Roubaix et le Palais idéal du facteur Cheval, pour aboutir au pavillon français de la Biennale de Venise. L'artiste illustre la quête sensorielle d'un ailleurs idéal, d'un monde globalisé et une réflexion sur qui nous sommes à travers des personnages aux profils diversifiés.
En 2021, elle crée Touching To Sea You Through Our Extremities, exposée sur la plage de La Panne, en Belgique, lors de la triennale Beaufort.
En 2023, elle est sélectionnée, avec Anne-Mie Van Kerckhoven et Tarek Lakhrissi, pour recouvrir d'une de ses œuvres, la façade du futur Musée Kanal à Bruxelles, pendant les travaux de rénovation.