| Titre original | Den 12. mann |
|---|---|
| Réalisation | Harald Zwart |
| Scénario | Petter Skavlan |
| Acteurs principaux |
Thomas Gullestad Jonathan Rhys Meyers |
| Sociétés de production |
Nordisk Film Production AS Zwart Arbeid |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame historique |
| Durée | 135 minutes |
| Sortie | 2017 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Le 12e Homme (Den 12. mann) est un film norvégien réalisé par Harald Zwart et sorti en 2017.
Il s'agit de l'adaptation du livre documentaire Jan Baalsrud og de som reddet ham (litt. « Jan Baalsrud et ceux qui l'ont sauvé », 2001) de Tore Haug et Astrid Karlsen Scott, dépeignant l'évasion de Jan Baalsrud des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.
En , il obtient deux prix Kanon, dont meilleur son et prix du public de Filmweb, et, en août suivant, trois prix Amanda, dont meilleurs effets visuels, meilleur son et prix du public.
Douze combattants de la Résistance norvégienne formés à Londres embarquent à bord d'un bateau de pêche transportant six à sept tonnes d'explosifs et traversent la mer du Nord pour saboter les installations militaires allemandes en Norvège occupée. Mais les Allemands, informés de leur arrivée, détruisent le bateau et les capturent sauf un. Ce douzième homme, Jan Baalsrud, a réussi à s'échapper en se cachant et en nageant jusqu'à l'île la plus proche, Rebbenesøya. Il reçoit l'aide des habitants qui risquent leur vie pour l'aider. Il réussit à se rendre de Rebbenesøya en Suède (pays neutre), en passant par Lyngenhalvøya (no) et Manndalen.
Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent du générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici.
En , le producteur Veslemøy Ruud Zwart acquiert les droits d'adaptation cinématographique du livre sur Jan Baalsrud, Jan Baalsrud og de som reddet ham (litt. « Jan Baalsrud et ceux qui l'ont sauvé », 2001), écrit par Tore Haug et Astrid Karlsen Scott, retraçant l'évasion de Jan Baalsrud, l'un des douze résistants qui avaient pour mission de saboter des installations allemandes sur la côte norvégienne. Ce récit est déjà porté, bien avant ce livre, au grand écran par Arne Skouen sous le titre Le Rescapé (Ni Liv, 1957), avec l'acteur Jack Fjeldstad.
« Il ne s'agit pas d'une nouvelle version », avertit le scénariste, Petter Skavlan, qui a travaillé avec le réalisateur, Harald Zwart, sur le projet de long métrage, intitulé Le 12e Homme, qui devait être produit, à l'origine, aux États-Unis.
« … l’histoire de Jan Baalsrud nous [Harald Zwart et Petter Skavlan] fascine depuis longtemps. Il y a quelques années, nous étions à Lyngen et avons parcouru le trajet de la marche de Baalsrud. Nous avons rencontré certains des survivants qui l’ont aidé à s’échapper. »
— Petter Skavlan
Grâce à ces survivants, tels qu'Ottar Pedersen — qui avait treize ans lorsque un homme inconnu, couvert de sang, a fait irruption dans sa maison familiale, mais n'avait appris, après la guerre, par son oncle, que cet homme était Jan Baalsrud, Petter Skavlan a pu élargir l'historiographie, en ajoutant le point de vue des Allemands nazis et des Alliés dans le scénario, désormais terminé, pour ne pas centrer seulement le personnage héroïque.
Début , Harald Zwart, ainsi que les producteurs Aage Aaberge et Espen Horn, prévoit le tournage à Tromsø et dans le comté de Troms en hiver prochain.
En , après plusieurs refus, le Norsk Filminstitutt fait finalement preuve de soutien à ce projet avec plus de 15 millions de couronnes pour la société Nordisk Film, et la réalisation est confiée à Harald Zwart, de même que la société de production, FilmCamp, à Målselv, a investi cinq millions de couronnes :
« Après avoir travaillé sur ce projet pendant plus de dix ans, c’est formidable de le voir enfin aboutir. »
Le film est produit par Veslemøy Ruud Zwart et Espen Horn pour la société, Zwart Arbeid, ainsi que Lone Korslund et Henrik Zein pour Nordisk Film Danmark, en collaboration avec Kjetil Jensberg pour FilmCamp et Lars G. Lindström pour Nordisk Film Production Sverige. Le budget est estimé à 64 millions de couronnes.

Mi-, Thomas Gullestad, connu en tant que DJ dans le groupe de Klovner i kamp, est choisi pour incarner Jan Baalsrud, résistant durant la Seconde Guerre mondiale, premier rôle principal à ses débuts au cinéma,,,.
« Nous avons auditionné de nombreux candidats avant de faire notre choix. Il était important de trouver quelqu'un qui partage la même personnalité que Baalsrud. Gullestad a dû passer de nombreux tests et auditions, et je suis maintenant absolument certain qu'il est la personne idéale pour incarner Jan Baalsrud. »
Pour le besoin du personnage, il a dû perdre 15 kilos en deux mois, avant le tournage, supporter des heures de maquillage, à 6 heures du matin et mettre « le cascadeur au chômage » pour profiter la scène de l’avalanche : « c'était douloureux, mais pas dangereux ».

Jonathan Rhys-Meyers, révélé à la mi-, est le premier choix de la société, Nordisk Film Production AS, pour endosser les costumes de Frank Stage, chef de la Gestapo, à Tromsø, qui traque Jans Baalsrud,.
Début , après avoir posé une annonce recherchant cent nouveaux figurants, bon nombre de personnes, dont quarante sont originaires du Nord-Norge, et certains sont acteurs-amateurs et d'autres professionnels, ont lancé leur candidature pendant « deux ou trois jours(…). C'est un véritable phénomène », réjouit Nina Erdahl, costumière. Ottar Pedersen y a également participé comme figurant.
Fin , l'acteur Kim Jøran Olsen est révélé, y faisant ses débuts au grand écran, tout comme Mads Sjøgård Pettersen qui a pour rôle de Marius Grønnvoll et Håkon T. Nielsen qui a également du perdre 5 kilos pour incarner un soldat.
Le tournage débute à la mi- dans le comté de Troms (Norvège), en commençant par la montagne de Mauken (no) pour les scènes finales, d'où les milles rennes.
L'équipe repend le tournage dans la deuxième semaine du , au profit des première neiges, à Sommarøy, pour les scènes de la bataille de Toftefjord, situé à soixante kilomètres au nord du lieu de tournage, plutôt qu'à Rebbenesøya qui a « beaucoup changé de paysage aujourd'hui, notamment au niveau de la végétation ».
« C'était absolument fantastique. (…) Notre équipe est composée de professionnels du cinéma expérimentés et de membres de la communauté locale, issus de camps de tournage et d'ailleurs. Il y a même un groupe qui travaille sans relâche, même sous la pluie, par grand vent ou par −25 °C. »
— Espen Horn, producteur
Le , il a lieu, pendant dix jours, à Lyngen pour une grande partie aux alentours de Lyngseidet, puis sur une île de Ringvassøy et une prise sur le quai de Furuflaten.
Il a également lieu à Tromsø, Målselv et dans la région d'Oslo.
Les prises de vues s'achèvent le , l'équipe tourne dans le quartier de Vippetangen (no), à Oslo, pour les scènes du débarquement des prisonniers résistants norvégiens,.
La musique est composée par Christophe Beck, qui a déjà travailler avec Harald Zwart pour La Panthère rose 2 (2009).
Mi-, la première bande-annonce, représentant la scène finale, est dévoilée.
Mi-, la production travaille sur l'enregistrement de la musique et le réenregistrement des dialogues. L'avant-première est, à l'origine, prévue le ,, à la mi-décembre suivant à Tromsø.
Le 12e Homme est projeté en avant-première mondiale, le , à Tromsø, ainsi que le lendemain à Lyngen et le 18, à Fredrikstad. Il sort le dans les salles obscures, en Norvège.
En France, il est proposé, dès le , en vidéo à la demande, puis, le , en DVD.
Morten Ståle Nilsen, du magazine Verdens Gang, donne quatre étoiles au film, décrivant « un film solide, mais prévisible. Visuellement, il est absolument magnifique. (…) la nature du nord de la Norvège est la véritable vedette du film, une diva exigeante. ».
Nicolai Berg Hansson, du magazine Filmmagasinet, applaudit le « film d'action », même s'« il peut sembler un peu… vide. (…) Il aurait sans doute pu en dire beaucoup plus sur la psychologie humaine, les instincts de survie et les traumatismes. ».
Quelques scènes du 12e Homme sur l'évasion de Jan Baalsrud sont inspirés de faits historiques réels, telles que le livre de Tore Haug et Astrid Karlsen Scott, et d'autres s'avèrent fictives, voire exagérées, bien que la plupart des historiens norvégiens sont convaincus de l'inexistence de sa traque par la Gestapo, car ces derniers le croyaient mort : Jan Baalsrud, lui-même, s'est peut-être cru qu'elle était à ses trousses.