| Le Guislain | |
L'église Saint-Pierre. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Saint-Lô |
| Intercommunalité | Villedieu Intercom |
| Maire Mandat |
Michel Lhullier 2026-2032 |
| Code postal | 50410 |
| Code commune | 50225 |
| Démographie | |
| Gentilé | Guislenais |
| Population municipale |
135 hab. (2023 |
| Densité | 25 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 58′ 20″ nord, 1° 13′ 44″ ouest |
| Altitude | Min. 100 m Max. 141 m |
| Superficie | 5,39 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Villedieu-les-Poêles-Rouffigny |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Le Guislain est une commune française du département de la Manche et la région Normandie, peuplée de 135 habitants.
La commune est entre Coutançais et Pays saint-lois, dans le centre-Manche. L'atlas des paysages de la Basse-Normandie classe la commune à l'ouest de la « Manche centrale », caractérisée par un bocage fermé au faible relief. Son bourg est à 8,5 km au nord-ouest de Percy, à 22 km au sud-ouest de Saint-Lô, à 18 km au nord de Villedieu-les-Poêles et à 21 km au sud-est de Coutances.
Le bourg du Guislain est traversé par la route départementale no 51 qui permet au sud-ouest de rejoindre Hambye et au nord-est Saint-Lô. En limite ouest, elle croise la D 27 traversant la commune en son centre, passant par l'église et menant à La Haye-Bellefond à l'est et vers Coutances au nord-ouest. La D 29 en partage un parcours commun en limite ouest et conduit à Maupertuis au sud et à Notre-Dame-de-Cenilly au nord-ouest. L'A84 est accessible par Percy à 16 km au sud (sortie 38 à La Colombe vers Rennes) ou par Tessy-sur-Vire à 19 km à l'est (sortie 39 à Pont-Farcy vers Caen).
Si Le Guislain est entièrement dans le bassin de la Sienne, son territoire est partagé entre les bassins de deux de ses affluents. Les eaux de la moitié occidentale alimentent l'Hambyote qui retrouve le fleuve côtier sur la commune d'Hambye voisine, tandis que la partie orientale est dans le bassin de la Soulles, principalement par son affluent le ruisseau de la Girardière qui délimite le territoire au sud-est. Le bourg, excentré en limite nord-ouest, est en amont de la source d'un autre affluent de la Soulles qu'il rejoint à quelques kilomètres au nord, au Pont-Brocard (Dangy).
Le point culminant (141 m) se situe au sud, près du lieu-dit la Girardière de Haut, en limite avec Hambye. Le point le plus bas (100 m) correspond à la sortie d'un bras de l'Hambyote du territoire, près du lieu-dit le Manoir, à l'ouest. La commune est bocagère.
Les lieux-dits sont, du nord-ouest à l'ouest, dans le sens horaire : le Bourg, le Cœur de la Ville, le Beauregard, le Champ Vallon, la Croix Épaule (au nord), les Nauderies, la Gabanterie (à l'est), les Landes, la Girardière, la Girardière de Haut (au sud), le Bouillon, le Haut Bouillon, la Roullerie, l'Ermitage, les Rivières, le Manoir et la Huberdière (à l'ouest).
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Hambyotte, le fossé 21 du Manoir et la Girardiere,,.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 017 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cerisy-la-Salle à 7 km à vol d'oiseau, est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 112,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −7,9 °C, atteinte le .
Au , Le Guislain est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,5 %), terres arables (30,2 %), prairies (27,4 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes le Guillain en 1231, de Guillouin vers 1280, le Guillain en 1327, le Guillouin en 1395.
Le toponyme serait issu d'un anthroponyme. Albert Dauzat et Charles Rostaing y décèlent le féminin germanique Gisila. Pour René Lepelley, il s'agit de Guilain.
Le gentilé est Guislenais.
Depuis la loi du , le conseil municipal du Guislain, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Une seule liste, menée par Michel Lhullier, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 49,38 %,. Michel Lhullier est réélu maire le .
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 135 habitants, en stagnation par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Le Guislain a compté jusqu'à 550 habitants en 1821.
Jusqu'au XIXe siècle se tenait, fin avril début mai, une très ancienne foire annuelle aux chevaux de trait et aux bestiaux, au lieu-dit champ de foire.