En Bocage normand, Montbray est en limite du Pays saint-lois et du Bocage virois. L'atlas de paysages de la Basse-Normandie situe entièrement la commune à l'ouest de l'unité du Bassin de Vire caractérisée par «un ancien bocage fortement dégradé par les mutations agricoles» et un «habitat dispersé […] de schiste aux toits d’ardoise». Son bourg est à 6,5 km au nord-ouest de Saint-Sever-Calvados, à 9 km au sud-est de Percy et à 12 km au nord-est de Villedieu-les-Poêles.
Le bourg est traversé par la route départementale no58 (D 77 dans le Calvados limitrophe) qui permet au nord-ouest de rejoindre Margueray et Percy, et au sud-est Courson et Saint-Sever-Calvados. Utilisant une petite partie de la D 58, la D 455 retrouve également Margueray, mais en desservant le hameau Saint-Martin. Elle mène à Landelles-et-Coupigny à l'est. Les D 454 et D 554 utilisent également une portion de la D 58 dans le bourg: la D 454 pour le rallier à Beslon au sud-ouest et à Morigny à l'est et la D 554 allant vers Saint-Aubin-des-Bois au sud-ouest et Pont-Farcy au nord-est. L'A84, qui longe le nord-ouest du territoire, est accessible vers Rennes à La Colombe (7,5 km) à l'ouest et vers Caen à Pont-Farcy (9,5 km) au nord-est.
Montbray est presque exclusivement dans le bassin de la Vire, par son affluent la Drôme qui délimite le territoire au sud-ouest, le traverse au sud puis le délimite à nouveau à l'est. Plusieurs de ses affluents sillonnent le territoire communal dont la rivière du Val Borel qui marque la limite avec Saint-Vigor-des-Monts au nord. Seule une petite partie à l'ouest, au-delà des crêtes, est dans le bassin de la Sienne.
Le point culminant (266 / 267 m) se situe au nord-ouest, près du lieu-dit la Petite Maison. Le point le plus bas (79 m) correspond à la sortie de la Drôme du territoire, au nord-est. La commune est bocagère.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Drôme, le cours d'eau 01 du Bourg Neuf, le cours d'eau 01 du Champ Martin, le cours d'eau 01 du Mesnil-Sauvage, le fossé 01 de la Haute Baslière, le fossé 01 de la Huannière, le fossé 01 de la Huillardière de Haut, le fossé 01 de la Langoterie, le fossé 01 de la Maheudière, le fossé 02 du Bourg Neuf, la rivière du Val Borel et divers autres petits cours d'eau,.
La Drôme, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Beslon et se jette dans la Vire à Tessy-Bocage, après avoir traversé huit communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols,etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5°C) et venté. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6°C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 016 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Condé-sur-Vire à 20 km à vol d'oiseau, est de 11,3°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 956,7 mm,.
La température maximale relevée sur cette station est de 40,5°C, atteinte le ; la température minimale est de −19°C, atteinte le .
Urbanisme
Typologie
Au , Montbray est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (99,3% en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,3%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante: prairies (58,6%), terres arables (23,4%), zones agricoles hétérogènes (17,3%), forêts (0,7%). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Molbrai en 1066 et de Monbraio en 1218.
Tout comme Ernest Nègre, René Lepelley considère que Mont ne serait pas en rapport au relief mais dû au latinmollis, «mou»,.
Bray serait issu du bas latin d'origine gauloisebracus, «vallée», «lieu humide»,.
Depuis la loi du , le conseil municipal de Montbray, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Une seule liste, menée par Pierrick Cochard, maire sortant élu en 2025, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 58,65%,. Pierrick Cochard est réélu maire le .
Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et trois adjoints.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 340 habitants, en évolution de +10,39% par rapport à 2017 (Manche: +0,13%, France hors Mayotte: +2,36%).
Montbray a compté jusqu'à 1 357 habitants en 1836.
Croix de l'ancien cimetière (probablement XVIIesiècle).
Église Saint-Martin (1857) avec flèche en pierre. À l'intérieur voûte lambrissée. Elle abrite un maître-autel, retable et tabernacle des XVIIe-XIXe, les statues de saint Martin du XVIIe, la Nativité et deux anges adorateurs du XVIIe, un autel secondaire du XVIIe, un aigle lutrin du XVIIe classés au titre objet aux monuments historiques, saint Lô du XVIIIe, les tableaux des XVIIe-XVIIIe, bénitier et fonts baptismaux en granit. Saint Martin y est invoqué pour les maladies intestinales.
Ancien château d'Argenton des XVIe – XVIIesiècles, avec son escalier monumental à balustre en granit du XVIIe et un plan d'eau. Il abrite depuis 1949 la mairie, ainsi que l'école. Au moment de la Seconde Guerre mondiale, la demeure était la possession de Roger Chouvry de La Vigerie (1889-1944), officier de réserve et résistant FFI, retrouvé mort le lendemain matin dans la carrière des Etochets à Coulouvray après son arrestation par les Allemands et la découverte de cartes dans son bureau.
Calvaire du XIXesiècle et nombreuses croix de chemin dont deux en allant à Saint-Martin des XVIIe – XIXesiècles.
Ancien château de Montbray ou de la Motte, siège de la baronnie de Montbray, berceau de la famille éponyme. En 1204, elle fut confisquée par Philippe Auguste. Peu après la mort de Saint Louis, en 1270, les héritiers de Robert de Vitré rendirent aveu de la seigneurie de Montbray au roi Philippe le Hardi. Dans le XIVesiècle elle fut la possession de plusieurs seigneurs du nom de la Haye. Jean de la Haye, baron de Montbray, assista en 1341 à une délibération pour la tutelle de Guillaume de la Haye, fils de Robert, seigneur de Néhou dont il fut nommé tuteur. Robert de La Haye possédait cette baronnie en 1360 et Jean de La Haye en 1370. Nous trouvons ensuite des Pontbellenger barons de Montbray. Olivier d'Héricy seigneur de Préaux épousa Marie Pontbellenger héritière de cette famille et par ce mariage il devint baron de Montbray. De cette union il sortit deux enfants, Hervé et Jacques: Hervé d'Héricy fut seigneur de Préaux et baron de Montbray, et eut pour femme Barbe de Vassy. Leur fils, François d'Héricy, succéda à la baronnie de Montbray. Ce dernier laissa un fils pour hériter qui mourut sans enfants alors ses sœurs devenues ses héritières se partagèrent la baronnie. En 1697, le propriétaire du château concéda la chapelle à la paroisse. À la Révolution, la baronnie de Montbray était la possession de la famille de la Mariouze dont l'héritière épousa M.de Gaupuceau qui devint ainsi propriétaire du château.
Sur son emplacement se dresse un château du XVIIIesiècle.
Activité et manifestations
Sports
Montbray-Gym club de gym volontaire assurent quatre cours: danse, gym senior, gym équilibre et gym mémoire[réf.nécessaire].
Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280p. (ISBN978-2-9159-0709-4), p.145.
René Gautier et al. (préf.Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche: Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll.«Inédits & Introuvables», , 704p. (ISBN978-2-35458-036-0), p.405.
↑Pour déterminer le nombre de conseillers municipaux à élire, la dernière population municipale authentifiée entrée en vigueur avant le scrutin est retenue, à savoir la population millésimée 2023 pour les élections de 2026.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Vincent Dubreuil, «Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen», La Météorologie, no116, (DOI10.37053/lameteorologie-2022-0012).
↑Charles de Gerville, «Recherches sur les anciens châteaux du département de la Manche: Arrondissement de Saint-Lô», dans Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, Mancel (Caen) - Ponthieu et Delaunay (Paris), (lire en ligne), p.200-201.