| Mailly-Maillet | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Somme | ||||
| Arrondissement | Péronne | ||||
| Intercommunalité | CC du Pays du Coquelicot | ||||
| Maire Mandat |
Éric Lobel 2026-2032 |
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| Code postal | 80560 | ||||
| Code commune | 80498 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Maillotins | ||||
| Population municipale |
628 hab. (2023 |
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| Densité | 56 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 04′ 50″ nord, 2° 36′ 16″ est | ||||
| Altitude | Min. 94 m Max. 157 m |
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| Superficie | 11,14 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Amiens (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Albert | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Somme
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://maillymaillet.fr/ | ||||
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Mailly-Maillet est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.
Mailly-Maillet est un village picard de l'Amiénois. Il est limitrophe du Pas-de-Calais.
À vol d'oiseau, la localité est située à 5 km à l'est d'Acheux-en-Amiénois, 9 km au nord-ouest d'Albert, 20 km au nord-est de Corbie, 27 km au sud-ouest d'Arras et à 30 km au nord-est d'Amiens.
Les communes limitrophes sont Auchonvillers, Bertrancourt, Colincamps, Courcelles-au-Bois, Englebelmer, Forceville, Hébuterne et Hédauville.
Le relief de la commune est celui d'un plateau avec un dénivelé accusé de 17 m à 163 m au lieu-dit les Caritables.
Le sol de la commune est de formation tertiaire. Il est constitué du limon des plateaux, terre argilo-siliceuse. Les pentes laissent affleurer la craie blanche à silex, terre calcaire siliceuse peu profonde. Dans les vallées, des dépôts meubles donnent une terre argileuse et siliceuse.
La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C). Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 843 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Méaulte à 12 km à vol d'oiseau, est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 730,3 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le .
Au , Mailly-Maillet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (84,6 %), forêts (8,5 %), zones urbanisées (4 %), prairies (2,8 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Mailly-Maillet est desservi par l'ancienne route nationale 319, devenue la RD 919. Cinq autres routes aboutissent au centre du village.
Parmi les lieux-dits, on notait en 1899 :
Le territoire communal comporte encore aujourd'hui un hameau : Beaussart. Une école y accueillait des élèves en 1899.
On trouve plusieurs formes pour désigner Mailly-Maillet dans les textes anciens: Malleium en 1007, Malli en 1188, Mailliacum en 1258, Mailly-Maillet en 1315, Mailly-au-bois en 14, Mailly-le-Franc.
Mailly possédait autrefois une maladrerie (hôpital de lépreux au Moyen Âge) ; elle se trouvait à mi-côte entre le cimetière et le nouveau village, près de l'emplacement nommé les Templiers. Il est probable que cet établissement dut sa fondation aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, qui comptaient dans leur ordre plusieurs membres de la famille de Mailly.
Cette maladrerie fut remplacée, dans les temps modernes, par un hôpital qui ajouta aux revenus déjà existants la dotation de 200 livres de rentes, que lui fit, en s'y retirant vers 1746, Madeleine-Bernardine Kadot de Sébeville (1726-1762), veuve du sieur Artus-Louis-Timoléon de Gouffier de Thoix, petite-nièce de Jacques Kadot, et belle-sœur du marquis Louis-Victor de Mailly (qui avait épousé vers 1740/1743 sa sœur Françoise-Antoinette Kadot). Des sœurs grises du couvent Saint-Lazare à Paris y furent appelées le pour soigner les malades indigents et donner l'instruction gratuite aux jeunes filles pauvres de la paroisse. Cet hôpital, dont l'utilité était marquée dans une localité aussi importante que celle de Mailly, n'a pas été conservé, il sert aujourd'hui de mairie après avoir longtemps abrité l'école communale.

Lors de la Terreur, il fut signalé comme un foyer d'émigration, et une lettre de dénonciation, écrite à André Dumont, le 15 nivôse de l'an II, lui apprenait que la tranquillité de Mailly était en danger ; que le maire, le premier officier municipal et le juge de paix se voyaient menacés par la vengeance de l'aristocratie qui voulait les immoler, et que le foyer du mal était à Doullens :
« Comme le citoyen de France, disait on, reçoit, à chaque instant, des visites de ses affiliés, et que ceux-ci reviennent à Mailly servir les mauvais principes qu'il leur débite, je crois qu'il serait bon que tu donnasses l'ordre de lui interdire toute communication à l'extérieur de la citadelle. »
Des scellés furent apposés au château et grâce au courage d'un membre de la société populaire de Doullens, le comte d'Hézecques, baron de Mailly, sire de Radinghem et comte de Rubempré, déjà détenu à la citadelle de cette ville, échappa à la mort.
Le village, qui était desservi auparavant par le bureau de poste d'Acheux, est doté en de sa propre poste.
Mailly eut beaucoup à souffrir de l'invasion allemande durant la guerre franco-prussienne de 1870. Après la bataille de l'Hallue, les Français battant en retraite vers le nord, passèrent à Mailly où ils séjournèrent le . Le lendemain, les Prussiens, au nombre d'environ 12 000, traversèrent la commune. Du 5 au , Mailly eut à loger de nombreux détachements de cavalerie ennemie. Le 14 une escarmouche eut lieu entre les éclaireurs français et les cuirassiers blancs, qui emmenèrent prisonniers quatre dragons.
Les Allemands revinrent à Mailly après la bataille de Saint-Quentin, et séjournèrent du au . La troupe de l'occupation était de la 28e d'infanterie, le 8e régiment de pontonniers et de hussards, formant un total de 3 000 hommes ; craignant d'être surpris, ils établirent des avant-postes à la sortie du bourg, et élevèrent des barricades interceptant toute espèce de communication. L'Armistice ayant été déclaré, les Prussiens partirent brusquement dans la direction d'Amiens, emmenant en otage le maire, M. Desjardin, qui fut enfermé à la citadelle pendant douze jours.
Les pertes occasionnées à Mailly par l'occupation prussienne tant par suite de réquisition que comme contributions de guerre, s'élevèrent à la somme de 85 000 francs de l'époque. La commune a été admise dans la répartition des indemnités accordées par l'État pour une somme de 48 000 francs.

Le hameau de Beaussart comptait à la fin du XIXe siècle 248 habitants. Il fut longtemps privé de chapelle pour les services religieux de ses habitants. « Grâce à la munificence et au zèle de leur compatriote, l'abbé Gosselin, ils possèdent aujourd'hui une magnifique église. Leur généreux bienfaiteur avait à peine terminé une aussi difficile entreprise qu'il mourut le , victime de son généreux dévouement. Il était vicaire à Péronne ».
Mailly-Maillet a été desservi par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique du réseau départemental de la Somme, qui reliait Albert à Doullens de 1888 à 1949

Mailly-Maillet, était située à l'arrière immédiat du front pendant la Première Guerre mondiale. La ligne de chemin de fer desservant Mailly-Maillet était aux mains des Alliés. Pendant la Bataille de la Somme, la ligne servit au transport de munitions et à l'évacuation des blessés. En , le tronçon Acheux-en-Amiénsois-Albert fut désaffecté. Après la bataille de la Somme, en 1917, la section Acheux-en-Amiénsois-Aveluy fut rouverte. Au cours de l'offensive de printemps de , le trafic fut interrompu, à partir du , sur le tronçon Albert-Acheux-en-Amiénois.
Les cimetières militaires britanniques de Mailly wood et de l'extension du cimetière communal sont officiellement créés le
À la fin de la guerre, le village avait subi d'importantes dégradations.
La commune a été décorée de la Croix de guerre 1914-1918, le , et a été citée à l'ordre de l'armée.
Une desserte du village depuis Amiens par des autocars départementaux est organisée dès 1932.
Quatre hommes originaires de la commune furent arrêtés par les Allemands en juillet- pour faits de résistance, détenus à la prison d'Amiens puis au camp de Royallieu à Compiègne et de là furent déportés au camp de Buchenwald, en Allemagne. Tous moururent en déportation.
Au terme de la Seconde Guerre mondiale, la commune a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945 avec étoile de bronze
Mailly a notamment depuis 1852 un corps de sapeurs-pompiers. Nous n'avons que peu d'éléments sur les sinistres dans la commune, d'autant que plusieurs pages ont été détruites sur le registre du corps. Néanmoins nous sommes certains que nos anciens ont eu dur à faire, surtout durant la Première Guerre mondiale, la commune se trouvant sur les champs de bataille de la Somme.
En 1983, le corps a reçu un nouveau drapeau en remplacement de celui datant de 1852 (toujours visible à la mairie). L'amicale a effectué l'achat d'un fourgon en 1982. L'ancien entrepôt qui se trouvait au presbytère a été remplacé en 1984 par un local flambant neuf.
En 1993, la commune acquiert un fourgon pompe-tonne qui est entièrement reconditionné par les sapeurs pompiers.
La commune se trouvait depuis 1926 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Par arrêté préfectoral du , la commune en est détachée le pour intégrer l'arrondissement de Péronne.
Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la cinquième circonscription de la Somme.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Acheux-en-Amiénois. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais intégrée au canton d'Albert.
Mailly-Maillet est membre de la communauté de communes du Pays du Coquelicot, créée fin 2001 sous le nom de Communauté de communes de la région d'Albert - Acheux en Amiénois et Bray-sur-Somme.
En 2020, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2019 : médiane en 2019 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 740 €.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 628 habitants, en évolution de +0,64 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L'école publique primaire des 3 versants scolarise les enfants de la commune en maternelle et en élémentaire.
Un syndicat scolaire (Sivu) liant la commune à celles d'Englebelmer, Courcelles-au-Bois, Colincamps, Bertrancourt et Auchonvillers gère en 2019 et depuis l'an 2000 le fonctionnement, l'aménagement, l'entretien des équipements et les activités péri-scolaires.





| Blason | D'or à trois maillets de gueules.
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| Détails | La commune a repris le blason de la famille De Mailly, seigneurs du lieu, mais a changé les maillets de sinople en gueules
Utilisé par la commune, le statut officiel reste à déterminer. |