Martigny

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Martigny
Martigny
Blason de Martigny
Armoiries
Image illustrative de l’article Martigny
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Martigny
Localité(s) Chemin-Dessous, La Bâtiaz, La Verrerie, Le Guercet, Martigny-Bourg, Martigny-Ville, Charrat
Communes limitrophes Dorénaz, Vernayaz, Salvan, Martigny-Combe, Bovernier, Val de Bagnes, Fully, Saxon
Présidente Anne-Laure Couchepin-Vouilloz (PLR)
NPA 1920
No OFS 6136
Démographie
Gentilé Martignerain, Martignérain ou Martignerin
Octodurien
Population permanente 22 513 hab. (31 décembre 2025)
Densité 902 hab./km2
Population
agglomération
23 726 hab. ()
Langue Français
Géographie
Coordonnées 46° 06′ 00″ nord, 7° 04′ 22″ est
Altitude 471 m
Superficie 24,97 km2
Localisation
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Martigny
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Martigny
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Martigny
Liens
Site web www.martigny.ch
Sources
Référence population suisse
Référence superficie suisse

Martigny est une commune et une ville du canton du Valais, située dans le district de Martigny dont elle est le chef-lieu. Sise au coude du Rhône, au croisement des axes routiers du Grand-Saint-Bernard et du Simplon, elle est la deuxième ville la plus peuplée du canton, après Sion.

Géographie

Géographie physique

Le territoire de Martigny s'étend sur 24,97 km2. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 24,7 % de sa superficie, les surfaces agricoles 30,7 %, les surfaces boisées 39,5 % et les surfaces improductives 4,9 %.

La ville de Martigny se situe dans la plaine du Rhône où celui-ci forme un coude. Elle fait partie du Bas-Valais et se trouve proche de la ville de Sion (capitale du Valais). Le hameau de Chemin-Dessous, intégré à Martigny, occupe le flanc nord du mont Chemin.

Le relief encaissé de la commune et le régime des vents rend la ville et les milieux cultivés ou naturels voisins vulnérables aux nuisances par le bruit routier, la pollution routière et la pollution industrielle de l'air.

Une pollution localement élevée de l'environnement et des vignobles par le fluor a notamment été constatée dans les années 1970,,.

Transport

Train en gare de Martigny.

La gare de Martigny est desservie par :


Toponymie

Le nom latin d'origine celtique est Octodurus « les huit portes », graphie à finale latine -us sur la base du gaulois oxtu « huit ». Cf. vieil irlandais ocht, tous du celtique *octū / *oxtū (voir aussi le nom de personne gaulois Octocnus) et duron « porte, forum, bourg ». Cf. breton, gallois dor « porte », d'où le nom français alternatif d’« Octodure ».

Le nom Martigny, attesté pour la première fois au XIIe siècle représente le type toponymique Martiniacum, nom de domaine gallo-romain tardif composé du suffixe localisant et de propriété d'origine celtique (gaulois) -(i)acum qui explique la plupart des toponymes terminés par -y, mais qui a pris la forme -ach ou -ich en zone germanophone, et du nom de personne chrétien Martinus, il a pour équivalent les innombrables Martigny, Martigney, Martigné du Nord de la France et Martignac (Martinhac en occitan) du Sud.

Il se pourrait qu'il s'agisse du nom de la villa rustica gallo-romaine de la banlieue de la ville romaine (le Forum Claudii Vallensium)[réf. nécessaire] où la première église romaine, qui sera remplacée par une cathédrale double puis par l'église paroissiale, a été construite. Un bourg, noyau de la Martigny moderne, s'y est formé. Les environs de l'église s'appelaient encore Granges de Martigny au XIXe siècle.

L'ancien nom allemand de la commune est Martinach,.

Histoire

Photo aérienne historique de Werner Friedli de 1949
Articles connexes : Histoire du Valais et Octodurus.
Article détaillé : Débâcle du Giétro de 1818.
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Oppidum ou vicus du peuple celte des Véragres sous le nom d'Octodurus, elle fut le théâtre de la bataille d'Octodure en 57-56 av. J.-C. entre la douzième légion romaine commandée par Servius Galba et les Véragres alliés aux Sédunes et aux Nantuates.

Martigny, fouille du site romain par Albert Naef. Photographie Albert Naef, vers 1903-1906 (Archives cantonales vaudoises).

Elle est incorporée à l'Empire romain. Claude y fonde vers 47 une cité romaine, le Forum Claudii Augusti, rapidement renommée en Forum Claudii Vallensium pour éviter la confusion avec la cité d'Aime appelée de la même manière, capitale des Alpes grées. Martigny fut le chef-lieu de la région jusqu'au déplacement du siège épiscopal à Sion au VIe siècle.

Outre les nombreuses ruines romaines, dont des arènes romaines en bon état de conservation, la ville abrite une importante galerie, la Fondation Pierre-Gianadda, au rayonnement international, ainsi que le château de la Bâtiaz, construit au XIIIe siècle et dont le maître d'œuvre est sans doute l'évêque de Sion, Landri de Mont.

En 1351, les habitants de Martigny, scellent l'acte qui les met sous la protection du Comte de Savoie.

Le 25 mai 1595, Martigny est touchée par une débâcle du Giétro,. Selon les estimations, près de 140 personnes meurent durant cet évènement, la moitié issues de la paroisse martigneraine, et plusieurs centaines de bâtiments, maisons et chalets sont détruits dans le val de Bagnes et la plaine environnante.

Le 16 juin 1818, la ville de Martigny est à nouveau frappée par une débâcle du Giétro,. La crue arrive au niveau de Martigny vers 18 heures, seulement 15 minutes après la première alerte. La montée des eaux, estimée entre 2 et 5 mètres, oblige les habitants à se réfugier sur les pentes du Mont-Chemin. En plus des victimes dans le val de Bagnes, la ville de Martigny compte environ 25 morts lors de la catastrophe.

La crue détruit de nombreux édifices,. À Martigny, ce sont environ 80 habitations et immeubles qui sont perdus ainsi que l'usine Broccard. Martigny et sa plaine environnante enregistrent des dégâts à hauteur d'environ 600 000 francs suisses. Les autorités et les familles bourgeoises profitent de la reconstruction des habitations pour lancer les prémices de la Place Centrale dès la fin de 1818,.

Conçue en 1819, élevée principalement entre 1848 et 1922, la Grande Place de la Ville de Martigny, est profondément rénovée en 2012.

La ville fusionne le avec Charrat, qui devient un quartier de Martigny.

Politique

Politiquement, la ville de Martigny est un fief historique du Parti radical-démocratique fusionné dans le Parti libéral-radical dans le canton du Valais, canton lui-même plutôt dominé par le Parti démocrate-chrétien renommé Le Centre.

Conseil municipal

Le Conseil municipal est le pouvoir exécutif de la commune. Ses neuf membres sont élus tous les quatre ans par le peuple.

Le Conseil municipal est composé de 5 membres du Parti libéral-radical (PLR), de 2 membres du Centre (-1 par rapport à 2020-2024), d'un membre du Parti socialiste (PS) et d'un membre de l'Union démocratique du centre (UDC ; +1).

Conseil général

Composition législature 2024-2028

Le Conseil général est le pouvoir législatif de la commune. Ses 60 membres sont élus tous les quatre ans par le peuple. Durant la législature 2024-2028, le Conseil général est composé de 27 élus du PLR (-3 par rapport à 2020-2024), 16 élus du Centre (+1), 9 élus du PS (+2) et 8 élus de l'UDC (+8). L'élection du Conseil général en 2024 est caractérisée par la perte pour la première fois de la majorité PLR, la disparition des Verts et l'apparition de l'UDC.

Présidents de Martigny

Commerces le long de la place centrale de Martigny.

Martigny-Ville, de 1834 à 1956

  • 1834-1837 : Eugène Gay ;
  • 1837-1841 : Joseph-Samuel Cropt ;
  • 1841-1843 : Eugène Gay ;
  • 1843-1848 : Valentin Morand ;
  • 1848-1850 : Joseph Morand ;
  • 1850-1853 : Joseph-Antoine Vouilloz ;
  • 1853-1858 : Valentin Morand ;
  • 1859-1860 : Alexis Gay ;
  • 1861-1864 : Valentin Morand ;
  • 1864 : Joseph Morand est élu, mais refuse la présidence ;
  • 1865-1868 : Louis Closuit ;
  • 1869-1874 : Charles Morand ;
  • 1875-1884 : Alexis Gay ;
  • 1885-1888 : Joseph Pillet ;
  • 1889-1900 : Alphonse Orsat ;
  • 1901-1905 : Louis Cropt ;
  • 1906-1918 : Georges Morand ;
  • 1918-1920 : Denis Orsat ;
  • 1921-1956 : Marc Morand.

Martigny-Ville réuni à la Bâtiaz, 1957-1964

  • 1957-1960 : Marc Morand ;
  • 1961-1964 : Edouard Morand.

Martigny (Ville + Bâtiaz + Bourg), dès 1965

Jumelages

Martigny entretien un lien avec Chamonix-Mont-Blanc et Aoste dénommé « Triangle de l'amitié ».

Population et société

Gentilés et surnoms

Les habitants de la commune se nomment les Martignerains, Martignérains ou Martignerins ou les Octoduriens, ce dernier gentilé se fondant sur le nom latin.

Les habitants de la localité de Martigny-Ville se nomment les Villerins (anciennement les Véragres) et sont surnommés les Probables.

Les habitants de la localité de Martigny-Bourg se nomment les Bordillons ou Bordïons (quelquefois les Bourdignauds). Ils sont surnommées les Refatieux, soit les farfouilleurs en patois valaisan.

Les habitants de la localité de La Bâtiaz se nomment les Bâtiériens (Batiérinzes au féminin).

Démographie

Évolution de la population

La commune compte 22 513 habitants au 31 décembre 2025 pour une densité de population de 902 hab/km2. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 23,9 % (canton : 17,0 % ; Suisse : 9,4 %). Au , l’agglomération de Martigny compte 23 726 habitants.

Évolution de la population de Martigny entre 1850 et 2020,,

Pyramide des âges

En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 34,4 %, au-dessus de la valeur cantonale (31 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 23,7 %, alors qu'il est de 27,5 % au niveau cantonal.

La même année, la commune compte 10 565 hommes pour 11 194 femmes, soit un taux de 48,6 % d'hommes, inférieur à celui du canton (49,9 %).

Pyramide des âges de Martigny en 2023 (%)
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4
90 ans ou +
1,3
6,5
75 à 89 ans
9,2
14,3
60 à 74 ans
15,7
19,7
45 à 59 ans
19,9
23,2
30 à 44 ans
21,2
20,6
15 à 29 ans
18,3
15,3
- de 14 ans
14,5
Pyramide des âges dans le canton du Valais en 2023 (%)
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6
90 ans ou +
1,3
8,0
75 à 89 ans
10,1
17,1
60 à 74 ans
17,9
21,0
45 à 59 ans
20,7
21,3
30 à 44 ans
20,1
17,3
15 à 29 ans
16,0
14,7
- de 14 ans
14,0

Sports

Économie

Culture et patrimoine

Prix de la ville de Martigny

Le Prix de la ville de Martigny a été institué en 1966. Il a été décerné aux personnes et institutions suivantes :

  • 1966 : Maurice Chappaz, littérature
  • 1969 : André Donnet, histoire
  • 1972 : Antoine Fornage, sculpture
  • 1975 : Raphaël Girard, ethnologie
  • 1978 : Oscar et Michel Darbellay, photographie
  • 1981 : Fondation Pro Octoduro, archéologie gallo-romaine
  • 1985 : Paul Messerli, peinture
  • 1989 : Adrien Pasquali, littérature
  • 1991 : Léonard Pierre Closuit, protection du patrimoine
  • 1995 : Fondation Louis-Moret, beaux-arts
  • 1998 : Marie Gailland, peinture
  • 2001 : Christophe Fellay, musique
  • 2004 : Roland Vouilloz, comédie
  • 2007 : Denis Rabaglia, cinéma
  • 2010 : Léonard Gianadda, mécénat
  • 2014 : Olivier Cavé, musique (Pianiste)
  • 2018 : Pierre Damay, folklore
  • 2022 : Olivier Vocat, festival de musique

Monuments

Château de la Bâtiaz.

Musées

Salles de concert et festivals

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason Blasonnement :
De gueules au lion d'argent à la queue fourchue et croisée, tenant un marteau d'or.

Les armoiries de Martigny sont attestées dès 1475 sur des bannerets. Leur origine est incertaine ; elles pourraient être issues des armes de la famille noble d'Exchampéry, de la période savoyarde ou des armes des Supersaxo.

Les armoiries de la commune sont approuvées par le canton du Valais.

Notes et références

Notes

  1. ↑ La commune de Martigny-Bourg compte 1 076 habitants en 1850 (1 066 à Martigny-Ville), 1 298 en 1900 (1 827) et 1 863 en 1950 (3 487). Fusion en 1964.

Références

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Annexes

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Bibliographie

Liens externes