| Type |
Musée intercommunal |
|---|---|
| Ouverture |
1809 |
| Dirigeant |
Robert Blaizeau |
| Surface |
14 500 m2 |
| Visiteurs par an |
176 463 (2023)250 439 (2024)217 381 (2025) |
| Site web |
| Collections |
Peinture Sculpture Dessin Objet d'art |
|---|---|
| Label |
| Architecte | |
|---|---|
| Protection |
Recensé à l'inventaire général |
| Pays | |
|---|---|
| Région | |
| Département | |
| Commune | |
| Adresse |
Esplanade Marcel-Duchamp 76000 Rouen |
| Coordonnées |
Le musée des Beaux-Arts de Rouen est un établissement muséographique situé dans le centre-ville de Rouen, en Normandie.
Créé dans la foulée de la Révolution française, il est d'abord constitué de collections formées par les premières saisies de l'État et compte parmi les plus anciens musées consacrés aux beaux-arts en France ; il est aussi l'un des plus importants du genre en dehors de Paris. Ses collections, qui couvrent une période allant de la fin du Moyen Âge à l'art contemporain, réunissent des peintures, des sculptures, des dessins, des estampes et des objets d'art.
Installé dans un vaste édifice construit entre et par l'architecte Louis Sauvageot, le musée fait l'objet de quelques transformations tout au long des vicissitudes du XXe siècle. L'actuelle organisation du bâtiment — qui abrite aussi une bibliothèque patrimoniale — découle ainsi d'une importante campagne de rénovation, qui s'est achevée en .
La richesse du musée repose autant sur l'ancienneté de ses collections que sur leur diversité remarquable. La peinture européenne y est représentée de la Renaissance à l'époque contemporaine, avec des œuvres du Pérugin, de Caravage, de Boucher, de Delacroix, de Géricault, de Monet ou encore de Modigliani. À cet ensemble s'ajoutent un important fonds de sculptures ainsi qu'un cabinet d'arts graphiques. Grâce à des donations importantes comme celle de l'industriel et collectionneur rouennais François Depeaux au début du XXe siècle, le musée s'est par ailleurs imposé comme un écrin du mouvement impressionniste dont la région de Rouen a longtemps été un foyer emblématique.
Il fait partie de la Réunion des musées métropolitains Rouen Normandie (RMM), qui rassemble plusieurs établissements de la métropole rouennaise, et bénéficie du label Musée de France. Il accueille également des expositions temporaires qui contribuent à sa réputation.
Le musée des Beaux-Arts de Rouen a été créé par le décret Chaptal de 1801 sous le Consulat de Napoléon Bonaparte. Modestes au départ, ses collections se sont considérablement enrichies au cours du XIXe siècle. Cité en 1878 comme « le plus complet après celui de Paris », il compte aujourd'hui encore une collection d'une richesse et d'une ampleur considérées comme exceptionnelles. Doté de huit mille œuvres, son cabinet d'arts graphiques bénéficie d'une réputation internationale. Des ressources en ligne – dossiers pédagogiques et livret jeune public – aident à préparer sa visite.
Ses collections permanentes se déploient sur soixante salles, les XVIIe et XIXe siècles y étant particulièrement bien représentés.
En plus de la présentation de ses collections, le musée des Beaux-Arts organise plusieurs expositions par an. Certaines ont un retentissement international et participent de sa réputation. En 2006, par exemple, le musée, ayant présenté huit expositions temporaires, parmi lesquelles les « Chefs-d'œuvre des musées de Florence », a fait passer le nombre de visiteurs de 87 000 à 154 000. En 2010, dans le cadre du festival Normandie impressionniste, l'exposition « Une ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen » a attiré plus de 240 000 visiteurs, ce qui en a fait le clou du festival.
Le musée des Beaux-Arts de Rouen est l'un des principaux musées de région de France. Il se situe au cœur de la ville, face au square Verdrel, dans un bâtiment dont la rénovation complète s'est achevée en 1994.
En , Le Journal des arts le classe au septième rang — ex aequo avec le musée du Quai Branly — sur 370 musées français recensés pour ce classement.
Entre le et le , une petite peinture d'Otto van Veen, Saturne et Minerve, également connue sous le titre La Vertu n'échappe pas au temps, est dérobée au musée,. L'œuvre, une huile sur papier marouflé sur panneau estimée à 30 000 €, n'a pas été retrouvée depuis,.
Le bâtiment du musée des Beaux-Arts se trouve au cœur de la ville.
L'édifice initial, dû à l'architecte Louis Sauvageot, a été réalisé en deux étapes : une première aile est construite de 1877 à 1880 le long de la rue Thiers ; la seconde aile ainsi que le bâtiment central et la bibliothèque sont construits de 1884 à 1888. L'entrée principale du musée est encadrée par deux statues du sculpteur Joseph Tournois représentant Nicolas Poussin et Michel Anguier, deux artistes natifs de la Normandie. Les frontons latéraux de la façade principale sont l'œuvre du sculpteur Auguste Bartholdi.
Les collections en ayant été évacuées avant juin 1940 par son conservateur Fernand Guey, l'aile gauche du musée est touchée par les effets de la Seconde Guerre mondiale. En 1956, vingt-sept des quarante salles sont rouvertes au public.
À l'instigation du conservateur François Bergot, le bâtiment fait l'objet dès d'une rénovation complète conduite par les architectes Chantal Bernier et Bernard Torchinsky, avec la collaboration de l'agence d'Andrée Putman. La modernisation des équipements, l'amélioration des présentations d'œuvres et la restitution des qualités architecturales originelles de l'édifice, altérée tout au long du XXe siècle, sont les objectifs assumés de cette opération dont le coût global — environ 120 millions de francs — est pour moitié pris en charge par l'État.
Cette rénovation est réalisée en deux tranches : une première partie de 31 salles est ouverte en , mais c'est deux ans plus tard, en , que les travaux s'achèvent pour l'ouverture au public d'une seconde partie de 33 salles, portant à 64 le nombre de volumes, réserves comprises.

Le musée rassemble une collection de peintures, sculptures, dessins et objets d'art du XVe siècle à nos jours, dont notamment une rare collection d'icônes russes du XVIe siècle au début du XIXe siècle.
Parmi ses richesses, le musée possède notamment un exceptionnel ensemble de toiles provenant de la donation François Depeaux de 1909, ce qui le place au premier rang des musées français de province pour l'impressionnisme avec le musée d'art moderne André-Malraux du Havre. Le cabinet des dessins, quant à lui, conserve plus de 8 000 pièces de la Renaissance au XXe siècle.
La peinture italienne de la Renaissance est illustrée par quelques grands noms comme celui du Pérugin (3 peintures issues de la prédelle d'un retable démembré : L'Adoration des mages, Le Baptême du Christ et La Résurrection du Christ), de Véronèse (Saint-Barnabé guérissant les malades et Le Christ arrêtant la peste à la prière de la Vierge, de Saint Jean-Baptiste, de Saint Roch et de Saint Sébastien), Giampietrino, Jacopo Bassano, Lavinia Fontana (Vénus et Cupidon), Palma le Jeune (Le Couronnement d'épines) ou encore Annibale Carracci (Autoportrait).
Pour la peinture des écoles françaises, flamandes et hollandaises, se distinguent des œuvres de Gérard David (La Vierge entre les vierges), Louis Bréa, François Clouet (Le Bain de Diane), Pieter Aertsen (L'Adoration des bergers), Maarten de Vos (6 panneaux faisant partie de la Suite d'Eliézer et Rébecca), Abraham Bloemaert.
La peinture du XVIIe siècle est l'un des points forts de la collection tant par le nombre, la qualité et la diversité des œuvres présentées qui reflètent la production de toutes les grandes écoles européennes de peinture du siècle.
La peinture du siècle d'or espagnol est présente avec justement un chef-d'œuvre de Vélasquez (Démocrite) dont les tableaux sont rares en France, et des peintures de Jusepe de Ribera et Francisco de Herrera le Vieux entre autres.
La peinture italienne est bien illustrée avec ici encore un autre chef-d'œuvre, celui du Caravage, avec son Christ à la colonne. On retrouve aussi pour l'art d'Italie des peintures du Guerchin, de Bernardo Strozzi, Sisto Badalocchio, Daniele Crespi (Le Christ mort soutenu par un ange), Mattia Preti, Carlo Maratta (Amours jouant avec des guirlandes de fleurs, peint en collaboration avec Mario Nuzzi), Giuseppe Recco, Michelangelo Cerquozzi (deux natures mortes) ou encore de Luca Giordano (Le Bon Samaritain), etc.
La peinture française est amplement représentée, notamment avec des peintres célèbres originaires de Normandie comme Nicolas Poussin (avec Vénus montrant ses armes à Énée, Saint Denis l'Aréopagite et L’orage) ou Jean Jouvenet (La Présentation de Jésus au temple). On retrouve également les noms de Philippe de Champaigne, Simon Vouet (Saint Louis enlevé au ciel), Pierre Mignard, Nicolas Régnier (Saint Sébastien soigné par Irène), Matthieu Le Nain, Claude Vignon, Jacques Blanchard, Jacques Stella (Sainte Anne conduisant la Vierge au temple), Sébastien Bourdon, Laurent de La Hyre (La Descente de Croix), Eustache Le Sueur, Charles Le Brun, Noël Coypel, Joseph Parrocel, Charles de La Fosse, Nicolas de Largillierre, Louis de Boullogne (Cérès), François de Troy etc.
La peinture flamande et hollandaise du siècle d'or est à l'honneur avec de nombreuses œuvres des différents genres pratiqués à l'époque (peintures religieuses flamandes, natures mortes hollandaises, scènes de genre, paysages, portraits) avec Pierre-Paul Rubens (L'Adoration des bergers), Antoine van Dyck (Portrait d'une dame), Judith Leyster (Le Tour de cartes), Jan Lievens, Jan van Goyen (quatre tableaux de marines), Gabriel Metsu, Gerard ter Borch, Jan Steen, Nicolaes Berchem (Concert sur une place publique), Cornelis Norbertus Gysbrechts (Trompe-l'œil au carnet de dessins), Willem Kalf (Nature morte à la gourde renversée), Otto Marseus van Schrieck, Jan Davidsz de Heem, Thomas de Keyser, Leonard Bramer, David Teniers le Jeune ou encore Matthias Stom.
Enfin un rare exemple de peinture anglaise du XVIIe siècle est conservé au musée avec le tableau de John Michael Wright représentant Henry Arundel et sa femme Cecily au pied de la croix, autrefois au couvent des Gravelines à Rouen et ayant fait l'objet d'un transfert.
La peinture française est bien représentée pour ce siècle également, notamment à travers des scènes de genres mais aussi le paysage, le portrait et les scènes religieuses et historiques, et cela des temps du rococo jusqu'au développement du néo-classicisme. On peut ainsi voir des œuvres de peintres tels que Hyacinthe Rigaud, Alexandre-François Desportes, François Boucher (Le Mariage de Psyché et de l'Amour), Jean-François de Troy, Jean-Baptiste Oudry (Chasse au chevreuil), Carle Van Loo (Vierge à l'Enfant, 1738), Charles-Joseph Natoire, Jean-Marc Nattier, Nicolas Lancret (Les Baigneuses), Jean-Honoré Fragonard (Les Blanchisseuses), Hubert Robert (Monuments et ruines à la colonne), Claude Joseph Vernet, Joseph-Marie Vien, Jean-Baptiste-Marie Pierre (La Fuite en Egypte) ou encore François-André Vincent.
Pour la peinture italienne, on retrouve entre autres les vénitiens Francesco Guardi (Architecture de fantaisie : villa avec terrasse et jardin) et Pietro Longhi, Giovanni Paolo Panini et le napolitain Gaspare Traversi (La Partie de cartes et Le Concert).
La peinture française du XIXe siècle, alors prédominante sur la scène européenne par son influence et ses innovations, est l'autre point d'orgue des collections du musée des Beaux-Arts, notamment pour la période impressionniste, quand la Normandie et Rouen attiraient de nombreux peintres d'avant-garde.
La première tranche du siècle comprend des peintures d'Élisabeth Vigée Le Brun, Jacques-Louis David, Joseph-Désiré Court (Le Martyre de sainte Agnès), Jean-Auguste-Dominique Ingres (Portrait de Madame Aymon, dite « la Belle Zélie »), Louis-Léopold Boilly, Eugène Delacroix (La Justice de Trajan, Portrait de Delacroix, peintre et Ruines de la chapelle de l’abbaye de Valmont), Théodore Chassériau et Camille Corot (Un matin à Ville-d'Avray, l'étang au bouleau devant les villas notamment), Jean-François Millet… Théodore Géricault, natif de Rouen, est présent avec un ensemble exceptionnel de 11 peintures dont Cheval cabré au tapis de selle rouge, Cheval arrêté par des esclaves et Morceaux anatomiques.
Les développements de la peinture impressionniste, du symbolisme puis des courants dits post-impressionnistes sont illustrés avec les plus grands noms et des œuvres majeures. Claude Monet, qui peignit sa vie durant la vallée de la Seine de Giverny jusqu'au Havre, est présent avec pas moins de onze peintures dont La Cathédrale de Rouen, le portail et la tour d'Albane, temps gris, issue de la célèbre série des vues de la cathédrale de Rouen. On retrouve également Gustave Caillebotte, avec la célèbre toile Dans un café, Johan Barthold Jongkind, Eugène Boudin, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Pierre Puvis de Chavannes, Gustave Doré, Gustave Moreau, Alfred Sisley avec dix peintures, Armand Guillaumin, Clémentine Ballot, Auguste Renoir, Camille Pissarro, Albert Lebourg, Félix Vallotton, Louise Catherine Breslau (avec l'œuvre Chez soi) et bien d'autres peintres encore. Marie Bracquemond est représentée par un Autoportrait.
La peinture du XXe siècle est riche d'œuvres de peintres français mais également étrangers. La famille d'artiste des Duchamp est bien représentée avec des œuvres de Marcel Duchamp (La Boîte-en-valise) et Jacques Villon (9 peintures). On retrouve aussi pas moins de 8 toiles de Raoul Dufy, dont le triptyque Le Cours de la Seine. Les autres artistes présents sont notamment Jacques-Émile Blanche (importante donation de toiles dont Le groupe des six), Édouard Vuillard, Maximilien Luce, André Derain, Othon Friesz, Amedeo Modigliani (3 portraits), Maurice Denis, Albert Gleizes, Roger de La Fresnaye (homme assis), Jean Metzinger ainsi que Jean Dubuffet, Maria Helena Vieira da Silva, Georges Breuil ou encore Alfred Manessier. Les peintres post-impressionnistes de l'École de Rouen sont présents en nombre dans les collections : Robert Antoine Pinchon, Marcel Couchaux, Narcisse Guilbert, Maurice Louvrier, Franck Innocent, Pierre Gautiez, Christian Sauvé, etc. František Kupka est représenté par Gigolette en rouge, un dépôt du musée national d'Art moderne.
La sculpture est présente avec des œuvres de Pierre Puget, Jean-Jacques Caffieri, Antoine Étex, Théodore Géricault, David d'Angers, Antoine Bourdelle, Raymond Duchamp-Villon, Alexandre Archipenko, Jacques Lipchitz, etc.
Le cabinet d'arts graphiques est riche de plus de 8 000 pièces dont 5 000 dessins qui font sa réputation. On y trouve des dessins d'Antoine Watteau, Théodore Géricault, Eugène Delacroix, Gustave Moreau, Vouet, Tiepolo, Ingres, Degas ou encore Amedeo Modigliani.
Parmi les objets d'art, on peut admirer une Crèche napolitaine du XVIIIe siècle ainsi qu'une maquette du XVIe siècle de l'église Saint-Maclou de Rouen et des pièces de mobilier et d'orfèvrerie.
Le musée présente également une importante collection d'icônes russes du XVIe siècle au début du XIXe siècle.
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2009
2008
Du au , un spectacle monumental intitulé Les Nuits impressionnistes a été réalisé par Skertzò. Tous les soirs, 15 tableaux animés sont projetés sur la façade du musée avec pour fil conducteur l'impressionnisme. Ce spectacle a été reconduit du au .
| Fonction | Identité | Naissance | Décès | Titre | |
|---|---|---|---|---|---|
| 1806 | 1832 | Marc-Antoine Descamps | 1742 | 1836 | Conservateur |
| 1832 | 1837 | Ambroise Louis Garneray | 1783 | 1857 | Conservateur |
| 1837 | 1853 | Hippolyte Bellangé | 1800 | 1866 | Conservateur |
| 1853 | 1865 | Joseph-Désiré Court | 1797 | 1865 | Conservateur |
| 1865 | 1880 | Gustave Morin | 1809 | 1886 | Conservateur |
| 1880 | 1898 | Edmond Lebel | 1834 | 1908 | Conservateur |
| 1898 | 1905 | Gaston Le Breton | 1845 | 1915 | Conservateur |
| 1905 | 1922 | Émile-Louis Minet | 1841 | 1923 | Conservateur |
| 1922 | 1950 | Fernand Guey | 1877 | 1964 | Conservateur |
| 1951 | 1960 | Hubert Guillet | Conservateur | ||
| 1961 | 1978 | Olga Popovitch | 1912 | 1989 | Conservatrice |
| 1979 | 1993 | François Bergot | 1931 | 2023 | Conservateur |
| 1993 | 2000 | Claude Pétry | Conservatrice | ||
| 2001 | 2011 | Laurent Salomé | 1963 | Conservateur | |
| 2011 | 2023 | Sylvain Amic | 1967 | 2025 | Conservateur |
| 2023 | En cours | Robert Blaizeau | 1991 | Conservateur | |

Depuis la création du musée au début du XIXe siècle, la fonction de conservateur n'a cessé d'évoluer. D'abord assumée par des artistes, elle s'est progressivement professionnalisée pour requérir des compétences de plus en plus étendues, tant dans la conservation des œuvres que dans l'enrichissement des collections.
Robert Blaizeau, né en , est l'actuel directeur des musées de la Métropole Rouen Normandie depuis le . Diplômé de la Sorbonne et de l'École du Louvre, il intègre ensuite l’Institut national du patrimoine en , où il se spécialise dans l'histoire du patrimoine industriel du XIXe siècle. L'année suivante, alors âgé de 24 ans, il devient directeur des musées de Saint-Lô, ce qui fait de lui le plus jeune conservateur du patrimoine de France,. En tant que directeur des musées de la métropole rouennaise, il défend une conception ouverte et inclusive du musée, qu’il souhaite « sans porte », davantage ancré dans son territoire et accessible à tous.
En 2007, le budget d'acquisition s'élève à 150 000 euros par an. Le musée perçoit également quelques fonds du mécénat. Il a reçu le label musée de France.
| 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 77 497 | 72 141 | 71 928 | 80 047 | 87 167 | 153 199 | 93 335 | 95 791 | 93 800 | 298 034 | 92 723 | 97 777 |
| 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
| 251 180 | 124 507 | 120 432 | 178 300 | 166 523 | 135 904 | 282 918 | 106 342 | 75 615 | 149 962 | 176 310 | 250 439 |
La fréquentation du musée des Beaux-Arts se distingue par une succession de périodes de forte et de moindre affluence. Ces variations sont largement liées à la programmation d'expositions temporaires ainsi qu'aux grands événements culturels qui rythment la vie rouennaise ; c'est ainsi que la fréquentation du musée des Beaux-Arts passe de 87 167 à 153 199 visiteurs entre et .
Un premier pic de fréquentation particulièrement important est enregistré en 2010, dans le cadre de la première édition du festival Normandie impressionniste. Le musée accueille alors 298 034 visiteurs, soit le niveau de fréquentation le plus élevé de son histoire. L'exposition Une ville pour l'impressionnisme : Monet, Pissarro et Gauguin à Rouen, organisée du au , attire à elle seule près de 238 400 visiteurs.
Le succès de la septième édition de l’Armada, en , s’accompagne d’une progression notable de la fréquentation du musée des Beaux-Arts. À cette occasion, plus de 15 000 visiteurs — venus de Normandie, d’autres régions françaises et de l’étranger — découvrent l’établissement. Cette année-là, l’exposition Braque, Miró, Calder, Nelson : Varengeville, un atelier sur les falaises attire également un large public, avec 36 904 visiteurs. Au total, 282 918 personnes ont visité le musée des Beaux-Arts en soit un peu moins que le record datant de .
En , la pandémie de Covid-19 provoque une rupture brutale de cette dynamique. Les périodes de fermeture consécutives au confinement de la population et les restrictions d'accès aux établissements culturels entraînent une diminution très importante du nombre de visiteurs — 106 342 en — qui se prolonge l'année suivante avec seulement 75 615 entrées comptabilisées. Ce n'est qu'à partir de que la fréquentation progresse de façon significative avec 149 962 visiteurs pour cette année-là, puis 176 310 visiteurs en .
La reprise s'accélère nettement en et coïncide avec une nouvelle édition du festival Normandie impressionniste : le musée reçoit 250 439 visiteurs, soit une progression de plus de 40 % par rapport à l'année précédente. La fréquentation s'avère plus modeste en , avec 217 381 visiteurs. Elle demeure toutefois supérieure à celle enregistrée en puis en .
L'entrée principale du musée des Beaux-Arts se trouve sur l'esplanade Marcel-Duchamp, face au square Verdrel.
Les lignes de bus F2, F7, 11, 15 et 22 desservent le musée par l'arrêt « Beaux-Arts » situé rue Jean-Lecanuet, tandis que les deux stations de tramway les plus proches sont Gare-Rue Verte et Palais de Justice - Gisèle Halimi.
Le réseau de vélopartage Lovélo y dispose d'une station baptisée Musée des Beaux-Arts.
Un accès particulier est proposé aux personnes à mobilité réduite.