| Molesme | |||||
L'église Sainte-Croix. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Côte-d'Or | ||||
| Arrondissement | Montbard | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays Châtillonnais | ||||
| Maire Mandat |
Jacques Lazzarotti 2026-2032 |
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| Code postal | 21330 | ||||
| Code commune | 21419 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Molesmien(nes) | ||||
| Population municipale |
278 hab. (2023 |
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| Densité | 9,8 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 56′ 08″ nord, 4° 21′ 28″ est | ||||
| Altitude | Min. 181 m Max. 353 m |
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| Superficie | 28,42 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Châtillon-sur-Seine | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| modifier |
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Molesme est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.
L'abbaye Notre-Dame de Molesme est le principal monument historique de la commune.
La commune a modifié son orthographe le (ancienne orthographe : Molesmes).
Le village de Molesme est situé à la croisée de trois départements : la Côte-d'Or, où est implantée la commune, l'Yonne, à 12 km à l'ouest et l'Aube à 9 km au nord-est.
Le village s'est construit autour de l'abbaye bénédictine, à flanc de colline, et surplombe une partie de la vallée de la Laigne, entre l'ancien site gallo-romain de Vertillum et les premières vignes de Champagne.
Molesme est accessible depuis la commune mitoyenne des Riceys située dans l'Aube au nord et Laignes au sud.
Molesme est traversée par la Laignes.
| Bragelogne-Beauvoir (Aube) |
Les Riceys (Aube) | Mussy-sur-Seine (Aube) |
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| N | Gomméville Bouix | |||
| O Molesme E | ||||
| S | ||||
| Vertault | Villedieu | Larrey |
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 840 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cruzy-le-Châtel à 14 km à vol d'oiseau, est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,8 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Molesme est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (62 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (56,6 %), terres arables (31,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (5,4 %), cultures permanentes (3 %), zones urbanisées (1,5 %), prairies (1,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,9 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Molismus (1075-1076) ; Beata Maria Molismensis (1076-1077) ; Molisma (1085-1095) ; Cenobium Molismense (1095) ; « Molismense monasterium…, in honore B. Marie constructum, cum capella Sancte Crucis » (1136) ; « Ego Gaudefridus… Lingonensis episcopus… consecravi altare illius capelle » (S. Crucis), constructe inf… (1154) ; Molesma (1181) ; Molismiae (1189) ; Molismi (1197) ; Molesmi (1201) ; Molismae (1219) ; Molaimes (1239) ; Monlaimmes (1257) ; Moloimes (1260) ; Moloismes (1261) ; Moloime ; Molesmes (1276) ; Moloymes (1328) ; Monloismes (1329) ; Le convent de l’esglise Saint Robert de Moloisme (1345) ; Monlesmes (1363) ; « Parochialis ecclesia Exaltationis Sanctae Crucis de Moleme » (1732) ; Bourg de Molême (1780).
Peut-être l'adjectif latin mollissimas ( terras ) : « ( terres ) très molles , marécageuses ».
D'après Gérard Taverdet (professeur) à l'Université de Bourgogne, Molesmes et Molosmes viennent de maloe laminoe, « petites laumes » ; ces villages sont au centre de la zone des la(u)mes, ce sont des terrains allongés au bord d'une rivière.
Des silex taillés et des tessons trouvés sur le plateau au-dessus des carrières de Prégnai témoignent d'une occupation du site dès le néolithique. Celle-ci ne se dément plus ensuite avec la découverte un bracelet en or de facture celtique et d'objets gallo-romains.
Une importante nécropole mérovingienne est identifiée au lieu-dit « Croix Saint-Pierre ». Mais c'est au XIe siècle que l'histoire de Molesme prend toute son importance.
Robert, dit par la suite Robert de Molesme, après avoir été prieur de l'abbaye de Moûtiers-la-Celle dans le diocèse de Troyes puis abbé de Saint-Michel-de-Tonnerre dans le diocèse de Langres, est mandaté en par le pape Alexandre II auprès des ermites qui rejoignent Albéric dans la forêt de Collan près de Tonnerre. Robert fonde pour eux, deux ans plus tard, l'abbaye Notre-Dame de Molesme initialement constituée de cabanes en bois autour d'une chapelle. Elle s'enrichit et se développe rapidement, attirant de nombreux disciples dont Bernard de Clairvaux et Bruno de Cologne. En , Albéric, Étienne Harding et 21 autres moines suivent Robert à Citeaux pour y fonder une nouvelle abbaye. Robert revient à Molesme au bout de deux ans et y meurt le .

Les travaux de construction de l'abbatiale dans son dernier état commencent en 1534. En 1687 est installé dans le chœur le mausolée de saint Robert, fondateur de l'Abbaye Notre-Dame de Molesme en 1075. L'abbatiale est célébrée avec enthousiasme par le bénédictin Dom Simon Briot, auteur d'un Petit abbrégé chronologique de l'histoire de l'Abbaye royalle Nostre-Dame de Molesme (1697). Ce n'est pourtant qu'en 1731 que sont achevées la façade et les dernières travées, et la gravure qui la représente dans le Monasticum Gallicanum (vers 1685) semble figurer en fait un projet d'achèvement.
Malgré l'appréciation admirative du commissaire chargé de l'inventaire des biens saisis, qui la trouvait « d'un goût unique et très belle », l'abbatiale fut totalement rasée après la Révolution, à partir de 1792.
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Molesme, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Nathalie Lazzarotti (74,68 %) et Daniel Marquet (25,32 %). Dix sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Nathalie Lazzarotti et un à celle de Daniel Marquet. Nathalie Lazzarotti est élue maire le ,.
Molesme appartient :
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 278 habitants, en évolution de +4,91 % par rapport à 2017 (Côte-d'Or : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).