| Montfey | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Chaourçois et du Val d'Armance |
| Maire Mandat |
Bernard Leseure 2026-2032 |
| Code postal | 10130 |
| Code commune | 10247 |
| Démographie | |
| Gentilé | Montfeyens, Montfeyennes |
| Population municipale |
115 hab. (2023 |
| Densité | 10 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 04′ 03″ nord, 3° 52′ 33″ est |
| Altitude | Min. 123 m Max. 186 m |
| Superficie | 11,49 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton d'Aix-Villemaur-Pâlis |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Montfey est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
Le village où se trouve la mairie, se trouve au sommet d'un coteau, à 173 mètres d'altitude, d'où l'on a un vaste panorama sur la campagne environnante où alternent vastes champs, boqueteaux, vallons et coteaux boisés, hameaux. Il est traversé par la D 22, par la D 90 et par le sentier de randonnée « Circuit du Coursannais », CD 22, pour les promeneurs à pied. Ses 135 habitants sont répartis entre le bourg et plusieurs hameaux dont les principaux sont La Brosse et Champgiron.
Montfey se trouve à 144 kilomètres de Paris, à 4 kilomètres du chef-lieu de canton, Ervy-le-Châtel et à 30 kilomètres au sud-ouest de Troyes. Les parties les plus basses sont occupées par les ruisseaux de Coursan et du Boutois lequel est enjambé par un pont romain.
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau du Boutois, le Fossé 01 du Recep, le Boutois et le ruisseau de Coursan,.
Le ruisseau du Boutois, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Villeneuve-au-Chemin et se jette dans l'Armance à Soumaintrain, après avoir traversé cinq communes.

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Armançon ». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l'Armançon qui s’étend sur 3 100 km2 et se répartit sur trois départements (l'Aube, l'Yonne et la Côte-d'Or). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du bassin versant de l'Armançon (SMBVA).
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 753 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chessy-les-Prés à 6 km à vol d'oiseau, est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Montfey est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (69,3 %), forêts (13,8 %), prairies (10,6 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %), zones urbanisées (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Attesté sous les formes latinisées Mons Felium 1146, de Monte Folio vers 1350.
Le nom du village s'est écrit Monfeis (XVe siècle), puis Monfay jusqu'en 1793 et ne s'écrit Montfey qu'à partir de 1801. Le T de « mont » a été rétabli conformément à l'étymologie.
Origine obscure : la première attestation implique un nom de personne germanique Fagela [?], mais la seconde le mot « feuill(é)e ». Le terme a subi l'attraction du vieux français fay / fey « hêtraie » issu du bas-latin fagetu.
Il y avait au territoire deux fiefs, celui de Montfey et celui de la Brosse, tous deux relevant d'Evry.Le le duc Louis Ier duc d'Orléans passa à « Monfeis » l'acte par lequel il instituait Danry Du Quensnel châtelain du château de la ville d'Orchimont. Il y avait un château avec chapelle à Montfey en 1698.
En 1789, le village relevait de l'intendance et de la généralité de Paris, de l'élection de Saint-Florentin et du bailliage de Troyes.
Selon l'Almanach de Champagne et de Brie du
En 1874, Nazarle Jobert lui consacra un sonnet du nom de La Fontaine de sainte Tanche à Montfey.
Elle est humble, et jaillit au flanc d'un monticule
Où jadis s'élevait un couvent de ce nom
Son eau claire que raye un vol de libellule
Enguirlande ses bords d'un réseau de cresson
Un antique noyer lui prête son ombrage
Au printemps égayé par le chant de l'oiseau;
Attenant, pour lui faire un paisible entourage
Croissent des pampres verts tout le long du coteau
Autrefois, les fiévreux, mus par une foi vive
Accouraient y puiser une onde curative:
L'âpre sentier voisin fut creusé sous leurs pas.
Sur le monde a passé le vent du scepticisme,
La croyance aujourd'hui fait place à l'empirisme.
Les malades y vont et...ne guérissent pas.
— Nazarle Jobert

Le premier seigneur du lieu est Ithier Li Burs en 1172 ayant fief à la Brosse et Ervy. Itier II fut associé à Jean de Thourotte pour le gouvernement de la Champagne en 1237&38.
Un château est attesté dès 1376 et en 1390. Les habitants avaient, en 1609, un droit d'usage et de pâturage sur : un quart des 764 arpents de bois des dames et sieurs de Saultour ; 3 arpents au hameau des Cordiers ; 6 quartiers au Vau ; 5 arpents au Champ Giron ; 6 arpents à Colimont...
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Montfey, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Une seule liste, menée par Bernard Leseure, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 11 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 61,61 %,. Bernard Leseure est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal,.
Le gentilé des habitants de Montfey est Montfeyens, Montfeyennes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 115 habitants, en évolution de −14,18 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L'église Saint-Léger de Montfey du XVIe siècle ayant une statue de la Vierge en pierre peinte soutenue par une console, au-dessus de la porte d'entrée, face à l'autel. Les vitraux, déposés au musée des beaux-arts de Troyes en 1939, sont reposés en 2020.
Le lavoir, alimenté par la source Sainte-Tanche, se trouve à proximité d'une aire de repos dont peuvent profiter les randonneurs du circuit pédestre du Coursannais. L'eau de la fontaine devint un lieu de pèlerinage car, disait-on, elle guérissait certaines maladies, la fièvre. De très loin les croyants venaient tremper le linge des malades et assistaient aux offices religieux où le linge était béni.
Enfin, un pont romain enjambe le ruisseau du Boutois.
Grâce à "Amicale Généalogie", nous pouvons ajouter Vincent Guerbet, né le 15/11/1787 à Montfey qui eut sa courte période de "gloire". Revenu de la bataille de Wagram avec le genou droit fracassé, le , il reprit son métier de couvreur de paille au hameau "Le Petit-Bois". À l'occasion du mariage de Napoléon Ier avec Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine, l'Empereur désirant associer ses sujets à cet heureux évènement accordait une dot, et d'autres avantages, à 6000 militaires à condition qu'ils se marient le . Vincent Guerbet fut sélectionné pour bénéficier d'une libéralité de 600 francs lors de son mariage avec Edmée Simon. Amicale Généalogie fournit sur plusieurs pages les détails concernant l'évènement et l'histoire de cette famille tout aussi intéressante que celle de personnages en vue.
En 2009 le village a été récompensé par le conseil général de l'Aube pour son fleurissement.
Depuis 2008, et sans interruption, le village est distingué par le conseil régional de Champagne-Ardenne pour son fleurissement.