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Pierre-Roland Giot, né le à Carolles et mort le à Rennes, est un préhistorien français, considéré comme le créateur de l'archéologie armoricaine moderne[style trop lyrique ou dithyrambique].
Pierre-Roland Giot est le fils d'un artiste-peintre, originaire de l'Yonne, et d'une mère britannique. Enfant, il passe les vacances familiales à La Forêt-Fouesnant. Il poursuit ses études de géologie à Paris puis à Grenoble. À partir d', il prépare et obtient un certificat de langue et de littérature celtiques à l'université de Rennes, et s'engage dans le renseignement pour la Résistance.
En 1944, il crée, au sein de la faculté des sciences de Rennes, un laboratoire d'anthropologie préhistorique et intègre le CNRS à la fin de la guerre où il poursuivra toute sa carrière jusqu'en 1986. En 1947, il devient conservateur du Musée de la Préhistoire finistérienne, où il avait travaillé durant la guerre. En 1950, il soutient sa thèse d’anthropologie physique, intitulée Armoricains et Bretons.
Avec ses étudiants, parmi lesquels figurent Yves Coppens, Jacques Briard et Jean L'Helgouach, rejoints plus tard par Charles-Tanguy Le Roux, Pierre Gouletquer, Jean-Laurent Monnier et Marie-Yvane Daire, il lance un programme de fouilles sur les sites préhistoriques de Bretagne. Chacun de ses collaborateurs se voit attribuer un champ de recherche précis avec une volonté de rééquilibrer géographiquement les recherches, notamment dans le domaine mégalithique, qui se sont jusque là surtout concentrées sur le Morbihan.
Il dirige pendant quarante ans la fouille et la restauration de plusieurs sites mégalithiques de Bretagne, dont le cairn de Barnenez et les cairns de l'île Guénioc.
Esprit ouvert, il contribue à l'introduction des nouvelles techniques scientifiques en archéologie : pétrographie des haches polies, spectroscopie des métaux, sédimentologie des gisements paléolithiques, dendrochronologie, archéologie aérienne. Il est ainsi à l'origine de la première datation au carbone 14 d'un monument funéraire (Guénioc en 1959).
Il meurt le à Rennes.
Auteur de très nombreux articles scientifiques et de plusieurs ouvrages, sa bibliographie, intitulée La Bretagne et l'Europe préhistoriques, publiée en 1990 par la Revue archéologique de l'Ouest, comprend 536 références.