| Questembert | |||||
Les halles de Questembert. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Morbihan | ||||
| Arrondissement | Vannes | ||||
| Intercommunalité | Questembert Communauté (siège) |
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| Maire Mandat |
Boris Lemaire 2026-2032 |
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| Code postal | 56230 | ||||
| Code commune | 56184 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Questembertois | ||||
| Population municipale |
8 133 hab. (2023 |
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| Densité | 123 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
16 444 hab. | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 39′ 44″ nord, 2° 27′ 06″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 27 m Max. 128 m |
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| Superficie | 66,38 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Questembert (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Questembert (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-questembert.fr | ||||
| modifier |
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Questembert [kɛstɑ̃bɛʁ] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne. La ville est le chef-lieu du canton de Questembert et le centre de Questembert Communauté.
Questembert est située approximativement entre les villes de Vannes, à 30 km, et Redon, à 35 km. Les plages les plus proches se trouvent à environ 20 km (Billiers, Damgan, Ambon). Le département voisin le plus proche est la Loire-Atlantique, à 25 km.
Les distances entre l'hôtel de ville de Questembert et les mairies des communes les plus proches sont : Berric à 5,4 km, Larré à 6,7 km, La Vraie-Croix à 7 km, Lauzach à 7,2 km, Sulniac à 7,6 km, Noyal-Muzillac à 7,8 km, Limerzel à 8 km, Molac à 9,1 km et Le Cours à 9,3 km. Les communes en contact direct avec le territoire de Questembert sont : Larré, Pluherlin, Noyal-Muzillac, La Vraie Croix, Molac, Limerzel et Berric.
| Larré | Molac | Pluherlin | ||
| La Vraie-Croix, Sulniac |
N | Malansac | ||
| O Questembert E | ||||
| S | ||||
| Berric | Noyal-Muzillac | Limerzel |
Questembert se situe en arrière du littoral, à 15 km de l'océan Atlantique et une vingtaine de kilomètres du golfe du Morbihan, dans un environnement alternant un paysage de bocage, agricole et naturel, fait de champs, prairies, haies, taillis, bois et landes. Son territoire est traversé par de petits cours d'eau, dont les principaux sont la rivière de Saint-Éloi et le Trévelo.
L'étang de Célac est le principal plan d'eau de la commune. Celui-ci a fait l'objet à partir de d'une grande vidange transformant l'étang en une zone humide et permettant de restaurer le cours naturel du ruisseau le Tohon.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Saint-Éloi, le Saint Gentien, le Trévelo, le Moulin Pinieux, le Kervily et divers autres petits cours d'eau,.
Le Saint-Éloi, d'une longueur de 37 km, prend sa source dans la commune de La Vraie-Croix et se jette dans l'océan Atlantique en limite d'Ambon et de Billiers, après avoir traversé six communes.
Le Saint-Gentien, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Arz à Pluherlin, après avoir traversé quatre communes.
Le Trévelo, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Nivillac, après avoir traversé six communes.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 869 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Pleucadeuc à 12 km à vol d'oiseau, est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 907,2 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le .

La région de Questembert est située dans le domaine varisque sud-armoricain qui est un témoin de la tectonique tangentielle hercynienne, avec le cisaillement sud-armoricain constitué de deux branches. La branche sud est bordée au Nord par une bande de leucogranite (granite clair, à muscovite et biotite, semblable aux granites à deux micas qui jalonnent le cisaillement sud-armoricain), épais de 2 km, issue de fondus anatectiques, daté de 329 ± 21 Ma, dont la forme, en « goutte d'eau renversée », montre une racine étroite. Cette roche constitue le massif granitique de Grand-Champ/Allaire plus connu sous le nom de massif granitique de Questembert, qui forme un appendice de quelque 70 kilomètres de long pour quelque 5 kilomètres de large. Ce massif est intrusif dans les schistes du briovérien (qui ne subsistent qu’à l’état de panneaux entre les lobes de ce massif dont ils forment l’encaissant) et localement paléozoïques affectées par un métamorphisme de contact ubiquiste.
L'ancienne route nationale 775 (aujourd'hui déclassée en route départementale) traverse d'ouest en est en passant au lieu-dit Bel-Air à 3 km au nord du centre de la ville, permettant de rejoindre la RN 166 de Rennes à Vannes. Des routes départementales orientées nord-sud (dont la D1, surnommée «Route bleue») permettent d'accéder à la RN 165 de Nantes à Brest.
La voie de chemin de fer de Paris à Quimper traverse la commune d'est en ouest. La gare de Questembert, située à Bel-Air, est le lieu d'arrêt des TER Bretagne, permettant notamment de rejoindre les gares de Vannes ou Redon pour accéder aux correspondances avec le TGV Atlantique.
L'aéroport de Vannes-Meucon, réservé aux petits avions privés, est situé à moins de 20 km. Les aéroports ouverts au trafic national et international les plus proches sont : l'aéroport de Lorient - Bretagne Sud sur la base de Lann-Bihoué à 90 km ; l'aéroport de Nantes Atlantique à 100 km et l'aéroport de Rennes - Saint-Jacques à 90 km.
La voie verte de Saint-Malo à Rhuys s'arrête provisoirement à Bel-Air en Questembert. Elle permet notamment de rejoindre le chemin de halage du canal de Nantes à Brest et la ville de Ploërmel.
Au , Questembert est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Questembert, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. La commune est en outre hors attraction des villes,.

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Tissu urbain discontinu | 5,0 % | 330 |
| Zones industrielles ou commerciales et installations publiques | 1,1 % | 72 |
| Équipements sportifs et de loisirs | 0,7 % | 47 |
| Terres arables hors périmètres d'irrigation | 35,1 % | 2301 |
| Prairies et autres surfaces toujours en herbe | 15,1 % | 994 |
| Systèmes culturaux et parcellaires complexes | 29,6 % | 1939 |
| Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants | 1,2 % | 81 |
| Forêts de feuillus | 3,1 % | 203 |
| Forêts de conifères | 4,0 % | 265 |
| Forêts mélangées | 5,0 % | 331 |
| Source : Corine Land Cover | ||
Le nom de la localité est attesté sous les formes Kaistemberth en 1160, Questebert et Questembert en 1164, Kestembert en 1255, Kestemberts en 1261, Questembert en 1266, Questelberz en 1387, Quinntembert en 1428, Questelbertz et Questebert en 1453, Quenstelbertz en 1482, Quitinber en 1630 et Guistemberg en 1636.
En breton, Kistreberzh aurait pour origine « kisten berh », qui signifie « pays des châtaignes ». Hervé Abalain, se fondant sur la forme de 1160, y voit un anthroponyme d’origine germanique dans lequel il identifie l’élément -berht, signifiant « illustre ». Il indique qu'Erwan Vallerie propose une interprétation toponymique faisant intervenir le terme kist(in), signifiant « châtaigne » en breton. Erwan Vallerie estime par ailleurs que Questembert est située dans une zone où bretonnants et romanisants ont cohabité avant le recul du breton, ce qui expliquerait que des toponymes comme Questembert se présentent actuellement sous une forme romane plus ou moins influencée par la langue bretonne. Selon Jean-Yves Le Moing, plusieurs hypothèses peuvent expliquer l’origine du nom de la localité. Il pourrait procéder du breton vannetais kesten, lui même dérivé du latin castanea, signifiant « châtaigner ». L'auteur propose également une explication par le breton kast (de castrum, le château), devenu kest, suivi de l'article en et du mot bert, devenu berth puis berz ou berh au sens de « dome » ou « motte », le bourg médiéval étant situé sur un point élevé.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 76,0 % des toponymes de la commune sont bretons.
En breton, le nom est attesté sous plusieurs formes : Kistreberh en vannetais, Kistreberc'h, Kestemberzh et Kistreberzh,. Cette dernière forme apparaît à partir de 1950 et devient la forme la plus fréquemment attestée dans les relevés de l’Office public de la langue bretonne jusqu’à la période contemporaine. Elle correspond également à la forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne, employée dans des ressources contemporaines qui indiquent se fonder sur les données de l’Office public de la langue bretonne,.
En gallo, la localité est désignée sous le nom de Qhitembè. Sa prononciation peut être notée [tʃitɑ̃be] [citɑ̃bɛ] ou [cetɑ̃be], et a été relevée par Henri-François Buffet dans un ouvrage de 1954, sous la forme Tchitchembè.
De nombreux vestiges datant du Néolithique, de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer ont été découverts sur le territoire de la commune. Des coffres de forme cylindrique ont été mis au jour et identifiés comme des ossaria, c'est-à-dire des urnes funéraires typiques des nécropoles rurales vénètes. Cette interprétation est néanmoins contestée.
La voie antique reliant Rieux à Vannes traverse le territoire de Questembert et semble se confondre avec l’actuelle route de Vannes à Redon. De nombreux tessons de céramiques romaines, ainsi que des monnaies et des fragments de tegulae et d'imbrices ont été mis au jour.
Arthur de La Borderie, reprenant l'Histoire de la Bretagne de Pierre le Baud, indique qu'Alain le Grand, roi de Bretagne, aurait écrasé les Vikings dans les environs de Questembert. Il estime date entre le 1er aout et le . Des 15 000 Normands, 400 ou 40, selon les sources, eurent la vie sauve en s'enfuyant vers leurs bateaux. Mais cette localisation est remise en cause par les historiens modernes qui pensent que ce combat se serait déroulé nettement plus à l'est[réf. souhaitée].
Alain le Grand est à associer à Judicaël, son rival devenu allié, tué à l'extrémité ouest du front, avant la bataille[réf. souhaitée]. Une stèle de granite de 5 m de hauteur a été érigée place Gombaud en 1907 par l’Union Régionaliste Bretonne à l’occasion du millénaire de la mort du roi Alain le Grand. Elle commémore la victoire du chef breton sur les Normands.
A partir du XIIe siècle, la paroisse de Questembert dépend de la châtellenie de Rochefort.
Six missions paroissiales prêchées par des Lazaristes, furent organisées à Questembert en 1724, 1737, 1749, 1763, 1775 et 1787.
En 1793, Questembert est le théâtre d'affrontements entre Républicains et Chouans. Le combat de Coëtbihan en est l'épisode le plus sanglant.
En application de la loi sur les congrégations du , l'école congréganiste tenue par les Frères des écoles chrétiennes dut fermer à partir du .
Le monument aux morts de Questembert porte les noms de 192 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
Le monument aux morts de Questembert porte les noms de 32 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Sept résistants ont été fusillés ou sont morts en déportation : parmi eux Albert le Brun et Gabriel Malard, tous deux le à la caserne du Colombier à Rennes.
La gare de Bel-Air, à la jonction entre la ligne ferroviaire Paris-Quimper et de celle qui venait de Malestroit, vit transiter (les transits étaient organisés par un hôtelier-restaurateur de Bel-Air) de nombreux aviateurs alliés cherchant à gagner des ports des Côtes-du-Nord afin de regagner l'Angleterre. Un cheminot, Stanislas Pivaut, mourut en déportation le au stalag II-D de Stargard.
Des résistants FFI de Questembert furent tués lors de combats contre les Allemands : Christophe Flatrès le à Questembert et René Daniel le à Nostang.
Un soldat originaire de Questembert est mort pour la France pendant la Guerre d'Indochine et un autre pendant la Guerre d'Algérie.
La centrale solaire de l’Épine est inaugurée le ; ses 5 000 panneaux photovoltaïques produisent 3 100 MWh ; elle est installée sur une ancienne décharge à cheval sur les communes de Limerzel et Questembert.
La commune fait appel depuis 2005 à des chevaux territoriaux de race bretonne pour la réalisation de tâches de service public (entretien d'espaces verts, transports de personne...). En 2025, une pétition est lancée par un conseiller municipal apparenté LFI de Rochefort-en-Terre, et relayée par le micro-parti Révolution écologique pour le vivant, contre l'utilisation de ces chevaux ; elle est signée par 25 000 personnes. Le maire divers gauche de la commune répond que les chevaux de trait municipaux de Questembert travaillent 4 heures par jour maximum, et sont bien traités.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 8 133 habitants, en évolution de +7,22 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Questembert se caractérise par la mise en place de :
La commune abrite un lycée (Marcelin-Berthelot), deux collèges (Saint-Joseph, Jean-Loup Chrétien), trois écoles maternelles et primaires (école Beau Soleil, école Notre-Dame, école Écol'eau Graines) et une maison familiale rurale. En 2008, l'institut de Questembert a procédé à un échange avec le Cinco Villas constaté de Ejea de los Caballeros, Saragosse, Espagne.[Quoi ?]
Une école Diwan ouvre en 2000 et ferme en 2020.
Le couple biniou-bombarde, implanté traditionnellement en Basse-Bretagne depuis le XVIIIe siècle, est aussi attesté dans la région de Questembert vers 1850.
En 1806, Questembert est noté par l'enquête impériale menée par Charles Coquebert de Montbret comme bretonnante. En 1843, dans l'enquête mené par M. Ogée, on y indique qu'on y parle le français. Le pays de Questembert avec celui de Muzillac appartient au « pays d'A-Bas », qui a fait l'objet d'un travail de collectage coordonné par Philippe Blouët, réalisé notamment dans les années 1980 par le cercle celtique-bagad de Questembert. Plusieurs publications sont à signaler (cahier de pays avec disque « Dastum numéro 6-chants traditionnels du bas pays- Muzillac Questembert » en 1982, « Sonneneù bro Gwened ihuel 1 et 2 » par le cercle celtique de Questembert, puis un CD avec livret trilingue breton gallo français « chants du pays de Questembert » édité par l'association locale Andon et les éditions Alain Pennec en 2002, composé de chants collectés et réinterprétés, en français, gallo et en breton)[réf. nécessaire].
Si aucun locuteur natif du breton n'a été répertorié sur la commune de Questembert depuis le XIXe siècle, l'usage du gallo y est très largement répandu jusque dans la seconde moitié du XXe siècle et compte encore de nombreux locuteurs au début du XXIe siècle. Le parler gallo de Questembert possède quelques particularités phonétiques, notamment la prononciation mè ([mɛ]) pour «moi» ou la finale des verbes en -er qui se prononce [e] et non [ə] comme dans le bassin rennais. L'influence du breton s'y fait aussi sentir, quoique de façon marginale, sur certains mots, comme youtes (bouillie) qui est issu du breton yod, ou pobran (bouton d'or) dérivé du breton pav-bran.
Questembert bénéficie d'une riche animation culturelle.
« À Questembert, au lieu-dit "Le Hulo", on peut voir une niche contenant une statue de la Vierge Marie, l'ensemble étant fixé au tronc d'un vieux chêne tout au bord de la route. Des petits vêtements y sont souvent accrochés, car Notre-Dame-du-Hulo est invoquée pour guérir les maladies infantiles comme la rache, la gourme ou l'impétigo. En accrochant un linge ayant été porté par le petit malade, on obtenait la guérison par transfert. Cette même Vierge pouvait, paraît-il, aider les jeunes femmes à trouver un époux. Cette tradition était encore bien vivante avant la Seconde Guerre mondiale ».
Les armoiries de Questembert se blasonnent ainsi : |