| Rapidum | |||
Reconstruction de Rapidum. Image fournie à titre indicatif ne constituant pas une représentation fidèle de l’état réel. | |||
| Localisation | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Wilaya | Wilaya de Médéa | ||
| Commune | Sour-Djouab | ||
| Type | Camp et agglomération romains | ||
| Coordonnées | 36° 08′ 00″ nord, 3° 26′ 00″ est | ||
| Histoire | |||
| Période | Antiquité romaine | ||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : [[Modèle:Géolocalisation/Wilaya de Médéa]]
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| Internet | |||
| Cartes Patrimoine Culturel Algérien | https://cartes.patrimoineculturelalgerien.org/fr/lieu/26-médéa/451 | ||
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Rapidum est un site archéologique romano-africain situé à Sour-Djouab (wilaya de Médéa, Algérie). Le site, situé à environ 165 km au sud d’Alger, correspond à un camp militaire fondé au IIe siècle (vers 122) et à l’agglomération civile qui s’est développée à proximité,. Une enceinte urbaine construite en 167 enserrait environ 11,6 hectares (hors camp) et se distinguait notamment par l’absence de tours, avant que la ville ne connaisse, au IIIe siècle, des phases de rétrécissement, de destruction puis de reconstruction à l’époque tétrarchique. Les vestiges conservent notamment les traces du camp, d’enceintes urbaines, d’ensembles thermaux et d’un corpus épigraphique important.
Au début du IIe siècle, un camp de cohorte est établi à Rapidum (vers 122) par la Cohors II Sardorum, l’édification étant attestée par une inscription de construction mentionnant Hadrien (CIL VIII, 20833). La croissance de l’établissement, sous Hadrien, s’inscrit dans la mise en place d’un axe routier stratégique de l’intérieur, daté de 124 par Seston, qui structure le secteur.
Le camp attire une population civile (artisanat, familles, vivandiers, vétérans) et une agglomération (pagus) se développe à proximité ; en 167, cette agglomération se dote d’une enceinte en pierre de taille longue d’environ 1,1 km, protégeant 11,6 hectares (camp non compris), avec des portes monumentales et, selon Laporte, sans tours, cette construction étant commémorée par une inscription en double exemplaire placée au-dessus des deux portes de la ville.
À la fin du IIe siècle, la limite méridionale du territoire romain est reportée plus au sud : l’intérêt militaire de Rapidum diminue, la cohorte est transférée, et le camp est désaffecté peu avant 208, tandis que la vie civique se poursuit. En 209, les décurions de Rapidum érigent une statue à Géta ; toutefois, Seston souligne que la mention de décurions ne suffit pas, en Afrique, à démontrer à elle seule l’existence d’un municipium dès cette date.
Au cours du IIIe siècle, des réaménagements défensifs successifs entraînent des réductions de surface ; Laporte signale notamment un retranchement (mur en « L ») associé à une contraction de l’espace urbain. Dans une phase de crise située, selon la chronologie proposée par Laporte, peu après 270, la ville est prise et détruite, puis demeure en abandon pendant un certain temps, avant une reprise et une reconstruction à l’époque tétrarchique (vers 300). Jean-Pierre Callu souligne toutefois les incertitudes des séries monétaires et recommande de ne pas fixer une chronologie trop précise autour de 270.
Le statut municipal est assuré par une inscription de restauration tétrarchique mentionnant explicitement le Municipium Rapidense et une reconstruction « à partir des fondations » après destruction par incursion de rebelles. Seston signale des monnaies de Constantin et de Crispus parmi les trouvailles les plus récentes du site. Laporte souligne néanmoins que le manque d’inscriptions et de fouilles stratigraphiques suffisamment précises ne permet pas de déterminer le sort ultérieur de Rapidum, qui a pu subsister longtemps avant son abandon définitif.

Les ruines de Rapidum, dans l'actuelle Sour-Djouab, sont situées à trente-cinq kilomètres à l'ouest de Sour el Ghozlane (Aumale sous la colonisation, l'antique Auzia), dans la Wilaya de Médéa.
La région montagneuse est dense en végétation, comprenant principalement des broussailles, des chênes verts et parfois des bois de pins dispersés; des ravins étroits bordés de lauriers-roses cachent les eaux d'un oued. À proximité de Rapidum, le relief s'aplanit, formant un plateau dénudé entre deux oueds, où s'étend la ville antique sur plus de quinze hectares, entourée de murailles. Le site, doté d'un approvisionnement en eau constant et de terres fertiles exploitées par des fermes romaines, dont les vestiges parsèment la région, était propice à une colonie. Seston signale des vestiges de fermes et d’huileries ainsi que des oliviers dans les environs du site. La documentation de synthèse signale l’existence d’au moins deux adductions d’eau, dont l’une capterait une source située à environ 2,5 km à l’est du site.
Rapidum s’inscrit dans le réseau de communication et de contrôle de l’intérieur de la Maurétanie césarienne, en relation avec les routes reliant l’arrière-pays à l’est et à l’ouest,.
Laporte souligne que, contrairement à la quasi-totalité des villes de Maurétanie Césarienne qui portent un nom libyque ou libyco-punique, Rapidum porte un nom latin, ce qui a été rapproché d'une fondation sur un site peu urbanisé auparavant,. Laporte indique également que la durée d'occupation du camp et la faible fréquence des remaniements expliqueraient un plan resté relativement lisible. Plus récemment, Benseddik a proposé une synthèse sur les troupes auxiliaires de Maurétanie Césarienne, en se concentrant notamment sur la Cohors Secunda Sardorum, associée à Rapidum.
Le site de Rapidum à Sour-Djouab a été visité pour la première fois par Berbrugger en 1845-1846, et une description des ruines a été publiée entre 1859 et 1860 et en 1869, un plan des remparts a été fourni par Chabassière. Cependant, le nom antique des ruines est demeuré inconnu jusqu'à ce que quatre inscriptions soient découvertes en 1882 et 1884 dégageant les grandes portes de la ville ; ces inscriptions, publiées avec un nouveau plan en 1884, ont été cruciales pour la compréhension de l'histoire de la ville. De nombreuses monnaies ainsi que quelques inscriptions, principalement funéraires, ont été découvertes lors des fouilles menées entre 1908 et 1917.
En 1926, les fouilles ont été reprises, mettant en lumière une enceinte à l'est des remparts, indiquant que Rapidum était composé de deux ensembles successifs. Cette découverte a conduit à concentrer les efforts de la campagne de fouilles (en 1927) sur un seul chantier. S'ensuivirent les fouilles de M. Séguy-Villevaleix (1925 à 1931), puis celles de Marcel Le Glay (1949 à 1953). Laporte a également publié une synthèse sur le camp et la ville de Rapidum.
Berbrugger situait la ville antique de Rapidi (Sour Djouab) sur la grande voie intérieure antique et sur une « limite militaire » romaine primitive, ce qui lui conférait un rôle de jalon dans l’organisation du territoire. Le site était décrit comme occupant une colline allongée d’ouest en est, bordée au nord et au sud par deux petits cours d’eau convergeant vers l’extrémité occidentale. Les ruines étaient situées à l’extrémité orientale du plateau des Béni Sliman, entre les crêtes de l’Atlas maritime (versant Mitidja) et les plaines du Sud.
L’enceinte en pierre de taille était signalée comme encore très lisible, avec des mesures rapportées pour plusieurs faces (environ 244 m pour le front sud et 135 m pour le front ouest). Des tours étaient mentionnées surtout sur la face occidentale, une tour ayant été mesurée à environ 4 m de face pour 1 m de saillie. Le côté est était décrit comme le mieux conservé (assises inférieures régulières liées au mortier, blocs supérieurs portant des traces de crampons). Un ouvrage interne en pierre de taille, flanqué de tours carrées, était interprété comme une citadelle. Berbrugger publiait également plusieurs inscriptions funéraires, dont certaines mentionnent des soldats ou des vétérans. Enfin, une borne (colonne milliaire) était signalée à environ 9 km à l’est de Sour Djouab.


Chabassière inscrivait Rapidi dans l’ensemble du plateau du Sour et de ses marges, décrit comme densément couvert de ruines, traversé par la route muletière d’Aumale à Médéa via Bérouaghia, laquelle formait localement limite entre les Oulad Thane et les Djouab. Il indiquait avoir établi lui-même un plan d’ensemble afin de fixer la distribution des vestiges et le cadre topographique de lecture du site. Dans l’environnement immédiat, il signalait des traces nombreuses d’établissements de part et d’autre de l’itinéraire, ainsi que des ruines jugées « très étendues » au sud-est, à environ 1 200 m de l’Aïn Temda.
Pour la ville proprement dite, il retenait l’existence d’enceintes, d’ouvrages hydrauliques et d’un dispositif d’accès par portes et bastions. Dans une description plus détaillée, une enceinte dite « militaire » (castra stativa) était distinguée comme occupant le point le plus élevé, de figure globalement quadrangulaire (avec des inflexions imposées par le terrain au nord). Le front sud était décrit comme pourvu de quatre bastions simples et d’un bastion double. Le dispositif comportait trois portes et un réseau de rues régulières donnant accès au camp. La porte ouest était décrite comme un ouvrage de « belle architecture » et faisait l’objet de relevés métriques (deux cercles concentriques de rayon 3,47 m, centres distants de 0,45 m ; ouverture 3,90 m ; arrière-corps 4,22 m ; rentrées 0,60 m). Une chambre/casemate de surveillance y était signalée, ainsi qu’un poste de garde immédiatement à l’est. Une élévation (restitution) de la porte était indiquée comme proposée par l’auteur, établie avec réserve à partir des mesures et de l’examen des blocs conservés. Les autres accès étaient résumés par une porte est très dégradée mais attribuée à un travail plus soigné, et par une troisième porte ouvrant vers la ville et flanquée de deux bastions (ouverture 3,50 m ; côtés 3,20 m chacun), avec une rue derrière la porte large de 8,20 m.

Le camp mesure environ 135 × 127 mètres, soit une superficie d’environ 1,7 hectare. La Cohors II Sardorum est une cohorte quingénaire equitata, dont l’effectif théorique comprend environ 380 fantassins et 120 cavaliers. Son commandement paraît avoir été confié à plusieurs reprises à un décurion de l’Ala Thracum, accompagné d’une turma de cette aile. Laporte envisage un recrutement initial sarde, suivi d’une africanisation progressive de la troupe.
Les fouilles de 1927 ont confirmé la présence d'un camp à l'est de l'enceinte de pierres de taille. Le site, en adéquation avec les principes du géomètre Hygin, est situé sur un terrain en pente douce, bénéficiant d'un approvisionnement en eau et d'une protection contre les inondations des oueds.
L'enceinte du camp est constituée d'un mur massif de gros moellons, épais de 1,60 m, renforcé par des angles arrondis. Des tours rectangulaires flanquent le rempart, avec une porte percée sur le côté nord. Seston décrit l'identification de certaines portes et la cohérence du dispositif avec les principes de plan de Hygin, tout en notant des divergences avec d'autres camps comme Lambèse. Une description de synthèse indique un plan rectangulaire à angles arrondis, avec quatre portes flanquées de tours, et un mur construit en pierre de taille (double parement) avec blocage interne.
L’organisation interne est décrite comme structurée autour des axes principaux. Les principia, appelés praetorium dans la description de Le Glay, situés au centre du camp, forment un bâtiment d’environ 28 × 24,5 m, comprenant une cour, des pièces latérales et une grande salle associée à un espace de tribunal ; des locaux sont interprétés comme des scholae. Le plan publié par Laporte distingue les principia, qui abritent la chapelle des enseignes, du praetorium ; l’identification de plusieurs autres bâtiments demeure hypothétique. Le Glay signale également un bâtiment interprété comme une écurie et une résidence du commandant (environ 27 × 19,5 m) dotée de petits thermes privés. Un relief de type « salutatio » est mentionné comme encastré dans la porte occidentale; découvert dans le camp près du rempart occidental, il est décrit comme une pierre de 0,95 m de haut sur 0,52 m de large, représentant un soldat saluant (main droite portée à la tête) tenant une lance de la main gauche.
Deux temples ont été signalés près des murs du camp, ainsi que des éléments statuaires associés à Jupiter, à Junon — dont l’identification reste incertaine —, à Bacchus et à Mercure. Laporte rapporte également des traces de cultes de Saturne et de Cérès.
Le plan du camp présente des similitudes avec celui de Lambèse, notamment dans la disposition des tours et des renforcements des angles, comme discuté dans la littérature sur les fortifications d'Afrique du Nord, Titel anhand dieser DOI in Citavi-Projekt übernehmen.
Une borne milliaire découverte en 1908 près de la porte orientale du camp et sa base, retrouvée en place en 1926, documentent la route aménagée sous Hadrien en 124. Une inscription distincte (CIL VIII, 20833) atteste la construction du camp en 122,.
Les fouilles ont mis en évidence au moins deux ensembles thermaux (thermes « du Nord » et « du Sud ») et des bâtiments d’approvisionnement (dont un bâtiment interprété comme un possible horreum). L’alimentation en eau est décrite comme provenant de la source d’Aïn er-Sahnoun, située à environ deux kilomètres, via une conduite en maçonnerie que Seston pouvait encore suivre sur presque tout son parcours. Des remaniements et réparations sont attestés, notamment par une inscription de restauration des bains sous Commode,. La documentation signale également qu’au moins deux adductions auraient alimenté le site, dont l’une depuis une source située à environ 2,5 km à l’est.
Le camp est désaffecté peu avant 208, alors que la ville continue d’être occupée. Seston signale l’usage des thermes du nord jusqu’au début du IVe siècle sur la base de monnaies trouvées en fouille.

La région montagneuse où les Romains érigèrent leur camp n'était pas dépourvue d'habitants préexistants. Une inscription libyque antérieure à l'occupation romaine, trouvée à Aïn-Tamda à treize kilomètres à l'ouest de Rapidum, vient s'ajouter aux deux autres découvertes similaires à Aumale et à Hakemti, près d'Aïn-Bessem. À Rapidum même, des découvertes archéologiques ont été effectuées, notamment une pièce de Micipsa, plusieurs monnaies de bronze de Juba II, et un denier de Ptolémée daté de 25 après J.-C., signalés par Seston. Cette population ancienne a laissé peu de traces tangibles.
Selon Seston, en 167, des anciens combattants (veterani) et des habitants locaux (pagani) ont érigé un mur en pierre autour de leur agglomération ; cette construction est commémorée par une inscription en double exemplaire au-dessus des deux portes de la ville. L’enceinte de 167 mesurait environ 1,1 km et protégeait 11,6 hectares (hors camp) ; Laporte souligne l’absence de tours sur ce rempart, ainsi que la monumentalité des portes. Une synthèse décrit par ailleurs une ville d’environ 15 hectares et signale que deux murs tardifs (orientés nord-sud et est-ouest) auraient subdivisé l’espace urbain en plusieurs secteurs ; l’emplacement du forum n’aurait pas été localisé avec certitude.
Avec le développement de l’agglomération, la route est-ouest reliant Thanaramusa à Auzia, qui aboutissait auparavant aux portes du camp, passe au sud de celui-ci et devient l’artère principale de la ville, munie d’une porte monumentale à chacune de ses extrémités.
L'inscription « veterani et pagani consistentes aput Rapidum » a notamment été discutée en ce sens, Rapidum y désignant le camp plutôt que la ville.
En 209, les décurions de Rapidum ont érigé une statue à Géta. Il n'est pas certain qu'ils étaient alors les administrateurs d'un municipe, car dans certaines régions d'Afrique, les pagi de la campagne avaient leurs propres décurions distincts de ceux du chef-lieu (civitas), qui prenaient des décisions et érigeaient des monuments religieux et des statues. Cependant, Seston considère probable que Rapidum soit devenu un municipe sous Septime Sévère.
Seston signale des travaux d’entretien de la route sous Philippe l'Arabe en 244 et sous Trajan Dèce en 249–250. À partir de 253, la province connaît une succession de rébellions qui affectent notamment la région d’Auzia. Selon l’état de la documentation dont il dispose en 1928, Seston estime que Rapidum paraît avoir été épargnée par les pillages majeurs de cette période.
Nous ne disposons que de très peu d'informations sur l'histoire de Rapidum pendant les décennies qui ont suivi le règne d'Aurélien. Une inscription de la restauration tétrarchique mentionne une destruction antérieure « par une incursion de rebelles » (rebellium incursione captum ac dirutum) et une reconstruction « à partir des fondations » (a fundamentis).
La documentation de synthèse mentionne, pour l’occupation civile, des indices d’activités artisanales et agricoles (notamment des installations de pressage et des moulins), ainsi que de grandes demeures à cour centrale avec puits ; elle signale aussi que le tracé de certaines rues demeure lisible dans plusieurs secteurs du site.
Une dédicace de Rapidum (CIL VIII, 9195) associe les Dii Mauri à plusieurs divinités romaines, notamment Jupiter, Silvain, Mercure, la Fortune et la Victoire. Son dédicant, Marcus Furnius Donatus, porte le titre d’ancien praefectus gentis. Le rapprochement du nom du peuple qu’il administrait avec celui des Masacesbenenses demeure hypothétique.
Au moins deux nécropoles sont signalées aux abords du site, dont une principale à l’ouest, avec des structures funéraires variées (mausolées, sarcophages, urnes, stèles, tables/mensae). À environ un kilomètre au nord-est, le plateau de Trab Amara est associé à un sanctuaire de Saturne et Caelestis, documenté notamment par des stèles votives. Mohamed Kheir Orfali distingue, dans les stèles de Sour-Djouab du IIIe siècle, une décoration chargée et plusieurs traitements des plis des vêtements, figurés par des lignes serrées, droites ou courbes, ou par des lignes larges et parallèles. À Aïn-Tamda, la littérature évoque des vestiges chrétiens (église/monastère) discutés dans le cadre de l’histoire des origines monastiques régionales.
Le bas-relief découvert en 1912 par Louis Charrier dans le temple 3 du secteur « C », dit « de Jupiter », à Sour-Djouab, présente une composition complexe à deux registres, dont l’interprétation et la datation font débat,. La figure centrale, identifiée comme l’Afrique, porte une dépouille d’éléphant, un vexillum et une corne d’abondance. Salcedo Garcés décrit à ses côtés une figure féminine aux cheveux dénoués tenant une lance, et une figure masculine partiellement conservée, drapée, auprès de laquelle elle distingue un possible scorpion. Au registre supérieur figurent notamment un personnage masculin diadémé tenant une défense d’éléphant et posant la main sur un lion, ainsi qu’un personnage masculin barbu associé à une chèvre à queue serpentiforme, dans une scène à caractère aquatique.
Le fragment conservé correspond à la partie supérieure droite d’une plaque en calcaire local ; il mesure 0,42 mètre de longueur, 0,20 mètre de hauteur et 0,09 mètre d’épaisseur.
Salcedo Garcés rappelle que Bayet situe le relief à la fin du IIe siècle et que Laporte étend cette datation jusqu’au début du IIIe siècle. Elle conteste toutefois son attribution originelle au camp et propose une réalisation au début du IVe siècle, à l’occasion de la restauration tétrarchique de Rapidum ; elle interprète la composition comme une allégorie des provinces africaines associée à la paix et à la prospérité.
L'interprétation de la figure d'Africa et de la composition a été discutée comme une représentation à portée politique ou administrative, associée aux provinces et au territoire militaire, avec des variations selon les lectures proposées dans la littérature,.

Sur la base des résultats des fouilles archéologiques et de l'épigraphie, ainsi que de ce qu'on sait du cadre historique en général, Laporte, propose une séquence d’occupation structurée autour de la fondation du camp (122), de la construction de l’enceinte urbaine (167), du départ de la cohorte (vers 201-203), puis de deux phases de rétrécissement au IIIe siècle et d’une reconstruction tétrarchique (vers 300) sur une emprise réduite, avant une disparition dont la date reste incertaine. Selon Laporte, la réoccupation tétrarchique concerne surtout le secteur septentrional, d’environ 3,55 hectares, séparé du reste de la ville en ruine par un nouveau rempart est-ouest muni de tours.
La ville antique de Rapidum a été classée monument national en 1922 durant la période coloniale. Le classement a ensuite été reconduit par l'État algérien en 1968.
Rapidum figure parmi les sièges titulaires de l’Église catholique romaine, rattachés à la Maurétanie césarienne,. L’identification d’un évêché antique à Rapidum reste toutefois discutée : selon Laporte, elle suppose de corriger le nom Lapidiensis, dans la notice des évêques de 484, en Rapidiensis, ce qui est possible mais non certain.
Évêques titulaires
| Base | Type d’entrée | Identifiant | Intitulé / contenu | Lien | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|
| EDH | Lieu (géographie) | G013793 | Rapidum – Sour Djouab (Mauretania Caesariensis) | EDH G013793 – Rapidum – Sour Djouab | Entrée-lieu servant de point de rassemblement des inscriptions associées. |
| EDH | Lieu (géographie) | G013702 | Rapidum, bei – Souagui (variante « près de ») | EDH G013702 – Rapidum, bei – Souagui | Variante géographique (« près de ») liée au même secteur. |
| EDH | Inscription | HD053087 | Notice d’inscription (CIL VIII 9195 = AE 1993, 1781) rattachée à Rapidum | EDH HD053087 | Notice recoupable avec EDCS-23200202 et Trismegistos (TM Text 204327). |
| EDH | Inscription | HD021217 | Notice d’inscription rattachée à Rapidum – Sour Djouab | EDH HD021217 | Notice EDH rattachée au site Rapidum (Sour Djouab). |
| EDH | Inscription | HD005926 | Notice d’inscription rattachée à Rapidum – Sour Djouab | EDH HD005926 | Notice EDH supplémentaire rattachée au même site. |
| EDCS | Inscription | EDCS-23200202 | CIL VIII 9195 (p. 1971) = AE 1993, 1781 (dédicace ; datation 255–259) | EDCS-23200202 | Indexé sous « Sour Djouab / Rapidi, Ruines de / Souagui / Rapidum ». |
| EDCS | Inscription | EDCS-45300113 | BCTH 1916, 166 (dédicace : Genio … Augusto sacrum) | EDCS-45300113 | Une notice utile pour compléter le corpus EDCS du site. |
| EDCS | Inscription | EDCS-16200057 | AE 1911, 108 (= AE 1911, 123 ; AE 1929, 132) – mention de procurateurs | EDCS-16200057 | Rattaché au même complexe toponymique Rapidum/Sour Djouab. |
| Trismegistos | Lieu (place / geo) | 20604 | Rapidum (Sour Djouab) | Trismegistos – Place 20604 (Rapidum / Sour Djouab) | Entrée-lieu regroupant les textes associés au site. |
| Trismegistos | Texte (text) | 204327 | Texte associé à CIL VIII 9195 / AE 1993, 1781 | Trismegistos – Text 204327 | Point de recoupement avec EDCS-23200202 et EDH HD053087. |
| Trismegistos | Texte (text) | 204071 | Texte associé à Rapidum (Sour Djouab) | Trismegistos – Text 204071 | Utile pour élargir le corpus Trismegistos au-delà de l’exemple CIL VIII 9195. |