| Tiddis Castellum Tidditanorum | ||
Ruines de Tiddis. | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Wilaya | Constantine | |
| Commune | Beni Hamiden | |
| Protection | Inscrit à l'inventaire général des biens culturels immobiliers (2007) | |
| Coordonnées | 36° 27′ 48″ nord, 6° 29′ 02″ est | |
| Histoire | ||
| Époque | Protohistoire, Antiquité, Moyen Âge | |
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
| ||
| modifier |
||
Tiddis est un site archéologique situé au lieu-dit El-Kheneg, sur le territoire de la commune de Beni Hamiden, dans la wilaya de Constantine, en Algérie. Établi sur un relief rocheux dominant les gorges du Rhummel, au nord-ouest de Constantine, le site a connu une occupation antérieure à la période romaine, attestée notamment par plusieurs nécropoles protohistoriques et leur mobilier.
À l'époque romaine, l'agglomération appartient au territoire de Cirta. L'épigraphie y atteste notamment les formes res publica Tidditanorum et Castellum Tidditanorum, puis res publica Castelli Tidditanorum. L'urbanisme est fortement conditionné par la pente : l'essentiel de l'habitat connu se développe sur le versant oriental, où les voies et les monuments s'adaptent à des terrasses naturelles ou aménagées.
Les fouilles systématiques ont principalement été conduites par André Berthier à partir de 1941 et pendant environ trois décennies. Elles ont dégagé une part importante de l'agglomération antique, mais les secteurs occidental et méridional du plateau restent encore peu explorés. Tiddis est inscrit à l'inventaire général des biens culturels immobiliers algériens par arrêté du 14 juillet 2007.
Le nom antique Tiddis n'est pas directement attesté sous cette forme. Jacques Gascou souligne qu'il est restitué à partir de l'ethnique latin Tidditanus, attesté dans plusieurs inscriptions. Les formes Castellum Tidditanorum et res publica Tidditanorum sont, en revanche, documentées par l'épigraphie.
Mohand-Akli Haddadou propose plusieurs rapprochements avec le berbère, notamment avec idis, « côté » ou « flanc », qu'il met en relation avec la situation topographique de la ville. Il évoque également tidist ou tadist, « ventre », ainsi que le verbe ddes, « organiser ». Le site a également été désigné sous le nom de Qsantina l-qadima, « Constantine la vieille ».

Tiddis occupe le flanc oriental d'un piton rocheux du Kheneg, au-dessus des gorges du Rhummel. Le site s'élève d'environ 455 m au pied de la pente à près de 575 m au niveau du sommet. Le versant oriental concentre l'essentiel de l'habitat connu, tandis que les parties occidentale et méridionale du plateau restent beaucoup moins explorées.
La forte déclivité a déterminé l'organisation de l'agglomération : les constructions s'étagent sur des terrasses et la voie principale suit un tracé sinueux plutôt qu'une trame orthogonale régulière.
La nécropole orientale de Tiddis s'étend à quelques centaines de mètres de la porte nord. Jean Bussière y distingue quatre types de sépultures protohistoriques : des cercles funéraires, des sépultures en grotte, des fosses rectangulaires et des bazinas à base cylindrique.
Quatre tombes à fosse étudiées dans cette nécropole ont livré un abondant mobilier céramique modelé. Parmi les pièces les plus remarquables figurent des vases peints et un vase tripode dont les trois pieds sont façonnés en forme de têtes humaines. L'étude des ossements indique des inhumations collectives et, dans plusieurs cas, le dépôt de petits os dans des récipients. Bussière relève aussi le bris volontaire de certaines pièces exceptionnelles, notamment du vase tripode, tout en soulignant la variabilité des pratiques d'une tombe à l'autre.
La similitude entre ce mobilier et celui des bazinas de la porte nord conduit Bussière à proposer une même chronologie approximative. Un vase provenant de la grande bazina a été daté par le carbone 14 vers 250 av. J.-C., avec une marge d'environ un siècle.
Les découvertes témoignent également d'échanges à longue distance avant la domination romaine. Des amphores rhodiennes destinées au transport du vin sont attestées à Tiddis ; elles sont datées du dernier quart du IIIe siècle av. J.-C. et de la première moitié du IIe siècle av. J.-C..
Tiddis appartient au territoire de Cirta. L'interprétation institutionnelle du terme castellum a fait l'objet de discussions. Jacques Gascou considère qu'il ne faut pas opposer systématiquement un castellum indigène à un pagus romain comme deux communautés distinctes : dans les dépendances de Cirta, les deux termes peuvent désigner des aspects différents d'une même organisation territoriale.
La vie civique est documentée par l'épigraphie. Sous les Sévères apparaît la formule res publica Tidditanorum. Une dédicace à Gordien III, datée de 239, emploie la forme plus développée res publica Castelli Tidditanorum et précise que le monument a été érigé aux frais publics par décret des décurions. L'emploi de res publica témoigne de l'existence d'une communauté organisée mais ne permet pas, à lui seul, de déterminer son statut juridique précis.
La présence d'une communauté chrétienne organisée est attestée à Tiddis au Ve siècle : un évêque nommé Abundius Tidditanus figure parmi les prélats de Numidie convoqués à Carthage en 484 sous le règne du roi vandale Huneric.
Une basilique, des espaces baptismaux et plusieurs sépultures chrétiennes sont connus dans le tissu urbain antérieur. Les datations précises de ces aménagements restent cependant délicates : Fourali rappelle notamment la faiblesse des indices permettant de dater la basilique avec certitude. Une phase de fortification attribuée à la période byzantine est datée entre 535 et 645 à partir de sept monnaies associées.
Le site a également connu une occupation ou une fréquentation postérieure à l'Antiquité. Les phases médiévales sont toutefois nettement moins bien connues que les occupations protohistorique et romaine ; les synthèses récentes signalent encore une occupation jusqu'au Moyen Âge sans permettre d'en restituer avec précision l'étendue ou l'organisation.
Une inscription de l'époque de Sévère Alexandre atteste à Tiddis des nundinae, marchés périodiques autorisés par le gouverneur P. Iulius Iunianus Martialianus. Ils devaient se tenir deux fois par mois, la veille des calendes et la veille des ides.

Emanuele Papi et Francesco Martorella ont proposé d'identifier comme grenier un bâtiment constitué de trois pièces rectangulaires contiguës, partiellement creusées dans la roche. Cette identification repose sur la disposition des salles et de leurs ouvertures ; les auteurs soulignent toutefois l'absence du plancher surélevé caractéristique de plusieurs horrea romains d'Afrique.
Des ateliers de foulons, ou fullonicae, témoignent d'une activité liée au nettoyage et au traitement des textiles. Une enquête de terrain conduite par Touatia Amraoui a identifié une dizaine d'installations à Tiddis. Leur approvisionnement en eau repose sur des citernes, reliées dans certains cas aux cuvettes de travail par des conduites en terre cuite ou en plomb.
Dans l'atelier A, une conduite en terre cuite alimentait l'un des compartiments à cuvette et pourrait avoir été reliée aux citernes de la terrasse voisine. Dans l'atelier K, installé dans la maison à mosaïque, une conduite en plomb reliait une citerne domestique à un compartiment de travail.

La céramique occupe une place importante dans la documentation archéologique du site. Aux productions modelées des sépultures protohistoriques s'ajoutent, à l'époque romaine et durant l'Antiquité tardive, des productions tournées.
La découverte d'un poinçon-matrice destiné à estampiller de la terre sigillée claire D constitue un indice direct d'une fabrication locale de vaisselle fine. Dans sa synthèse de 2013, Michel Bonifay présente Tiddis comme le seul atelier algérien de sigillée africaine tardive alors pleinement reconnu dans l'état de la documentation.
Le mobilier comprend aussi des céramiques importées. Zineb Belabed signale des estampilles attribuées à Sex. Murrius/Festus et à L. Rasinius Pisanus. Ces potiers sont rattachés par Allard W. Mees aux productions de Pise, dont il étudie la diffusion en Méditerranée.
La nécropole orientale comprend les sépultures protohistoriques étudiées par Jean Bussière. À l'époque romaine, une importante zone funéraire s'étend également à l'est du rempart.
En 1863, Jacques Auguste Cherbonneau indique y avoir observé plusieurs centaines de cippes ou fragments de monuments funéraires. Il distingue notamment des autels rectangulaires portant des inscriptions, des dalles, des stèles à fronton arrondi et plusieurs autres formes de cippes. Ce témoignage est ici utilisé pour documenter l'état des découvertes au moment des premières fouilles.
La partie la plus densément urbanisée occupe le versant oriental. La forte pente empêche l'application d'une trame orthogonale régulière : la voie principale, couramment identifiée au cardo, décrit un tracé sinueux depuis la porte nord ; un grand escalier à plusieurs volées et paliers assure une circulation transversale dans le quartier artisanal.
L'entrée septentrionale est marquée par la porte ou l'arc associé aux Memmii. Entre cette entrée et le forum se concentrent plusieurs monuments bordant la voie dallée. Le plan publié par Berthier et réexaminé par Siada localise notamment dans ce secteur une église, deux installations baptismales, de petits thermes, des maisons partiellement taillées dans le rocher, un grand réservoir et plusieurs espaces anciennement interprétés comme cultuels.
Le forum occupe une terrasse aménagée dans la pente et a livré plusieurs inscriptions honorifiques et civiques, dont la dédicace à Gordien III de 239. Les quartiers voisins comprennent plusieurs ateliers de foulons documentés par Amraoui ; des fours de potiers sont également attestés dans les phases tardives de la maison à mosaïque.
Parmi les habitations dégagées figure la maison dite « à mosaïque ». Elle comprend notamment des citernes, une grande salle mosaïquée et un petit ensemble balnéaire avec bassin et caldarium muni de pilettes d'hypocauste. Nabil Bouaouira distingue plusieurs phases de transformation de l'ensemble et propose, pour les plus tardives, un réemploi à caractère artisanal marqué par l'installation d'une huilerie, puis de fours de potiers ; cette séquence repose sur la lecture architecturale du bâtiment et doit donc être comprise comme une reconstitution des phases d'usage. Une fullonica a également été reconnue dans cet ensemble.
L'approvisionnement en eau est étroitement lié à la topographie du site. Nabil Bouaouira ne relève pas de preuve archéologique d'un aqueduc alimentant les quartiers supérieurs et considère que la récupération des précipitations constituait la principale ressource connue. Le réseau associe des rigoles taillées dans le rocher, des canaux maçonnés, des conduites en terre cuite ou en plomb, des bassins de décantation et de nombreuses citernes.
Dans la partie haute se trouve un grand ensemble de trois citernes contiguës. Bouaouira estime leur capacité totale à environ 350 m3 et rattache leur aménagement au milieu du IIIe siècle.
Une inscription des années 251-253, connue sous les références AE 1946, 61 et ILAlg II, 3596, mentionne des travaux réalisés sous la responsabilité de Marcus Cocceius Anicius Faustus Flavianus, curateur et patron des colonies cirtéennes. Le texte évoque l'enlèvement de déblais et la taille de la roche afin de permettre la collecte de l'eau ad salutem populi, « pour la santé du peuple ». Michaël Vannesse interprète l'opération non comme la construction d'un aqueduc, mais comme un aménagement de la montagne destiné à recueillir les précipitations.
Le réseau hydraulique intervient également dans les activités artisanales : les ateliers de foulons utilisent des citernes domestiques ou voisines, reliées dans certains cas aux installations de travail par des conduites en terre cuite ou en plomb.
Une étude de terrain publiée en 2019 a dressé un diagnostic des principales altérations visibles sur le site à cette date. Elle signale notamment la dégradation d'une partie des mosaïques et des sols, l'érosion des passages rocheux, des effondrements partiels de maçonneries, la disparition de la plupart des couvertures et la détérioration de plusieurs fours de potiers.
L'auteur identifie le ruissellement comme l'un des facteurs majeurs d'altération : la forte pente et la configuration des rues concentrent les eaux vers le bas du versant oriental, notamment aux abords de la porte nord et du secteur des bazinas. Il préconise en conséquence une meilleure maîtrise du drainage et un entretien régulier de la végétation. Ce diagnostic décrit l'état observé lors de l'étude et ne constitue pas, à lui seul, un relevé de conservation actualisé.
Seize stèles consacrées à Saturne et conservées au musée Cirta ont été étudiées par Ahmed Seghiri. Elles associent notamment des représentations de dédicants à des croissants, rosaces, palmes, couronnes, signes dits de Tanit et motifs d'échelles. À partir de l'homogénéité des formes, du matériau et des schémas iconographiques, Seghiri propose qu'elles aient été produites dans un ou plusieurs ateliers locaux et souligne leur caractère populaire et rural.
Le motif de l'échelle est particulièrement représenté à Tiddis. Werner Huß recense 33 stèles néopuniques ou romaines portant ce symbole dans le nord-ouest de la Tunisie et l'est de l'Algérie, dont 26 provenant du Castellum Tidditanorum. Il privilégie pour ce motif un arrière-plan punique ou néopunique et l'interprète comme un symbole de passage entre le monde terrestre et le monde céleste.
Le culte de Cérès et des Cereres est attesté par l'épigraphie : Jacques Gascou relève à Tiddis deux femmes portant le titre de sacerdos Cereris et un homme celui de sacerdos Cererum. L'emplacement précis du sanctuaire reste cependant discuté. Un bâtiment à trois salles avait été rapproché des Cereres, mais Emanuele Papi et Francesco Martorella ont proposé d'y reconnaître plutôt un grenier. L'attestation du culte ne suffit donc pas à confirmer cette identification architecturale.
Le culte de Mithra est attesté par une inscription mentionnant des cultores qui indiquent avoir édifié un aménagement à leurs frais : I(nvicto) M(ithrae) cultores de suo a solo aedificarunt. L'inscription est répertoriée sous le numéro ILAlg II, 3576.
André Berthier avait identifié comme mithraeum une cavité située près de la porte nord, en bordure de la voie principale. Salima Siada a réexaminé cette attribution en 2024. Elle souligne que l'aménagement ne présente pas clairement la typologie habituelle des mithraea et que le mobilier invoqué dans l'interprétation ancienne provient surtout de structures voisines ou de la terrasse supérieure. L'existence du culte de Mithra n'est donc pas remise en cause, mais la fonction précise de la cavité et des espaces associés reste discutée.
Une statue de Cybèle, autrefois invoquée pour proposer la présence immédiate d'un sanctuaire de la déesse à côté du mithraeum, avait en réalité été découverte plus bas sur la pente. Berthier avait lui-même envisagé qu'elle puisse provenir d'une terrasse située aux environs du forum.
Une basilique chrétienne se trouve à l'est de la voie principale, près de l'entrée septentrionale et en face du secteur traditionnellement identifié comme mithriaque. Son plan comporte trois nefs et s'adapte à la forte pente ; des éléments de chancel, des sépultures et une mosaïque funéraire ont été mis au jour dans ce secteur.
Deux autres installations ont été interprétées comme des espaces baptismaux. Leur restitution architecturale et leur articulation avec la basilique restent en partie hypothétiques, notamment parce que les données de fouille anciennes sont incomplètes. L'attestation d'Abundius Tidditanus à la conférence de Carthage de 484 constitue en revanche un jalon historique sûr pour l'existence d'une communauté chrétienne organisée.

Quintus Lollius Urbicus, qui mène au IIe siècle une carrière sénatoriale avant de devenir notamment gouverneur de Bretagne puis préfet de Rome, entretient des liens étroits avec Tiddis. Les décurions du Castellum Tidditanorum l'honorent comme patron de la communauté.
À El Héri, à environ trois kilomètres du Castellum Tidditanorum, un monument circulaire traditionnellement appelé mausolée des Lollii porte une inscription dédiée par Urbicus à son père Marcus Lollius Senecio, sa mère Grania Honorata, ses frères Lucius Lollius Senecio et Marcus Lollius Honoratus, ainsi qu'à son oncle Publius Granius Paulus. Le monument présente une base circulaire d'environ 1,50 m de hauteur et un corps cylindrique de 10,30 m de diamètre. Farida Amrous reprend l'hypothèse, déjà formulée à partir des fouilles anciennes, d'un monument commémoratif ou cénotaphe plutôt que d'une tombe ayant effectivement abrité les sépultures de la famille.
L'inscription honorifique élevée à Tiddis en l'honneur d'Urbicus retrace sa carrière et le qualifie de patron. Son lieu de naissance exact reste toutefois discuté : Gascou souligne que l'identification ancienne de Tiddis comme sa patria a souvent été répétée sans démonstration décisive.
Farida Amrous, reprenant le décompte publié par Berthier, signale dix-huit personnes portant le gentilice Lollius à Tiddis.
L'identification moderne de Tiddis remonte au milieu du XIXe siècle. J. Marchand attribue à Léon Renier et au colonel Creuly la reconnaissance, en 1852, du nom antique et de la formule res publica Tidditanorum à partir d'inscriptions découvertes au Kreneg.
Les recherches prennent une forme plus organisée au début des années 1860. En 1862, Jacques Auguste Cherbonneau indique avoir copié plusieurs inscriptions du Kreneg alors qu'il installait des ouvriers destinés à des fouilles ordonnées par le préfet du département. Son rapport publié en 1863 décrit le dégagement de la porte orientale et de l'enceinte ainsi que l'étude de la nécropole située à l'est du rempart.
Les monuments funéraires continuent d'attirer l'attention au cours du siècle. Une étude publiée en 1876-1877 est consacrée aux dolmens et tumulus du Kreneg.
Les fouilles systématiques sous la direction d'André Berthier commencent en 1941. Elles se poursuivent, avec des interruptions, pendant environ trois décennies. Les campagnes mettent progressivement au jour les principaux monuments aujourd'hui visibles et alimentent une série d'études spécialisées sur l'épigraphie, les nécropoles, les cultes, l'artisanat et l'hydraulique.
En 1966, Roger Guéry réalise des sondages stratigraphiques ponctuels qui apportent des informations complémentaires sur les phases d'occupation. Claudia Kleinwächter a souligné l'intérêt de ces observations, insuffisamment intégrées selon elle dans la synthèse publiée ensuite par Berthier.
La monographie Tiddis. Cité antique de Numidie, publiée par Berthier en 2000, rassemble une grande partie des résultats accumulés depuis les années 1940. Kleinwächter a néanmoins relevé plusieurs limites de cette synthèse, notamment la difficulté à distinguer les phases successives d'occupation, l'incertitude de certaines identifications architecturales ou religieuses et le caractère hypothétique de plusieurs datations. Les travaux plus récents ont ainsi conduit à réexaminer plusieurs interprétations anciennes, notamment celles concernant les bâtiments de stockage et les structures associées au culte de Mithra.