| Famille de Montgommery | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'azur au lion d'or, armé et lampassé d'argent. | |
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| Fondateur | Roger Ier de Montgommery († av. 1048) | |
| Période | XIe siècle – XVIIe siècle | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Pays | France, royaume d'Angleterre et duché de Normandie | |
| Fiefs tenus | en France : Alençon, Bellême, Hiémois, Ponthieu, Sainte-Foy-de-Montgommery en Angleterre : Eye, Holderness, Lancastre, Pembrokeshire, Shrewsbury |
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| Titres obtenus | vicomtes, comtes | |
| Fonctions ecclésiastiques | abbesse d'Almenêches | |
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La famille de Montgommery (ou Montgomery, Montgomerie) est une famille anglaise originaire de Normandie, tirant son patronyme du fief de Montgommery, aujourd'hui réparti entre Saint-Germain-de-Montgommery et de Sainte-Foy-de-Montgommery (depuis 2016, communes déléguées de Val-de-Vie), dans le Calvados.
La famille tire son nom d'un simple hameau à l'origine, qu'elle tenait en fief. C'est seulement au XIIIe siècle qu'il est fait mention de l'existence de deux paroisses, à savoir Sancta Fides de Monte Gomerico en 1244 et parrochia Sancti Germani de Monte Gomeri en 1263, c'est-à-dire respectivement Sainte-Foy-de-Montgommery et paroisse Saint-Germain-de-Montgommery transcrites toutes les deux dans un texte rédigé en latin médiéval. En revanche, le nom de ce hameau du pays d'Auge, aujourd'hui situé dans le département du Calvados, est attesté antérieurement sous les formes latinisées in Monte Gomeri en 1027-1035, de Monte Gomerii en 1042 et de Monte Gomerico en 1067-1083.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en Mont-, appellatif toponymique signifiant « colline, élévation, petit mont », suivi d'un élément -gommery pour lequel il existe deux explications possibles. Dans un premier cas, il peut s'agir d'un toponyme primitif en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise servant à localiser ou à indiquer une propriété, auquel a été ajouté l'appellatif mont postérieurement, d'où un hypothétique *Gomariacum « propriété de Gomoharius ou Gomarius » (Förstemann, I, 691), nom de personne de type germanique. Le suffixe -(i)acum a régulièrement donné la terminaison -i > -y dans les régions situées au nord de la France. On retrouve d'ailleurs ce type de formation par exemple dans Mont Canisy, autre lieu du Calvados. Cet anthroponyme est bien identifié dans Gommery (Belgique, Gumerei 1222 ; Gomerei 1230) et dans des formations en -ville comme Gommerville (Eure-et-Loir, Gomario villa 690) et Gommerville (Seine-Maritime, Gomervilla 1181-1183). Dans un second cas, on peut identifier directement le nom de personne germanique Gomericus (Marie-Thérèse Morlet, I, 116).
Remarque : la désinence -(i)us latinise les noms de personnes germaniques rencontrés dans les textes rédigés en latin médiéval. Albert Dauzat préfère les citer sous une forme germanique, en l’occurrence Gumarich, comprendre Gumarik. L'élément guma / gumo « homme » est issu du proto-germanique occidental *gumō (vieux saxon gumo, vieux haut allemand gumo / gomo, vieux norrois gumi > islandais gumi et norvégien gume ; gotique 𐌲𐌿𐌼𐌰 guma; apparenté au Latin homō) se retrouve dans des noms de personnes composés comme Gumohar et Gumarik, des noms de familles comme Gom(m)ery ou Gomez / Gomes ou des noms communs comme le vieil anglais brydguma > bridegroom.
Lors de la conquête de la Normandie, un fidèle compagnon d'armes de Rolf le Marcheur à son baptême en 912, se serait appelé Gomer. Cependant les Montgomery ne sont pas nommés dans le partage des fiefs de la Normandie entre Rollon et ses fidèles.
Le nom apparaît après la concession en 933 à Guillaume Longue-Épée de la « Terre des Bretons », par le roi Raoul, où les Montgomery sont en possession de biens dans le Nord-Cotentin, ce qui pourrait laisser supposer une origine franque.
Le premier personnage attesté est Roger Ier de Montgommery, dit Gomer († v. 1040), qui fait partie de l'entourage du duc de Normandie Robert le Magnifique. Son fils Roger II de Montgomery († 1094), accompagna Guillaume duc de Normandie en Angleterre en 1066 avec un contingent. Pour son service rendu, il reçut en plus des terres, le titre de comte de Shrewsbury. La puissance de Roger II est d'autant plus importante qu'il s'est allié matrimonialement avec la famille de Bellême (Roger épouse vers 1050 Mabile de Bellême († 1077) ; puis leur fils Robert II épouse Agnès de Ponthieu, fille du comte Guy), ce qui permit, à lui et à son fils, d'acquérir les titres de seigneur de Bellême, de comte d'Alençon et de Ponthieu.
Après le comte Guillaume († 1171), fils de Robert et d'Agnès, ses propres fils se partagent les domaines familiaux : le cadet Jean obtient le comté d'Alençon, alors que son frère aîné Guy II reçoit le Ponthieu et Montgom(m)ery.
L'héritière Marie de Ponthieu († 1250), fille de Guillaume II, petite-fille de Jean et arrière-petite-fille de Guy II de Ponthieu, épouse en 1208 Simon de Dammartin († 1239), comte d'Aumale et sire de Lillebonne. Leur fille Jeanne de Dammartin († 1279) est la 2e femme du roi Ferdinand III de Castille, et leurs enfants se partagent la succession : Éléonore de Castille († 1290), mariée au roi Édouard Ier d'Angleterre, est la nouvelle comtesse de Ponthieu ; alors que son frère Ferdinand de Castille († 1264) assume la suite des comtes d'Aumale et des seigneurs de Montgomery.
Ensuite, la famille héritière du comté d'Aumale et de la baronnie de Montgomery sera la maison d'Harcourt, car Jean V d'Harcourt épouse Blanche, comtesse d'Aumale et dame de Montgommery (fille de Jean II, petite-fille de Jean Ier, et arrière-petite-fille de Ferdinand de Castille-Aumale) (de plus, Jean V est aussi l'héritier de Lillebonne car son aïeul Jean III d'Harcourt avait épousé Jeanne, vicomtesse de Châtellerault, issue d'Agathe de Dammartin, dame de Lillebonne, fille de Simon et sœur benjamine de Jeanne de Dammartin ci-dessus).
Un nouveau partage des fiefs va intervenir : Aumale, par Marie d'Harcourt († 1476 ; fille de Jean VII, comte d'Harcourt — petit-fils de Jean V d'Harcourt — et femme d'Antoine de Vaudémont), échoit à la Maison de Lorraine, et bientôt aux Lorraine-Guise, ducs d'Aumale, princes de Lillebonne ; alors que Montgomery passe à un fils cadet de Jean V, Jacques Ier d'Harcourt-Montgomery (1343/1350-1405 ; seigneur de Noyelles), frère du comte Jean VI et de Philippe d'Harcourt, baron de Bonnétable.
Enfin, en 1543, Jacques Ier de Montgomery de Lorges (v. 1485-1562), Ecossais issu de la branche anglaise supposée des Montgomery et désireux de retrouver ses racines françaises, achète le comté de Montgommery au marquis François II d'Orléans-Rothelin († 1600 ; François IV de Montgomery), fils naturel de François d'Orléans-Longueville. Il est le père du malheureux Gabriel Ier de Lorges (1530-1574) ; époux d'Isabeau de la Tousche de Tranchelion et régicide involontaire de Henri II, d'où postérité et succession :
À la mort de Roger II en 1094, les Gallois profitèrent d'une conjonction d'événements favorables pour reprendre aux Montgommery toutes leurs conquêtes au Pays de Galles, et dévaster le Shropshire. Seul le château de Pembroke résista.
La famille de Montgomerie portait ordinairement « d’azur au lion d’or, armé et lampassé d’argent ».