Elle a reçu le label Ville et Métiers d'Art (VMA) en 2011 avec une trentaine d'artistes et d'artisans d'art dont une quinzaine sont installés à l'année.
Géographie
Localisation
Le territoire municipal de Sallertaine s'étend sur 4 976 hectares. L'altitude moyenne de la commune est de 6 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 0 et 18 mètres,.
Construit sur un îlot calcaire, Sallertaine est un bourg de fondation très ancienne dont le nom garderait le souvenir des marais salants qui l'entouraient jadis. Il domine le marais, vaste étendue sillonnée de part et d'autre de multiples canaux.
Pour la période 1971–2000, la température annuelle moyenne est de 12,4°C, avec une amplitude thermique annuelle de 13°C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 757 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet. Pour la période 1991–2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Le Perrier à 5 km à vol d'oiseau, est de 12,8°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 762,1 mm,. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site publié par Météo-France en .
Urbanisme
Typologie
Au , Sallertaine est catégorisée comme commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle appartient à l'unité urbaine de Challans, une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieue,,. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Challans, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
Occupation des sols
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de donnéeseuropéenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,7% en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,8%). La répartition détaillée en 2018 est la suivante: prairies (52,7%), zones agricoles hétérogènes (24,3%), terres arables (18,8%), zones urbanisées (4%), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2%). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire: la carte de Cassini (XVIIIesiècle), la carte d'état-major (1820–1866) et les cartes ou photos aériennes de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Histoire
Préalablement à la construction d'un lotissement, le service régional de l'archéologie des Pays de la Loire a prescrit un diagnostic archéologique, réalisé en sous la direction de Jean-Yves Langlois de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). Ce travail, réalisé au lieu-dit de la Caillaudière, a révélé une occupation gallo-romaine. L'aménageur bénéficiant du Fonds national pour l'archéologie préventive (FNAP), une fouille archéologique a eu lieu d' à sous la responsabilité de Marie-Claude Bakkal-Lagarde, ingénieur de recherches de l'INRAP. L'emprise d'environ un demi-hectare était pour partie composée de terre noire nécessitant la mise en œuvre de techniques peu usitées pour l'époque antique mais bien connues des préhistoriens (notamment le relevé 3D de tous les artefacts). Les recherches révélèrent la présence d'un quartier urbain du Haut-Empire qui s'étend au nord et à l'ouest. Le quartier fouillé se distingue des sites gallo-romains traditionnels par la présence de tuguria (tugurium au singulier). Ces unités d'habitation composées d'une pièce unique étaient réalisées en bois et torchis avec une couverture de chaume ou de roseau (ancêtre des bourrines?). Les pièces étaient repérables par les solins de pierre (schiste et calcaire). Quelques trois mille clous, souvent en relation avec les solins, suggèrent un assemblage de planches pour la réalisation des parois. Une quinzaine de tuguria ont été localisées. Quatre possédaient un foyer composé d'une sole d'argile réalisée sur le sol. Sept disposaient d'un puits individuel (avec cuvelage en pierre sèche). Les puits et les pièces d'habitat s'organisent de part et d'autre de venelles qui aboutissent sur des voies empierrées de galets et de graviers orientées est-ouest et nord-sud. Plusieurs périodes d'aménagement et de réaménagement ont été pressenties lors de la fouille. L'étude du mobilier et les analyses de lames minces (micromorphologie) apportent des données plus précises. Le site a été occupé exclusivement pendant le Haut-Empire.
Aucun vestige de période antérieure ou postérieure n'a été découvert lors de la fouille de 2008–2009. Le mobilier archéologique est principalement constitué de fragments de poteries (plus de 60 000 tessons), de céramique commune et sigillée et de faune (avec une forte représentation des ovicaprinés, puis des bovinés et très peu de suinés) (Ouest-France ). La céramique a révélé l'importance de l'axe ligérien dans les échanges économiques avec le Centre de la France métropolitaine.
Concernant le paléoenvironnement, ce quartier d'habitat du Haut-Empire était sur le littoral du marais breton-vendéen dont le colmatage était probablement amorcé. Aucune activité artisanale ne fut découverte dans ce quartier, suggérant que les habitants pouvaient avoir des activités en relation avec la rupture de charge des bateaux et des moyens terrestres.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10000habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinqans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 3 518 habitants, en évolution de +13,52% par rapport à 2017 (Vendée: +5,68%, France hors Mayotte: +2,36%).
En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 40,8%, comme la moyenne départementale. Le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 25,3% la même année, alors qu'il est de 26,5% au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 1 760 hommes pour 1 758 femmes, soit un taux de 49,97% de femmes, inférieur au taux départemental (51,00%),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit:
Pyramide des âges de la commune en 2023 en pourcentage
Hommes
Classe d’âge
Femmes
5,3
80 ou +
5,6
19,2
65-79 ans
20,5
13,5
55-64 ans
14,5
19,9
40-54 ans
20,0
15,8
25-39 ans
15,7
9,5
15-24 ans
8,8
16,8
0-14 ans
14,9
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2023 en pourcentage
l'église Saint-Martin du XIIesiècle, fleuron du patrimoine architectural du Nord-Ouest vendéen, constitue une merveille de l'art roman angevin et témoigne de l'intérêt des lieux;
une seconde église y a été construite et inaugurée en 1911;
le moulin de Rairé fonctionne avec la force du vent, sans interruption, depuis 1560. Le moulin a un mécanisme traditionnel et fabrique de la farine de maïs, d'orge, d'avoine et de blé;
le calvaire monumental du père Louis-Marie Grignion de Montfort est édifié en lors d'une mission d'évangélisation; détruit un mois après le passage du prêtre, il est reconstruit en 1852 avec le dépôt d'une grande croix en bois avec un Christ en fonte.
Par ailleurs, un des panneaux d'entrée de la commune arbore le nom de la cité utilisé en patois maraîchin local, Sertaïne, en dessous de l'appellation Sallertaine.
Héraldique
Blason
Tiercé en bande: au 1er d'or, au 2e d'azur à trois canards d'argent volant en bande, au 3e de sinople; à la crosse au naturel chargeant, à senestre l'or et le sinople et disparaissant sous l'azur.
Claude Moreau, ancien coureur cycliste professionnel de 1982 à 1984, y est né en 1958.
Idéal du Gazeau, trotteur français né en 1974 à Sallertaine, vainqueur notamment à deux reprises, en 1981 et 1983, du Prix d'Amérique.
Notes et références
Notes
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50% de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Challans comprend une ville-centre et deux communes de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1erjanvier2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1erjanvier2025, date de référence statistique: 1erjanvier2023.
12Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, «Les types de climats en France, une construction spatiale», Cybergeo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no501, (DOI10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
↑Michel Dillange - Sallertaine. Ancienne église Saint-Martin - p.109–112, dans Congrès archéologique de France. 151esession. Vendée, 1993, Société française d'archéologie, Paris, 1996.