| Naissance | |
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| Décès |
(à 70 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
司空曙 (Sikong Shu) |
| Nom de naissance |
司空曙 (Sikong Shu) |
| Autres noms |
nom de courtoisie : Wenming (文明) ; selon d’autres sources Wenchu (文初) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités |
Sikong Shu (chinois : 司空曙 ; chinois traditionnel : 司空曙 ; pinyin : ; Wade : Sz’u-k’ung Shu) est un fonctionnaire et un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Selon l’anthologie Poésie complète des Tang son prénom de courtoisie est Wenming (文明), vol. 292. Originaire de Guangping, il naît en 720 et meurt en 790. Dans sa carrière de fonctionnaire, il connaît un succès modéré. Il est l’un des « Dix talents de l'ère Dali »,.
Sikong Shu naît à Guangping (aujourd’hui comté de Yongnian au Hebei) en 720. À cause de la violence de la rébellion d'An Shi, il se réfugie dans le Sud où il connaît une vie d’exil. Quelques années plus tard, il retourne à Chang'an au Nord. Il réussit les examens impériaux et devient jinshi (lettré). Il aurait été secrétaire principal à Luoyang. Il gravit les échelons et il exerce le poste de conseiller impérial de gauche. À Chang'an, il échange des poèmes avec, entre autres, Lu Lun, Dugu Ji et Qian Qi. Par la suite, à cause d’une affaire, il est rétrogradé au poste de sous-préfet de Changlin (aujourd’hui au nord-ouest de Jingmen, Hubei) où il vit un autre exil,.
Vers 785, lorsque Wei Gao (en) est nommé commandant militaire de Jiannan au Sichuan, il appelle Sikong Shu à rejoindre son état-major. Ce dernier devient directeur adjoint honorifique au ministère des Travaux hydrauliques. Il termine sa carrière en tant que comme directeur adjoint au ministère des Travaux publics. Il meurt en 790 vol. 292.
Comme sa carrière a été semée d’embûches et qu’il a connu de longs exils, il montre souvent une sollicitude profonde envers ses amis malheureux. De caractère droit et intègre, Shu ne cherche jamais à courtiser les puissants. Homme franc et doté d’un talent exceptionnel, il est l’un des « Dix talents de l'ère Dali », aux côtés d’écrivains contemporains tels que Lu Lun, Qian Qi et Han Hong.
Après avoir traversé la rébellion d’An Lushan, Sikong Shu se détache des affaires du monde et confie ses sentiments aux paysages et aux montagnes. Ses poèmes portent souvent une tonalité mélancolique et expriment parfois les sentiments laissés par les troubles de son temps. Ils traitent principalement des paysages naturels, des sentiments pour sa terre natale ou ses voyages ou des plaisirs simples de la vie rurale. Ils sont le plus souvent des compositions offertes lors de voyages et de séparations. Son style poétique, raffiné et élégant, lui vaut d’être l’un des « Dix talents de l'ère Dali ».
Sikong Shu excelle en poésie lyrique, et l’on trouve chez lui de nombreux vers célèbres, dont les deux premiers du poème qui suit.
| Chinois
乍见翻疑梦, |
Traduction libre
À te voir soudain, je crus d’abord rêver, |
Le poème suivant de Sikong Shu est très célèbre.
| Chinois
钓罢归来不系船, |
Traduction libre
Après la pêche, je rentre sans attacher la barque, |