| Tes yeux bleus D 47 | |
Couverture de la partition (édition posthume Costallat, 1913). | |
| Genre | mélodie française |
|---|---|
| Musique | Emmanuel Chabrier |
| Texte | Maurice Rollinat |
| Langue originale | français |
| Dates de composition | 1883 (?) |
| Dédicataire | Jeanne Campredon |
| Publication | 1913 Costallat |
| Création | Paris, salle Pleyel |
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Tes yeux bleus est une mélodie pour voix et piano d'Emmanuel Chabrier composée sur un poème de Maurice Rollinat.
Tes yeux bleus, sur un poème de Maurice Rollinat (incipit : « Tes yeux bleus comme deux bluets »), est vraisemblablement composé par Chabrier en 1883.
L'œuvre est créée (avec Chanson pour Jeanne) lors d'un concert de la Société nationale de musique à Paris, salle Pleyel, le , avec le compositeur au piano,,.
La partition est publiée dans l'Album du Gaulois (recueil et supplément musical du journal Le Gaulois) en 1885 puis à titre posthume en 1913 par Costallat (ainsi que dans Emmanuel Chabrier, Mélodies, vol. 2, Heugel, 1997), et porte une dédicace « à Madame Jeanne Campredon, de l'Opéra » dans l'édition posthume,.
Gérard Condé relève que l'ouvrage « pourrait être le sixième Wesendoncklieder et, peut-être, le plus tristanesque ; rien d'épigonal pourtant dans cette expression des morsures enivrantes du désir. La pulsation régulière des croches permet d'installer une ambiguïté entre ![]()
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, équivalent rythmique des glissements chromatiques ».
Pour Roger Delage, « Tes yeux bleus semble comme une rêverie sur le grand duo de Tristan. [...] Le balancement fragile du chant, suspendu au battement régulier d'un temps impassible, les douloureuses plaintes qui s'élèvent faiblement de cette sorte de chambre close, fascinent comme un bonheur qu'on chercherait vainement à atteindre ».
Dans le catalogue des œuvres d'Emmanuel Chabrier établi par Delage, Tes yeux bleus porte le numéro D 47. La partition connaît également une orchestration pour cordes de l'auteur,.
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