| Vattetot-sur-Mer | |||||
La mairie-école en 2011. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Le Havre | ||||
| Intercommunalité | CA Fécamp Caux Littoral Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Stéphanie Cayeux 2026-2032 |
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| Code postal | 76111 | ||||
| Code commune | 76726 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Vattetotais | ||||
| Population municipale |
328 hab. (2023 |
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| Densité | 64 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 43′ 40″ nord, 0° 16′ 53″ est | ||||
| Altitude | Min. 0 m Max. 109 m |
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| Superficie | 5,14 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Le Havre (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fécamp | ||||
| Législatives | 9e circonscription de la Seine-Maritime | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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| Liens | |||||
| Site web | https://vattetotsurmer.fr/ | ||||
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Vattetot-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Commune du pays de Caux, cette petite commune normande se trouve entre Étretat et l'agglomération de Fécamp.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau,.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 918 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Octeville-sur-Mer à 22 km à vol d'oiseau, est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 790,7 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le .
Anomalie pour le mercure : Ifremer analyse périodiquement la teneur des moules en quelques contaminants toxiques (métaux lourds notamment) sur un réseau de points du littoral Manche et Atlantique. Le hameau de Vaucottes fait partie de ces points de contrôle.
Alors que les moules du reste du littoral breton, normand et bas-normand présentent des médianes proches de la médiane nationale (0,15 mg de mercure total par kilogramme de moules en poids sec), deux lieux se montrent plus contaminés au début des années 2010 : ce sont Villerville (1,5 fois la médiane supérieure) et surtout le point Vaucottes où les moules en contiennent en moyenne 0,37 mg par kilogramme de moules en poids sec),, soit 2,5 fois plus contaminées par le mercure que la médiane nationale, sans explication claire à ce jour (parmi les records de France).
Ce mercure ne peut provenir de l'embouchure de la Seine où les moules en contiennent bien moins. Les moules du pays de Caux (au nord de l'estuaire de la Seine en Seine-Maritime) présentent des taux de mercure anormalement élevés et parmi les plus élevés du littoral français. Une des sources de ce mercure semble être un flux d'eaux souterraines karstiques via des résurgences qui s'écouleraient le long d'une zone intertidale du pays de Caux. Ce mercure s'ajouterait à celui apporté par la Seine, généralement transformé en méthylmercure (plus toxique, et plus bioassimilable).
Au , Vattetot-sur-Mer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Havre, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (85,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,1 %), zones agricoles hétérogènes (19,2 %), forêts (14,2 %), zones humides côtières (0,4 %), prairies (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Watetot en 1162 ; Watetot en 1195 (Arch. S.-M. H — Hôtel-Dieu — Fds. Madeleine de Rouen) ; [In parr. de] Watetot en 1262 (Arch. S.-M. 19 H) ; [Parrochia de] Vatetot supra mare en 1274 (Archives départementales de la Seine-Maritime, 19 H.) ; [Sanctus Petrus de] Vatetot en 1337 ; [Saint Pierre de] Vattetot (Archives de Seine-Maritime, G 3267, 4, 1661, 737) ; [paroisse de] Vatetot sur la mer en 1398 (Archives nationales, P. 303-312-173.) ; Vattetot sur Mer en 1539.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale scandinave ou anglo-scandinave en -tot, appellatif issu du vieux norrois topt, toft « emplacement à construire, construction, établissement rural, ferme » qui a servi à la création d'au moins 300 toponymes et microtoponymes en Normandie, mais nulle part ailleurs en France.
Le premier élément Vatte- (< Wate) représente vraisemblablement un anthroponyme que l'on retrouve dans Vattemare, hameau de la même commune, conformément au phénomène de doublets (voir triplets), c'est-à-dire des noms de lieux normands formés sur le nom de la même personne avec un appellatif différents. Ces doublets en -mare sont très nombreux du pays de Caux au Cotentin (mais absent hors de Normandie), ainsi trouve-t-on : Bretteville-du-Grand-Caux et sa mare de Brettemare (pays de Caux) ; Illeville-sur-Montfort et sa mare d'Illemare (Roumois) ; Gatteville-le-Phare et son étang de Gattemare (Cotentin) ; etc.
François de Beaurepaire propose le nom de personne anglo-saxon *Watta (*Hwata), non attesté mais qui serait postulé par les noms de lieux anglais Watton, Watthall, etc., il propose aussi l'anthroponyme germanique continental Watto que l'on retrouve possiblement dans Vatteville-la-Rue (Seine-Maritime, Watevilla 1025). *Watta (*Hwata) semble également associé à un autre appellatif dans Vattecrist (pays de Caux, Wateclite XIIe siècle), dont l'étymologie est obscure. Il existe aussi un nom de personne norrois Hvati (forme issue de Hvatr, vieux danois Hoat [Hwat]).
Remarque : le passage de W- à V- est un phénomène régulier en ancien normand qui s'est produit à partir du XIIe siècle, il se traduit plus tardivement dans la graphie que dans la prononciation (originellement [w] comme dans l'anglais William, issu de l'ancien normand), c'est pourquoi René Lepelley recommande la prononciation [v-] pour parler de l'écrivain normand Wace qui vivait au XIIe siècle cf. le patronyme normand Vasse, fréquent dans le pays de Caux.

Le hameau de Vaucottes (Vaucote en 1461, dit aussi Vaucottes-sur-Mer, 1953) est un ancien village et port médiéval (Le port de Vaucoste, cacographie pour Vaucotte) qui était en 1599 fief du seigneur de Bailleul. Il sera rattaché à la commune de Vattetot le (Vaucottes abritait alors 109 habitants dans 29 maisons). Ce microtoponyme existe au moins en trois exemplaires en Normandie, tous situés sur le littoral, à savoir : Vaucotte (Manche, la Hague, plage de Jardeheu) et Vaucotte (Calvados, Luc-sur-Mer) que François de Beaurepaire compare aux Walcott et Walcot anglais auxquels il attribue le sens de « maison de paysan », bien que l'élément Wal- représente le vieil anglais wealh « étranger, briton, gallois » cf. Walcot (Berkshire, Wealcot 968).
Le bois des Hogues (d'une plus étendue silva de Hogis en latin médiéval, du vieux norrois haug accusatif de haug « colline, hauteur » cf. Les Hogues), de Boclon (Bocolunda silva 1032, Bokelont 1218, du vieux norrois lundr, accusatif lund « bosquet » cf. forêt de la Londe, précédé de bóka, génitif pluriel de bók « hêtre » cf. Bouquelon) et celui des Loges (vieux bas francique *laubijā > ancien français loge au sens de « hutte, cabane en bois » cf. allemand Laub « feuillage »), pourraient être des reliques d'une ancienne forêt littorale appelée forêt de Fécamp par les chroniqueurs. Ce bois abrite plusieurs fosses où selon une tradition locale, du minerai de fer aurait été extrait, mais il s'agirait plutôt de *faiscières[Quoi ?] ou *fusières[Quoi ?] peut être utilisées par les Gaulois pour en extraire les poudingues (pierre utilisée pour faire de petites meules). L'une de ces fosses est devenue une mare dite Mahais ou mahaise de Saintdémarque.
Le vallon de Vaucottes débouche via la valleuse de Vaucotte (autrefois défendue par un corps de garde) sur une plage relativement bien protégée, mais assez éloignée des grands centres.
Avec la mode des villégiatures en bord de mer, le hameau voit se construire plusieurs dizaines de villas (10 en 1901, 32 en 1906), mais l'infrastructure hôtelière ne s'y développe pas ; un café y est ouvert en 1870, un petit hôtel en 1886, qui complètent un établissement de bains (1883) constitué de quelques cabines de bains, tenues par un ancien marin et sauveteur, Célestin Levasseur, né là le .
Le vallon est propice aux inondations violentes en cas d'orage local (ex. ) et semble avoir connu une violente tempête accompagnée d'un petit raz de marée (ex. ) qui a emporté une maison et en a endommagé beaucoup d'autres.
Séquelles de guerre : un obus non-explosé est trouvé dans une ancienne carrière (Vaucottes) par un chiroptérologue. Finalement, les démineurs en trouvent 44 autres ; de gros obus français de 155 mm (« modèle 1915 ») de 43 kg chacun, chargés de 3,5 kg de mélinite.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007.
En 2023, la commune comptait 328 habitants, en évolution de +2,82 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
En se déroule le tournage du film « La Vallée des fous » réalisé par Xavier Beauvois, avec Jean-Paul Rouve et Pierre Richard