Wolf Biermann

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Wolf Biermann
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Wolf Biermann
Alias
Preußischer Ikarus
Naissance (89 ans)
Hambourg
Activité principale
auteur-compositeur-interprète ou auteure-compositrice-interprète, poète ou poétesse, dissident, écrivain ou écrivaine, compositeur ou compositrice, Liedermacher, chanteur ou chanteuse, acteur ou actrice, musicien ou musicienne, librettiste
Distinctions
citoyen d'honneur de Berlin, prix Georg-Büchner, commandeur de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, docteur honoris causa de l'université Humboldt de Berlin, prix Fontane, prix Friedrich-Hölderlin, Mörike-Preis der Stadt Fellbach, prix Heinrich-Heine, Deutscher Nationalpreis, prix Joachim-Ringelnatz, Deutscher Schallplattenpreis, prix allemand du cabaret satirique, Heinz-Galinski-Award, Marion-Samuel-Preis, Markgräfler Gutedelpreis, Point Alpha Prize, Deutscher Schallplattenpreis, Deutscher Schallplattenpreis, prix Ernst-Toller, Medaille für Kunst und Wissenschaft (Hamburg)
Auteur
Genres
musique traditionnelle, Q1962393
Wolf Biermann photographié par Oliver Mark, Hambourg 2007

Wolf Biermann, né le à Hambourg, est un poète et auteur-compositeur-interprète allemand.

Biographie

Il est né en 1936 à Hambourg,. Son père Dagobert Biermann, docker, communiste, membre de la résistance antinazie et juif, est assassiné en 1943 à Auschwitz,. Après la Seconde Guerre mondiale, Wolf adhère aux Junge Pioniere (Jeunes Pionniers), organisation communiste pour la jeunesse et fréquente le lycée à Hambourg, ce qui est alors assez rare chez les enfants d'ouvriers. À 17 ans, en 1953, il s'installe en RDA où il suit des études et travaille au Berliner Ensemble, le célèbre théâtre de Brecht.

En 1960, Biermann rencontre Hanns Eisler qui va avoir une influence déterminante. Il se met à composer et écrire, fonde en 1961 le Théâtre ouvrier et étudiant de Berlin-Est, mais la représentation d'une pièce sur la construction du mur de Berlin est interdite, le théâtre ferme en 1963 et Biermann est privé de public pendant six mois.

En 1964, il donne son premier concert en Allemagne de l'Ouest où paraît en 1965 son premier disque et son recueil de poésies la Harpe de barbelés (Die Drahtharfe) édité par Wagenbach à Berlin-Ouest. Sa situation en Allemagne de l'Est évolue encore en , avec le 11e congrès du Comité central du Parti socialiste unifié d’Allemagne (en allemand : Sozialistische Einheitspartei Deutschlands, ou SED). À la tribune, Erich Honecker, s'exprimant sur la politique culturelle, le cite parmi plusieurs noms d'artistes qu'il considère comme étant hostiles à l'État et au Parti. Pour autant, en 1966, il se marie avec l'actrice et chanteuse Eva-Maria Hagen, qui est déjà mère d'une petite fille de 11 ans, la future chanteuse Nina Hagen.

Désormais définitivement interdit de représentation et de publication en RDA, Biermann continue à se produire et à publier avec succès à l'Ouest, et ses œuvres circulent sous le manteau à l'Est. Mais il est suivi par des agents de la STASI qui le surveillent et qui identifient également ses contacts. La situation se durcit encore en 1976 : après un concert à Cologne, Biermann, déchu de la citoyenneté est-allemande, n'est pas autorisé à rentrer en RDA. Sa famille s'installe alors à Berlin-Ouest. C'est la fin des espoirs et, pour de nombreux dissidents, la fin de la solidarité critique vis-à-vis du régime de Honecker que la campagne de protestations à l'Ouest et à l'Est raidit encore plus. Des artistes quittent la RDA, d'autres sont harcelés par les services de l'État communiste.

Biermann poursuit sa carrière à l'Ouest, continue à critiquer la RDA tout en s'en prenant à la société ouest-allemande, « Je suis passé de la pluie au purin », déclare Biermann (« Jetzt bin ich vom Regen in die Jauche gekommen »), en modifiant un dicton populaire allemand, équivalent de « tomber de Charybde en Scylla »,. Mais il a perdu la foi en un véritable socialisme. Il aura l'autorisation exceptionnelle de rendre visite au dissident Robert Havemann en . Biermann réside désormais à Hambourg mais aussi à Banyuls-sur-Mer en France. Il écrit en 1998 une postface à l'édition allemande du Pianiste de Wladyslaw Szpilman.

Discographie

La Chausseestrasse 131, où vécut Wolf Biermann du temps de Berlin-Est, en 2015

Publications

Notes et références

  1. 1 2 3 Daniel Vernet, « M. Wolf Biermann, compositeur contestataire est déchu de sa nationalité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 5 6 Johanna Luyssen, « A l'ombre du mur #4. Wolf Biermann, chanteur et opposant de RDA : “Quand le mur est tombé, j'ai été surpris et un peu jaloux” », Libération,‎ (lire en ligne)
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 (de) « Wolf Biermann: Liedermacher, Grenzgänger und "Hamburger Jung" », Norddeutscher Rundfunk,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ Daniel Vernet, « Wolf Biermann entre les deux Allemagnes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. ↑ (de) Willi Winkler, « Verfluchte Menschheitsretterei », Süddeutsche Zeitung,‎ (lire en ligne)
  6. ↑ Présente dans l'édition française - Robert Laffont, 2001

Voir aussi

Liens externes