| elles@centrepompidou - Artistes femmes dans les collections du MNAM | |
| Type | Accrochage thématique des collections permanentes |
|---|---|
| Pays | France |
| Localisation | Centre Georges-Pompidou, Paris |
| Coordonnées | 48° 51′ 38″ nord, 2° 21′ 08″ est |
| Commissaire | Camille Morineau |
| Date d'ouverture | 27 mai 2009 |
| Date de clôture | 21 février 2011 |
| Fréquentation | 2,5 millions visiteurs |
| Prix d'entrée | 10€ ou 12€ selon période, TR 9€ ou 8€ |
| Organisateur(s) | Musée national d'Art moderne |
| Site web | Centre Pompidou Virtuel |
| modifier |
|
elles@centrepompidou est le troisième accrochage thématique des collections du musée national d'Art moderne (MNAM), à Paris. S'étendant sur les quatrième et cinquième niveaux du Centre Georges-Pompidou du au , l'accrochage est exclusivement consacré aux artistes femmes. Il a accueilli plus de 2,5 millions de visiteurs.
Cette exposition a eu un impact sur la visibilité du phénomène d'invisibilisation des artistes femmes. Le choix de n'exposer que des œuvres d'artistes femmes a fait l'objet de polémiques, reprochant notamment au musée de « placer les femmes dans un ghetto ».
Les commissaires sont : Camille Morineau (présentation à Paris), conservatrice au MNAM et Cécile Debray (présentation à Seattle), conservatrice au MNAM, collections historiques)
Commissaires associés : Quentin Bajac (conservateur au MNAM, collections photographiques), Valérie Guillaume (conservatrice au MNAM, collections architecture et design) et Emma Lavigne (conservatrice au MNAM, création contemporaine et prospective). Assistés d'Aurélien Lemonier (architecture) et Etienne Sandrin (vidéo)
Camille Morineau a par la suite réalisé d'autres d'expositions d'artistes femmes, telles que L'autre continent au Muséum d'histoire naturelle du Havre en 2016 et Women House à la Monnaie de Paris, en 2017.
Cet accrochage a été soutenu et porté par le directeur de l'époque Alfred Pacquement.
La scénographie est réalisée par l'agence Du&Ma et découpée en plusieurs parties thématiques, réparties sur les deux étages des collections permanentes du MNAM, plus particulièrement au niveau 4.
Au niveau 5, dans les collections modernes se trouve l'espace « Pionnières », qui met en lumière les artistes femmes des avant-gardes artistiques du XXe siècle.
Au niveau 4, le parcours thématique s'étend cette fois sur tout l'espace, divisé en six axes, « Feu à volonté », « Corps slogan », « Eccentric abstraction », « Une chambre à soi », « Le mot à l’œuvre », « Immatérielle ». Dans ce parcours se trouvent également des sections consacrés au design et à l'architecture : « elles@design », « architecture and feminism? ».
Durant les deux ans qu'a duré cet accrochage, 900 œuvres d'artistes femmes des collections du Centre Pompidou ont été exposées, que ce soit dans les espaces d'exposition, en vitrine, ou dans l'espace des nouveaux médias, parmi lesquelles :
L'accrochage a fait l'objet d'un grand nombre d’événements dont des projections, des cycles de conférences.
Selon Camille Morineau, cette initiative a contribué à favoriser, au cours de la décennie suivante, l’organisation de nombreuses expositions collectives et monographiques dédiées aux artistes femmes dans plusieurs musées parisiens. Dans le prolongement de Elles@centrepompidou, elle a assuré le commissariat de plusieurs expositions , parmi lesquelles la rétrospective Niki de Saint Phalle au Grand Palais (2014-2015), l’exposition Women House à la Monnaie de Paris consacrée à l'espace domestique, ainsi que des monographies dédiées à Kiki Smith (2019-2020), Françoise Pétrovitch (2021-2022) et Jean Tinguely (2024-2025) au Grand Palais. Elle a également pris part au projet Pionnières présenté au Musée du Luxembourg.
Par ailleurs, la mise en valeur des femmes photographes, déjà bien représentées dans les collections du Musée national d'art moderne, a contribué à l’émergence d’initiatives ultérieures. Cette dynamique s’est notamment traduite par l’exposition Qui a peur des femmes photographes ? 1839-1945, présentée au Musée d'Orsay du au . Cela donna lieu à plus d'exposition monographiques de femmes artistes par la suite au Centre Pompidou par exemple l’exposition consacrée à Suzanne Valadon en 2025.
Cette dynamique s'est poursuivie et amplifiée grâce à des institutions internationales, notamment la Tate Modern. Sous la direction de Frances Morris (2016-2023), qui avait auparavant géré les collections, l'institution présente 50 % d'artistes femmes dans une extension du musée, atteignant ainsi la parité. Cette stratégie, favorisant de nombreuses acquisitions préalables, a constitué un second signal fort pour le milieu muséal, démontrant la faisabilité d'une programmation à la fois équilibrée et de qualité.
L'exposition a ensuite fait l'objet d'une itinérance aux Etats-Unis et au Brésil.
"elles:sam", du nom du Seattle Art Museum, s'est tenu du au . Le musée de Seattle a accueilli une sélection d'artistes tournée vers la scène américaine conçue par Cécile Debray, commissaire de l'exposition, et Marisa C. Sanchez, commissaire associée du musée de Seattle L'exposition a été l'occasion de nombreux événements et performances à Seattle et ses alentours, sous l'intitulé "elles:seattle", proposant ainsi un cycle divisé en trois parties distinctes.
Au Brésil, l'exposition conçue par Cécile Debray et Emma Lavigne s'est organisée à partir d'une sélection d'artistes tournée vers la scène brésilienne et d'Amérique Latine.