Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat

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Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat
Image illustrative de l’article Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat
Dessin de la table d'offrandes portant la titulature complète du roi et découverte à Karnak
Nom en hiéroglyphe
M17Y5
N35
M17M17W25N35
X1
I9
M17Y5
N35
G17F4
X1 Z1
Transcription Imny In(w)-it=f Imn-m-ḥȝ.t
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XIIIe dynastie
Fonction principale roi
Prédécesseur Ioufeni
Dates de fonction -1788 à -1785 (selon K. S. B. Ryholt)
-1730 à -1724 (selon D. Franke)
Successeur Semenkarê Nebnoun
Famille
Père Antef (selon Ryholt)
Enfant(s) ♂ Amenemhat-Renséneb (selon Ryholt)

Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat est un roi de la XIIIe dynastie dont le règne se situe dans la première moitié du XVIIIe siècle av. J.-C..

Attestations

Sources contemporaines

Séânkhibrê est attesté par quelques objets contemporains, :

Dédicace à Séânkhibrê Séânkhibtaouy sur un architrave à Héliopolis.

A été attribuée au roi Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat une architrave provenant d'une tombe privée de la nécropole d'Héliopolis et indiquant que cette tombe est un don d'un roi dont le nom d'Horus est Séânkhibtaouy et le nom de Nesout-bity Séânkhibrê. Cependant, d'un point de vue stylistique tout comme le fait d'avoir le même nom pour celui d'Horus et celui de Nesout-bity à l'exception du signe de Rê pour le second remplacé par le signe des Deux Terres pour le premier, ces éléments permettent de date l'architrave d'un roi de la fin de la XIe dynastie ou du début de la XIIe dynastie, voire au plus tard du règne d'Amenemhat II.

Sources postérieures

Séânkhibrê Amenemhat est inscrit sur le Canon royal de Turin, une liste de rois rédigée au début de la période ramesside et qui sert de source historique principale concernant la Deuxième Période intermédiaire. Selon la lecture du papyrus par l'égyptologue danois Kim Ryholt, Séânkhibrê Amenemhat apparaît dans la 7e colonne, 10e ligne sous son nom de Nesout-bity Séânkhibrê,,.

Séânkhibrê Amenemhat est également mentionné sur la liste royal de Karnak, entrée 37.

Interprétation du nom de Sa-Rê

Son nom de Sa-Rê complet étant Amény-Antef-Amenemhat, il s'agit d'un nom multiple comme plusieurs autres souverains du début de la XIIIe dynastie en ont porté. Ce nom a été interprété de différentes manières :

Famille

L'interprétation faite des noms multiples change la reconstruction de la famille roayle du roi. Ainsi, différentes reconstructions s'opposent.

Point de vue de Kim Ryholt

Kim Ryholt propose que Séânkhibrê Amenemhat était membre d'une famille royale plus large comprenant les rois Sekhemkarê Amenemhat V, Amény-Qémaou, Hotepibrê Qémaou-Sahornedjhéritef et Ioufeni. Ainsi, Sekhemkarê Amenemhat V aurait été suivi par son fils Amény-Qémaou (Ameny étant le diminutif du nom Amenemhat), ce dernier étant suivi par Hotepibrê Qémaou-Sahornedjhéritef. Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat ferait également partie de la famille, étant le fils d'un Antef et le petit-fils de Sekhemkarê Amenemhat. Un Antef, qualifié de Fils du Roi, est attesté par des scarabées datant de ce début de la XIIIe dynastie. Le prédécesseur de Séânkhibrê Amenemhat, le roi Ioufeni, ferait également partie de cette famille, bien que sa relation précise avec les autres membres ne puisse être établie en raison du manque de matériel datant de son très court règne. Moins de dix ans après le règne de Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat, un roi nommé Amenemhat-Renséneb est monté le trône. Suivant la même logique, il serait le fils d'un roi Amenemhat qui pourrait être Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat ou l'un des rois intermédiaires.

 
 
 
 
 

Sekhemkarê Amenemhat
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Amény-Qémaou
 
 
 
 
 
Antef
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Hotepibrê Qémaou-Sa-Hornedjhéritef
 

Ioufeni
 

Séânkhibrê Amény-Antef-Amenemhat
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Amenemhat-Renséneb
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Point de vue de Julien Siesse

Julien Siesse réfute la théorie des noms filiaux. Ainsi, selon lui, on ne peut rien déduire de la famille du roi si ce n'est qu'il y avait peut-être plusieurs Amenemhat. Il était donc peut-être lié familialement à ses prédécesseurs chez lesquels plusieurs Amenemhat son présents, mais sans pour autant connaître exactement la nature de ces liens.

Étendue du territoire contrôlé

Il n'est pas clair si Séânkhibrê a régné ou non sur toute l'Égypte. Il avait probablement le contrôle de la Basse-Nubie, qui avait été conquise pendant la XIIe dynastie et ne serait pas abandonnée avant au moins soixante ans. Son contrôle sur la Basse-Égypte est débattu. Ryholt pense que la XIVe dynastie cananéenne existait déjà à l'époque, formant un royaume indépendant contrôlant au moins le delta oriental du Nil. Si cette analyse est acceptée par certains spécialistes, dont Darrell Baker, elle est rejetée par d'autres, dont Gae Callender, Janine Bourriau, Manfred Bietak, James et Susan Allen, Daphna Ben-Tor, Wolfram Grajetzki et Julien Siesse qui affirment que la XIVe dynastie ne pouvait pas exister avant le roi Khâneferrê Sobekhotep ou ,,,,,, voire avant la fin de la XIIIe dynastie.

Titulature

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le cartouche inscrit au nom de Séânkhibrê se trouve sur la colonne du haut ; à droite de ce cartouche se trouve le nom d'Horus Séânkhibtaouy sans le serekh.

Références

  1. 1 2 3 Ryholt 1997, p. 338.
  2. 1 2 Siesse 2019, p. 375.
  3. ↑ Hayes 1978, fig. 226, p. 343.
  4. ↑ Yoyotte 1957, p. 88 (2cc).
  5. ↑ Kamāl 1909, item 23040, p. 31–37.
  6. ↑ Mariette 1875, Pl. 9-10, p. 45-46.
  7. ↑ Foissy-Aufrère 1985, fig. 41, p. 76-80.
  8. 1 2 Siesse 2019, p. 61.
  9. ↑ Franke 1988, p. 267–268, note 57.
  10. ↑ Grajetzki 2024, p. 51.
  11. ↑ Ryholt 1997, p. 73 et 338.
  12. 1 2 Baker 2008, p. 33–34.
  13. ↑ Siesse 2019, p. 27 et 375.
  14. ↑ Siesse 2019, p. 34 et 375.
  15. ↑ Ryholt 1997, p. 214-215.
  16. 1 2 Siesse 2019, p. 65-67.
  17. ↑ Siesse 2019, p. 61-62.
  18. ↑ Ryholt 1997, p. 214-216.
  19. ↑ Ryholt 1997, p. 75-76.
  20. ↑ Callender 2000, p. 159-161.
  21. ↑ Bourriau 2000, p. 172.
  22. ↑ Ben-Tor, Allen et Allen 1999, p. 47-73.
  23. ↑ Ben-Tor 2007.
  24. ↑ Bietak 1991, p. 38.
  25. ↑ Grajetzki 2024, p. 83-84.
  26. ↑ Siesse 2019, p. 108-120.

Bibliographie