Horus Sa

Horus Sa
Image illustrative de l’article Horus Sa
Fragment de vase portant l'inscription Ḥwt-kȝ Ḥrw-Zȝ.
Nom en hiéroglyphe
G5V16
Transcription Hr-Zȝ
Période Époque thinite
Dynastie IIe dynastie
Fonction principale Pharaon
Dates de fonction XXVIIIe siècle AEC

Horus Sa est peut-être un roi de la IIe dynastie pendant la période thinite, mais son existence en tant que roi n'est pas totalement assurée.

Attestations

Les attestations d'Horus Sa sont proviennent toutes de Saqqarah :

Dans tous les cas, le nom Horus Sa n'apparaît pas dans un serekh et son identification en tant que nom d'Horus d'un roi est contestée. Le nom Horus Sa apparaît en effet toujours dans l'inscription Ḥw.t-kȝ Ḥrw-Zȝ (Maison du Ka d'Horus Sa), régulièrement trouvée avec les noms d'Inykhnoum et Ma'a-aper-Min, deux hauts fonctionnaires qui ont servi dans la maison du Ka. Durant la période thinite, la maison du Ka était un précurseur du temple mortuaire, un lieu où un culte au Ka d'un souverain décédé était célébré,.

Identité

Jürgen von Beckerath, Dietrich Wildung et Peter Kaplony ont proposé que Sa est une forme abrégée du nom Horus Sanakht. Wolfgang Helck rejette cet argument au motif que les inscriptions à l'encre des galeries est du complexe pyramidal de Djéser datent d'avant le règne de Djéser, alors que Sanakht a régné après Djéser pendant la IIIe dynastie. De plus, les inscriptions mentionnant la Maison du Ka d'Hotepsekhemouy sont stylistiquement similaires à celle d'Horus Sa qui placerait Sa comme membre de la IIe dynastie puisque Hotepsekhemouy fut le premier chef de cette dynastie. Ainsi, Helck a proposé qu'Horus Sa soit le nom d'Horus d'un autre roi obscur de la IIe dynastie, Ouneg, dont le nom d'Horus est inconnu. L'égyptologue Jochem Kahl a contesté cette hypothèse, identifiant Ouneg à Nebrê. Alternativement, Kaplony a reconstruit le nom Horus d'Ouneg à partir du fragment du Caire de la pierre de Palerme comme Ounegsekhemouy. Dans les deux cas, Horus Sa ne peut pas être le nom d'Horus d'Ouneg et les deux ne désigneraient pas le même roi. Par conséquent, Kaplony a assimilé Horus Sa à Nsw.t-bjty Wr-Za-Ḫnwm, Le roi de Haute et Basse-Égypte, Oursakhnoum et lui a attribué un règne de deux mois et vingt-trois jours durant l'interrègne entre Khâsekhemouy et Djéser. Cependant, l'hypothèse de Kaplony a été rejetée par la découverte de sceaux d'argile de Djéser dans la tombe de Khâsekhemouy, indiquant que le premier a immédiatement succédé et enterré le second. Horus Sa pourrait plutôt être le nom d'Horus de Séned ou un autre roi de la IIe dynastie, régnant à Memphis pendant la période troublée suivant le règne de Nynetjer. Cependant, des égyptologues tels que Jean-Philippe Lauer, Pierre Lacau et Ilona Regulski appellent à la prudence dans la lecture correcte des inscriptions. Surtout le signe de l'oiseau au sommet de la maison Ka pourrait aussi représenter une hirondelle, ce qui ferait que l'inscription serait lue comme Ouer-sa-hut-Ka (grande protection de la maison Ka). Ilona Regulski préfère la lecture comme une Horus-oiseau, bien qu'elle ne la voit pas explicitement comme le nom d'un roi. Elle date les inscriptions à la fin du règne de Khâsekhemouy.

Sépulture

Le lieu de sépulture d'Horus Sa est inconnu. Nabil Swelim associe Horus Sa à l'enceinte inachevée de Gisr el-Mudir à l'ouest de Saqqarah. Cette hypothèse n'est pas acceptée et le Gisr el-Mudir a été attribué à divers rois de la IIe dynastie, en particulier Khâsekhemouy. Alternativement, l'égyptologue Joris van Wetering a proposé que la tombe de la galerie utilisée par le grand prêtre d'Aton, Méryrê-Méryneith, à Saqqarah-Nord, était à l'origine celle d'Horus Sa, puisqu'une inscription Ḥwt-kȝ Ḥrw-sȝ fut trouvée dans le voisinage immédiat de la tombe,,.

Notes et références

Notes

  1. ↑ En termes de chronologie absolue, la détermination de dates exactes de début et de fin de règne est un exercice périlleux du fait de l'ancienneté du règne.

Références

  1. ↑ Lacau et Lauer 1965, p. 7-8 & Planches VI et VII.
  2. 1 2 Lacau et Lauer 1965, p. 7.
  3. 1 2 van Wetering 2002.
  4. 1 2 van Walsem 2001, p. 68-69.
  5. 1 2 Regulski 2004, p. 953 - 959.
  6. ↑ Helck 1979, p. 120-132.
  7. ↑ Schneider 2002, p. 243.
  8. ↑ Helck 1987, p. 103 & 108.
  9. ↑ Kahl 2007, p. 12–14 & 74.
  10. ↑ Kaplony 1981.
  11. ↑ Kaplony 1963, p. 380, 468 & 611.
  12. ↑ Wilkinson 1999, p. 83 & 95.
  13. ↑ von der Way 1997, p. 107-111.
  14. ↑ Swelim 1983, p. 33 & 181−182.
  15. ↑ Mathieson et al. 1997, p. 36, 38 & 53.
  16. ↑ Raven et al. 2002, p. 91-109.

Bibliographie

Liens externes

Voir aussi