Chepseskaf

Chepseskaf
Image illustrative de l’article Chepseskaf
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction principale roi
Prédécesseur Mykérinos
Dates de fonction XXVIe siècle / XXVe siècle / XXIVe siècle AEC
Successeur Djédefptah (Tamphthis) ou Ouserkaf
Famille
Grand-père maternel Khéphren (?)
Mykérinos (?)
Mère Khentkaous Ire (?)
Conjoint ♀ Bounéfer (?)
Enfant(s) ♀ Bounéfer (?)
Fratrie ♂ Djédefptah (?)
♂ Ouserkaf (?)
Sépulture
Nom Mastaba de Chepseskaf
Type Mastaba (prévu à l'origine pour une pyramide)
Emplacement Saqqarah-sud
Date de découverte 1858
Découvreur Auguste Mariette
Fouilles Gustave Jéquier
Objets Sarcophage fragmentaire en basalte

Chepseskaf est un pharaon de la IVe dynastie d'Égypte sous l'Ancien Empire. Il régna de six à huit ans entre la fin du XXVIe siècle et le début du XXIVe siècle. Les seules activités fermement datables de son règne sont l'achèvement du complexe du temple de la pyramide de Mykérinos et la construction de sa propre tombe en forme de mastaba à Saqqarah-Sud, le Mastaba el-Faraoun, signifiant « Le banc du pharaon ».

Généalogie

De nombreuses hypothèses ont été émises concernant la parentée de Chepseskaf, que ce soit concernant ses origines, ses épouses et ses enfants. Les seules éléments certains sont les suivants :

La seule relation que les égyptologues pensaient acquise, celle avec la princesse Khâmaât, épouse du grand prêtre de Ptah Ptahchepsès Ier et longtemps considérée comme la fille de Chepseskaf, s'avère être fausse : il s'agit en réalité de la fille du roi Ouserkaf,,.

Parmi les dernières reconstructions généalogiques proposées, Chepseskaf est vu comme le fils de la reine Khentkaous Ire et le frère d'Ouserkaf, hypothèse défendue notamment par Vivienne Gae Callender et Miroslav Verner,.

Quant à sa relation avec la reine Bounéfer, elle est considérée soit comme son épouse,, soit comme sa fille, bien que plusieurs chercheurs ne se prononcent pas,.

Règne

Si ce roi est moins connu que ses prédécesseurs, c'est d'une part à cause de la relative brièveté de son règne et, d'autre part, parce qu'on ne lui connaît pas beaucoup de vestiges archéologiques aussi importants que, par exemple, la pyramide de Mykérinos ; la tombe du roi était d'ailleurs très pauvre d'un point de vue épigrahique. Le règne de Chepseskaf reste en outre entouré de plusieurs questions troublantes qui font encore débat parmi les égyptologues et historiens faute de découvertes venant confirmer ou infirmer les différentes hypothèses à son sujet. La famille du roi, la durée de son règne, le choix du site de son tombeau ainsi que la forme du monument, la succession du roi, tous ces points restent dans l'incertitude de l'histoire d'une fin de dynastie où semblent se concurrencer les différentes lignées royales pour le trône d'Horus. Khentkaous Ire, au titre de « mère de deux rois de Haute et Basse-Égypte », personnage entouré du même trouble lié à la fin de la IVe dynastie, s'est fait édifier un tombeau à proximité de celui de Mykérinos. Il semble qu'elle ait joué un rôle important dans le passage de la IVe dynastie à la Ve dynastie avec l'avènement d'Ouserkaf.

Durée

La durée exacte du règne de Chepseskaf est inconnue. Le Canon royal de Turin, liste royale datant du Nouvel Empire, lui attribue un règne de 4 ans. La liste royale dressée par Africanus, copie fautive de l'œuvre Ægyptiaca du prêtre égyptien Manéthon, qui vécut au IIIe siècle avant l'ère commune, lui attribue 7 ans de règne. Ces durées, issues des listes royales écrites des siècles, voire millénaires, après la IVe dynastie, sont à prendre avec précaution.

Les années de règne de la IVe à la VIe dynastie étaient comptés en numérotant les recensements de bétail depuis le début de chaque règne ; ces recensements avaient lieu plus ou moins tous les deux ans, avec semble-t-il des exceptions, notamment les 7e et 8e recensements de bétail du règne de Snéfrou qui ont été consécutifs selon le sixième registre des annales inscrites sur la pierre de Palerme,.

L'attestation contemporaine donnant une durée de règne la plus élevée est celle mentionnant une « année après le premier recensement », attesté le décret concernant la pyramide de Mykérinos. Son règne a dont duré au moins deux ans. D'autres dates, toute de l'année de couronnement, sont attestées dans les mastabas G 5552 (cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops) et G 7450 (cimetière est du complexe funéraire de Khéops). Se basant sur le Canon royal de Turin, une partie des égyptologues estime son règne à quatre, voire six ans en additionnant le règne de deux ans qu'accorde la liste royale à son successeur Djédefptah, jugé fictif par de nombreux chercheur. Toutefois, certains égyptologues envisagent un règne un peu plus long, de sept à huit ans, en raison des dimensions de son tombeau. De plus, selon des analyses de des fragments de la pierre de Palerme, l'espace compris entre la première année de règne de Chepseskaf et celles de son successeur n'excède pas sept années de règne.

Années conservées sur la pierre de Palerme

Le règne de Mykérinos, comme ceux de tous les rois ayant régné avant le milieu de la Ve dynastie était conservé sur les annales de la pierre de Palerme. Plus précisément, le règne de Mykérinos devait être situé au haut du verso de la pierre. Cependant, l'état fragmentaire de la pierre ne conserve que peu de choses de son règne. En effet, s'il était peut-être enregistré sur le registre supérieur du verso du fragment du Caire no 1, registre complètement illisible du fait de l'état abrasé de la pierre, c'est surtout le registre supérieur du verso du fragment de Palerme qui semble conserver la toute fin du règne de Mykérinos et le tout début de celui de son successeur Chepseskaf

Ce qui semble être la dernière année du règne de Mykérinos et la première année du règne de Chepseskaf sont attestées sur le registre supérieur du verso du fragment du Caire no 1 des annales conservées sur la pierre de Palerme :

  • Mykérinos :
    • « ... mois et vingt-quatre jours » (ȝbd ... sw 24),
  • Chepseskaf :
    • « ... mois et onze jours ; apparition du roi de Basse et Haute-Égypte ; unification de la Haute et Basse-Égypte ; contournement du mur ; fête du diadème ; création de deux (statues de) Oupouaout ; suivi par le roi des dieux qui unit les Deux Terres (?) ... provisionneurs (?) choisissant l'emplacement de la pyramide « Fontaine de Chepseskaf » ; ... le sanctuaire-sénout de Haute et Basse-Égypte : tous les vingt jours ; ... 1[6]24 ... [6]00 ; quatre coudées trois paumes deux doigts et demi » (ȝbd ... sw 11 ; ḫˁ(t)-nsw.t-bjty ; smȝ Šmˁ Tȝ-Mḥw ; pẖr ḥȝ jnb ; ḥb-sšd ; mst Wp-wȝwt 2 ; šms nsw.t nṯr.w smȝ Tȝ.wy ... [ḫntjw (?)-]š šsp st qbḥ-Šps-s-kȝ.f ; ... Šmˁ Mḥw snwt 20 hrw nb ; ... 1[6]24 ... [6]00 ; mḥ 4 šsp 3 ḏbˁ 2½).

Succession

La transition vers la Ve dynastie après sa mort demeure largement obscure. Entre lui et Ouserkaf, un roi nommé Djédefptah, mentionné par plusieurs listes royales, pourrait avoir régné pendant une courte période (le Canon royal de Turin donne le chiffre de 2 ans). Cependant, cet obscur roi est souvent consédéré comme fictif, issu de traditions ultérieures s'influençant les unes les autres.

La relation entre Chepseskaf et Ouserkaf n'est quant à elle pas certaine, l'une des hypothèses émises est que le premier soit le frère aîné du second, ce qui expliquerait le titre de la reine Khentkaous Ire,.

Attestations contemporaines

Les mentions de son règne subsistent aujourd'hui à travers les rares tombes de dignitaires contemporains qui se concentrent essentiellement à Gizeh et dans une moindre mesure à Saqqarah et Abousir. Ce sont de bons indices pour une durée de règne écourtée d'autant que la plupart de ces membres de la famille royale ou dignitaires de la cour ne font que citer le roi sans davantage de détails ce qui complique la compréhension de son règne :

  • Bounéfer, princesse de sang royal et prêtresse du culte de Chepseskaf enterrée à Gizeh (G 8408) ;
  • Kaounésout, inspecteur du palais royal, qui possède aussi son mastaba à Gizeh (G 8960) ; son fils aîné se nomme Chepseskaf-ânkh et a peut-être obtenu ce nom parce qu'il est né sous le règne de ce roi, ;
  • Chepseskaf-ânkh, médecin de la première moitié de la Ve dynastie enterré à Abousir, peut-être né sous le règne de Chepseskaf,
  • Netjerpounésout, autre prêtre funéraire, dont le mastaba situé également à Gizeh (G 8740) donne aussi une liste de souverains sous lesquels il servit cette fois depuis Djédefrê jusqu'à Sahourê, ;
  • Sekhemkarê, fils de Khéphren, prêtre des cultes funéraires royaux dont le mastaba découvert à Gizeh (G8154) a livré l'ensemble des règnes sous lesquels il vécut depuis celui de son père jusqu’à celui de Sahourê en passant donc par celui de Chepseskaf, ;
  • Ptahchepsès Ier, grand prêtre de Ptah, qui fait inscrire sur la stèle fausse porte de son mastaba à Saqqarah une biographie qui énumère également les règnes des souverains sous lesquels il vécut avec une mention particulière pour chaque règne depuis Mykérinos jusqu'à Niouserrê ; on y apprend ainsi qu'il est né sous le règne de Mykérinos et qu'il est éduqué à la cour avec les enfants royaux.

Monuments et statues

Restes de l'inscription de la statue de Chepseskaf.

La seule statue connue du roi sont les fragments de sa statue en dolérite retrouvé dans un coin de la cour du temple funéraire de son tombeau. Il lui a parfois été attribué une tête de statue retrouvée dans le temple de la vallée de Mykérinos ; cependant, aucun élément formel ne permet de l'attribuer à Chepseskaf.

Le seul évènement attesté ailleurs que sur la pierre de Palerme est sa stèle fragmentaire retrouvée dans le temple funéraire de la pyramide de Mykérinos sur laquelle est inscrit un décret royal de Chepseskaf attestant de l'intervention du roi en faveur du temple et du culte funéraire de son prédécesseur. En effet, Mykérinos est décédé avant d'avoir eu le temps de finir son complexe fuénraire, dont seules les fondations étaient posées ; en conséquence, Chepseskaf prit soin de finir le complexe en briques, manière plus rapide et efficace.

Sépulture

Mastaba de Chepseskaf

Si les annales et sources contemporaines qualifient le tombeau de Chepseskaf comme étant une pyramide (mer en égyptien antique) et qu'il s'est bien fait aménager un complexe funéraire, le monument n'a pas la forme d'une pyramide. S'il a pu être supposé que le tombeau avait été terminé à la hâte du fait de la mort précoce du roi, passant ainsi du plan prévu d'une pyramide à la réalisation d'un mastaba, les fouilles de Gustave Jéquier ont montré que le monument était prévu dès l'origine comme un mastaba. Le Mastaba Faraoun, comme l'appellent les habitants des environs, fait figure d'exception parmi les tombes royales de l'Ancien Empire. Si ce monument représentait une réelle volonté de rupture de la part de Chepseskaf, il ne pouvait être ignoré de ses contemporains et devait être bien visible depuis la capitale Memphis. Le fait que Djedkarê Isési ou encore plusieurs rois de la VIe dynastie aient choisi de bâtir leurs propres complexes funéraires à proximité n'est pas le fruit du hasard ou le fait d'un manque de place pour les édifier. Tout autour des dignitaires de la fin de l'Ancien Empire se feront aménager leurs mastabas.

Le tombeau royal initialement devait mesurer 105 × 78 mètres. Il est construit en blocs de grès revêtus de calcaire fin de Tourah ainsi que de granit rouge d'Assouan pour les assises basses. Son aspect final devait s'apparenter à celui d'un gigantesque sarcophage. Les appartements funéraires eux, sont conçus sur un plan comparable à ceux de la pyramide de Mykérinos, avec descenderie, couloir d'accès obturé par des herses de granit, antichambre et chambre funéraire de granit couverte par une voûte en chevrons, contenant le sarcophage royal. Le tout était complété par un temple funéraire, une chaussée montante et un temple d'accueil situé à la lisière entre les terres cultivées et le désert.

Titulature

Postérité

Ancien Empire

Le culte funéraire de Chepseskaf semble avoir été très limité après sa mort, probablement en raison de la brièveté de son règne. Seuls trois prêtres et fonctionnaires funéraires associés à ce culte sont documentés. Ce nombre est extrêmement faible comparé à celui des autres souverains de la IVe dynastie ; par exemple, 73 prêtres et fonctionnaires funéraires sont recensés pour Khéops et 21 pour Mykérinos. Le culte semble également avoir disparu plus rapidement que sous ses prédécesseurs. Alors que celui de ses prédécesseurs s'est perpétué jusqu'à la fin de la VIe dynastie, il n'est documenté pour Chepseskaf que jusqu'à la Ve dynastie.

L'importance économique du culte a également diminué sous Chepseskaf. De nombreux domaines agricoles étaient généralement établis pour fournir les offrandes. Soixante domaines ont été identifiés pour Khéops, mais seulement deux pour Chepseskaf.

Moyen et Nouvel Empire

La seule mention connue de Chepseskaf au Moyen Empire figure sur un bas-relief commandé par un boucher nommé Ptahhotep, dans la cour du temple funéraire du Mastaba de Chepseskaf. Apparemment, un culte dédié à Chepseskaf avait été rétabli au début du Moyen Empire, puisque Ptahhotep s'adresse au prêtre sur le bas-relief, lui demandant d'effectuer des offrandes. Il utilise ainsi le prestige du roi défunt pour s'assurer sa propre subsistance dans l'au-delà.

Sous la XVIIIe dynastie, au Nouvel Empire, plusieurs tombeaux modestes furent construits dans la cour du Mastaba de Chepseskaf. Sous la XIXe dynastie suivante, un vaste programme de restauration fut entrepris à l'échelle nationale sous Ramsès II, dirigé par son fils Khâemouaset. Des inscriptions attestent également des réparations effectuées sur le tombeau de Chepseskaf à cette époque.

Notes et références

Notes

  1. 1 2 En termes de chronologie absolue, la détermination de dates exactes de début et de fin de règne est un exercice périlleux du fait de l'ancienneté du règne, plusieurs chercheurs ont fait chacun des propositions ; on trouve par exemple :
  2. ↑ Ce titre est également interprété en « mère du roi de Haute et Basse-Égypte et roi de Haute et Basse-Égypte » par certains égyptologues ; cette hypothèse en ferait une régente qui aurait assuré réellement le pouvoir comme semblent l'indiquer les représentations de la reine retrouvées dans sa tombe de Gizeh. Cependant, le parallèle avec la reine Khentkaous II, qui porte le même titre et est clairement attestée pour être la mère de deux rois, suggère que c'est l'interprétation « mère de deux rois de Haute et Basse-Égypte » qui doit être conservée.
  3. ↑
    M23X1
    G39
    N35F32
    X1
    I9
    njswt sA.t n Xt f, seul ce titre de fille royale de sa chair retrouvé dans son tombeau de Gizeh permet de rattacher cette princesse à la famille royale mais sans éclairer davantage son ascendance directe. Le cartouche de Chepseskaf est bien cité mais lié à sa fonction cléricale, fonction par ailleurs inédite pour une princesse.
  4. ↑ Les années des recensements sont alors notées rnpt zp X, soit littéralement « Année de la Xe occasion », et les années intercalaires sont alors notées rnpt m-ḫt zp X, soit littéralement « Année après la Xe occasion ».
  5. ↑ Toby Wilkinson, Iorwerth Eiddon, Stephen Edwards et Marshall Clagett attirent l'attention sur une mention particulière de l'année du couronnement : la « Fête du Diadème ». Celle-ci faisait manifestement partie de la cérémonie de couronnement, au cours de laquelle le nouveau souverain était paré de bijoux royaux consacrés, puis de la ou des couronnes. Cette fête est attestée au moins depuis le règne du roi Houni, puisqu'un bloc de granit conique de son époque et retrouvée enchassée à la base de la pyramide d'Éléphantine mentionne un « Palais du Diadème ». Wilkinson et Clagett soulignent que le mot égyptien ancien Séshed (Sšd ; hiéroglyphe égyptien V12) peut également signifier « bandeau » et/ou « cordon » et faisait probablement partie d'une coiffe distincte.
  6. ↑ Le texte désigne le tombeau comme une « pyramide », alors qu'il s'agit d'un mastaba. Le fait que les anciens Égyptiens aient qualifié ce mastaba de « pyramide » demeure une énigme, compte tenu de leur connaissance précise des différences architecturales et de l'existence d'un déterminatif spécifique pour « mastaba » dans l'écriture hiéroglyphique.
  7. ↑ Le nom du tombeau de Chepseskaf est Ḳbḥ Špss-kȝ-f, ce qui peut être traduit par « Fontaine de Chepseskaf », « Celui qui rafraîchit Chepseskaf » ou encore « La pyramide de Chepseskaf est purifiée ».
  8. ↑ Ces listes sont souvents fragmentaires pour la fin de la IVe dynastie, mais en comptant le nombre de noms qui devaient y être inscrits, il peut être constaté que systématiquement huit rois, voire neuf pour la table de Saqqarah, étaient inscrits pour cette dynastie. Seule la liste d'Abydos ne mentionne que six rois, mais elle omet également Bikhéris, pourtant clairement attesté par la pyramide inachevée de Zaouiet el-Aryan.
  9. ↑ Contrairement à l'usage, car en général la cour se faisait enterrer à proximité de son souverain.
  10. 1 2 Selim Hassan souligne cependant que le fait d'avoir le nom d'un roi comme composition de son propre nom ne signifie pa forcément que la personne en question soit née sous ce roi.

Références

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  15. ↑ Verner 2014, p. 32-33.
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  18. ↑ (en) « Shepseskaf », sur Pharaoh.se
  19. ↑ Ciavatti 2022, p. 108-109.
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  21. ↑ Ciavatti 2022, p. 112.
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  41. ↑ Jéquier 1928.
  42. 1 2 Wildung 1969, p. 225.
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Bibliographie

Bibliographie sur la famille royale

Autres références

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