| Benoîtville | |
L'église Saint-Pierre. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Claudine Valogne 2026-2032 |
| Code postal | 50340 |
| Code commune | 50045 |
| Démographie | |
| Gentilé | Benoisvillais |
| Population municipale |
640 hab. (2023 |
| Densité | 77 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 31′ 43″ nord, 1° 46′ 45″ ouest |
| Altitude | Min. 35 m Max. 131 m |
| Superficie | 8,29 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Cherbourg-en-Cotentin (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Pieux |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Benoîtville ou Benoistville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 640 habitants.
Les communes limitrophes sont Grosville, Helleville, Les Pieux, Sotteville et Tréauville.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Diélette et un autre petit cours d'eau,.
La Diélette, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune de Bricquebosq et se jette dans le golfe de Saint-Malo à Tréauville, après avoir traversé cinq communes.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 856 mm, avec 13,7 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 25 km à vol d'oiseau, est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le .
Au , Benoîtville est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (56,2 %), zones agricoles hétérogènes (35,4 %), prairies (8,4 %).

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le nom de la localité est attesté sous les formes Benedicti villa entre 996 et 1008, Benedicta villa vers 1080, et entre 1156 et 1181, ecclesia Benedicte ville entre 1174 et 1182, Benedictivilla en 1195, Benedicta villa en 1215, ecclesia de Benedictavilla en 1332, Benedicta villa en 1351 et en 1352, Benestville en 1421.
La première attestation, Benedicti villa, « le domaine rural de Benedictus », qui précède de près d'un siècle les formes en -a, a pu avoir pendant un certain temps une coexistence avec les autres formes.
Au vu de la forme Benedicta villa attestée du XIe au XIVe siècle, Albert Dauzat, Auguste Vincent, suivi de François de Beaurepaire, ont opté pour une interprétation par un adjectif qualifiant le mot ville, à savoir « la ville bénie ».
En , le conseil municipal vote pour la dénomination officielle de « Benoistville » ; en effet, en 1996, la commune avait déjà fait part de son désaccord sur l'orthographe « Benoîtville » enregistré par l'Insee.
Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Néhou.
En 1180, Robert Tresgoz rend compte de deux sols payés par Pierre de Benoîtville pour amende.
Guillaume Cosquet (XIIIe siècle), seigneur de Mortemer à Benoistville, et également propriétaire à Cosqueville dans le Val de Saire, donna l'étang à l'abbaye de Montebourg.
En 1567, Pierre du Tertre, écuyer, sieur de Benoistville, de Longueville, Grosville et de la terre d'Ippeville, est taxé pour ces fiefs de 23 livres et 10 solz, dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Benoistville, huitième de fief de haubert, relevait de la vicomté de Valognes. Dans le même rôle, Jehan Meurdrac, écuyer, sieur de Mortemer, est taxé pour ce fief de 50 solz. Le fief de Mortemer à Benoistville, quart de fief de haubert, relevait de la baronnie de La Haye-du-Puits.
Sous l'ancien Régime, on trouvait parmi les personnes notables habitants Benoîtville la famille Dutertre et celle d'Yvetot,.
Depuis la loi du , le conseil municipal de Benoîtville, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Claudine Valogne (61,89 %) et Florent Murie (38,11 %). 12 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Claudine Valogne et trois à celle de Florent Murie. Claudine Valogne est élue maire le .
Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints.
Les habitants de la commune sont appelés les Benoîtvillais.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 640 habitants, en évolution de +3,73 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Benoîtville a compté jusqu'à 667 habitants en 1841.
« Fête de la musique acoustique » depuis 2009, en juin.
L'église est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Notre-Dame du doyenné de Cherbourg-Hague.
Une laiterie fonctionna de 1904 à 1969. Elle fut reconvertie partiellement en forge (avec sa haute cheminée en briques), jusqu'au début des années 2000, puis les bâtiments furent vendus pour devenir un logement.