| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
William Frederick Cody |
| Surnoms |
Buffalo Bill, Little Bill Cody, Wild Will |
| Nationalité | |
| Activités |
Acteur, forain, officier, voyageur, chasseur, artiste de cirque, pionnier, homme d'affaires, écrivain, soldat |
| Père |
Isaac Cody (d) |
| Mère |
Mary Ann Bonsell Laycock (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Louisa Frederici (en) |
| Grade militaire | |
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| Conflit | |
| Site web |
(en) buffalobill.org |
| Distinction |
William Frederick Cody, dit Buffalo Bill, est un citoyen américain, figure mythique de la conquête de l'Ouest puis homme de spectacle itinérant, né le à Le Claire (territoire de l'Iowa) et mort le à Denver (Colorado).
Il est initialement chasseur de bisons (buffalo en anglais américain) puis dirige une troupe théâtrale populaire, le Buffalo Bill's Wild West.

Son père, Isaac Cody, est originaire de la région de Toronto au Canada, tandis que sa mère Mary Ann Bonsell Laycock est native du New Jersey, non loin de Philadelphie.
En 1853, Isaac Cody vend sa propriété du comté de Scott dans l'Iowa pour 2 000 $ et la famille déménage à Fort Leavenworth dans le Kansas. Antiesclavagiste notoire, Isaac est blessé par ses adversaires après un discours lors des événements qui précèdent la guerre de Sécession. Il finit par en mourir en 1857.
Le jeune William Frederick Cody est soldat pendant la guerre de Sécession. Après une vie aventureuse, commencée à l’âge de 14 ans, où il participe aux guerres indiennes en tant qu'éclaireur et au développement du Pony Express, il entre dans la légende grâce à l’écrivain Ned Buntline (en) qui raconte ses aventures. Son nom en langue indienne sioux était « Pahaska » (traduction : cheveux longs).

Son surnom provient du fait qu'il fournit en viande de bison (buffalo en anglais courant d’Amérique du Nord) les employés du chemin de fer Kansas Pacific Railway et qu'il gagne un duel de chasse au bison contre Bill Comstock au cours duquel il tue 69 bêtes contre 48 en une journée.
De 1882 à 1912, Buffalo Bill organise et dirige un spectacle populaire : le Buffalo Bill's Wild West. Une tournée le conduit lui et sa troupe dans toute l’Amérique du Nord et en Europe. Sitting Bull participe au Buffalo Bill's Wild West en 1885 aux États-Unis et au Canada mais n’est pas autorisé à se rendre en Europe.

En 1889, il passe en France par Paris, Lyon et Marseille et la peintre Rosa Bonheur fait son portrait. Il utilise par la suite des reproductions de ce tableau pour sa publicité.
En 1905 lors d'une tournée qui a lieu dans plus de cent villes françaises, le spectacle connaît un important succès à Paris ; le peintre Maximilien Luce (1858-1941) consacre une série au cirque de Buffalo Bill qui se produit à l'Hippodrome de Montmartre, au bas de la rue Caulaincourt ; le garçon-vacher habite alors à l'hôtel Terrass. La cavalerie de sa troupe participe, de façon remarquée, au grand cortège du Carnaval de Paris, sorti pour la Mi-Carême. Le spectacle sera présenté au pied de la tour Eiffel et attirera trois millions de spectateurs.
C'est un spectacle étonnant pour l'époque, destiné à recréer l'atmosphère de l'Ouest américain dans toute son authenticité. Les scènes de la vie des colons illustrent des thèmes tels que la chasse au bison, le Pony Express, l'attaque d'une diligence et de la cabane d'un colon par les Indiens, la présence d'Amérindiens constituant le clou du spectacle.
Pour des millions d'Américains et d’Européens commence alors le grand mythe du Far West qui se poursuit avec le cinéma, créant ses figures mythiques.
Buffalo Bill est une des personnes de son époque les plus photographiées. Il est une des rares personnes ayant reçu la Medal of Honor.
Son plus célèbre cheval est un cheval blanc nommé Isham.
Le chapeau stetson, le bandana et la chemise du cow-boy sont popularisés par Buffalo Bill alors que tous les garçons-vachers n'en portent pas. La majorité d'entre eux portent un sombrero, protégeant mieux de la chaleur et beaucoup moins cher que le stetson.
Les grandes coiffes amérindiennes faites de plusieurs dizaines de plumes ne sont utilisées que dans quelques tribus et seulement lors de grandes et rares occasions. La plupart du temps, les Amérindiens ne portent que des coiffes de quelques plumes. C'est le spectacle de Buffalo Bill qui a fait entrer les grandes coiffes dans l'imaginaire collectif.
Buffalo Bill est inhumé à Golden, dans le Colorado, non loin de Denver, où sa tombe se situe encore de nos jours. Son lieu de sépulture fait toutefois débat. En effet, dans son testament, il stipule initialement vouloir être enterré près de Cody, ville qu'il a fondée dans le Wyoming à des fins touristiques. Or il revient par la suite sur cette disposition : en 1917, sur son lit de mort chez une de ses sœurs à Denver, il évoque la beauté du panorama depuis Lookout Mountain et demande à sa femme Louisa de l'y faire inhumer. Ce revirement surprend la ville de Cody et déclenche une controverse qui perdure. Le désaccord engendre des menaces de vol de la dépouille et des allégations infondées selon lesquelles il serait enterré dans le Wyoming. Le jour de ses funérailles, son cercueil est ouvert pour un dernier recueillement de la famille, des amis proches et une grande partie des 20 000 personnes présentes à la cérémonie. Puis plusieurs tonnes de béton recouvrent son cercueil, garantissent qu'il est enterré là où il a souhaité reposer.
La ville de Cody au nord-ouest du Wyoming, proche du parc national de Yellowstone est fondée par Buffalo Bill.
Il y construit en 1904 un lodge nommé Pahaska Tepee pour y accueillir les visiteurs du parc national de Yellowstone. En 2011, ce lodge reçoit des touristes tout au long de l'année, le lodge ancien existe toujours ; il ne se visite pas.
La légende de Buffalo Bill constitue un atout touristique. Un rodéo a lieu chaque soir de l'été. Un musée, le Buffalo Bill Historical Center, présente les Indiens des plaines, la faune et la flore de la région, des peintres américains, des armes à feu et une des cinq sections du musée est entièrement consacrée à l'histoire de Buffalo Bill et sa famille avec notamment une collection de souvenirs du mondialement célèbre Buffalo Bill's Wild West. C'est le plus grand espace culturel entre Minneapolis et la côte ouest des États-Unis.
Le premier film montrant des Indiens d'Amérique est un film pour kinétoscope datant de 1894 dans lequel des Indiens du Buffalo Bill's Wild West exécutent une danse. Le premier film montrant un cow-boy (garçon-vacher) est également pour kinétoscope et date de 1894 : ce garçon-vacher, également acteur au Buffalo Bill's Wild West, y exécute un rodéo.

De 1992 à 2020, un spectacle équestre permanent est donné en l’honneur des exploits de cet as de la gâchette dans le Disney Village de Disneyland Paris. La troupe de ce spectacle participa au cortège du Carnaval de Paris, en 1999.
Le personnage de Buffalo Bill a été incarné dans plusieurs productions cinématographiques :
Le personnage de Buffalo Bill a été incarné dans plusieurs productions télévisuelles :
La chaîne de restaurants française Buffalo Grill tire son nom d'une paronomase avec Buffalo Bill.
En 1947, un concours est organisé pour renommer la franchise des Bisons de l'All-America Football Conference et propriété de James Breuil de la Frontier Oil Company (en). Le gagnant du concours avait suggéré le nom des « Bills », en référence à Buffalo Bill Cody. Lorsque la nouvelle franchise de Buffalo rejoint l'American Football League en 1960, ce surnom des Bills est adopté par la première équipe professionnelle de football américain de la ville, les Buffalo Bills.