Caracal caracal
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Super-classe | Tetrapoda |
| Classe | Mammalia |
| Cohorte | Placentalia |
| Ordre | Carnivora |
| Sous-ordre | Feliformia |
| Famille | Felidae |
| Sous-famille | Felinae |
| Genre | Caracal |
Statut CITES
Statut CITES
Répartition géographique
Sous-espèces de rang inférieur
Le Caracal (Caracal caracal) est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Félidés. Cet animal semblable à un Lynx, fait en réalité partie de son propre genre Caracal, mais qu’il partage depuis 2012 avec le Chat doré d’Afrique (Caracal auratus). Ce petit félin (de la sous-famille des Félinés) est largement répandu en Afrique et en Asie depuis le Moyen-Orient jusqu'au sous-continent indien. En 2008, le caracal était classé en catégorie préoccupation mineure sur la liste rouge de l'UICN en raison de sa présence relativement commune notamment en Afrique australe et en Afrique de l'Est . Le caracal est néanmoins considéré comme menacé en Afrique du Nord et rare en Asie centrale et en Inde.
Le caracal possède de longs pinceaux de poils noirs caractéristiques à l'extrémité des oreilles. Il est également connu pour ses bonds pouvant atteindre 3 mètres qui lui permettent d'attraper des oiseaux en vol.
Le nom binominal Caracal caracal (Schreber, 1776) est attribué au zoologiste allemand Johann Christian Daniel von Schreber qui a décrit Felis caracal en 1776 à partir d'un spécimen prélevé dans la région de la Montagne de la Table, en Afrique du Sud, qui est considérée comme la localité type de l'espèce. Le genre Caracal a été utilisé pour la première fois par le naturaliste britannique John Edward Gray en 1843 sur la base de l'étude d'un spécimen prélevé dans la région du cap de Bonne-Espérance.
Dans l'histoire de la nomenclature binominale, le caracal a été alternativement classé dans les genres Lynx et Felis, mais des travaux récents en biologie moléculaire tendent à montrer qu'il s'agit d'un genre à part entière apparenté au serval et au chat doré africain.
En dialecte Toubou, il est appelé ngam ouidenanga qui signifie « chat gazelle » en raison de sa réputation de chasseur de gazelles dorkas. En afrikaans, il est dénommé rooikat qui signifie « chat rouge ». Il est nommé nghawa en xhosa, hwang ou twana en shona, thwani en venda, thwane en tswana, twani en lozi. En ndébélé il est appelé intwane et en siswati indabushe. En langue zoulou il se nomme ndabushe.
Le nom « caracal » a été donné à cet animal par Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, dans son Histoire naturelle, générale et particulière parue en 1761, en référence à son appellation en langue turque qu'il orthographiait « karrah-kulak » ou « karacoulac » et qu'il interprétait comme signifiant « chat aux oreilles noires ». En turc moderne, kara signifie « noir » et kulak « oreille », donnant le mot karakulak, littéralement « oreille noire », qui désigne spécifiquement l'animal. Ce trait physique remarquable se retrouve également dans ses dénominations asiatiques, le félin étant appelé en persan siyah-gush (siyāh-gosh (سیاهگوش)) et dénommé dans le nord de l'Inde syahgosh ou shyahgosh (स्याहगोश), des termes traduisant également l'idée d'« oreille noire ». Le nom du sous-genre Urolynchus, créé par Nikolaï Severtzov en 1858 et dont Felis caracal est l'espèce type par monotypie aujourd’hui obsolète, est du grec ancien οὐρά (ourá, « queue ») et λύγξ (lúnx, au génitif λυγκός, lunkós, « lynx »), désignant littéralement un « lynx à queue ».
La première mention écrite relative au caracal est probablement due à Pline l'Ancien dans son Naturalis historia publiée vers 77 où, d'après Alfred Ernout, le terme lynx (lyncas) de la traduction « L'Éthiopie produit des lynx en grand nombre […] » se réfère au caracal,.
Les premières descriptions du caracal datent de la seconde moitié du XVIIe siècle et ont été réalisées lors de leurs voyages en Orient (en Syrie et en Irak) par Philippe de la Très Sainte Trinité en 1652, qui avait par ailleurs observé l'animal à la ménagerie de Florence, et Jean de Thévenot en 1674. La première description avec illustration représentant plus ou moins fidèlement le caracal est due à Walter Charleton en 1677.
Au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, d'autres voyageurs font référence au caracal dans leurs récits. L'astronome allemand Peter Kolbe fait mention en 1719 de la présence du lynx dans la province du Cap qu'il identifie de manière erronée (il s'agit probablement du caracal) au lynx que l'on pouvait observer à cette époque dans le Brandebourg en Allemagne. Thomas Shaw décrit, en 1729, dans son carnet de voyage en Afrique du nord le « chat aux oreilles noires ».
Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon qui a donné son nom au caracal, a publié une description d'un animal observé en captivité à la ménagerie royale de Versailles, avec une illustration dans l'Histoire naturelle, générale et particulière en 1761, sans toutefois lui attribuer de nom binominal conformément au système linnéen. À la suite de la mort de l'animal, Buffon a réalisé sa dissection et une description plus complète, incluant son anatomie interne et son squelette.
En 1776, le zoologiste allemand Johann Christian Daniel von Schreber décrit Felis caracal, qu'il attribue à Buffon, à partir d'un spécimen prélevé dans la région de la Montagne de la Table, en Afrique du Sud, considérée comme la localité type de l'espèce.
Le zoologiste allemand Philipp Ludwig Statius Müller a également décrit en 1776 le caracal sur la base d'un spécimen d'Afrique du nord et que certaines références anciennes attribuent à cet auteur la paternité de la description mais la publication de Schreber est antérieure à celle de Statius Müller et la règle de préséance s'applique.
Durant toute son histoire taxinomique, la classification du caracal au sein des félins a fait l'objet de désaccords suant à savoir de quel animal il s’agissait réellement : dans un premier temps, il a été assimilé à un Chat proprement dit Felis, mais très vite, il fut rangé dans le groupe des Lynx (Lynceus, Lynx et Lynchus). Ce n’est qu’à la fin de la première moitié du XIXe siècle que des genres plus spécifiques seront attribués à l’espèce : en 1858, il fera l’objet de son propre sous-genre sous le nom d’Urolynchus par Nikolaï Severtsov, mais c’est en 1843, le zoologiste John Edward Gray créé le genre Caracal , sur la base de l'étude d'un spécimen prélevé dans la région du Cap de Bonne-Espérance , avec pour nom binominal : Caracal megalotis.
Dans la taxonomie contemporaine, le Caracal est désormais pratiquement tout le temps désigné sous le nom binominal Caracal caracal. Mais dans le premier volume du Mammal species of the World publié en 1982 il fut à nouveau désigné sous le nom de Lynx caracal, ce n’est qu’à partir de la seconde édition de 1993 qu’il prendra son nom actuel qui demeure toujours depuis puisqu’aucun nom avec le genre Felis n’est attesté depuis les années 50.
Des variétés au sein de l’espèce du Caracal sont décrites dès le milieu du XIXe siècle avec Fischer en 1829, ou bien dès la fin du XVIIIe siècle si l’on exclu le fait que Kerr pensait que le Caracal de Buffon était endémique du Bengale du nom de Felis lynx bengalensis. Hormis l’espèce du Bengale, ainsi que le Lynx lucani de T de Rochebrune, la grande majorité voire la totalité des spécimens décrits étaient identifiés à l’espèce du Caracal et non pas à d’autres espèces indépendantes. Dans la taxonomie du XIXe siècle, trois variété de caracals revenaient souvent :
| Sus-espèce, nom et auteur | Dscription |
|---|---|
| Felis caracal algira M. Wagner, 1841 Caracal d'Algérie |
Variété d’Afrique du Nord. |
| Felis caracal bengalensis (Kerr, 1792) Caracal du Bengale |
Variété d’Asie (Bengal). |
| Felis caracal nubicus J. B. Fischer, 1829 Caracal de Nubie |
Variété d’Afrique subsaharienne. |
Parmi les différents chercheurs qui renouvelleront la classifications des sous-espèces du Caracal, figurent le Français Édouard Louis Trouessart en 1404, Paul Matschie en 1912 ou encore Austin Robert en 1926. Dans la Checklist of paleoartic and Indian mammals, le caracal est divisé en sous espèces par zones géographiques : F. c. caracal en Afrique subsaharienne, F. c. algira en Afrique du Nord, F. c. schmitzi dans l’Ouest du Moyen-Orient, et F. c. michaëlis plus à l’Est dans la péinsule arabique, notament au Turkménistan.
| Sous-espèce, auteur et date | Description originale et localité type | Répartition historique | Synonymes historiques |
|---|---|---|---|
| Caracal caracal caracal (Schreber, 1776) |
Décrite à partir d'un individu collecté à la montagne de la Table (Afrique du Sud). Forme nominale de l'espèce. | Afrique australe et Afrique centrale. |
Liste
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| Caracal caracal algira (Wagner, 1841) |
Décrite sous le nom de variété Felis caracal var. algira d'après un spécimen originaire d'Algérie. | Afrique du Nord. |
Liste
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| Caracal caracal damarensis (Roberts, 1926) |
Décrite sous le protonyme Lynx caracal damarensis sur la base d'un spécimen provenant de Namibie. | Namibie. |
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| Caracal caracal limpopoensis (Roberts, 1926) |
Décrite sous le protonyme Lynx caracal limpopoensis sur la base d'un animal provenant du nord du Transvaal. | Botswana et nord-est de l'Afrique du Sud. |
Liste
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| Caracal caracal lucani (Rochebrune, 1885) |
Décrite sous le nom Lynx lucani d'après un individu obtenu à Lândana (Cabinda, Angola). Matériel type introuvable ou perdu. | Sud-ouest du Gabon, enclave de Cabinda (Angola), ouest de la République démocratique du Congo et sud-ouest de la république du Congo. |
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| Caracal caracal nubica (J. Fischer, 1829), |
Décrite sous le taxon d'origine Felis caracal nubicus à partir d'un individu récolté en Nubie. | Éthiopie et Soudan. |
Liste
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| Caracal caracal poecilotis Thomas & Hinton, 1921 |
Décrite à l'origine sous la combinaison binaire Caracal caracal poecilotis d'après un individu récolté dans les monts Bagzane (Aïr, Niger). | Niger, nord du Nigeria et Afrique de l'Ouest. |
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| Caracal caracal schmitzi (Matschie, 1912) |
Décrite sous le trinôme Felis (Caracal) caracal schmitzi d'après un spécimen découvert au nord-ouest de la mer Morte (Jordanie). | Moyen-Orient, Asie centrale (Turkménistan, Ouzbékistan, Kazakhstan), Iran, Pakistan et Inde. |
Liste
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En 2017, le groupe de travail de l’UICN pour la protection des félins, la Cat specialist group, met à jour en profondeur la taxonomie des félidés, de nombreuses sous-espèces se voient supprimées, et le caracal ne fait pas exception à la règle, et s’amputer de cinq subdivisions sur les huit autrefois acceptée, les différences génériques et biogéographiques étant insuffisantes, l’espèce se retrouve alors avec une subdivision en trois populations, une nord-africaine vivant sur les côtes du Maghreb et une partie du Sahara, une autre sud et est-africaine englobant le cap jusqu’à l’Égypte, et une asiatique longeant les côtes de la péninsule arabique et l’Asie mineure.
| Sous-espèce, noms et auteur | Description | Localisation et habitat | Synonymes |
|---|---|---|---|
| Caracal caracal caracal (von Schreber, 1776) Caracal d'Afrique du Sud |
Morphométrie :
Description et caractères distinctifs : Félin trapu de taille moyenne, aux membres postérieurs plus longs que les antérieurs et à la tête massive pourvue d'une fine ligne noire reliant l'œil à la truffe. Pelage épais et ras, allant du fauve-brunâtre pâle au rouge vif profond, entièrement uni sur le dessus. Dessous et intérieur des membres plus clairs, parfois discrètement mouchetés ou tachetés. Les individus brun chocolat foncé sont très rares et le mélanisme intégral est exceptionnel. Oreilles noires au revers, surmontées de pinceaux de longs poils noirs mesurant environ 4 à 5 cm. Queue relativement courte, concolore au dos. Les femelles possèdent trois paires de mamelles. |
Aire de répartition :
Afrique australe et orientale : Angola, Botswana, République démocratique du Congo, Djibouti, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Kenya, Lesotho, Malawi, Mozambique, Namibie, Somalie, Afrique du Sud, Eswatini, Tanzanie, Ouganda, Zambie et Zimbabwe. Habitat : Vaste gamme d'habitats allant du semi-désert aux savanes relativement ouvertes, formations buissonneuses, forêts sèches ouvertes, fourrés denses, forêts sempervirentes, prairies d'altitude et massifs montagneux arides jusqu'à 3 000 m dans les hautes terres d'Éthiopie et du Lesotho. Marque une préférence pour le bushveld montagnard et les milieux boisés pourvus de couvert végétal ; strictement absent des vrais déserts et des forêts tropicales denses équatoriales. |
Liste
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| Caracal caracal nubicus (J. B. Fischer, 1829) Caracal de Nubie Caracal d'Afrique du Nord |
Morphométrie :
Description et caractères distinctifs : Sous-espèce plus petite au pelage plus clair dans les zones sahariennes que la forme nominale australe. Pelage court et dense, d'une teinte sable à cannelle roussâtre uni ; la zone médio-dorsale est à peine plus sombre que les flancs et les membres. Dessous et intérieur des membres blancs, parfois ornés de mouchetures pâles, et gorge chamois clair. Revers des oreilles noir argenté, parfois entremêlé de poils blancs, surmonté de longs plumets noirs. Queue courte concolore au dos, dépourvue de terminaison noire. Les Mâles sont plus corpulents que les femelles (celles-ci pourvues de trois paires de mamelles). |
Aire de répartition :
Afrique du Nord et de l'Ouest : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Côte d'Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan, Togo, Tunisie et Sahara occidental (probablement éteint en Libye). Habitat : Paysages ouverts arides, savanes, steppes, forêts de conifères (pinèdes et cédraies de l'Atlas méditerranéen) et massifs subdésertiques. Nécessite des abris pour le repos diurne (arbres creux, terriers, failles rocheuses ou végétation dense) et pour chasser à l'affût ; absent des déserts extrêmes et des forêts denses pluviales humides. |
Liste
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| Caracal caracal schmitzi Caracal d'Asie |
Morphométrie :
(les populations de la péninsule Arabique étant les plus petites en taille) Description et caractères distinctifs : Robe bien plus pâle que celle des populations africaines, d'un ton sable clair à brun roussâtre pâle sans taches. Le pelage estival est plus court et plus rêche que le pelage d'hiver. Face inférieure et intérieur des membres blanchâtres portant parfois de discrètes mouchetures. Oreilles longues, noires argentées en arrière avec les bords et l'intérieur blanchâtres, ornées de pinceaux de longs poils noirs. Coussinets velus. Queue courte de couleur uniforme à la face dorsale. |
Aire de répartition :
Asie occidentale, Asie centrale et sous-continent indien : Afghanistan, nord-est de l'Égypte (Sinaï), Inde, Iran, Irak, Israël, Jordanie, Kazakhstan, Koweït, Liban, Oman, Pakistan, Arabie saoudite, Syrie, Tadjikistan, Turquie, Turkménistan, Émirats arabes unis, Ouzbékistan et Yémen. Habitat : Grande plasticité écologique ; prédilection pour les terrains arides et ouverts (lits de rivières asséchées, oueds, plaines et contreforts collinéens pourvus de végétation arbustive clairsemée). Requiert peu de grands abris fermés comparativement aux autres félins du désert ; évite les étendues dunaires hyperarides et les forêts tropicales denses. |
Liste
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Les résultats d'une étude phylogénétique indiquent que le Caracal et le Chat doré d'Afrique (Caracal auratus) ont divergé il y a entre 2,93 et 1,19 million d'années. Ces deux espèces forment, avec le Serval (Leptailurus serval), la « lignée du Caracal » (Caracal lineage), qui a divergé il y a entre 11,56 et 6,66 millions d'années,. L'ancêtre de cette lignée est arrivé en Afrique il y a entre 8,5 et 5,6 millions d'années.
Les relations phylogénétiques du Caracal sont représentées selon le cladogramme suivant, :
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Le caracal peut être croisé avec le serval, en donnant des individus féconds :
Le croisement entre un caracal mâle et une chatte est possible, donnant un caracat, mais l'accouchement est problématique et la chatte est souvent incapable d'allaiter son petit.
Le Caracal est un mammifère de la famille des félidés de taille moyenne avec de longues jambes et une queue relativement courte, qui représente 30 % de la longueur du corps de l'animal. Il se distingue par la présence d'un bouquet de longs poils noirs à l'extrémité des oreilles, dépassant quasiment leur longueur, caractéristique qu'il partage avec le Lynx et avec le chat des marais (Felis chaus). Son poil est court d'une couleur gris fauve à rougeâtre uniforme sur le dos, les côtés et la queue. Le menton, la gorge, la poitrine, le ventre et l'intérieur des jambes sont blanchâtres et peuvent être tachetés de spots rougeâtres ou fauves pâles,. Le train arrière très musclé est plus haut que le train avant. Les pattes du Caracal sont assez larges avec cinq doigts sur les pattes antérieures (dont le premier ne touche pas le sol) et quatre sur les postérieures munis de griffes rétractables de 3 cm de long. Le Caracal possède de nombreux poils raides qui émergent d'entre ses coussinets lui assurant un bon appui sur les sols meubles.
Le crâne est haut et bombé, la mâchoire courte avec une denture assez particulière. En effet, la majorité des individus ne possède pas de première petite prémolaire supérieure ce qui leur confère, tout comme le Lynx, un total de 28 dents mais dans 8 % des cas la présence de cette prémolaire leur confère une denture conforme à celle de la famille Felidae avec 30 dents. La tête du Caracal comporte des marques faciales caractéristiques qui comprennent une ligne très foncée allant du bas du bord interne de chaque œil au museau, une autre verticale passant au centre de la face très marquée sur le front et plus fine vers le museau et enfin, une marque allongée verticale très foncée au-dessus du bord interne des yeux. Deux marques blanchâtres encadrent les yeux et deux autres sont présentes de chaque côté du nez sous les narines. Des spots très foncés marquent la naissance des moustaches (vibrisses). L'arrière des oreilles, triangulaires et pointues, est noir. La surface intérieure du pavillon est recouverte de petits poils blancs. Les yeux sont de couleur claire, généralement verdâtres pouvant varier du marron au bleu. La pupille est plutôt ronde, potentiellement légèrement oblongue verticalement.
Les mâles peuvent atteindre une longueur de 106 cm sans la queue pour un poids maximal de 20 kg. Les femelles sont plus petites avec une longueur maximale de 103 cm sans la queue et un poids maximal de 16 kg.
Le Caracal peut présenter des cas de mélanisme, où l'animal présente une couleur grise à noire.
| Caracal caracal ♂ | Caracal caracal ♀ | |
|---|---|---|
| Longueur sans la queue | 62 à 106 cm, | 61 à 103 cm |
| Longueur de la queue | 21 à 34 cm | 20 à 34 cm |
| Hauteur au garrot | 40 à 46 cm,, | 40 à 46 cm,, |
| Poids | 8 à 20 kg, | 7 à 16 kg, |
Le caracal a été par le passé classé dans le genre Lynx sur la base d'éléments d'identification communs. Le caracal possède de longs pinceaux de poils à l'extrémité des oreilles semblables à ceux du Lynx ainsi qu'un pelage ventral plus clair mais ses poils sont plus courts et sa robe unie de couleur fauve. Le chat doré africain (Caracal aurata), l'autre espèce du genre Caracal, lui est assez similaire mais sa robe tachetée et ses petits poils à l'extrémité des oreilles le différencient assez aisément. C'est également le cas du serval (Leptailurus serval). Le puma (Puma concolor) possède une robe fauve avec un pelage ventral assez similaire à celle du caracal mais ne possède pas les pinceaux sur les pointes des oreilles.

Comme tous les félins, le caracal est un animal territorial et n'accepte pas d'autres félins sur son domaine qu'il marque en urinant sur les rochers et les arbustes afin d'y laisser des marques olfactives. Le caracal est solitaire mais on peut cependant le rencontrer en couple durant les périodes de reproduction et les femelles sont accompagnées de leurs petits jusqu'à l'âge de 10 mois. Le territoire des mâles chevauche celui de plusieurs femelles. Le caracal est un animal plutôt nocturne. Il a une activité diurne mais évite les heures les plus chaudes de la journée où il se retire probablement dans des grottes, des anfractuosités ou des cavités creusées par d'autres animaux.
Le corps de ce félin est plus délié que celui des lynx nordiques, ce qui en fait un excellent coureur. C'est également un excellent grimpeur. Ses oreilles caractéristiques pourraient lui servir de moyen de communication.

Le Caracal atteint sa maturité sexuelle à partir de 7 à 12 mois pour les femelles et de 9 à 14 mois pour les mâles. Le cycle de la femelle est de 14 jours et la reproduction du caracal a lieu toute l'année. Elle peut présenter des pics saisonniers dans certaines régions et donner lieu, par exemple, à un pic des naissances entre octobre et février en Afrique Australe. Les femelles réceptives attirent les mâles par la sécrétion de marqueurs présents dans leurs urines. La phase de copulation est initiée par la femelle par une position de lordose (comme chez tous les félins). Les femelles peuvent mettre au monde, une fois par an, de un à six petits,, plus généralement de deux à quatre,, au terme d'une gestation de 68 à 81 jours,. Les petits naissent aveugles et leurs yeux s'ouvrent vers 9 à 10 jours. La période de lactation est de 4 mois mais les petits caracals mangent régulièrement de la viande dès 6 semaines. Les jeunes quittent leur mère vers 10 mois.
Le caracal peut vivre de 8 à 9 ans dans la nature et jusqu'à 20 ans en captivité.

Le caracal est un prédateur principalement nocturne mais il chasse aussi le jour, plutôt à l'aube et à l'aurore, et en journée quand la température n'est pas trop élevée. Il repère ses proies à vue mais utilise aussi son excellente ouïe que lui confèrent ses longues oreilles pointues ornées de pinceaux noirs. Sa robe unie d'un jaune fauve s'harmonise parfaitement avec la couleur générale de la savane et des milieux arides dans lesquels il vit ce qui lui permet de bien se camoufler. À la manière d'un chat, il rampe en silence, le corps aplati contre le sol et s'approche de sa proie avant de bondir sur elle. Le caracal est considéré comme l'un des félins les plus rapides sur courte distance. Il grimpe et saute aussi très bien, et il peut faire des bonds de 3 mètres pour capturer des oiseaux en vol.

Il chasse surtout des damans, des lagomorphes comme le lièvre (Lepus saxatilis), des rongeurs (Pedetes capensis, Xerus inauris, Parotomys brantsii, Rhabdomys pumilio, Gerbilliscus brantsii), des singes et de petits babouins, de petites antilopes (ourébis, dorcas ou Gazella dorcas, springboks (Antidorcas marsupialis) et des oiseaux (francolins et pintades, Ploceus capensis, Ardeotis kori, Eupodotis ruficrista, Alectoris melanocephala).
Il tue ses proies de plus grande taille comme les antilopes par morsure de la veine jugulaire.
Il peut intégrer à son régime alimentaire des poissons et des reptiles ainsi que des coléoptères. Plus surprenant, il peut s'attaquer à d'autres carnivores comme des otaries (Arctocephalus pusillus), des félins (Felis silvestris), des renards (Otocyon megaloti, Vulpes chama) ou des herpestidés (Cynictis penicillata).
Comme la plupart des félins, le caracal peut ingérer de l'herbe mais il mange aussi du raisin.
En Afrique australe, dans les zones où l'élevage extensif est pratiqué, un caracal prélève en moyenne, par an, environ cinq moutons domestiques (Ovis aries) pour une surface de 100 km2. Il peut aussi s'attaquer aux volailles domestiques.
La ration journalière de viande nécessaire à un caracal est estimée à 800 g.

L'aire de répartition du caracal comprend une large partie de l'Afrique et de l'Ouest de l'Asie depuis le Moyen-Orient jusqu'au Sous-continent indien.
Il est largement distribué sur le continent africain où il n'est absent que de la forêt équatoriale et des zones exclusivement désertiques comme le Sahara central. Il est par contre présent dans les zones semi-désertiques en lisière de désert comme la partie Est du Grand Erg Oriental ou dans les massifs montagneux du Hoggar, du Tassili n'Ajjer, du sud de l'Atlas et de l'Aïr. Dans les zones semi-désertiques, son aire de répartition coïncide avec celle des gazelles du désert et a subi des réductions notables en Afrique du Nord et en Afrique de l'Ouest. Il est présent dans toute l'Afrique Australe. Son aire de répartition africaine inclut l'Afrique du Sud, l'Algérie, l'Angola, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Cameroun, la République Démocratique du Congo, la Côte d'Ivoire, la République Centrafricaine, Djibouti, l'Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Kenya, le Lesotho, la Libye, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigeria, l'Ouganda, le Sahara Occidental, le Sénégal, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, le Tchad, le Togo, la Tunisie, la Zambie et le Zimbabwe. En Afrique du Nord, le caracal est considéré comme rare et en danger : il est listé comme « quasi menacé » sur la liste rouge en Méditerranée. En Algérie, l'espèce est évaluée comme en danger d'extinction et est protégée par la loi (décret 509 du , révisé par le décret 12-135 de 2012). Les preuves de présence sont très ténues. Par exemple, dans l'Ouarsenis, deux observations confirment la présence du caracal en 2003 et en 2016 ; la précédente datait de 1954.
La présence du caracal est plus rare en Asie, et sa situation en Asie centrale et au Pakistan est préoccupante. Son aire de répartition asiatique inclut l’Afghanistan, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis, l'Inde, l'Irak, l'Iran, Israël, la Jordanie, le Kazakhstan, le Koweït, le Liban, Oman, le Pakistan, la Syrie, le Tadjikistan, la Turquie, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et le Yémen>. En Iran, le caracal est présent dans tout le pays, hormis dans les forêts humides autour de la mer Caspienne, les déserts arides du centre du territoire et dans le Caucase. L'espèce est classée comme quasi menacée par la loi iranienne sur la chasse et la pêche de 1967.
En Inde, le caracal était historiquement présent dans une large partie du nord-ouest et du centre du pays. La population y connaît une diminution importante depuis une quarantaine d'années, un phénomène pour lequel les raisons ne sont pour l'instant pas établies. En l'état, deux bassins de population sont recensés dans les États du Rajasthan et du Gujarat, au Parc national de Ranthambore et dans la région du Kutch, avec un nombre total estimé à une cinquantaine d'individus. L'espèce risque une extinction locale à long terme, et semble déjà avoir disparu à échelle plus réduite, au Madhya Pradesh notamment, où elle était autrefois observée au sanctuaire de Kuno Palpur. Le caracal est inclus dans la première annexe de la Wildlife (Protection) Act, 1972, un texte de loi lui assurant la plus haute protection possible dans la législation indienne.
Le Caracal occupe des habitats très variés depuis les environnements semi-désertiques comme les steppes jusqu'aux forêts de conifères et les maquis en passant par la savane. Il préfère les régions arides avec un environnement accidenté et rocailleux mais est également présent en lisière de forêt humide. Il peuple également les zones montagneuses jusqu’à une altitude de 3 300 mètres dans les montagnes éthiopiennes.
Les principales menaces pesant sur le caracal sont la destruction de son habitat avec notamment la désertification qui pourrait être l'une des causes de sa raréfaction en Afrique septentrionale et son élimination par les éleveurs, pour prévenir ses déprédations sur les animaux domestiques. En Asie, le félin est menacé par la perte et la fragmentation de son habitat. En Iran, les principales menaces sont les conflits avec l'humain, les meurtres en représailles, la disparition des proies et les collisions routières.
Si le Caracal peut s'attaquer à d'autres carnivores plus faibles, il peut également être la proie de prédateurs plus massifs et plus puissants que lui. Il s'agit en premier lieu des grands félins comme le lion (Panthera leo), le léopard (Panthera pardus) ou le guépard (Acinonyx jubatus), mais également de certains canidés comme le loup et la hyène ou, de manière plus surprenante, le chacal (Lupulella mesomelas), qui peut s'attaquer aux très jeunes caracals.
Le Caracal peut être porteur de certains vers parasites tels que Toxocara mystax, Macracanthorhynchus catulinus ou du genre Physaloptera. Il peut également être porteur d'ectoparasites comme la puce Synosternus longispinus ou les tiques des genres Hyalomma (Hyalomma asiaticum), Amblyomma (Amblyomma marmoreum), Haemaphysalis (Haemaphysalis colesbergensis, Haemaphysalis elliptica, Haemaphysalis zumpti), Ixodes (Ixodes pilosus, Ixodes rubicundus), Rhipicentor (Rhipicentor bicornis, Rhipicentor nuttalli) ou Rhipicephalus (Rhipicephalus evertsi evertsi, Rhipicephalus gertrudae).
Le caracal peut être infecté par la bactérie Aeromonas hydrophila, ce qui peut provoquer la mort de l'animal par septicémie foudroyante. Il peut être porteur du coronavirus félin mais le risque de péritonite infectieuse féline est limitée chez les individus sauvages au comportement relativement solitaire.
Le caracal est un vecteur potentiel de la rage.
Le Caracal est une espèce protégée dont les populations asiatiques sont classées en Annexe I de la CITES et les populations africaines en Annexe II. Dans le statut de conservation de l'UICN, le Caracal est classé en préoccupation mineure du fait de sa présence relativement abondante en Afrique Australe.
La chasse de l'espèce est interdite en Afghanistan, en Algérie, en Égypte, en Inde, en Iran, Israël, Jordanie, au Kazakhstan, Liban, Maroc, Pakistan, Syrie, Tadjikistan, Tunisie, Turquie, Turkménistan et l'Ouzbékistan. En Afrique subsaharienne, la chasse du caracal est interdite dans environ la moitié de son aire de répartition. En Namibie et en Afrique du Sud, le caracal est considéré comme un animal nuisible du fait de ses déprédations sur les cheptels ovins, ce qui permet aux éleveurs de le tuer sans restriction ; le Caracal reste néanmoins très répandu en Afrique australe.
Voici la transformation de ces listes déroulantes en texte suivi et structuré, rédigé par grandes zones biogéographiques et par pays, tout en conservant scrupuleusement l'ensemble des liens internes, modèles et références d'origine :
Dans l'ensemble de son aire de répartition, le Caracal fréquente un vaste réseau d'espaces protégés englobant parcs nationaux, réserves naturelles, réserves de biosphère et sanctuaires de faune.
L'Afrique australe constitue le bastion principal de l'espèce au sein d'aires protégées. En Afrique du Sud, le félin est largement représenté dans les grands parcs nationaux tels que le Parc national Kruger, le Parc national du Karoo, le Parc national des Éléphants d'Addo, le Parc national des Bonteboks, le Parc national de la Côte Ouest, le Parc national des Golden Gate Highlands, le Parc national des Chutes d'Augrabies, le Parc national de la Garden Route, le Parc national de Mapungubwe, le Parc national de Marakele, le Parc national de Mokala, le Parc national Namaqua, le Parc national de la Montagne de la Table et le Parc national des Zèbres de montagne. Il occupe également des réserves provinciales et privées à l'instar du Parc de la zone humide d'iSimangaliso, de la Forêt d'Etat de Manubi, de la réserve d'Ithala et de la réserve de Madikwe (en). La conservation de l'espèce bénéficie en outre de vastes complexes transfrontaliers mitoyens : le Parc transfrontalier de Kgalagadi (partagé avec le Botswana), le parc transfrontalier de Maloti-Drakensberg (avec le Lesotho) et le Parc transfrontalier du ǀAi-ǀAis/Richtersveld (avec la Namibie).
Dans le reste de l'Afrique australe, le Caracal est bien établi en Namibie, notamment dans les parcs nationaux d'Etosha, du Namib-Naukluft, de la Côte des Squelettes, de Mangetti, de Mudumu et du Waterberg. Au Botswana, il est présent dans le delta de l'Okavango, la Moremi Game Reserve, le Parc national de Chobe, le Parc national du pan de Makgadikgadi et la Réserve de chasse du Kalahari central. Au Zimbabwe, les observations proviennent des parcs nationaux Hwange, Gonarezhou, de Mana Pools, de Matobo, de Matusadona (es), des chutes Victoria et du Parc d'Umfurudzi. En Zambie, il fréquente le parc national du Bas-Zambèze (en), les parcs de Kafue, de Kasanka, de Mosi-oa-Tunya, de Luangwa Nord (en), de Luangwa Sud (en) et de Sioma Ngwezi (en). Au Mozambique, il est signalé dans les parcs nationaux de Banhine, de Gorongosa, du Limpopo et des Quirimbas. Au Malawi, sa présence est attestée dans les parcs de Kasungu, de Nyika et de Lengwe (en). Sa présence s'étend enfin à l'Eswatini dans le Parc national de Malolotja et au Lesotho dans le parc national de Ts'ehlanyane (es).
En Afrique centrale, l'espèce est recensée en Angola au sein des parcs nationaux d'Iona, de Cameia, du Mucusso (en) et de Bicuari, en République démocratique du Congo dans les parcs de l'Upemba et des Kundelungu, ainsi qu'en République centrafricaine dans le Parc national de Bamingui-Bangoran. Au Tchad, il fréquente le Parc national de Zakouma, le Parc national de Manda, la Réserve de faune de l'Ouadi Rimé - Ouadi Achim et la Réserve de faune de Fada Archei,. Au Cameroun, il a été documenté dans les parcs nationaux de la Bénoué, de Bouba Ndjida, du Faro et de Waza.
En Afrique de l'Est et dans la Corne de l'Afrique, le félin dispose d'un vaste habitat protégé au Kenya, notamment dans les parcs nationaux d'Amboseli, du mont Kenya, de Marsabit, de Arabuko-Sokoke, de Sibiloi, de Tsavo, ainsi que dans les réserves nationales du Masai Mara, de Samburu, d'Arawale (en), de Boni (en) et du lac Bogoria (en). En Tanzanie, il est signalé dans les parcs du Serengeti, de Tarangire, de Ruaha, du lac Manyara, de Katavi, de Mikumi, de Mkomazi, de Saadani, de Gombe Stream et des monts Udzungwa. En Éthiopie, sa présence est confirmée dans les parcs nationaux d'Awash, des monts Balé, du Simien, de Nech Sar, de l'Omo, de Borena Saynt, de Kafta Sheraro et de Chebera Churchura (no), ainsi que dans la réserve d'Alegedhi et les sanctuaires de Harar et de Senkelle (en). Des signalements existent également en Ouganda dans le parc national de Kidepo Valley, en Érythrée au parc national de Semenawi Bahri (es), au Soudan dans le Parc national du Dinder et au Soudan du Sud dans le Parc national de Bandingilo.
En Afrique de l'Ouest, les populations sont protégées dans le complexe transfrontalier du Parc national du W du Niger (partagé entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger). Au Bénin, il est recensé dans le Parc national de la Pendjari. Au Burkina Faso, il se rencontre dans le Parc national Kaboré-Tambi, la Réserve de Nazinga et plusieurs forêts classées (Dida, Koulbi, Sissili). Au Mali, il fréquente la réserve de biosphère de la Boucle du Baoulé, les parcs de Kouroufing et de Wango, le sanctuaire des chimpanzés du Bafing (en), la Zone d’intérêt cynégétique de Tidermène ainsi que les réserves de faune du Gourma et de l'Adrar des Ifoghas. Au Niger, il est présent dans la réserve naturelle nationale de l'Aïr et du Ténéré. Au Nigeria, des données le mentionnent dans les parcs nationaux de Kainji,, de Kamuku et de Yankari, ainsi que dans la Réserve de biosphère d'Omo,. L'espèce est également présente en Côte d'Ivoire (Parc national de la Comoé, Forêt classée de Badénou), au Ghana (Parc national de Bui, parc national de Mole), en Guinée (Parc national du Haut Niger), en Guinée-Bissau (Parc national de Dulombi-Boé), au Sénégal (Niokolo-Koba, Djoudj, Ferlo Nord) et en Gambie (Parc national de Kiang Ouest).
En Afrique du Nord, où les effectifs sont plus réduits et vulnérables, le Caracal survit dans plusieurs aires protégées en Algérie : parcs nationaux de Chréa, du Djurdjura, de Belezma, d'El-Kala, de Gouraya, de Theniet El Had, de Tlemcen, réserve naturelle de Mergueb, palmeraie de Taghit, ainsi que dans les massifs sahariens du Parc culturel de l'Ahaggar et du Tassili n'Ajjer,. Au Maroc, il est répertorié dans les parcs nationaux de Souss-Massa, d'Ifrane, de Khenifiss, de Talassemtane et du Toubkal. En Tunisie, sa présence concerne les parcs de Bouhedma, de Dghoumès et du Jebel Zaghouan. En Mauritanie, il est noté dans le Parc national du Diawling et la Réserve naturelle du Chott Boul. Enfin, dans la partie africaine de l'Égypte, il est signalé au parc national de Gebel Elba (ro) et au parc national de Wadi el Gemal (en).
Au Moyen-Orient et dans la péninsule Arabique, le Caracal fréquente de nombreuses réserves désertiques ou montagneuses. En Arabie saoudite, il se rencontre dans les réserves naturelles de Wadi Rabigh et de Wadi Turabah, ainsi que dans les zones protégées d'Harrat al-Harrah, d'At-Tubayq, de Majami'al-Hadb, de Raydah et d''Uruq Bani Ma'arid. En Jordanie, il est présent dans les réserves de biosphère de Dana (en) et de Mujib (en), les réserves naturelles d'Azraq, de Burqu', de Fifa et de Yarmouk, la réserve de Shaumari (en), et la zone protégée de Jabal Masuda. En Israël, il a été recensé dans le parc Britannia (en) et les réserves naturelles de Makhtesh Ramon, d'Evrona et d'Hula. En Oman, il habite la réserve naturelle du Djebel Samhan, le Sanctuaire de l'oryx arabe et la Réserve de tortues de Ras Al Hadd. Au Yémen, il est répertorié au Sanctuaire de faune sauvage du Jebel Bura'a ainsi que dans les zones protégées d'Hawf et de Jebel Milhan. Aux Émirats arabes unis, il est présent dans le parc national du Wadi Wurayah (en), tandis que dans le Sinaï égyptien, il occupe la zone protégée de Nabq (en). Plus au nord, des signalements rares ou historiques concernent le Liban dans la réserve des Cèdres du Shouf, et l'Irak dans les Marais de Dalmaj.
En Iran, l'espèce est largement répartie au sein du réseau national d'aires protégées : parcs nationaux de Kavir, de Khabr, de Bakhtegan,, de Bamou, de Khar Turan (es) et de Sorkheh Hesar, réserves de biosphère de Dena et d'Arjan, réserves de faune de Abbasabad Naein, de Miandasht, de Naybandan (en) et de Kiamaky,, ainsi que dans plusieurs zones protégées (Bahram-e-Gour, Bafgh, Kalmand-Bahadoran, Ghorkhod, Bahukalat, Oshtoran Kouh) et la zone humide de Hamun-e Helmand et Hamun-e Sabari.
Dans le Caucase et en Turquie, le Caracal se maintient dans les parcs nationaux de Güllük Dağı-Termessos, de Beydağları (en), de Kovada Gölü (tr), de Datça Botzurun et de la péninsule de Dilek-delta du Grand Méandre, ainsi que dans la forêt d'Eruh et les réserves d'Alaçatı et de Bodrum. Dans le sud du Caucase, il a été répertorié en Géorgie au Parc national de Vachlovani et en Azerbaïdjan au Parc national d'Hirkan.
En Asie centrale, l'espèce atteint la limite septentrionale de son aire au Turkménistan, où elle est signalée dans la Réserve de biosphère de Repetek et les réserves naturelles de Badkhyz (it), de Kaplankyr (en), de l'Amou-Daria (en), de Bereketli Garagum (en) et de Koytendag (en) ; au Kazakhstan, elle est protégée dans la Réserve naturelle d'Ustyurt, et en Ouzbékistan, dans la réserve nationale du Kyzylkoum ainsi que dans la réserve de Badaï Tougaï (en). Des mentions existent également en Afghanistan dans la réserve de faune sauvage de Darqad.
Dans le sous-continent indien, le félin se rencontre au Pakistan dans les parcs nationaux de Kirthar (en), d'Hingol, de Lal Suhanra et de Hazarganji-Chiltan (en), ainsi que dans la Réserve de la zone humide de Chotiari. En Inde, où ses populations sont très localisées et menacées, il bénéficie de la protection des parcs nationaux de Ranthambore, de Sariska, de Panna, de Madhav, de Gugamal et de Jessore (en), ainsi que de sanctuaires de faune comme ceux de Narayan Sarovar (en), du désert de Kutch (en) et de l'Âne sauvage de l'Inde (en).
Voici la transformation de ces listes déroulantes en texte suivi et structuré, rédigé par grandes zones biogéographiques et par pays, tout en conservant scrupuleusement l'ensemble des liens internes, modèles et références d'origine :
Dans l'ensemble de son aire de répartition, le Caracal fréquente un vaste réseau d'espaces protégés englobant parcs nationaux, réserves naturelles, réserves de biosphère et sanctuaires de faune.
L'Afrique australe constitue le bastion principal de l'espèce au sein d'aires protégées. En Afrique du Sud, le félin est largement représenté dans les grands parcs nationaux tels que le Parc national Kruger, le Parc national du Karoo, le Parc national des Éléphants d'Addo, le Parc national des Bonteboks, le Parc national de la Côte Ouest, le Parc national des Golden Gate Highlands, le Parc national des Chutes d'Augrabies, le Parc national de la Garden Route, le Parc national de Mapungubwe, le Parc national de Marakele, le Parc national de Mokala, le Parc national Namaqua, le Parc national de la Montagne de la Table et le Parc national des Zèbres de montagne. Il occupe également des réserves provinciales et privées à l'instar du Parc de la zone humide d'iSimangaliso, de la Forêt d'Etat de Manubi, de la réserve d'Ithala et de la réserve de Madikwe (en). La conservation de l'espèce bénéficie en outre de vastes complexes transfrontaliers mitoyens : le Parc transfrontalier de Kgalagadi (partagé avec le Botswana), le parc transfrontalier de Maloti-Drakensberg (avec le Lesotho) et le Parc transfrontalier du ǀAi-ǀAis/Richtersveld (avec la Namibie).
Dans le reste de l'Afrique australe, le Caracal est bien établi en Namibie, notamment dans les parcs nationaux d'Etosha, du Namib-Naukluft, de la Côte des Squelettes, de Mangetti, de Mudumu et du Waterberg. Au Botswana, il est présent dans le delta de l'Okavango, la Moremi Game Reserve, le Parc national de Chobe, le Parc national du pan de Makgadikgadi et la Réserve de chasse du Kalahari central. Au Zimbabwe, les observations proviennent des parcs nationaux Hwange, Gonarezhou, de Mana Pools, de Matobo, de Matusadona (es), des chutes Victoria et du Parc d'Umfurudzi. En Zambie, il fréquente le parc national du Bas-Zambèze (en), les parcs de Kafue, de Kasanka, de Mosi-oa-Tunya, de Luangwa Nord (en), de Luangwa Sud (en) et de Sioma Ngwezi (en). Au Mozambique, il est signalé dans les parcs nationaux de Banhine, de Gorongosa, du Limpopo et des Quirimbas. Au Malawi, sa présence est attestée dans les parcs de Kasungu, de Nyika et de Lengwe (en). Sa présence s'étend enfin à l'Eswatini dans le Parc national de Malolotja et au Lesotho dans le parc national de Ts'ehlanyane (es).
En Afrique centrale, l'espèce est recensée en Angola au sein des parcs nationaux d'Iona, de Cameia, du Mucusso (en) et de Bicuari, en République démocratique du Congo dans les parcs de l'Upemba et des Kundelungu, ainsi qu'en République centrafricaine dans le Parc national de Bamingui-Bangoran. Au Tchad, il fréquente le Parc national de Zakouma, le Parc national de Manda, la Réserve de faune de l'Ouadi Rimé - Ouadi Achim et la Réserve de faune de Fada Archei,. Au Cameroun, il a été documenté dans les parcs nationaux de la Bénoué, de Bouba Ndjida, du Faro et de Waza.
En Afrique de l'Est et dans la Corne de l'Afrique, le félin dispose d'un vaste habitat protégé au Kenya, notamment dans les parcs nationaux d'Amboseli, du mont Kenya, de Marsabit, de Arabuko-Sokoke, de Sibiloi, de Tsavo, ainsi que dans les réserves nationales du Masai Mara, de Samburu, d'Arawale (en), de Boni (en) et du lac Bogoria (en). En Tanzanie, il est signalé dans les parcs du Serengeti, de Tarangire, de Ruaha, du lac Manyara, de Katavi, de Mikumi, de Mkomazi, de Saadani, de Gombe Stream et des monts Udzungwa. En Éthiopie, sa présence est confirmée dans les parcs nationaux d'Awash, des monts Balé, du Simien, de Nech Sar, de l'Omo, de Borena Saynt, de Kafta Sheraro et de Chebera Churchura (no), ainsi que dans la réserve d'Alegedhi et les sanctuaires de Harar et de Senkelle (en). Des signalements existent également en Ouganda dans le parc national de Kidepo Valley, en Érythrée au parc national de Semenawi Bahri (es), au Soudan dans le Parc national du Dinder et au Soudan du Sud dans le Parc national de Bandingilo.
En Afrique de l'Ouest, les populations sont protégées dans le complexe transfrontalier du Parc national du W du Niger (partagé entre le Bénin, le Burkina Faso et le Niger). Au Bénin, il est recensé dans le Parc national de la Pendjari. Au Burkina Faso, il se rencontre dans le Parc national Kaboré-Tambi, la Réserve de Nazinga et plusieurs forêts classées (Dida, Koulbi, Sissili). Au Mali, il fréquente la réserve de biosphère de la Boucle du Baoulé, les parcs de Kouroufing et de Wango, le sanctuaire des chimpanzés du Bafing (en), la Zone d’intérêt cynégétique de Tidermène ainsi que les réserves de faune du Gourma et de l'Adrar des Ifoghas. Au Niger, il est présent dans la réserve naturelle nationale de l'Aïr et du Ténéré. Au Nigeria, des données le mentionnent dans les parcs nationaux de Kainji,, de Kamuku et de Yankari, ainsi que dans la Réserve de biosphère d'Omo,. L'espèce est également présente en Côte d'Ivoire (Parc national de la Comoé, Forêt classée de Badénou), au Ghana (Parc national de Bui, parc national de Mole), en Guinée (Parc national du Haut Niger), en Guinée-Bissau (Parc national de Dulombi-Boé), au Sénégal (Niokolo-Koba, Djoudj, Ferlo Nord) et en Gambie (Parc national de Kiang Ouest).
En Afrique du Nord, où les effectifs sont plus réduits et vulnérables, le Caracal survit dans plusieurs aires protégées en Algérie : parcs nationaux de Chréa, du Djurdjura, de Belezma, d'El-Kala, de Gouraya, de Theniet El Had, de Tlemcen, réserve naturelle de Mergueb, palmeraie de Taghit, ainsi que dans les massifs sahariens du Parc culturel de l'Ahaggar et du Tassili n'Ajjer,. Au Maroc, il est répertorié dans les parcs nationaux de Souss-Massa, d'Ifrane, de Khenifiss, de Talassemtane et du Toubkal. En Tunisie, sa présence concerne les parcs de Bouhedma, de Dghoumès et du Jebel Zaghouan. En Mauritanie, il est noté dans le Parc national du Diawling et la Réserve naturelle du Chott Boul. Enfin, dans la partie africaine de l'Égypte, il est signalé au parc national de Gebel Elba (ro) et au parc national de Wadi el Gemal (en).
Au Moyen-Orient et dans la péninsule Arabique, le Caracal fréquente de nombreuses réserves désertiques ou montagneuses. En Arabie saoudite, il se rencontre dans les réserves naturelles de Wadi Rabigh et de Wadi Turabah, ainsi que dans les zones protégées d'Harrat al-Harrah, d'At-Tubayq, de Majami'al-Hadb, de Raydah et d''Uruq Bani Ma'arid. En Jordanie, il est présent dans les réserves de biosphère de Dana (en) et de Mujib (en), les réserves naturelles d'Azraq, de Burqu', de Fifa et de Yarmouk, la réserve de Shaumari (en), et la zone protégée de Jabal Masuda. En Israël, il a été recensé dans le parc Britannia (en) et les réserves naturelles de Makhtesh Ramon, d'Evrona et d'Hula. En Oman, il habite la réserve naturelle du Djebel Samhan, le Sanctuaire de l'oryx arabe et la Réserve de tortues de Ras Al Hadd. Au Yémen, il est répertorié au Sanctuaire de faune sauvage du Jebel Bura'a ainsi que dans les zones protégées d'Hawf et de Jebel Milhan. Aux Émirats arabes unis, il est présent dans le parc national du Wadi Wurayah (en), tandis que dans le Sinaï égyptien, il occupe la zone protégée de Nabq (en). Plus au nord, des signalements rares ou historiques concernent le Liban dans la réserve des Cèdres du Shouf, et l'Irak dans les Marais de Dalmaj.
En Iran, l'espèce est largement répartie au sein du réseau national d'aires protégées : parcs nationaux de Kavir, de Khabr, de Bakhtegan,, de Bamou, de Khar Turan (es) et de Sorkheh Hesar, réserves de biosphère de Dena et d'Arjan, réserves de faune de Abbasabad Naein, de Miandasht, de Naybandan (en) et de Kiamaky,, ainsi que dans plusieurs zones protégées (Bahram-e-Gour, Bafgh, Kalmand-Bahadoran, Ghorkhod, Bahukalat, Oshtoran Kouh) et la zone humide de Hamun-e Helmand et Hamun-e Sabari.
Dans le Caucase et en Turquie, le Caracal se maintient dans les parcs nationaux de Güllük Dağı-Termessos, de Beydağları (en), de Kovada Gölü (tr), de Datça Botzurun et de la péninsule de Dilek-delta du Grand Méandre, ainsi que dans la forêt d'Eruh et les réserves d'Alaçatı et de Bodrum. Dans le sud du Caucase, il a été répertorié en Géorgie au Parc national de Vachlovani et en Azerbaïdjan au Parc national d'Hirkan.
En Asie centrale, l'espèce atteint la limite septentrionale de son aire au Turkménistan, où elle est signalée dans la Réserve de biosphère de Repetek et les réserves naturelles de Badkhyz (it), de Kaplankyr (en), de l'Amou-Daria (en), de Bereketli Garagum (en) et de Koytendag (en) ; au Kazakhstan, elle est protégée dans la Réserve naturelle d'Ustyurt, et en Ouzbékistan, dans la réserve nationale du Kyzylkoum ainsi que dans la réserve de Badaï Tougaï (en). Des mentions existent également en Afghanistan dans la réserve de faune sauvage de Darqad.
Dans le sous-continent indien, le félin se rencontre au Pakistan dans les parcs nationaux de Kirthar (en), d'Hingol, de Lal Suhanra et de Hazarganji-Chiltan (en), ainsi que dans la Réserve de la zone humide de Chotiari. En Inde, où ses populations sont très localisées et menacées, il bénéficie de la protection des parcs nationaux de Ranthambore, de Sariska, de Panna, de Madhav, de Gugamal et de Jessore (en), ainsi que de sanctuaires de faune comme ceux de Narayan Sarovar (en), du désert de Kutch (en) et de l'Âne sauvage de l'Inde (en).

Plusieurs associations de zoos participent à des plans de gestion de la population de Caracals en captivité comme l'Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) ou l'Association des zoos et aquariums nord-américains (AZA). Plusieurs naissances de Caracals ont été enregistrées ces dernières années dans différents zoos : au zoo de Mysore (2007) en Inde, au zoo de l'Oregon (2011) à Portland aux États-Unis, au zoo de Bratislava (2012), au zoo d'Exmoor (2013) en Angleterre et au zoo de Berlin (2013). À l’Île Maurice au parc Casela (2015).
Les connaissances sur le caracal sont considérées comme faibles : peu d'informations sont disponibles sur la biologie et le statut de ce félin. Les données sont particulièrement faibles pour les populations asiatiques.

Le caracal a été utilisé par l'Homme pour pratiquer la chasse au lapin et au lièvre mais également aux gros oiseaux. Cette pratique ancienne et aujourd'hui abandonnée, était réservée à la noblesse du sous-continent indien et d'Orient mais aussi à celle d'Italie au Moyen Âge.
Plus récemment, le caracal a été utilisé sur une base aérienne militaire d'Afrique du Sud pour en chasser les oiseaux.
La fourrure du caracal ne semble pas présenter d'intérêt commercial.
Des cas de domestication peuvent être rencontrés.

L'image du caracal est régulièrement utilisée sur les timbres postaux. Le caracal fait généralement partie de la faune des pays qui émettent ces timbres (Algérie 1986, Afrique du Sud 2011, Botswana 1987, République Démocratique du Congo 1999, Émirats arabes unis 2003, Guinée Equatoriale 1965, Inde 1976, Israël 1967, Kirghizistan 1996, Koweït 2002, Maroc 1975, Namibie 2007, Ouganda 2012 et 2014, Somalie 1998, Territoire français des Afars et des Issas 1973, URSS 1985, etc.) mais il existe des exceptions (Cambodge 1996, Îles Marshall 2009, Laos 1981, etc.).
Le caracal figure également sur des séries spéciales de pièces de monnaie en argent (Oman 1977 (2½ rials), Kazakhstan 2009 (100 tenges), Turkménistan 1999 (500 manats)) ou en or (Afrique du sud 2004 (10, 20, 50, 100 rands)).
Le caracal a été choisi comme mascotte des 13e championnats du monde d'athlétisme en salle qui ont eu lieu à Doha au Qatar en 2010.
Ses aptitudes de prédateur valent probablement au caracal une utilisation de son image dans le domaine militaire. Ainsi, caracal est le nom utilisé dans l'armée de l'air française pour désigner l'hélicoptère militaire Eurocopter EC725 Caracal et c'est également le nom d'un véhicule militaire blindé d'origine israélienne, le Plasan Sand Cat. La société Caracal International LLC des Émirats arabes unis produit le pistolet Caracal. Une unité de l'armée israélienne porte également le nom de bataillon Caracal.
L'Homme représente le caracal depuis l'antiquité. Sur les représentations les plus anciennes, l'identification sans ambiguïté du caracal est difficile du fait des traits stylisés utilisés, de leur état de conservation et de la ressemblance du caracal avec le lynx et le serval notamment.
Le panthéon de l'Égypte antique comporte de nombreuses divinités à tête de félin. Certaines pourraient combiner plusieurs espèces dont le caracal comme les déesses Mafdet, Bastet et Sekhmet et conséquemment Pakhet. Il existe peu de représentation du caracal proprement dit dans l'ancienne Égypte. Ces quelques représentations décorent des tombes comme celle d'Antefoker de la nécropole de Thèbes (XIIe dynastie, règne de Sésostris Ier, XXe siècle av. J.-C.) ou celle de Khnoumhotep III (XIIe dynastie, règne de Sésostris II, XIXe siècle av. J.-C.) de la nécropole de Beni Hassan. Le Caracal, comme de nombreux autres animaux tels le chat ou le chacal, a fait l'objet d'un culte en tant qu'animal sacré.
Le caracal figure sur les gravures rupestres du Wadi Ramm dans le sud de la Jordanie dont les plus anciennes semblent dater de l'âge du bronze ancien (XVIIIe siècle av. J.-C.).
La mosaïque du Nil (IIe siècle av. J.-C.) de Palestrina comporte une représentation de caracal (décrit par l'inscription lynx) reconnaissable à ses longs pinceaux sur les oreilles.
Un caracal attaquant un mouflon est représenté sur le verso no 38 du Papyrus d'Artémidore (Ier siècle av. J.-C.). Bien que l'authenticité du papyrus soit controversée, il est à noter que le caracal (dénommé lynx sur le papyrus) fait partie des 44 animaux représentés.
Plusieurs rhytons en argent figurant le caracal, datés du Ier siècle av. J.-C. et provenant d'Iran ou d'Asie centrale (Empire parthe), sont visibles au musée Miho de Kyoto au Japon. Un autre est exposé au Metropolitan Museum of Art de New York.
Dans l'Italie du Moyen Âge, quelques illustrations de félins pouvant être identifiés au caracal peuvent être observées sur des fresques ou des enluminures. Le caracal apparaît ainsi sur un détail des fresques de la basilique Sant'Angelo in Formis de Capua datées entre 1072 et 1087. Il est également représenté sur une enluminure du Liber ad honorem Augusti de Pierre d'Éboli datée de 1195-1197.
En orient, Il est fait référence au caracal (sous son nom persan, siyah gosh) et de son comportement vis-à-vis du lion dans le Golestân de Saadi, œuvre poétique persane écrite en prose en 1259. Le caracal suit le lion pour se nourrir de ses restes sans toutefois s'approcher trop au risque d'y laisser la vie, comportement que Saadi rapproche de celui des princes vis-à-vis du sultan.
Le caracal est communément présent dans l'art du livre Moghol. Il illustre par exemple les marges d'une copie du XVIe siècle du Yusuf va Zulaykha.
Quelques peintres et sculpteurs animaliers de l'époque contemporaine utilisent parfois le Caracal comme modèle.
Dans le domaine de la peinture animalière, le Caracal mangeant un faisan (Caracal and Pheasant) d'Antoine-Louis Barye (1795-1875) est visible au Metropolitan Museum of Art de New York et le Caracal (1902) de Charles Livingston Bull (en) (1874-1932) au National Museum of Wildlife Art de Jackson Hole (Wyoming, États-Unis).
Dans le domaine de la sculpture animalière, le Lynx caracal à la patte levée (1936) de Maurice Prost (1894-1967), réalisé en pierre de Premeaux (pierre de Comblanchien), est exposé au musée Robert-Dubois-Corneau de Brunoy (France). Le Caracal compte au nombre des œuvres de sculpteurs animaliers actuels comme les bronzes d'Hamish Mackie (en), de Mark Coreth (en) ou de Kent Ullberg (sv), ou encore les sculptures de métaux de récupération d'Harriet Mead (en).
Plus récemment encore, le caracal connu sur internet sous le nom Big Floppa est considéré comme un Mème Internet.