Le casque colonial est une coiffure légère, généralement fabriquée en liège ou en moelle végétale et recouverte de tissu. Le terme « salacot » est également employé pour désigner cette coiffure, recouvert de tissu afin de protéger la tête du soleil. Il était autrefois souvent porté par les Occidentaux sous les tropiques ; Il est encore utilisé par certaines unités militaires et lors de cérémonies, mais son port n'est pas fréquent au Viêt Nam dans la vie quotidienne.
Le casque colonial est devenu un signe distinctif des puissances coloniales européennes à partir de la seconde moitié du XIXe siècle, À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, le casque colonial est devenu l'un des symboles les plus reconnaissables de la présence coloniale européenne (Empire britannique, colonies allemandes, Second Empire colonial français, Empire colonial belge, Empire colonial néerlandais, etc.). Parfois, il fut considéré comme un symbole du colonialisme.
Cependant, après la guerre d'Indochine en 1946, le casque colonial, connu sous le nom de pith helmet, est devenu un symbole de l'Armée populaire vietnamienne. Auparavant emblème de l'impérialisme européen, le casque a changé de signification pour les Vietnamiens, devenant une marque de liberté et d'indépendance vis-à-vis de la domination française.
D'une façon similaire, après que le Kenya a obtenu son indépendance en 1963, les administrateurs provinciaux ont adopté les uniformes et coiffes règlementaires des anciens colonisateurs, symbolisant ainsi la résistance à l'impérialisme européen et le retour à la culture et à l'identité du Kenya libéré et autonome.
Les premières formes de casques coloniaux remontent aux années 1840, mais il faut attendre les années 1870 pour que le personnel militaire européen adopte ce chapeau dans les colonies tropicales. La guerre franco-prussienne de 1870 avait popularisé le casque à pointe, lequel peut avoir influencé la conception du salacot. Ce terme, entre autres utilisé en français et en espagnol, est issu d'un chapeau traditionnel philippin, le salakot, semblable au casque colonial.
Fabriqué avec de la moelle ou du liège, il est recouvert d'un tissu blanc avec de petits trous de ventilation. Les versions militaires comportent souvent un insigne en métal à l'avant et peuvent être dotées d'un poinçon et d'écussons d'identification latéraux. La jugulaire
peut être en cuir ou en laiton.
La couleur a, suivant les lieux et les époques, pu être blanche, beige, kaki, marron, verte ou même bleue pour des unités de police et alors que la forme ronde avec une calotte presque hémisphérique est dominante il a existé des versions militaires plus hautes ou avec une visière en pointe et une partie couvre-nuque assez prononcée et certaines avec une pointe sur le sommet.
La première apparition du casques en moelle se produit durant les guerres anglo-sikhes. Plus largement adopté au cours de la révolte des cipayes de 1857 à 1859, le casque est ensuite porté par les troupes britanniques servant dans la guerre anglo-ashanti de 1873, la guerre anglo-zouloue de 1878-1879 et les campagnes ultérieures en Inde, en Birmanie, en Égypte et en Afrique du Sud.
Bien que ce couvre-chef soit particulièrement associé aux Britanniques et aux Français, toutes les puissances coloniales européennes utilisent différentes versions du salacot de la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle. Le casque tropical français est utilisé pour la première fois par les troupes coloniales en 1878. Les Néerlandais le portent durant toute la guerre d'Aceh (1873-1904). En Amérique, l'armée américaine l'adopte dans les années 1880 pour ses soldats servant sous le soleil du sud-ouest des États-Unis. La Police montée du Nord-Ouest l'utilise également au Canada durant la Rébellion du Nord-Ouest, avant qu'il soit remplacé par le Stetson.
Le casque colonial en liège fut largement utilisé par les civils en particulier dans le Midi de la France, jardiniers, marins de plaisance, et par les colons. Il fit partie également de l'uniforme de la police municipale de plusieurs villes du Midi, notamment de Marseille, Nice, Toulon, etc.
Le salacot est toujours utilisé par certains régiments, surtout pour l'apparat, dont la compagnie des Carabiniers du Prince de Monaco.
En 1949, un radio-chapeau est construit sur le modèle du casque colonial.
Personnes et personnages portant un casque colonial :