Turban

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Trois fellahs, par Charles Gleyre, 1835.
Un enfant toubou avec son kadamoul lors d'un festival culturel à N'Djamena en 2022.


Le turban (du moyen français turbant, via l’italien turbante, du turc tülbent du persan dulbend) est un couvre-chef volumineux constitué d'une longue écharpe enroulée autour du crâne ou d'un chapeau.

Histoire

Évolution du turban.

Les Perses de l'Antiquité portaient un chapeau conique parfois entouré de bandes de tissu, ce qui peut être considéré comme l'origine du turban moderne[réf. nécessaire].

Au Moyen Âge, il porte le nom de « bourrelet » à cause de la bourre qui garnit la couronne de tissu.

Il est à la mode, parfois orné de plumes, chez les femmes sous la Restauration en France, avant d'être remis au goût du jour dans les années 1940.

À noter que, pour certains musulmans, il peut servir de linceul d'urgence si la mort vient les surprendre lorsqu'ils sont isolés : comme il mesure la largeur des épaules et deux fois la taille de l'individu il permet à celui qui trouve le défunt de l'envelopper dedans et de l'enterrer ainsi dans un linceul à même la terre, selon le rite musulman.

Dans la culture arabe classique, le turban était un élément culturel et spirituel important. Dans les pays du golfe Persique il est maintenant remplacé par le keffieh.

Aujourd'hui

Mettre un turban au Rajasthan.

Le turban se compose souvent de plusieurs pièces selon le pays. Il faut distinguer par exemple le tarboush (طربوش), tel qu'on porte en Égypte, et celui qui est en usage en Syrie ou dans d'autres contrées orientales.

Portrait présumé d'Hassan, gardien de la girafe de Charles X, par Alexandre-François Caminade.

Suivant M. Lane, le turban se compose en Égypte de trois objets, premièrement de la petite calotte appelé taqiyya طاقية, ensuite du tarbouch, qui est un bonnet ou une calotte en drap souvent rouge, allant à la tête et garni au sommet d'une houppe de soie bleu foncé, et enfin de la longue pièce d'étoffe إتب qu'on roule autour du tarbouch.

Turbans au Proche et Moyen-Orient

Les pratiques et les rites du judaïsme ancien nous en apprennent sur la façon dont se vêtent les juifs de l'Antiquité au Moyen-Orient. Ainsi, hommes et femmes ne doivent pas porter les mêmes vêtement,, les hommes portent donc un turban ou un bonnet, alors que les femmes portent un manteau féminin agrémenté d'un capuchon. Il existe un règlement sur les accessoires de toilette, précisant que les juives de Médie peuvent envelopper leur tête d'une sorte de turban, et celles d'Arabie sortir voilées,.

Des manuscrits de l'Iran seldjoukide représentent des personnages portant des turbans qui ne diffèrent pas de ceux que représentent les céramistes mais sont peu caractéristiques. Ils se distinguent des turbans des manuscrits de Bagdad ou de Syrie : ils sont posés sur la tête en équilibre au lieu de descendre vers la nuque.

Chez les Arabes, il existe plusieurs sortes de turbans. Ils existent en plusieurs modèles, selon les pays ou les régions :

Références

  1. ↑ « Bourrelet », sur cnrtl.fr via Internet Archive.
  2. ↑ « Turban », sur cnrtl.fr.
  3. ↑ Modern Egyptians, Tome I, pages 41 et 42.
  4. ↑ Emmanuel Grimaud, « Christopher Pinney, Camera Indica. The Social Life of Indian Photographs. London, Reaktion Books, 1997, 246 p., bibl., index, 127 ph. », L’Homme. Revue française d’anthropologie, no 157,‎ , p. 267–270 (ISSN 0439-4216, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ Laurence Lécuyer Renn. Au-delà du voile: statuts, genres, alliances dans l’Inde du Rajasthan. An- thropologie sociale et ethnologie. 2014.https://pdfs.semanticscholar.org/acc0/4e51daa8d3bec5936dba78320680265871f3.pdf
  6. 1 2 3 4 5 Mohand Akli Haddadou, Dictionnaire des racines berbères communes, Tizi-Ouzou, Haut commissariat à l'amazighité, 2006-2007, 314 p. (ISBN 978-9961-789-98-8, lire en ligne), p. 162.
  7. ↑ ACHOUR, R. (2004). Le kabyle et le tamazight (Maroc central): Étude de lexicologie comparée (Doctoral dissertation).
  8. 1 2 3 Chirine Mohseni, « La communauté des réfugiés Kurdes irakiens en France : Modes de Vie et intégrations », Université de Paris III Sorbonne, Paris.
  9. ↑ Hans Ritter et Karl-G. Prasse, Dictionnaire touareg, Otto Harrassowitz Verlag, , 1069 p. (ISBN 978-3-447-05886-5, lire en ligne)
  10. ↑ Aurélie Bazzara, « Un habit, une histoire - Tchad : à la découverte du kadamoul », sur RFI, (consulté le ).
  11. ↑ Louise Aurat, Fouad Ibrahim Shousha, « Soudan. Le Kadamoul, un symbole social et politique », Orient XXI, 16 février 2026.
  12. 1 2 3 Hélène Nutkowiez, Quelques notes sur le voile, de la Bible au Talmud http://antiquitatis-notae.univ-paris1.fr/nutkowicztalmud.pdf
  13. ↑ Deutéronome XXII, 5.
  14. ↑ ANEP fig. 355, obélisque noir de Salmanazar III. Le souverain assyrien reçoit le tribut de Jéhu, fils d'Omri, roi d'Israël.
  15. ↑ NEP fig. 187 : obélisque de Tiglath-Phalazar III, 738 avant n. è.
  16. ↑ Shabbat LXYa.
  17. ↑ Assadullah Melikian-Chirvâni, « Trois manuscrits de l'Iran seldjoukide », Arts Asiatiques, vol. 16, no 1,‎ , p. 3–51 (DOI 10.3406/arasi.1967.972, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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