| Causes | Dépression, trouble bipolaire ou schizophrénie |
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| Médicament | Lorazépam et électroconvulsivothérapie |
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| Spécialité | Psychiatrie |
| CIM-10 | F20.2 |
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| CIM-9 | 295.2 |
| MeSH | D002389 |
La catatonie est un syndrome psychomoteur (c'est-à-dire s'exprimant à la fois dans la sphère psychique et motrice) caractérisé par des perturbations significatives du mouvement, du comportement et parfois de la cognition, allant de la stupeur, de la catalepsie et du mutisme à l'agitation et à la violence. Elle est associée à de nombreuses maladies, neurologiques et/ou psychiatriques.
La catatonie était autrefois considérée comme une forme exclusive de la schizophrénie (schizophrénie hébéphrénocatatonique), caractérisée par des périodes de passivité et de négativisme alternant avec des excitations soudaines.
Depuis, il est reconnu qu'un syndrome catatonique peut apparaître lors de l'évolution de troubles de l'humeur (dépression ou troubles bipolaires), de troubles du spectre autistique ou comme symptôme de maladies organiques, avec une prévalence principale des causes organiques sur les causes psychiatriques. Cette reconnaissance a amené le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV-TR) publié par l'Association américaine de psychiatrie (AAP) à ne pas la reconnaître en tant que trouble à part ou comme une sous-forme de schizophrénie, mais comme un syndrome associé à d'autres troubles.
Les signes suivants sont généralement associés à la catatonie :
Des symptômes somatiques associés incluent des signes de dysautonomie, troubles tensionnels, œdèmes des membres inférieurs, sueurs profuses, cyanose des extrémités, hypersalivation.
Les troubles cognitifs possiblement associés sont
Le DSM-IV l'a définie comme un syndrome, sans préjuger de son étiologie : schizophrénie, troubles de l'humeur (mélancolie majoritairement), affections neurologiques. Son évolution sans traitement peut aboutir à la mort par anorexie ou déshydratation.
Sa description a été établie par Karl Ludwig Kahlbaum en 1874.
Emil Kraepelin la définit comme l'une des formes de démence précoce, qui est au demeurant l'ancêtre théorique de la schizophrénie.
Eugen Bleuler l'inclut parmi les formes de schizophrénie. Ce dernier en définit la nature de symptômes extrêmes de la dissociation psychomotrice et y repère l'expression combinée du négativisme et de l'autisme au sens bleulerien.
Les observations de médecins et certaines études amènent à considérer que la catatonie n'est pas particulièrement liée à la schizophrénie, et plutôt aux troubles de l'humeur et aux états d'intoxication, contrairement à ce que pensait Kraepelin. Des réactions à des agents neuroleptiques, ainsi que le syndrome malin des neuroleptiques, auraient amené à une confusion avec la catatonie maligne.
Lorna Wing, qui a mis en évidence la notion de spectre de l'autisme, et Amitta Shah ont considéré la spécificité du phénomène catatonique chez les personnes autistes, et examiné le caractère exacerbé des symptômes dans cette population.
Il existe une concordance comportementale entre les manifestations catatoniques classiques et les symptômes présents chez beaucoup de personnes autistes.
La notion de handicap développemental permet de comprendre ces deux descriptions cliniques comme ayant une étiologie commune au niveau neurologique. Les traits communs comportent l'auto-agression et l'automutilation, les stéréotypies, le mutisme sélectif, le négativisme, le discours stéréotypé, l'écholalie, les pathologies posturales, les grimaces, les maniérismes, la rigidité et l'agitation sans but.
Lorna Wing et Amitta Shah suggèrent une différence entre la stupeur catatonique et la détérioration ressemblant à la catatonie, dans l'autisme. Pour éviter la chronicisation de ces symptômes, il convient de conjuguer un bilan clinique, à un historique neurodéveloppemental individuel, et à un bilan psychologique des forces et des faiblesses de la personne. L'usage de l'Interview diagnostique pour les troubles sociaux et de communication (Diagnostic interview for social and communication disorders ou DISCO) est recommandé.
Les traitements conseillés pour prévenir l'aggravation de tels symptôme, selon Wing et Shah sont :
Les traitements classiques de la stupeur catatonique, à savoir l'électroconvulsivothérapie et le lorazépam, ne montrent guère d'efficacité selon elles, face à ce phénomène particulier de catatonie autistique.
Catatonie dans l'autisme