| War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Porte-paroles | Gael Roblin Éric Bainvel |
| Fondation | 1983 : Emgann 2009 : Breizhistance – Parti socialiste de Bretagne 2020 : War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne |
| Journal | "Bretagne-Info" (Actuel) Combat breton (Inactif) |
| Positionnement | Extrême gauche |
| Idéologie | Nationalisme breton Anticapitalisme Socialisme démocratique Républicanisme breton |
| Couleurs | Rouge et noir |
| Site web | bretagne-info.bzh |
War-Sav – Gauche indépendantiste bretonne, anciennement Emgann, puis Breizhistance – Parti socialiste de Bretagne, est un mouvement nationaliste breton d'extrême gauche créé en 1983.
Emgann est fondé en 1983. Michel Herjean participe à la création.
Il se définit alors comme « socialiste autogestionnaire et indépendantiste breton ». Il est perçu par tous les observateurs comme un mouvement d'extrême gauche. Il est anticapitaliste et participe régulièrement à des mobilisations contre le Front national, mais aussi à la marche des fiertés LGBT de Rennes[réf. nécessaire]. Il a été créé par d'anciens prisonniers indépendantistes bretons FLB/ARB amnistiés en 1981, par d'anciens membres du Strollad pobl vreizh et des militants des KAD Kuzulioù an Distaoliadeg-Comités Amnistie Bretagne) après la mutation du mouvement breton provoquée par l'arrivée de la gauche française au pouvoir en 1981.
En , après l'attentat du McDonald de Quévert, près de Dinan, qui provoque la mort d'une jeune employée, plusieurs militants de l'Emgann, considéré par les enquêteurs comme la vitrine légale de l'Armée révolutionnaire bretonne (ARB), sont mis en examen. En , les trois principaux accusés sont acquittés. Un militant écope d'une condamnation à trois ans de prison pour « association de malfaiteurs ».
Emgann devient Breizhistance, Parti socialiste de Bretagne.
Emgann-MGI décide également de mettre en retrait le nom du parti pour les élections municipales et cantonales de 2008 et ses militants font partie de listes de gauche sous le sigle Breizhistance.
Lors d'un congrès à Fougères en octobre 2009, les militants les plus actifs et des jeunes nouvellement arrivés tentent de lancer une nouvelle organisation politique, Breizhistance, avec l'objectif d'intégrer Emgann dans la nouvelle structure. Malgré un vote majoritaire, une minorité nostalgique de l'époque 80-90 refuse le processus et décide de maintenir Emgann en vie et dissocié de Breizhistance[réf. nécessaire].
Le mouvement fait une liste commune avec le Nouveau Parti Anticapitaliste en 2015.
Quelques mois avant ce congrès Gaël Roblin, figure historique du mouvement, faisait part de sa volonté de créer une nouvelle structure à l'occasion des élections régionales de 2010 en proposant une alliance avec d'autres nationaliste bretons allant du Parti breton au maire autonomiste Christian Troadec. Avant finalement, à la suite de désaccords, de soutenir et présenter des candidats sur la liste d'Europe Écologie Les Verts[réf. nécessaire].
La seule activité publique d'Emgann depuis la création de Breizhistance est en 2012 une commémoration patriotique en Irlande. Emgann est principalement animé par Reun Le Diguerher, mort en , membre de l'association Kelc'h An Dael pour la remise en place du Parlement de Bretagne.
War-Sav est lancé en 2021.

Le mouvement s'est essoufflé après les affaires de terrorisme ayant abouti à l'emprisonnement de son porte-parole de la fin des années 1990, Gaël Roblin. L'activité du mouvement s'est principalement concentrée autour du soutien aux prisonniers politiques bretons entre 2000 et 2005.
Plusieurs membres de cette organisation ont été interpellés lors de l'affaire de Plévin ; certains ont été condamnés[réf. nécessaire]. D'autres[réf. nécessaire] ont été interpellés dans le cadre de l'enquête et de l'instruction sur l'affaire de Quévert. Aucun d'eux n'a été condamné dans ce dernier dossier: En , les quatre militants poursuivis sont acquittés pour ce fait. Le parquet fait appel de trois de ces quatre acquittements, mais l'appel est jugé irrecevable en . Le parquet s'est pourvu en cassation contre cet arrêt, la Cour de cassation lui a donné tort. Les militants poursuivis sont donc définitivement blanchis.