| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Xavier Jules Joseph Marie de Langlais |
| Pseudonyme |
Zavier Langleiz |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Conjoint |
Annick Gazet du Châtelier (d) |
| Enfant |
Gaëtan de Langlais (d) |
| A travaillé pour |
École régionale des beaux-arts de Rennes (à partir de ) |
|---|---|
| Membre de | |
| Distinctions |
Prix Breizh () Prix Lange () |
Église d'Étel |
Xavier de Langlais, né le à Sarzeau (Morbihan) et mort le à Rennes (Ille-et-Vilaine), est un peintre, graveur et écrivain français.
Il est resté connu pour son ouvrage de référence La Technique de la peinture à l'huile, publié en 1959, et son implication dans le mouvememt des Seiz Breur.
Il est le fils de Roger de Langlais et de Marguerite Joséphine Huchet du Guermeur.
Xavier de Langlais suit des études à l'École des beaux-arts de Nantes de 1922 à 1926. Il s'inscrit en tant qu'élève libre dans l’atelier d’Ernest Laurent, où il reste jusqu’en 1928.
Il devient ami avec Xavier Haas, qu'il a connu à Sarzeau.
Il cherche sa voie dans un art nouveau en phase avec son amour de la Bretagne. Langlais se spécialise dans la peinture et la décoration des églises, et dans la recherche de technique picturale nouvelle. C'est ainsi qu'il prend contact avec Spéranza Calo-Séailles et lui fournira des cartons qu'elle reproduira sur Lap.
En 1941, lui et plusieurs artistes écrivent une chronique en breton publiée et signée sous le même pseudonyme de Lan hag Hervé pour le quotidien régionaliste à tendance pétainiste La Bretagne de Yann Fouéré.
À côté d'articles consacrés à Jean Merrien, Paul Durivault, Loeiz Herrieu, Roperh Le Masson, Françoise Morvant a relevé des chroniques «où se lisent les textes antisémites les plus violents sans doute jamais écrits en breton»,. Langlais publiait dans La Bretagne le lendemain de la rafle du Vel d’Hiv des 16 et : « Je vais écrire une lettre au gouvernement français pour lui proposer de promouvoir l’enseignement du breton dans la France entière s’il veut se débarrasser pour de bon des Juifs et les faire décamper au grand galop ».
La même année, il est vice-président du Bleun-Brug.
Il dessine avec Herry Caouissin des uniformes pour des « scouts bretons » présentés à l'occasion du 23e congrès annuel du Bleun-Brug.
Il publie en 1959 son ouvrage intitulé La Technique de la peinture à l'huile.
Xavier de Langlais consacre ses dernières années à l'écriture d'ouvrages en faveur de la culture bretonne.
À partir de 1924, il prend contact avec l'Unvaniezh Seiz Breur, un mouvement d'artistes bretons réunis par Jeanne Malivel et René-Yves Creston. Avec James Bouillé, architecte et lui-même membre du Seiz Breur, il anime en 1935 l'atelier d'art breton An Droellenn (la Spirale), atelier breton d'art chrétien. Il est l'auteur de peintures murales religieuses dans la chapelle du collège Saint-Joseph à Lannion, au grand séminaire de Saint-Brieuc, à Notre-Dame-de-la-Mer à Étel, ou dans l'église de La Richardais,,.
En 1936, puis en 1945, il peint un ensemble de cinq taolennoù, commandés par les missionnaires montfortains de Guipavas et très largement inspirées des images de Vincent Huby. En 1946, il peint une série de quatre taolennoù, commandés par le père Médard, un capucin de Guingamp. Ce sont les derniers historiquement à avoir été peints. « Dans ses taolennoù, Xavier de Langlais rompt avec la tradition : finis les cœurs surmontés d'une tête, les diables, les serpents, les crapauds et autres symboles des péchés capitaux ; place aux sacrements, place au pardon, place à l'Église où le Christ accueille les bras ouverts tous ceux qui viennent à lui ».
Écrivain bretonnant, il est l'ardent promoteur d'une réforme orthographique qui permettrait d'inclure les formes spécifiques du breton vannetais qu'il pratique. Les discussions entre écrivains qu'il organise à Vannes à partir de 1936 n'aboutissent qu'en 1941 à la réforme orthographique dite peurunvan. Son rôle dans l'unification de l'orthographe de la langue bretonne a été l'objet d'une thèse de Glenn Gouthe.
Ses œuvres sont visibles notamment dans une vingtaine d'églises de Bretagne, surtout dans le Morbihan (Ploemeur, Lorient, Sarzeau, Étel et Surzur).
Entre 1953 et 1955, il a décoré 17 églises. Parmi les tableaux de Xavier de Langlais, onze sont protégés par classement par les monuments historiques :