| Lascelle | |||||
L'église Saint-Rémi. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Cantal | ||||
| Arrondissement | Aurillac | ||||
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Bassin d'Aurillac | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Michel Faubladier 2026-2032 |
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| Code postal | 15590 | ||||
| Code commune | 15096 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
260 hab. (2023 |
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| Densité | 14 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 01′ 25″ nord, 2° 34′ 34″ est | ||||
| Altitude | Min. 708 m Max. 1 337 m |
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| Superficie | 19,1 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Aurillac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Vic-sur-Cère | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Cantal
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Lascelle (Las Celas en occitan, localement orthographiée Lascelles) est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes.
La commune de Lascelle est située en France, dans le département du Cantal, dans le nord du Massif central, à une douzaine de kilomètres au nord-est d'Aurillac, sur la route du puy Mary. Elle est traversée par la Jordanne dont la commune marque le commencement du vallon inférieur, et brièvement bordée au nord par la Doire. Un autre affluent de la Cère, l'Authre, prend sa source dans le nord de la commune.
La commune a une superficie de 19,1 km2 (1 910 ha). Elle une altitude maximale de 1 337 m et minimale de 708 mètres. Le village (mairie) est à une altitude de 749 mètres.
Lascelle est limitrophe de sept autres communes.
Les communes limitrophes sont Girgols, Laroquevieille, Saint-Cirgues-de-Jordanne, Saint-Projet-de-Salers, Thiézac, Velzic et Vic-sur-Cère.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 7,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 762 mm, avec 13,8 jours de précipitations en janvier et 9 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Marmanhac à 8 km à vol d'oiseau, est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 461,7 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −27 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Lascelle est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 85 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (54,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (40,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,3 %), forêts (25,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (1,6 %).

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 227, alors qu'il était de 210 en 2013 et de 207 en 2008.
Parmi ces logements, 61,8 % étaient des résidences principales, 29,1 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9,5 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lascelle en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (29,1 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 82,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (79,5 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière.
| Typologie | Lascelle | Cantal | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 61,8 | 67,7 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 29,1 | 20,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 9 | 11,9 | 8,2 |
En raison de l'étymologie du nom de la commune (las cellas, les cellules), elle pourrait prendre un « s » final : Lascelles. Pourtant le nom officiel définit dans le Code officiel géographique de l'Insee est bien Lascelle sans « s ».
Le toponyme, dans différents actes officiels, a évolué, du latin en passant par l'occitan et vers une écriture et prononciation francophone : Cellœ (1352) ; Las Celas (1456) ; Cellœ Jordanœ(1485) ; Cellas-en-Jourdanne (1592) ; Celles-en-Jordanne (1594) ; Celles-ès-Jordanne ; Celles-ès-Jourdanne (1604) ; La Selle-en-Jordanne (1622) ; Cèles-en-Jourdane (1648) ; Las Selles-en-Jordanne(1655) ; Sales ; Salles (1672) ; La Celle-en-Jordanne(1674) ; Selles-en-Jourdanne (1680) ; Lascelles (1688) ; La Selle (1691) ; La Celle (1695) ; Lacelle(1712) ; Las Celles (1784).
Comme Mandailles, les communes de Lascelle et Saint-Cirgues-de-Jordanne sont l'exemple d'une population du XIXe siècle ayant émigré pour exercer les professions de tôlier, poêlier ou fumiste. Par exemple, Guillaume Philip, né en 1815, fils de cultivateur, qui s'est expatrié à Lyon pour exercer la profession de poêlier et revenir au pays pour reprendre et embellir les terres de son père Michel mort en 1834. Son caveau au cimetière de Saint-Cirgues-de-Jordanne marque sa réussite sociale. Comme le cimetière de Saint-Cirgues-de-Jordanne, celui de Lascelle frappe par sa physionomie religieuse : presque tous les tombes ont une dalle distinctive. Cet usage tient sans doute à ce que ces deux communes comptaient un grand nombre d'émigrants, qui, après être devenus riches, ont voulu revenir mourir dans leur village. « Pour l'Auvergnat, rien n'est sacré comme le pays natal. Son pays ! ».
On peut également voir au village de Mazieux la richesse de quelques constructions magnifiques et imposantes réalisées par un originaire du village.
Jusqu'en 1874, le village de Velzic était commune de Lascelle.
Pendant très longtemps, Lascelle était une des bourgades les plus importantes de la vallée de la Jordanne du fait de son importante population pour le canton, la présence d'une laiterie, d'un poste à essence et cafés ; mais également par l'implantation des institutions républicaines, comme le bureau de poste distributeur et la brigade de gendarmerie.
Au fil des ans, la majeure partie des commerces ont disparu de la commune. Sont encore présentes aujourd'hui l'école communale et la brigade de gendarmerie. L'école regroupe le contingent d'enfants de trois communes, Lascelle, Saint-Cirgues-de-Jordanne et Mandailles-Saint-Julien.
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Lascelle, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes. Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 100 et 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de onze.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Jean-Michel Faubladier (51,3 %), maire sortant, et Arthur Vidal (48,7 %). Neuf sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Jean-Michel Faubladier et deux à celle de Arthur Vidal. Jean-Michel Faubladier est réélu maire pour un deuxième mandat le , lors de la séance d'installation du conseil municipal,.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 260 habitants, en évolution de −13,04 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).