| Pléchâtel | |||||
Pléchâtel - Nouvelle Mairie - Ancien prieuré. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Redon | ||||
| Intercommunalité | Bretagne Porte de Loire Communauté | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Brizard 2026-2032 |
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| Code postal | 35470 | ||||
| Code commune | 35221 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Pléchâtellois | ||||
| Population municipale |
2 833 hab. (2023 |
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| Densité | 78 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 53′ 43″ nord, 1° 44′ 50″ ouest | ||||
| Altitude | 85 m Min. 7 m Max. 116 m |
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| Superficie | 36,32 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Rennes (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Bain-de-Bretagne | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | www.plechatel.fr | ||||
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Pléchâtel est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Elle appartient au canton de Bain-de-Bretagne et est rattachée à l'arrondissement de Redon.
Pléchâtel est située à la confluence de la Vilaine et du Semnon.
Du point de vue de la richesse de la flore, Pléchatel se situe à la quatrième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 637 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1 373 taxons (118 familles). On compte notamment 63 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 31 taxons protégés et 34 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237).

Le relief de la région de la moyenne Vilaine entre Pont-Réan et Pléchâtel correspond à une pénéplaine (tous les points hauts sont à peu près à la même altitude) réduite à des lambeaux en raison de la reprise de l'érosion par la Vilaine et ses affluents ; la Vilaine qui coule nord-sud traverse perpendiculairement par une série de cluses les hauteurs orientées ouest-est selon un relief de type appalachien.
Pléchâtel est dans la partie nord du synclinorium dit de Martigné-Ferchaud. Des poudingues pourprés affleurent à la base de schistes rouges datant du silurien au Rocher d'Uzel en Pléchâtel. De la mylonite est présente
Pléchâtel fait partie des communes classées à risque maximal pour le retrait-gonflement des argiles (susceptible d'engendrer des fissures importantes dans les constructions) par Géorisques.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Vilaine, le Semnon, la Lande de Bagaron, le Choisel, l'Étang, la Huais, le ruisseau de la Farouillas et le ruisseau du Vieil étang de la touche,,.

La Vilaine, d'une longueur de 218 km, prend sa source dans la commune de Juvigné et se jette dans l'océan Atlantique à Camoël, après avoir traversé cinquante-six communes.
Le Semnon, d'une longueur de 73 km, prend sa source dans la commune de Saint-Erblon et se jette dans la Vilaine à Saint-Senoux, après avoir traversé vingt communes.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Huais, d'une superficie totale de 0,6 ha (0,31 ha sur la commune),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 773 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 0,6 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à 10 km à vol d'oiseau, est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 780,5 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le .
Au , Pléchâtel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 183 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris),.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,6 %), zones agricoles hétérogènes (33,1 %), prairies (12,3 %), forêts (10 %), zones urbanisées (4,4 %), mines, décharges et chantiers (0,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %). L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).


Situé à proximité de Bain-de-Bretagne, Le Chatellier possède une école primaire.
C'est une ancienne zone d'activités industrielles (cidrerie).

Entre Poligné et Pancé, sur la rive droite, et Pléchâtel et Bain, sur la rive gauche, sept alignements de grosses « roches » permettaient jadis le passage des piétons à gué sur le Semnon, en période ou aux heures de basses eaux, car, de nos jours, l'activité d'un seul moulin en amont suffit pour submerger un pont. Ces passerelles, en effet, étaient dénommées ponts, comme le Vieux-Pont au bas du Châtellier en Pléchâtel, et le Pont-Yaume (Guillaume) au bas de la Bouvetière. Un passage à gué du Semnon est possible depuis des siècles grâce à des pierres disposées dans le cours d'eau près du Moulin de l'Ardouais, ce passage permettant de rejoindre Poligné.
La localité est attestée sous les formes Plebs Castel et/ou Plebis Castel en 875, Ploucastellum en 1052, Ploicastel en 1086, Plocastel en 1147, Pleschastel en 1427, Plechatel en 1513, Plano Castro en 1516, Pleschastel en 1650 et en 1699.
Le nom Pléchâtel est une formation toponymique de langue bretonne en plou-, appellatif graphié ploe en vieux breton, qui désigne une « paroisse » créée par les Bretons au haut Moyen Âge. Ce mot est issu du latin plebs et avait en breton le sens précis de « paroisse pouvant baptiser », puis « paroisse ». Il est suivi du vieux breton castel, kastell en breton moderne, « fortification, château », francisé en châtel par la suite. D'où le sens général de « paroisse du château ».
L'emplacement du castellum n'a pas été identifié avec certitude, mais se trouvait probablement, selon Amédée Guillotin de Corson, au niveau du village du Châtellier, sur les hauteurs dominant le Semnon.
« [La] région ne renferme aucun plou, à l'exception de Pléchatel, dont l'éponyme n'est d'ailleurs pas un nom de saint, et qui semble avoir été un poste avancé des Bretons sur la Vilaine, comme l'était d'autre part Langon. Cette région, englobant la limite commune des évêchés de Saint-Malo et de Rennes, n'était donc pas occupée totalement par les Bretons au VIe siècle, ainsi que le prouve également le grand nombre de fundi gallo-romains qui s'y rencontrent. »
En breton, la forme actuelle est Plegastell, d'après les attestations régulières et majoritaires du nom dans la production écrite en cette langue ces dernières décennies, d'après la base toponymique KerOfis. La variante Plougastell-Breiz-Uhel est mentionnée en 1978.
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également Plegastell.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,9 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne.
Une prononciation locale du nom a été rapportée sous la forme « Pyeuchâtè » en 1954 par Henri-François Buffet. En 1995, Erwan Vallerie la présente comme forme en gallo. La forme proposée par l'Institut de la langue gallèse en 2021 est Pechatè, suivant l'orthographe ABCD.
Les traces de 4 maisons longues, dont trois entourées de palissades, datant du néolithique final, ont été découvertes sur le site de la Hersonnais en Pléchâtel.
Un empierrement de voie romaine [elle allait de Nantes (Condevincum) à Rennes (Condate Riedonum])] est signalé à la Guesdonnière en Pléchâtel.
Pléchâtel, dont l'appellatif initial Plé- indique une origine bretonne, tire son nom d'un château qui se trouvait vraisemblablement au village actuel du Châtellier, situé sur les hauteurs dominant le cours du Semnon, ancienne frontière des Redones (pays de Rennes) et des Namnètes (pays de Nantes).
Après l'assassinat du roi Erispoë en novembre 857 par Salomon son cousin, ce dernier donne aux moines de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes près de la moitié du territoire de Pléchâtel. Le , Salomon est à son tour assassiné par Pascweten (son gendre), Guignon (son neveu) et Gurwant. Gurwant, qui va lui succéder, donnent alors le reste de la paroisse à l'abbaye Saint-Sauveur de Redon qui y fonde au XIe siècle un prieuré. Avant de dépendre de l'évêché de Rennes, la paroisse de Pléchâtel dépendait originairement de l'évêché de Nantes.
À partir de 1086, des religieux officient dans la chapelle prieurale dédiée à saint Martin : les moines occupent le prieuré jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Les seigneurs et maisons nobles qui se partagent le territoire sont : Mainténiac, Le Plessis-Bardoult, La Touche, la Pungerais et Trélan. On cultivait la vigne à Pléchâtel dès le XIe siècle.
L'église de Pléchâtel est un prieuré fondé en 873 par Salomon, roi de Bretagne, qui le donna à l'Abbaye de Saint-Sauveur de Redon , qui venait d'être transférée à Plélan. Cette abbaye a toujours possédé depuis ce prieuré, et présenté la cure. La maison du Plessis-Bardoul appartenait, en 1340, à Pierre de Neufville. Son petit-fils, Pierre de Neufville fut détenu prisonnier par les Anglais en . Cette seigneurie passa en 1570 à Jean le Ménager, qui eut une postérité nombreuse. Jean, son fils aîné, épousa Jeanne de Tanouarn. Leurs enfants prirent des lettres, en 1662 , pour porter le nom de Tanouarn.
Des moines occupèrent le prieuré Saint-Pierre, membre de l'abbaye de Redon, jusqu'à la fin du XVIIe siècle. L'édifice devient ensuite la propriété de la seigneurie du Plessis-Bardoult.
Pléchâtel possédait alors au moins 9 chapelles : Saint-Martin (dans le cimetière, démolie en 1845) ; du Marin (dans le bourg, probablement construite par un marin à la suite d'un vœu, disparue) ; celle du Pont-Neuf (datant de 1709, disparue) ; trois chapelles frairiennes disparues : Saint-Saturnin (Saint-Saulny) et sa fontaine, du Bagaron (dédiée à saint Éloi] et Saint-Méen (près du village de la Pichetais) ; Saint-Sauveur (bâtie en 1670 et dépendant du château de Mainténiac), la chapelle de la Touche (dépendant du manoir éponyme) et la chapelle du Plessis-Bardoult (elle datait du XVIIIe siècle, mais elle a été reconstruite vers 1850).

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Pléchâtel en 1778 :
« Pléchatel ; sur un coteau ; à 5 lieues trois quarts au Sud de Rennes, son évêché, sa subdélégation et son ressort. On y compte 2000 communiants. Il y a une assemblée considérable au bourg de cette paroisse le jour de la fête de saint Pierre. L'abbaye de Saint-Sauveur de Redon possède la haute justice de Pléchâtel. Les rivières de Vilaine et de Semnon arrosent ce territoire , qui renferme des terres bien cultivées, des prairies, et des landes. C'est un pays couvert [de bocage] qui produit du cidre. »
Le général (assemblée des paroissiens) de Pléchâtel en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint le en présence de 67 paroissiens sachant signer et « d'un plus grand nombre ne sachant le faire » ; 6 députés (Julien Lépinay, Pierre Blandin, Jean Souffleux, Pierre Godet, son frère François Godet et Joseph du Bouexic ) furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Rennes. Un cahier de doléances fut rédigé ; il a été publié par Henri Sée ; les paroissiens se plaignent entre autres des fouages ordinaires et extraordinaires, de la corvée des grands chemins, du logement et charroi des gens de guerre, de la banalité des moulins, etc...
François-Joseph Decombe, recteur de Pléchâtel en 1775, fut prêtre insermentéen 1791 et s'exila à Jersey en 1792. Il fut réinstallé â Pléchãtel après le Concordat en 1803 et y mourut le .
François-Marie-Xavier Couarde, né à Rennes, qui avait fait son noviciat à Bourgueil, devint curé constitutionnel de Pléchâtel en avril 2792 avant de renoncer à ses fonctions ecclésiastiques le 24 pluviôse an II () lors de la Terreur.

Un ancien forçat, Joseph Legau, qui semait la Terreur et multipliait les exactions dans le canton de Bain, personne n'osant le dénoncer, fut finalement arrêté grâce au courage d'une femme de Pléchâtel, Louise Guiheux, et condamné à 25 ans de travaux forcés comme récidiviste.
Les Dames de la Charité de Saint-Louis, de Vannes, tinrent un établissement d'enseignement à Pléchâtel dans l'ancien prieuré Saint-Pierre (qui leur fut donné par le curé Lohier de la Motte qui en était alors propriétaire) à partir de 1816. Une école communale de garçons, tenue par les Frères de l'instruction chrétienne de Ploërmel, ouvrit en 1851. Une école mixte, tenue par trois religieuses de la congrégation des Saints-Cœurs ouvrit au Châtellier en 1857.



A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pléchâtel en 1853 :
« Pléchâtel (sous l'invocation de saint Pierre) :commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Patouillais, la Guesdonnière, la Landelle, la Ravillais, l'Ardouais, le Val-Himboul, Canacan, le Châtellier, la Guinois, Pinceloup, la Lossais, l'Abbaye-des-Landes, Bremalin, la Berraudais, la Hamonais, la Cherpiais, le Perray, la Faroullais, Saint-Saturnin, Bagaron. Superficie totale 4 344 hectares, dont (..) terres labourables 1 857 ha, prés et pâturages 440 ha, bois 166 ha, vergers et jardins 47 ha, landes et incultes 1 664 ha, étangs 5 ha (..). Moulins : 6 (de Macaire, de l'Ardouais, de Quénouard, de la Huais, de Rolland ; à eau. (..) La commune de Pléchâtel est limitée au nord, et un peu à l'est, par la rivière de Bruc, ou Sammon [ Semnon] ; à l'ouest par la Vilaine ;la grande route de Bordeaux à Saint-Malo la coupe à l'est. On y voit le bois du Plessis Bardoul, et la lande de Bagaron. Dans cette vaste lande, qui était jadis couverte par une forêt, existaient un grand nombre de forges à bras : c'est ce qu'attestent les monceaux de scories que l'on trouve épars çà et là sur le sol, ainsi que la présence de la petite chapelle de Bagaron, qui en occupe à peu près le centre, et qui est dédiée à saint Éloi, le patron des forgerons. Il y a un haut-fourneau au Plessix-Bardoul. Cette usine s'alimente sur le territoire même de la commune, notamment à la minière dite de Pléchâtel ou de la Renouillaie, minière située à environ 5 000 mètres au sud du bourg, et qui a été ouverte en 1828. L'industrie compte encore dans cette commune la belle minoterie établie récemment par M. Richard de la Pervenchère à l'écluse de Macaire. (..) Le territoire de Pléchâtel est remarquable par la grande variété de pierres à bâtir qu'il présente, et par la facilité qu'il offre pour leur exportation, placé entre deux routes et deux rivières. On y trouve le beau schiste appelé pierre de cahot ; les phyllades bleu-jaunâtre qui se taillent admirablement au sortir de la carrière, et se durcissent au contact de l'air ; enfin les phyllades tégulaires ou ardoises qui sont exploitées en plusieurs endroits. Les belles cultures récemment introduites par M. Dréo dans sa terre de Minténiac sont pour ce pays un précieux enseignement, et ne peuvent manquer d'imprimer un grand essor à l'agriculture de cette contrée. Il y a foire le 9 mai et le 30 juin. Géologie : phyllades, schistes argileux, quartzite au sud. On parle le français [en fait le gallo]. »
Victor Flot fut blessé au bras le lors de la Guerre de Crimée.

En 1867, la suppression du bac du Pont-Neuf, qui lui-même remplaçait un ancien pont romain détruit une cinquantaine d'années plus tôt, et qui permettait de traverser la Vilaine sur le chemin d'intérêt commun venant de Brémalin et permettant de franchir la Vilaine en direction de Goven, suscita des protestations.
L'effondrement le du pont de la Bruère entre Pléchâtel et Saint-Malo-de-Phily rendit encore plus difficile la traversée de la Vilaine. Les archives ne précisent pas s'il y eut des victimes. Ce pont fut reconstruit au début du XXe siècle.
Plusieurs carrières d'ardoises étaient exploitées à Pléchâtel, notamment celle de Riadan, mise en vente en 1867, mais la Société "Compagnie générale Ardoisière Riadan-Pléchâtel" qui l'exploitait fut dissoute en janvier 1903,.
Vers 1880 un menhir qui se trouvait à 1 km environ du château de Trélan, vers la Hamonnais, fut transplanté aux "Grottes de Pléchâtel", au-dessus d'une grotte rappelant l'apparition de Pontmain ; une excavation dans sa partie supérieure indique qu'il a dû autrefois être surmonté d'une croix.
La création d'un bureau de poste à Pléchâtel est prise en janvier 1881. Un bureau télégraphique y est ouvert en juillet 1881,.

La construction d'une nouvelle église paroissiale est décidée en 1882. L'ancienne église n'offrait qu’une seule nef romane communiquant, par de grossières arcades, avec des bas-côtés des XVe siècle et XVIe siècle.
Une partie du territoire communal est annexée en 1883 par la commune de Bain-de-Bretagne.
Un article de Charles Benoist publié en 1918 décrit le déclin de la natalité à Pléchâtel et ses causes tout au long du XIXe siècle et au début du XXe siècle.
Une première tentative d'inventaire des biens d'église échoua le en raison des nombreux manifestants massés devant l'église (carte postale, Musée de Bretagne).
Sur la "Levée de Pléchâtel", sentier rocailleux dominant la vallée de la Vilaine, plusieurs édifices religieux furent aménagés, certains dans des grottes, vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle.
De nombreux réfugiés de guerre venus du nord de la France et notamment du département de l'Aisne, fuyant l'avance allemande à l'automne 1914, trouvèrent refuge à Pléchâtel et dans la région avoisinante.
Le château de Trélan, propriété de M. Duclos, devint une annexe disposant de 20 lits de l'hôpital auxiliaire du château de Piré, et devint en janvier 1915 une annexe de l'hôpital complémentaire no 1 de Rennes.
Le monument aux morts de Pléchâtel porte les noms de 90 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les 81 soldats pour lesquels les circonstances sont précisées 4 sont morts en Belgique le même jour, le (Théophile Blandin, Jean Cheminel et Arsène Poitel, tous les trois marsouins du 1er régiment d'infanterie coloniale, à Rossignol et Jules Blandin, soldat du 71e régiment d'infanterie à Sambreville) ; Victor Amouriaux, marsouin du 58e régiment d'infanterie coloniale, est mort le dans les Dardanelles (Turquie) ; Marcel Ferré a été tué à l'ennemi le à Aïn Bou Khellal, commune de Taza (Maroc) ; les autres sont morts sur le sol français, dont par exemple Marcel Gérard, dernier mort de la Guerre de la commune, décédé des suites de ses blessures le à l'hôpital complémentaire d'Ognon (Oise).
Le monument aux morts, en granite et marbre gris, édifié par la marbrerie Victor Folliot, a été inauguré le : il a la forme d'un obélisque sur socle, surmonté d'une croix de guerre et avec sur sa face avant une palme du martyre et une Légion d'honneur ; il porte l'inscription : "AUX ENFANTS DE PLÉCHÂTEL MORTS POUR LA FRANCE 1914-1918" et les noms des morts pour le France des deux guerres mondiales.

Robert Delagrange a décrit Pléchâtel en 1918 :
« La plupart des bourgades de cette « marche » de Bretagne qui, du nord au sud, suit le cours de la Vilaine, sont situées sur des hauteurs. Il semble qu’on ait voulu les défendre d’une surprise au temps où elles formaient le rempart avancé, vers le côté français, du mystérieux pays des calvaires et des pardons. Le village de Pléchâtel, comme ses voisins de Saint-Malo-de-Phily et de Bourg-des-Comptes, se trouve perdu dans les airs. (..) La place, herbue et bosselée, porte au centre une vieille croix de granit que des cercles de fer, resserrés sur ses crevasses, empêchent de crouler. Le fût est décoré des douze apôtres, étagés jusqu’à la naissance des bras ; le Christ occupe le centre ; la Vierge apparaît sur l’autre face; le Père éternel bénit au sommet; le Saint-Esprit, sous la forme d’une colombe, plane entre les deux. Une girouette en fer forgé a été plantée sur la dernière pierre (..) traverse, avec un cri sec. La clôture [de l'enclos paroissial] ouverte, c’est la solitude, peuplée de statuettes au creux des arbres, chemins encaissés dévalant entre les châtaigniers vers des landes qui se relèvent en crêtes arides où seul se dresse le gibet d’une croix. La vue s’élargit brusquement quand on arrive au bord de la vallée ; la falaise, très élevée et presque à pic, entasse ses assises au long desquelles courent d’étroits marchepieds. Des escaliers, taillés dans le roc, conduisent à de petits oratoires suspendus au-dessus de l’abîme ; les genévriers, les iris, les ajoncs cramponnent leurs racines aux fentes de la paroi. La Vilaine décrit une courbe grandiose ; elle descend de lointains assombris, bordés par la voie ferrée (..). »
Le "Bulletin paroissien" de Pléchâtel écrit en 1923 : « Les hommes d'État qui ont fait l'école laïque ont nui à la France plus que ne pourront jamais faire tous les fusils et toutes les baïonnettes de l'Allemagne ».
En 1926 les écoles libres (catholiques) de Pléchâtel accueillent respectivement 67 garçons et 58 filles, les écoles publiques 14 pour celle des garçons et 9 pour celle des filles.
Une carrière était exploitée à Pléchâtel vers 1935, celle du Tertre d'Uzel (par la "Société des carrières de Bretagne et de Normandie") qui disposait alors d'un embranchement ferroviaire particulier à 1 km de la gare de Pléchâtel.
En 1936 l'Union nationale des combattants achète le château du Plessis-Bardoult, doté de l'électricité, de l'eau courante et du chauffage centrale, , dans un domaine vaste de 46 hectares, pour en faire un centre de retraite, «pour y loger 50 camarades dans des chambres de 2, 3, 4 ou 5 lits ». Cette maison de retraite est inaugurée le par le général Weygand.
Le Petit Journal écrit en mai 1939 que Pléchâtel offre « le navrant spectacle de 140 maisons inhabitées » (en raison de l'exode rural).

Le monument aux morts de Pléchâtel porte les noms de 14 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces victimes Léon Danebe a été fusillé par les Allemands après avoir été fait prisonnier de guerre (crime de guerre) le dans les Vosges. Josephine Leguet est morte le dans des circonstances non précisées, de même que 7 autres victimes (Bonnier A, Brize M, Dehoux A, Demy R, Gislais V et Guérin J) pour lesquelles ni le lieu ni la date de leurs décès ne sont précisées.

Un important parachutage d'armes sur les landes de Bagaron en Pléchâtel eut lieu au moment du débarquement et des destructions de voie ferrée se produisirent au tunnel de Corbinière, au pont de Droulin et en divers autres emplacements.
Jean Hue, Auguste et Albert Migaud (un père et son fils), de Pléchâtel, Bernard Lignel (de Louvigné-du-Désert) et Désiré Thierry (de Saint-Malo-de-Phily), résistants membres du réseau Overcloud, furent exécutés au Mont-Valérien à Suresnes le pour « trafic d'armes ».
Joseph Marchand est chef de gare à Pléchâtel depuis , lorsqu'il est arrêté le , son réseau ayant été démantelé (branche du réseau Overcloud de Joël Le Tac). Après avoir été interrogé à Rennes, il est incarcéré à la prison d'Angers puis transféré à Fresnes le . Le , il comparaît avec 14 membres du groupe devant le tribunal militaire du Gross Paris (à l'hôtel Continental). Condamné à mort, il ne sera pas fusillé avec ses camarades au Mont Valérien. Bénéficiant d'un sursis d'exécution (il avait sauvé des enfants de la mort certaine dans une ferme pendant sa captivité en 1917), il poursuit sa détention à Fresnes jusqu'au . Classé NN, il est alors déporté en Allemagne. On a pu retracer son trajet depuis ce -approximativement- à partir d'archives et du code qui lui a été attribué : Convoi no I 65 (KAE-prison de Karlsruhe, SO-prison de Sonnenburg). Il a dû arriver le à la prison de Plötzentsee quartier de Charlotennburg (Berlin) où il a été guillotiné le (décès no 1695/42 - matricule 2479/42). On peut voir une stèle posée par la SNCF en sa mémoire Place de la gare, rebaptisée Place Joseph Marchand. A titre posthume il est fait (JO 19 sept. 1954) Chevalier de la Légion d'honneur et reçoit la croix de guerre avec palme et la médaille de la résistance.
Jean Guérillon, lui aussi résistant, a été fusillé par les Allemands le à Sainte-Anne-sur-Vilaine.
Le baron Pierre-Joēl Delaitre, héritier d'une grande fortune, notamment de la propriété appelée pompeusement "château de Mainténiac", à qui ses parents n'avaient jamais rien refusé, se rendit au pied de son lit après avoir égorgé sa maîtresse dans l'hôtel Ritz de Londres. Ce triste fait divers défraya la chronique en mars 1953.
Pléchâtel possède déjà quatre éoliennes, d’une hauteur de 64 mètres (4 MW, 10 GWh, société Innovent), en activité depuis 2008, implantées à proximité de l'usine Sopral et de la carrière de Pléchâtel, au lieu-dit La Belle Epine. Un projet de 3 ou 4 éoliennes, qui auraient culminé à 180-220 mètres de hauteur, a été projeté par la société privée Salvéo, sur la ligne de crête entre la Faroulais et Saint-Saturnin ; la municipalité a donné un avis défavorable en 2019.
Après une période durant laquelle de nombreux visiteurs se déplaçaient pour observer le panorama sur la vallée de la Vilaine et du Semnon, les statues ont été touchées par des actes de vandalisme. L'office de tourisme régional avait alors surnommé le site " Le Parcours sans tête"
A cette époque, certaines institutions chargées de la valorisation du patrimoine d'Ille et Vilaine avaient relayé cette situation de manière a en faire un élément de communication. Cette exposition médiatique à eu pour conséquence une baisse notable de la fréquentation, un abandon progressif du site, la dégradation des statues et l'envahissement des sentiers par la végétation.
La restauration, initiée en 2025 à l’initiative de quelques habitants, s’est développée progressivement grâce à leur engagement. Jusqu’à présent, aucune aide financière extérieure n’a été mobilisée. Seul du matériel a parfois été mis à disposition des « Veilleurs de La Levée », un groupe de bénévoles ayant assuré eux‑mêmes la réalisation et le financement des travaux.
Faisant face à 'La Croix des Jeunes Gens", autre point également restaurée par les Veilleurs, le site a ainsi retrouvé son aspect initial. Aujourd’hui, de nombreux promeneurs parcourent l’espace pour observer les statues, la végétation et le paysage.








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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008.
En 2023, la commune comptait 2 833 habitants, en évolution de +1,58 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Le parc éolien de La belle Epine, d'une puissance nominale de 4 MW, est exploité depuis 2008 sur le territoire de la commune par l'entreprise InnoVent.

« Prenons ce chemin escarpé qui est devant nous : après quelques minutes de marche, nous atteignons ce que l'on appelle dans le pays la levée de Pléchatel. Dans le roc se voient de petites chapelles, qu'un brave curé de la localité fit creuser pour occuper des paysans de la contrée qui souffraient des rigueurs de l'hiver et leur venir ainsi en aide. Cet endroit ne pouvait être mieux choisi à la fois pour la prière et le recueillement et aussi pour sa situation privilégiée, en face de cette vallée au fond de laquelle serpente à perte de vue la Vilaine, dominée par le château de la Molière [en Saint-Senoux], qu'entoure un parc aux arbres séculaires. »