Sarah Kofman

Sarah Kofman
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Sarah Kofman est une philosophe et essayiste française, née le à Paris où elle est morte le .

Spécialiste de Platon, de Friedrich Nietzsche et de Sigmund Freud, elle est également l'autrice de nombreux essais d'esthétique et d'écrits autobiographiques originaux.

Biographie

Née à Paris, le jour de Roch Hachana, le , elle est la fille du rabbin hassidique Bereck Kofman, ayant émigré avec sa femme depuis la Pologne à Paris dans l'entre-deux-guerres, raflé chez lui le par la police française, déporté et assassiné à Auschwitz.

Sarah Kofman commence sa carrière d'enseignante en philosophie à Toulouse en 1960 tout en poursuivant sa formation à la recherche. Elle travaille successivement sous la direction de Jean Hyppolite (en projet, l'étude de quelques mythes platoniciens et "Freud et l'art"), Mikel Dufrenne (sur l'esthétique de Freud, pour sa thèse de troisième cycle, publiée sous le titre L'enfance de l'art), puis Gilles Deleuze (pour son doctorat d’État sur travaux). En 1968-1969, S. Kofman rencontre Jacques Derrida dont elle fréquentera les séminaires à l'École normale supérieure. À partir de 1970, elle devient Maître de conférences puis, en 1991, professeur de philosophie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Avec Jean-Luc Nancy, Philippe Lacoue-Labarthe et Jacques Derrida, elle dirige la collection « La philosophie en effet » aux Éditions Galilée. Elle collaborait à de nombreuses revues telles Poétique, Critique, Littérature ou la Revue française de psychanalyse. À part ses nombreux travaux sur Freud et Nietzsche, Sarah Kofman s'intéresse également à Gérard de Nerval, Auguste Comte, Shakespeare et à la place occupée par la femme chez ces différents auteurs.

En 1994, elle publie un récit autobiographique, Rue Ordener, rue Labat, évoquant son enfance juive avant puis sous l'Occupation allemande, la déportation de son père et son terrible sort d'enfant caché. Après avoir participé à des émissions sur France Culture consacrées à Nietzsche l'été 1994, elle se suicide 150 ans jour pour jour après la naissance du célèbre philosophe allemand. Les hommages et nécrologies attestent du choc que cela produisit dans son entourage,,,.

Publications principales

Bibliographie secondaire

Par ordre chronologique :

Filmographie sur S. Kofman

Voir aussi

Bibliographie

  • DeArmitt, Pleshette, "Conjuring Bodies: Kofman's Lesson on Death", Parallax, 2011/17: 1, p. 4-17 (DOI 10.1080/13534645.2011.530539)
  • Michaud, Ginette, “Résistances du récit (Kofman, Blanchot, Derrida)”, in: Francine Belle-Isle, Simon Harel et Gabriel Louis Moyal (dir.), L’étonnement, Montréal, Liber, 2000, p. 191-223.
  • Morar, Cristina "Femme et philosophe : texte, image, vie chez Sarah Kofman". Recherches féministes 31, no 2 (2018): 51–70.
  • Rosenblum, Rachel, “Distancing emotion. Surviving the Account of Catastrophe”, in: Passions in Context II 1, 2011, p. 119-150
  • Rosenblum, Rachel, "Peut-on mourir de dire? Sarah Kofman, Primo Levi", Revue française de psychanalyse, (ISSN 0035-2942), 2000, vol 64, no 1, p. 113-137
  • Ullern Isabelle, "Sarah Kofman. Pour mémoire", revue Informations juives, , p. 36
  • Ullern, Isabelle, “Construction en philosophie. Autour d’une lettre d’André Green à Sarah Kofman” (suivi de l’édition de la lettre de A. Green), in: Revue française de psychanalyse 2015/3, p. 880-888.
  • Ullern, Isabelle, “Potenza vitale del testo? Sarah Kofman: come uscire’ dal ‘trauma storico’?”, in: “il trauma, la Storia”, Notes per la psicoanalisi 2, 2016, p. 65-78 (fait aussi le point sur les publications concernant S. Kofman en italien).

Notes et références

  1. ↑ C'est ce que Sarah Kofman rapporte dans Rue Ordener, Rue Labat, p. 20. Mais en réalité sa naissance se situe cette année-là entre Roch Hachana et Yom Kippour, comme l'explique Isabelle Ullern dans Sarah Kofman et Jacques Derrida. Croisement, écarts, différences, Paris, 2018, p. 318.
  2. ↑ Voir Dictionnaire des femmes juives en France. Présences féminines juives en France (XIXe et XXe siècles), « KOFMAN Sarah 1934-1944 Philosophe ».
  3. ↑ Isabelle Ullern (dir.), « Sarah Kofman : souvenirs d'archives », dans Ginette Michaud, Sarah Kofman et Jacques Derrida : Croisements, écarts, différences, Paris, Hermann, coll. « Le Bel Aujourd'hui », , p. 301-355 (ISBN 9782705695439)
  4. ↑ D'après sa notice biographique aux Éditions du Cerf.
  5. ↑ Yves Michaud
  6. ↑ Roger-Pol Droit, « Sarah Kofman », notice biographique, Encyclopædia Universalis, accès en ligne avec abonnement. Il ne s'agirait pas selon lui d'un hasard.
  7. ↑ Arnaud Spire,, « "Suicide de Sarah Kofman" », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  8. ↑ Heinz Weinmann, « Sarah Kofman. In Memoriam », Études littéraires Volume 28, numéro 1, été 1995, p. 5-6,‎ (lire en ligne)
  9. ↑ Thiphaine Samoyault, « "Enfant cachée" », Le Monde, vol. no 24855, no ("Feuilleton", Le Monde des Livres),‎ , p. 8 (lire en ligne Accès limité)
  10. ↑ Didier Pinaud, « "Les rues de Sarah Kofman" », Les Lettres Françaises,‎ , p. 4 (lire en ligne)
  11. ↑ Georges Arthur Glodschmidt, « "Les scellés sur la porte" », EaN (En attendant Nadeau),‎ (lire en ligne)
  12. ↑ Ghyslaine Guertin, « Autour de Socrate(s). Rencontre avec Sarah Kofman », Horizons philosophiques, vol. 10, no 2,‎ , p. 53–64 (ISSN 1181-9227 et 1920-2954, DOI 10.7202/802934ar, lire en ligne, consulté le )
  13. ↑ « Tsur » (présentation), sur l'Internet Movie Database

Liens externes