| Naissance |
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| Lieu de détention |
Drancy ; Auschwitz-Birkenau ; Theresienstadt ; Bergen-Belsen |
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| Distinctions |
Simone Polak, née le à Schirmeck est une survivante du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Elle est depuis les années 1980 passeuse de mémoire de la Shoah.
Simone Polak naît le à Schirmeck (Bas-Rhin). Lorsqu’elle a six mois, son père trouve un emploi de bedeau à la synagogue de Saverne, et sa mère, Julie Bloch née en 1896, est maraîchère et s’occupe du mikvé, le bain rituel.
Son frère cadet, Benoît, naît le . En 1935, son père quitte le foyer familial sans laisser d’adresse. Pour subvenir aux besoins de la famille, sa mère Julie vend de la bonneterie sur les marchés.
La Seconde Guerre mondiale bouleverse sa famille. En , après l’évacuation de l’Alsace, sa famille se replie à Gevingey une commune du Jura située en zone libre, avec d’autres coreligionnaires.
Le , la famille est arrêtée par un détachement de la Wehrmacht et transférée au camp d’internement de Drancy. Le , le convoi 74 est formé au départ de la gare de Bobigny en direction d’Auschwitz-Birkenau. Ce convoi se compose de 632 femmes, 565 hommes et trois personnes inconnues, soit 1 200 personnes, dont 161 enfants. Le voyage dure trois jours et trois nuits.
Dans l’après-midi du , « lorsque le wagon s’est ouvert, on s’est retrouvés devant deux SS. Ils m’ont ordonné d’aller à gauche et ont envoyé maman et mon frère à droite. » Sa mère et son frère sont immédiatement amenés vers les chambres à gaz « Je ne les ai plus jamais revus. ».
Simone vient d’avoir 15 ans. On lui tatoue le matricule A - 55 - 87 sur son avant-bras gauche.
Fin , un groupe de 2 300 femmes est entassé dans un train en direction de Bergen-Belsen. En , avec d’autres françaises, elle est sélectionnée pour l’usine d’aviation de Raguhn, près de Leipzig où elle est affectée à l’entretien des locaux. Le , l’usine de Raguhn est évacuée. À l’arrivée dans le camp de Theresienstadt « On est restées huit jours dans un train ; on n’ouvrait les wagons que tous les deux jours pour sortir les morts. (…) nous étions des loques. »
Le camp de Theresienstadt est libéré par l’Armée rouge le . Atteinte de tuberculose osseuse, Simone Polak est évacuée en France sur un brancard. Elle est hospitalisée à l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon de juin à .
Après avoir pris sa retraite en 1984 de la Caisse primaire d’assurance maladie, Simone Polak commence à aller dans les établissements scolaires pour témoigner,.