| Sévignac | |||||
Le château du XVIIIe siècle de Limoëlan. | |||||
Héraldique |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Lamballe Terre et Mer | ||||
| Maire Mandat |
Yvon Berhault 2026-2032 |
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| Code postal | 22250 | ||||
| Code commune | 22337 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sévignacais, Sévignacaises | ||||
| Population municipale |
1 117 hab. (2023 |
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| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 20′ 01″ nord, 2° 20′ 14″ ouest | ||||
| Altitude | 60 m Min. 30 m Max. 152 m |
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| Superficie | 43,25 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel de la commune de Sévignac | ||||
| modifier |
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Sévignac [seviɲak] ⓘ est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Sévignac est limitée au Nord par Dolo et Jugon (l'ensemble formant aujourd'hui Jugon-les-Lacs, commune nouvelle) et Mégrit, à l'Est par Trémeur et Broons, au Sud et au Sud-Est par Rouillac, Eréac, Lanrelas, Plumaugat, et à l'Ouest par Plénée-Jugon.
Cette localité a une superficie de 4.325 hectares ; le point culminant est à 152 mètres. La Rieulle borde la commune de Sévignac en sa partie ouest, servant de limite entre Sévignac et Plénée-Jugon. La Rosaie s'écoule tout près du bourg, et arrose l'ancien moulin de Cachegrain. Quant à la Rosette, elle marque la limite entre Sévignac et Broons, et de Trémeur en sa partie est. On découvre dans le sous-sol du schiste talqueux et du quartzite (carrière de Guitternel). Bois des Touchelles, de la Brulette, des Aunas et de la Cranne.
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Rosette, la Rieule, la Rosaie, le Glair et le ruisseau du Pont des maffrais,,.
La Rosette, d'une longueur de 31 km, prend sa source dans la commune de Éréac et se jette dans l'Arguenon à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé huit communes. Les caractéristiques hydrologiques de la Rosette sont données par la station hydrologique située sur la commune de Mégrit. Le débit moyen mensuel est de 0,743 m3/s. Le débit moyen journalier maximum est de 18,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 23,2 m3/s, atteint le même jour.
La Rieule, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune de Rouillac et se jette dans la Rosette à Jugon-les-Lacs, après avoir traversé quatre communes.
La Rosaie, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Rouillac et se jette dans la Rosette à Jugon-les-Lacs.
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Rieule, d'une superficie totale de 6 ha (0 ha sur la commune) et l'étang de Rochereuil, d'une superficie totale de 2,9 ha (2,41 ha sur la commune),.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 713 mm, avec 12,3 jours de précipitations en janvier et 6,2 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 17 km à vol d'oiseau, est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Sévignac est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Plebs Seminiaca en 869, et Sevinar en 1218.
Sévignac dérive manifestement d'un toponyme qui doit être regardé comme une dédicace à un certain Sabinius.
En 1995, Erwan Vallerie présente Sévigna comme forme en gallo du nom de la commune.
En breton, la forme Sevinieg est proposée en 1944 par Théophile Jeusset. Attestée à huit reprises depuis 1978, Sevinieg est la forme bretonne normalisée conseillée par l'Office public de la langue bretonne. Le suffixe -eg correspond en breton moderne au suffixe roman -ac.
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 23,6 % des toponymes de la commune sont bretons.
Le territoire de la commune est occupé dès le Néolithique, il y a environ 6 000 ans, comme en témoigne une sépulture mise au jour vers 1898 en un point culminant qui pourrait être identifié comme étant situé au sommet de la côte de Guitternel[réf. nécessaire] ; du reste, les landes de Guitternel ont livré au cours des années soixante-dix ce qui semblait être les vestiges d'une allée couverte, mais le monument a aussitôt été détruit par l'exploitant de la carrière, craignant que des fouilles archéologiques ne viennent importuner ses carriers[réf. nécessaire].
Comme l'indique sa construction toponymique, le territoire de Sévignac était vraisemblablement un ancien fundus (exploitation agricole) gallo-romain. Dans la contrée environnante, ces anciens domaines étaient concentrés entre la Rance et l'Arguenon[réf. nécessaire]. Des gisements de tegulae ou tuiles à crochet ont été découverts aux villages du Printel et de Brondineuf. Ces vestiges révèlent la présence d'habitats disparus remontant à la période gallo-romaine.
Au cours du haut Moyen Âge, la paroisse primitive bretonne de Sévignac relevait de l'évêché d'Alet, et comprenait très certainement les localités actuelles de Rouillac, Trémeur, et une très petite partie sud de Dolo bordée par la rivière Rosaie. Sévignac est mentionné sous la forme de Seminiaca Plebs dans une charte du cartulaire de Redon en date du de l'an 869. Cette charte concerne une donation faite par Roiantdreh, une noble dame exerçant la charge de machtiern depuis la mort de son époux. À la mort de son fils Ewen, Roiantdreh adopte et déclare comme héritier le roi Salomon de Bretagne. Une croix monolithique visible au hameau de Pengave est un témoin de cette lointaine époque[réf. nécessaire].
À la période féodale, des familles aristocratiques disposent de fiefs dans les paroisses. Ces domaines résultent des attributions dont ces chevaliers ont été récompensés en échange de services rendus à la couronne ducale. En la paroisse de Sévignac, maintes maisons honorables disposent de fiefs, la famille Gouyon est l'une d'entre elles.
Au cours de l'an 1211, il est mention d'Étienne Goyon, celui-ci accorde à l'abbaye cistercienne de Boquen, sa dîme de Sévignac ; laquelle donation se fit avec le consentement de son épouse Lucie de Matignon, ainsi que celui de ses fils Alain, Etienne et Jean, pour le salut de l'âme de leurs défunts fils Guégon et Geoffroy.
Un deuxième fief est La Bouillière à Sévignac, il est détenu par Guillaume du Chastelier de Éréac.
Le troisième domaine appartient à la très puissante Maison de Dinan. Il est situé entre Pengly et Pengave, ce lieu est devenu la Grange aux Moines, un second endroit est nommé à présent les Granges. Quant à la chapelle de saint Cado, elle est mentionnée dans une charte datée de 1274 sous la forme de capellam Sancti Kadroci. Au cours de cette période, des défrichements furent entrepris à travers la campagne de Sévignac, et à flanc de coteau, des vignes furent plantées comme sur le site de Rochereuil.
En les commissaires, Henry de Queslen, auditeur à la Cour des comptes, et Bertrand du Val maître des requêtes, mentionnent pour la paroisse le chiffre de 282 sujets contributifs ; 33 pauvres et 6 francs-archers.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Sévignac en 1778 : « Sévignac est situé à 9 lieues de Saint-Malo son évêché ; à 11 lieues et demie de Rennes ; à 4 lieues et demie de Lamballe, sa subdélégation ; cette paroisse ressort à Dinan et est dépendante du doyenné de Plumaudan. Cette paroisse renferme 2 500 communiants, la cure est à l'alternative et son territoire renferme des terres bien cultivées, des prairies et des landes, et beaucoup d'arbres fruitiers. On y connaissait des maisons nobles à Limoëlan, la Ville-es-Blancs, la Rivière, la Guénochais, les Salles, Saint-André, Brondineuf, la Touche-Anisan, le Margaro et Bougueneuf au quartier de Rouillac, Pembro, Millia, le Bignon, la Chapelle, la Ville-Billi, le Chaucheix, la Ville-Neuve, Quenna, le Plessix Gautron, la Ville Léart, Couevenneuc, Pengave ... ».
Dans les actes anciens on évoque la Grand-Rue, au bourg de Sévignac, probablement s'agit-il de la rue du Manoir, mais aussi la place Saint-Éloi, qui empruntait son nom au cimetière entourant alors l'ancienne église, la Cohue. Un auditoire de justice se dressait à l'emplacement du parking proche de la place Pierre-Henry, un acte daté de 1769 nous décrit le lieu : « Autre corps de logis avis du précédent, couvert d’ardoises, consistant dans une écurie, chambre au dessus servant d’auditoire de la juridiction de Beaumanoir-Limoëlan ... ».
Rouillac, jusqu'en 1789, était une trève de la paroisse de Sévignac, avec un bourg et la chapelle Saint-Sébastien.
L'assemblée électorale des paroissiens de Sévignac en vue de la préparation des États généraux de 1789 se tint le sous la présidence de Joseph-Marie Pilorget en présence de 25 paroissiens dont les noms sont fournis et de plusieurs autres ; Mathurin Hamonic et Joseph Derouillac furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée. Un cahier de doléances fut rédigé, les paroissiens se plaignant notamment du logement des troupes et de la corvée des grands chemins, liés à la situation de la paroisse sur la route de Paris à Brest.
En 1790 le recteur de Sévignac, Pierre Leforestier, et ses deux vicaires, François Éon et Mathurin Régnard, refusèrent tous les trois de prêter en le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et devinrent donc prêtres réfractaires ; deux prêtres habitués habitaient également dans la paroisse : Jean Lemercier (il se maria par la suite avec sa domestique) et François-Ollivier Huguet, lequel fut aussi prêtre réfractaire ; un curé constitutionnel, Vincent Leroux, administra la paroisse entre et . L'ancien recteur Leforestier redevint recteur de Sévignac après le Concordat entre 1801 et 1804.

En le journal Le Colibri écrit :
« La consternation la plus profonde règne dans ce moment dans la commune de Sévignac (..). La fièvre typhoïde, la petite vérole et le croup y font des ravages effroyables ; jamais on n'avait vu pareille mortalité dans ce pays ; c'est au point que la semaine dernière l'administration municipale de cette commune s'est vu dans la nécessité d'envoyer chercher un registre de l'état-civil pour y inscrire les décès, le livre destiné à cet effet pour l'année 1851 s'étant trouvé rempli dès le premier trimestre de la dite année. On nous assure que des familles entières ont succombé ; d'autres, terrifiées par cette triste épidémie , ont fui loin de leur demeure. »
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée décrivent ainsi Sévignac en 1853 :
« Sévignac : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Thieulée, Pengave, la Crétel, Ville-Haute, Pingly, Saint-Cado, Vieille-Porte, Kerbras, Beau-Josse, Quihériac, Douélée, Ville-Maze, Haut et Bas-Touvra, Lavillon, la Ramerais, Ville-Péreux, Vallée-Brosse, Carouge, la Fosselière, Saint-Trillac, le Billieu, Pimbroc, Ville-Liard, Badalin, les Aunais. Châteaux de Brondineuf, de Limoëlan. Superficie totale 4 324 hectares, dont (..) terres labourables 2 718 ha, prés et pâturages 394 ha, bois 81 ha, vergers et jardins 63 ha, landes et incultes 838 ha, étangs 7 ha (..). Moulins : 9 (de Brondineuf, Rocherel, du Plessix, Cachegrain, Neuf, du Bordage, Glavet, de la Hautruite, à eau. La route de Paris à Brest traverse cette commune, depuis le Pont aux Moines jusqu'au pont Gauvin. Géologie : schiste talqueux. On palre le français [en fait le gallo]. »

Un instituteur de Sévignac a écrit un rapport sur la vie dans la commune de Sévignac pendant la Première Guerre mondiale qui est disponible aux Archives départementales des Côtes-d'Armor et qui est consultable en ligne.

Le monument aux morts de Sévignac porte les noms des 141 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi les 98 pour lesquels le lieu de décès est indiqué, 7 sont morts en Belgique (dont Eugène Ferté, mort dès le à Ham-sur-Sambre et Eugène Berhault, Eugène Douais, Étienne Henry et Emmanuel Lescoët, morts tous les quatre le lendemain, respectivement à Bellefontaine, Namur, Charleroi et Falisolle) ; Alexandre Brouazin est mort de maladie en Grèce en 1917 ; les autres sont morts sur le sol français. Quatre soldats sont morts après l'armistice : Élie Audrain et François Audrain en 1919, Élie Douais en 1920 et Marcel Pinchemin en 1921.
Dans l'église paroissiale 4 vitraux commémoratifs portent les noms de 139 soldats originaires de la paroisse morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale.
Fin , selon le journal L'Humanité, alors clandestin, des jeunes de Sévignac auraient contraint le maire collaborateur des listes de personnes susceptibles d'être déportées.
Le monument aux morts de Sévignac porte les noms de 10 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale : parmi elles 7 (Jean Botrel, Eugène Huquet, Eugène Després, Eugène Guitton, Ange Lecollinet, Léon Moisan et Henri Tardivel) sont des soldats morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; deux (Ange Cohuet et Élie Henry) sont des soldats morts en 1941 alors qu'ils étaient prisonniers de guerre en Autriche (alors allemande) pour le premier cité et en Allemagne pour le second cité ; Pierre Lefeuvre, requis du STO, qui travaillait dans une usine de ciment en Allemagne fut victime d'un bombardement allié le .
Un aviateur américain, John G. Weller, s'est écrasé avec son avion aux Champs Queneuc le . Il est inhumé au cimetière américain de Saint-James.
Un soldat (André Lecollinet) originaire de Sévignac est mort durant la Guerre d'Indochine et un (Pierre Henry) pendant la Guerre d'Algérie.
Faisant partie de la Communauté de communes du Pays de Du Guesclin jusqu'au , Sévignac est rattaché depuis le à la Communauté de communes de Lamballe Terre et Mer
Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15 et 1 au conseil communautaire.
Une seule liste, menée par Yvon Berhault, maire sortant, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Parallèlement un conseiller communautaire est élu pour siéger à l'intercommunalité. Le taux de participation est de 58,49 %,. Yvon Berhault est réélu maire le ,.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005.
En 2023, la commune comptait 1 117 habitants, en évolution de +2,67 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).


Par transaction du trente juillet 1650, entre haute et puissante Dame Claude de Nevet, dame de Locmaria et haut et puissant Messire Philippe d’Espinay, Chevalier, marquis de Broons, Beaumanoir, Limoëlan, le Bordage, et autres lieux, la ditte dame auroit consenti audit seigneur marquis d’Espinay de construire un moulin neuf chaussée et lit d’eau entre les terres du Plessix-Gautron et celles de la Vigne dont elle étoit propriétaire en faveur duquel consentement le seigneur marquis d’Espinay, s’obligea de payer à la dame marquise de Locmaria, cent livres tournois de rentes annuelles et perpétuelles sur l’hypothèque du dit moulin et de tout ses autresbiens suivant la ditte transaction et sans que la ditte rente fut assujettie audroits de rachats, et par ce que le seigneur propriétaire de la terre du Plessix et ses domestiques luy étant audit lieu et non autrement pourroient tirer et chasser sur le dit étang nouveau, et pescher à (la) ligne, les filets dormants seulement, et faire passer les bestiaux sur cet étang neuf, aux endroits qui ne seroient pas couverts d’eau, ensemble où est à présent le dit moulin et étang de Rocheruel et aux réparations desquels moulins et chaussée et aux évènements qui pourroient en arriver ledit seigneur marquis d’Espinay, s’obligea de ne se faire ny luy, ni ses meuniers aucuns chemins dans les Bois du Plessix dont le seigneur propriétaire seroit exempt et quitte de toutte charges sur les fonds cédés, de laquelle rente annuelle de cent livres, ledit seigneur avouant réserve la continuation payable au terme de Toussaint de chaque année, et la dernière année le hüe dudit jour et autres clauses et conditions de la ditte transaction et la jouissance du petit jardin devant le moulin de Rochereul contenant une vergée et demie, dont le meunier de Rochereul vouloit s’emparer sans en rien payer… »
À la veille de la Révolution, plus de 10 prêtres assurent l’encadrement religieux. Sous le Premier empire, Sévignac comptait 3 000 habitants, dont la majorité d’agriculteurs.
Biographies :
Biographie :
L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne
Moulins divers :
Moulins à eau de Rochereuil, du Pessix Gautron à présent désigné de la Ville-es-Brets ; de la Ville-Marie, de Saint-Cado ; de Badalin devenu Pirouette ; le Moulin Neuf à la Touche-Joubin ; du Bordage ; de Cachegrains ; du Glavet.
Les hameaux de Pomelin (le toponyme Pomelin est issu du breton pont-melin qui désigne le pont du moulin) et de Permelin, (altération de Ker melin, qui désigne en breton le village du moulin).Dans ces deux cas, il s'agissait de moulins à vent. Un moulin à vent est également signalé dans la lande du Plessix Gautron au cours du XVIIIe siècle, un autre moulin, possédé par l'abbaye de Boquen est mentionné au bourg de Sévignac au Moyen Âge.
Biographie :
-Vieux moulins de Bretagne : Jean Gourbil
-Conférence sur l'abbaye de Boquen Le 27 octobre 2017 par Fadila Hamelin
La minoterie de la Chesnaie, conçue en moellons de schiste, cette minoterie compte deux étages carrés couverts d'un toit à croupes en ardoises. Elle fut aménagée au début du XXe siècle à l'entrée du bourg de Sévignac quand on prend la route conduisant à Broons, et était alors exploitée par la société Hergrot et Morin, formée en 1926. Les derniers exploitants connus étaient les deux frères Sicot encore en activité à la fin des années soixante
Biographie :
Minoterie de Sévignac, D.25 près de la Chesnais à Sévignac. L'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne