Simca-Fiat 6 CV

Fiat 6 CV F / Simca-Fiat 6 CV
Simca-Fiat 6 CV

Marque Drapeau de la République française Fiat Française / Simca-Fiat (Lic. Fiat)
Années de production 1932-1934 / 1934-1937
Production Drapeau de l'Italie Italie : 170 176
Drapeau de la France France : 26 472
Drapeau de la Pologne Pologne : 6/10 000
Drapeau de l'Allemagne Allemagne ~11 000
Drapeau de l'Espagne Espagne : nc exemplaire(s)
Classe Gamme moyenne
Usine(s) d’assemblage Drapeau du Royaume d'Italie : Fiat Lingotto
Drapeau de l'Allemagne : Fiat-NSU Heilbronn
 : Fiat Hispania Madrid
Drapeau de la République française : Fiat-Française Suresnes puis Simca-Fiat Nanterre
Drapeau de la Pologne : Fiat-Polski Varsovie
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 4 cylindres 995/1 089 cm3
Transmission Propulsion
Masse et performances
Masse à vide 700 / 710 / 745 kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline - Coupé - Cabriolet - Roadster - Camionnette
Dimensions
Longueur 3 245 mm
Largeur 1 400 mm
Hauteur 1 530 mm
Chronologie des modèles

La Simca-Fiat 6 CV est une automobile fabriquée sous licence Fiat par le constructeur pseudo français SAFAF (Société Anonyme Française des Automobiles Fiat) à partir de 1932, puis par SIMCA (Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile, fondée par Fiat) à partir de , qui contribua à la motorisation des classes moyennes du pays.

Directement dérivée de la Fiat 508 Balilla, son succès est à attribuer à une décision très courageuse du constructeur de lancer cette voiture en une période peu faste et surtout à la qualité du travail de ses concepteurs, qui réalisèrent une automobile moyenne avec des prestations de classe supérieure et dont le coût d'utilisation était très modique.

Historique

Le fondateur de la marque, Henri Théodore Pigozzi, né à Turin le , avait été mobilisé dans l'infanterie puis dans l'aviation italienne durant la Première Guerre mondiale avant de s'établir en France au début des années 1920. D'abord représentant pour le Piémont des marques anglaises et américaines de motocyclettes, puis actif dans le négoce de charbon, il devint en 1926 le distributeur général en France des automobiles Fiat, succédant à Ernest Loste, directeur de l'Argus, qui importait les Fiat en France depuis 1907. Dès 1928, faute de véritable usine, il fait fabriquer des carrosseries chez le carrossier Chaize près du boulevard Kellermann à Paris et assemble les éléments venus de Turin sur une ligne à Suresnes ne dépassant guère trente mètres de longueur ; il parvient néanmoins à fabriquer 29 000 Fiat, en majorité des 4 cylindres 8/9 CV de type 514 mais aussi des 6 cylindres de types 522 et 524.

Le projet de la future 6 CV est l'œuvre de différentes figures illustres de ces années comme les ingénieurs : Nebbia, Fessia, Dante Giacosa et Zerbi qui créèrent une voiture de classe mais avec des coûts raisonnables. Le maître d'œuvre du projet Balilla était l'ingénieur Tranquillo Zerbi, directeur du Bureau technique Fiat, qui avait déjà supervisé la plupart des moteurs d'automobile ou d'avion sortis de chez Fiat depuis douze ans ; dès 1929, Antonio Fessia, entré chez Fiat en 1923, avait travaillé sur les premières ébauches de la future Balilla, tandis que le jeune ingénieur Dante Giacosa, alors âgé de 27 ans, participa aussi à l'élaboration du projet avant de s'illustrer brillamment chez Fiat pendant plusieurs décennies. Le nouveau modèle sera présenté à la Foire de Milan le au cours du Salon de l'automobile.

La fabrication de la voiture a débuté dans l'usine de Levallois le sous le nom de Fiat française 6 CV F (F pour française). Le modèle a reçu l'agrément des Mines le . Le lancement commercial de la 6 CV Fiat « 100 % française » a eu lieu à l'occasion du Salon de Paris d'octobre 1932, sous deux formes : une berline 2 portes 4 places sans malle et un roadster 2 places doté d'un pare-brise rabattable. La seconde série sera assemblée dans la nouvelle usine Simca de Nanterre à partir du mois de et sera dénommée sous la marque Simca-Fiat.

Comme la Fiat 508 Balilla, la première version de la Fiat 6 CV F se caractérisait par une boîte de vitesses à trois rapports. Elle était équipée d'un moteur essence Fiat type 108 monté à l'avant, un quatre-cylindres en ligne de 995 cm3 développant 20 ch à 3 400 tr/min, équipée de freins à tambour hydrauliques sur les quatre roues — chose encore rare pour une voiture française à cette époque —, elle dépassait 80 km/h en vitesse maximale,.

Cette première version fut remplacée deux ans plus tard par la seconde série, disposant d'une boîte à quatre vitesses, d'un moteur développant 24 ch et d'une nouvelle carrosserie plus aérodynamique à deux ou quatre portes.

La production en France entre 1932 et 1937 atteint 26 472 exemplaires, un véritable exploit à cette époque.

Simca-Fiat 6 CV Balilla 2e série
Simca-Fiat 6 CV Balilla Coupé
Simca-Fiat 6 CV Balilla Cabriolet (1936)

La voiture de Gaston ?

Il a été dit que la Fiat 508 (version 1) a servi de modèle au dessinateur Franquin pour la voiture de son héros Gaston Lagaffe, dans une version noir et jaune à damiers noirs et blancs. La voiture de Gaston est cependant une Fiat 509.

Les deux séries et leurs versions

La Simca-Fiat 6 CV fut produite de 1932 à 1937 en deux séries :

  • La première disposait d'une carrosserie traditionnelle, dans la lignée de la Fiat 509 qu'elle remplaçait. Elle disposait d'une boîte de vitesses à trois rapports, ce qui fut son appellation distinctive avec la seconde série.
  • La seconde série disposait d'une carrosserie plus aérodynamique et d'une boîte de vitesses à quatre rapports.

Les deux séries ont donné une large gamme qui comprenait les versions : berline, spider, torpédo, militaire coloniale, sport spider et berlinette Mille Miglia. De très nombreux carrossiers, comme c'était la grande mode à l'époque, habillèrent les châssis nus produits par l'usine à leur intention, notamment le carrossier parisien Kelsch qui retoucha à plusieurs reprises la carrosserie de la 6 CV française à partir de 1933. On peut citer parmi les principaux carrossiers étrangers Garavini, Savio, Balbo, Bertone, Casaro et Ghia.

La version camionnette / fourgonnette

Simca-Fiat 6 CV Camionnette

Dès le début de la fabrication des automobiles Simca-Fiat dans la nouvelle usine de Nanterre le , la gamme 6 CV s'élargit avec une version 6 CV Camionnette et la 6 CV Fourgonnette offrant 300 kg de charge utile ; celle-ci figure encore au tarif d'octobre 1936 à 16 850 F.

Évolution de la gamme, année par année

1932-1933 : les débuts de la 6 CV française

Les Fiat françaises initiales reprennent les éléments mécaniques de la Balilla, notamment les freins hydrauliques que possèdent fort peu de voitures françaises de cette catégorie à l'époque. Les caractéristiques de ce modèle, vendu à partir du Salon de Paris d'octobre 1932, sont les suivantes :

  • Moteur : 4 cylindres en ligne, cylindrée 995 cm3, alésage × course : 65 × 75 mm ; puissance fiscale : 6 CV ; puissance réelle : 20 ch à 3 400 tr/min ; taux de compression : 5,8:1 ; soupapes latérales commandées par un arbre à cames latéral ; vilebrequin à 3 paliers ; alimentation par un carburateur Solex 26 type HBFD ; réservoir à essence de 26 litres logé sous le capot moteur ; refroidissement par eau, circuit de 7 litres ; équipement électrique 12 volts, 45 ampères.
  • Transmission : classique aux roues arrière ; embrayage monodisque sec ; boîte 3 vitesses avec levier de commande au plancher.
  • Freins : à commande hydraulique, tambours avant et arrière.
  • Suspension : avant à essieu rigide, ressorts à lames longitudinales ; arrière à essieu rigide, ressorts à lames longitudinales.
  • Direction : à vis et secteur.
  • Pneumatiques : 4,00 × 17.
  • Dimensions : empattement 225 cm ; voies AV/AR : 119/120 cm ; longueur totale avec pare-chocs : 344 cm ; largeur totale : 140 cm ; hauteur totale : 153 cm.
  • Poids : à vide en ordre de marche, 700 kg.
  • Vitesse : 85 km/h.
  • Prix, au Salon de Paris 1932 : châssis nu 13 850 F ; berline 2 portes 17 850 F ; roadster 16 850 F.

1934 : la version aérodynamique

À partir du Salon de Paris 1933, H. T. Pigozzi suit la mode de l'époque en lançant une version « aérodynamique » de la 6 CV : un coupé 2 places et une berline 4 portes, cette dernière présentant la particularité d'avoir des portes sans montant central qui dégagent complètement l'accès aux différents sièges. Le roadster ne change pas de ligne mais reçoit une calandre moins plate et une malle extérieure ; le carrossier Kelsch retouche la carrosserie. Les prix, au Salon de Paris 1934, sont les suivants : châssis nu 12 000 F ; berline 2 portes 17 850 F ; roadster 15 950 F ; nouvelle berline aérodynamique 4 portes avec malle 20 500 F ; nouveau coupé aérodynamique 18 950 F,.

À l'été 1934, à l'occasion des concours d'élégance estivaux, Pigozzi révèle également le prototype d'une nouvelle 11 CV française, dérivée de la Fiat italienne type 518 Ardita dont elle reprend le châssis dans son intégralité ; ce prototype, réalisé lui aussi en collaboration avec le carrossier Kelsch, arborait initialement un capot muni de volets d'aération façon Peugeot, vite remplacés par des ouïes chromées en « queue de comète »,.

1935 : boîte 4 vitesses et naissance de la Simca

La 6 CV du Salon 1934 change à peine extérieurement mais bénéficie de plusieurs améliorations mécaniques non négligeables, la plus intéressante concernant la boîte, qui reçoit une 4e vitesse et profite d'un dispositif de synchronisation sur les deux rapports supérieurs. La berline 2 portes adopte la caisse à malle intégrée déjà connue sur la 6 CV 4 portes. Le roadster, ayant évolué depuis l'été 1934 au fil de plusieurs concours d'élégance, arbore sa nouvelle calandre inclinée, ses ailes à bavolets et sa carrosserie aérodynamique. Au moment du Salon, le coupé 6 CV suit le même mouvement de rajeunissement tandis que la berline 2 portes apparaît dans une nouvelle version commerciale. Les caractéristiques principales sont désormais : puissance réelle 24 ch à 3 600 tr/min, compression 6:1, carburateur Solex 26 AHD, réservoir de 31 litres ; boîte 4 vitesses (3e et 4e synchronisées) ; pneumatiques 4,25 × 17 ; empattement 230 cm ; vitesse 90 km/h.

Un événement majeur intervient un mois après le Salon 1934 : le , H. T. Pigozzi fonde la SIMCA malgré la difficile situation économique de l'époque, puis rachète peu après les usines Donnet de Nanterre, dont les installations ultra-modernes remplacent avantageusement les modestes lignes d'assemblage de Suresnes devenues insuffisantes. Au printemps 1935, les premières 6 CV Simca-Fiat (on ne dit pas encore « Simca » tout court) sortent des chaînes de Nanterre ; leur gamme adopte notamment des jantes à voile ajouré sur le roadster, le coupé et la berline 4 portes. Simultanément, Simca-Fiat lance son premier modèle conçu à Nanterre : un cabriolet décapotable dont les ailes arrière, particularité inédite, sont bombées ; les autres 6 CV 1935 conservent les ailes arrière incurvées déjà connues,. Comme les 6 CV, toutes les 11 CV fabriquées à Nanterre depuis le printemps 1935 portent le nouvel écusson Fiat barré par l'inscription « Simca » en zigzag,.

Une variante sportive, le roadster 6 CV Sport (Fiat type 508 S ou Balilla Sport), était apparue au Salon de Milan en avril 1933. D'abord commercialisée en version S avec un moteur de 30 ch à soupapes latérales, elle devient en 1934, avec un empattement allongé, une version CS munie d'un moteur plus puissant à soupapes en tête. Ses caractéristiques par rapport à la 6 CV standard : puissance réelle 36 ch à 4 400 tr/min, compression 7,1:1, soupapes en tête, carburateur 30 IF, réservoir de 40 litres ; hauteur 137 cm, poids 625 kg, vitesse 110 km/h ; prix au Salon de Paris 1934 : 27 500 F.

Sous l'appellation « 2 Litres », la 11 CV apparaît dans la gamme Fiat-France du Salon 1934, conservant l'aspect du prototype vu l'été précédent, à l'exception du capot désormais orné d'ouïes « queue de comète » ; elle est proposée en berline 4 portes à montant central et en cabriolet décapotable, vendue d'abord avec des roues à rayons puis, à partir du printemps 1935, avec des jantes à voile ajouré. Caractéristiques des 11 CV 2 Litres 1935 : moteur 4 cylindres en ligne, cylindrée 1 944 cm3, alésage × course 82 × 92 mm, puissance fiscale 11 CV, puissance réelle 45 ch à 3 600 tr/min, compression 6,2:1, soupapes latérales, vilebrequin à 3 paliers, carburateur Solex type 35 AIP, réservoir de 62 litres à l'arrière ; équipement électrique 12 volts, 51 ampères ; transmission classique, embrayage monodisque sec, boîte 4 vitesses (3e et 4e synchronisées) ; freins hydrauliques, tambours AV/AR ; suspension AV et AR à essieu rigide et ressorts à lames longitudinales ; direction à vis et secteur ; pneumatiques 5,25 × 17 ; empattement 300 cm, voies AV/AR 139/141 cm, longueur 434 cm, largeur 167 cm, hauteur 162 cm ; poids en ordre de marche 1 300 kg ; vitesse 110 km/h ; prix au Salon de Paris 1934 : châssis nu 24 200 F, berline 5 places 33 500 F, cabriolet décapotable 27 500 F.

1936 : la 6 CV inchangée

Les 6 CV et 6 CV Sport du Salon 1935 n'apportent aucune modification par rapport à celles de l'année précédente ; la gamme des 6 CV 1936 comprend les mêmes carrosseries auxquelles s'ajoute simplement une fourgonnette. La 11 CV, en revanche, est améliorée : nouveaux pare-chocs, ailes mieux galbées, disparition des nervures rococo des ailes, et malle ouvrante dans laquelle se loge la roue de secours. Côté mécanique, la puissance augmente de 20 %, seule la berline Grand Luxe bénéficiant de ces améliorations dès le Salon 1935, le cabriolet ne suivant qu'au printemps suivant. Caractéristiques 1936 : puissance réelle 54 ch à 3 600 tr/min, compression 6,9:1, carburateur Solex type 32 PBIC ; pneumatiques 5,50 × 17 ; vitesse 120 km/h ; prix, tarif d'avril 1936 : châssis nu 19 800 F, berline 5 places 4 portes avec montant central 29 900 F, nouvelle berline 7 places 4 portes avec montant central 33 500 F, cabriolet décapotable 31 000 F.

C'est également en 1936 qu'apparaît la petite Simca 5, version française de la Fiat 500 Topolino, dont le développement avait été confié par Giovanni Agnelli à l'ingénieur Antonio Fessia dès 1933, secondé par Dante Giacosa pour le projet baptisé « Zéro A ».

1937 : dernière année de la 6 CV

Un peu éclipsée depuis six mois par la nouvelle Simca 5, la 6 CV n'en poursuit pas moins sa carrière et s'offre au Salon 1936 une ultime version baptisée « Comète », en raison de son nouveau capot aux ouïes cintrées et disposées en éventail. Outre ce nouveau capot, la 6 CV 1937 possède des ailes bombées, des marchepieds profilés et des phares en verres convexes ; la gamme des huit modèles ne change pas par ailleurs. Les prix, en octobre 1936, sont les suivants : châssis nu 11 700 F ; berline 2 portes Standard (jantes à voile plein) 15 900 F ; berline 4 portes Grand Luxe (jantes à voile ajouré) 18 500 F ; coupé Grand Luxe 17 500 F ; roadster Grand Luxe 15 950 F ; roadster Sport 23 900 F ; berline commerciale 17 900 F ; fourgonnette 300 kg utiles 16 850 F.

La 11 CV ne change pas de ligne pour 1937 mais profite de quelques petites retouches : phares à verres convexes, pare-chocs sabots en caoutchouc. Les dernières 11 CV Simca-Fiat subsistent en berline 5 places et cabriolet, vendues au même prix que l'année précédente, soit respectivement 29 900 F et 31 000 F ; la berline 7 places, toujours aussi discrète, figure encore au tarif du Salon 1936 à 33 500 F.

La Fiat 508 Balilla à l'étranger

Au vu de la très forte demande et des énormes droits de douane en vigueur dans tous les pays sur les produits importés, la Fiat 508 Balilla fut largement fabriquée sous licence à l'étranger :

La Fiat 508 sera remplacée par la Fiat 1100 présentée en 1939 avec le code projet Fiat 508C. La Simca-Fiat 6 CV sera elle remplace par la Simca 8.

Caractéristiques techniques

Production globale

Notes et références

  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... » (lire en ligne), p. 1.
  2. ↑ René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... » (lire en ligne), p. I.
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... » (lire en ligne), p. 2.
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... » (lire en ligne), p. 3.
  5. 1 2 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... » (lire en ligne), p. II.
  6. 1 2 René Bellu, Toutes les Simca : les dossiers complets de René Bellu, Le Conquet, René Bellu, coll. « Toutes les... » (lire en ligne), p. III.
  7. ↑ (pl) « Polski Fiat 508 », sur polskifiat508.pl.

Bibliographie

Annexes

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Articles connexes

Liens externes