| Siouville-Hague | |
La mairie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Elisabeth Burnouf 2026-2032 |
| Code postal | 50340 |
| Code commune | 50576 |
| Démographie | |
| Gentilé | Siouvillais |
| Population municipale |
931 hab. (2023 |
| Densité | 146 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 33′ 32″ nord, 1° 50′ 18″ ouest |
| Altitude | Min. 5 m Max. 99 m |
| Superficie | 6,37 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Cherbourg-en-Cotentin (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Pieux |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | siouville-hague.fr |
| modifier |
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Siouville-Hague (Siouville jusqu'en ) est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 931 habitants.
Cette petite station balnéaire possède une grande plage de sable fin. Le site est réputé pour la pratique du surf, du char à voile et de la planche à voile. La commune abrite aussi un centre de rééducation fonctionnelle.
Siouville-Hague se situe sur la côte ouest du Cotentin, dans le canton des Pieux, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Cherbourg, entre Héauville et Flamanville.
Les communes limitrophes sont Héauville, Helleville et Tréauville.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le cours d'eau 03 de la commune d'Heauville, le fossé 01 de la commune de Treauville et le Petit Douet,,.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 10,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 935 mm, avec 14,4 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 28 km à vol d'oiseau, est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le .
Au , Siouville-Hague est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine.
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants,.
La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, comme le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d'urbanisme le prévoit.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,7 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,4 %), zones agricoles hétérogènes (29,2 %), zones urbanisées (12,5 %), prairies (5,9 %), forêts (3,7 %), zones humides côtières (0,2 %).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
Le nom de la localité est attesté sous les formes Seovilla avant 1161, Seolvilla vers 1200, Syovilla vers 1280.
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». Le premier élément Siou- représente sans doute un nom de personne conformément à la majorité des cas pour ce type de formation. Par ailleurs, la Normandie est la région de France dans laquelle les noms de lieux en -ville sont les plus fréquents.
François de Beaurepaire qui se base sur la forme du XIIIe siècle propose les anthroponymes anglo-saxons Sigeweald (comprendre sans doute Siġeweald) / Siwold (variante du précédent) ou germanique continental (occidental) Saewulf / Seulfus. Curieusement, il n'évoque pas le nom de personne scandinave SǽulfR / Siólfr (variante) qui colle mieux aux formes anciennes. Jean Renaud compare Sciotot, situé à moins de 10 km de Siouville, à Sjötofta (Suède) qui contiendrait l'ancien scandinave sjór « mer », d'où le sens global de « ferme près de la mer ». Sciotot n'est mentionné sous les formes Siautot qu'en 1689 et Siotot qu'en 1753 - 1785. Malgré l'absence de formes suffisamment anciennes, il semble que Siouville / Sciotot (avec une graphie aberrante pour Siotot) forment une paire toponymique et contiennent le nom d'un seul et même personnage, comme cela se retrouve fréquemment dans la toponymie normande. En outre, l'association de l'appellatif -tot (< ancien scandinave topt, toft) avec un nom de personne est aussi fréquente qu'avec un autre appellatif ou un adjectif, en revanche l'association de cet élément avec un anthroponyme germanique continental rare est peu probable et jamais assurée.
La paroisse de Siouville a été fondée au XIe siècle.
Les abbés du Vœu de Cherbourg étaient les patrons de l'église placée sous le vocable de saint Pierre.
Dans la deuxième moitié du XVe siècle, Jean II Basan, écuyer, époux d'Anne Le Tellier de La Luthumière, est seigneur et patron de Siouville et de Tonneville.
En 1567, François Bazan, écuyer, sieur du Saulxey et Syouville, est taxé pour ces fiefs de 6 livres et 12 solz dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Siouville, qui valait un quart de fief de haubert, relevait de la vicomté de Valognes.
Au XVIe siècle, lors des guerres de Religion, Au lieu dit du Carrouge, il se serait déroulé un affrontement entre catholiques et protestants.
Au début du XIXe siècle, la population se convertit au protestantisme. Plus qu'une véritable adhésion spirituelle, il s'agit pour elle de signifier au curé du village son courroux après qu'il a donné la préférence au seigneur de Flamanville sur ses ouailles dans un litige sur les droits liés à la récolte du varech. Un temple, construit de 1837 à 1842, témoigne de cette conversion. C'est désormais une salle communale.
Les habitants de la commune sont appelés les Siouvillais.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004.
En 2023, la commune comptait 931 habitants, en évolution de −9,87 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

L'église est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Saint-Germain du doyenné de Cherbourg-Hague.
Depuis , Siouville-Hague forme avec Les Pieux et Auderville un groupement de « communes touristiques ».
Le raz Blanchard présente un potentiel énergétique énorme. C'est la raison pour laquelle, dans le cadre du développement des énergies renouvelables, une liaison HVDC est planifiée entre le Cotentin et l'Angleterre ; elle passerait par Siouville, (voir Merville-Franceville-Plage)[Passage à actualiser].