En 1966, elle publie son premier livre, Les Patapharis, un roman qui a retenu l'attention. Le prix Cazes est attribué en 1972 à son cinquième roman: Méchamment les oiseaux. Elle est également l’auteur de livres pour enfants.
La Terrasse des Bernardini a obtenu le prix Renaudot en 1973. Le grand prix littéraire de Provence a couronné l’ensemble de son œuvre.
Suzanne Prou a été membre du jury du prix Femina de 1981 jusqu'à sa mort. À propos des jurys, en l'occurrence celui constitué pour établir le palmarès des intellectuels français du magazine Lire d', le sociologue Pierre Bourdieu cite Suzanne Prou dans son cours du Collège de France du : «Au fond, tout le travail consiste à dire que, derrière l’objet apparent du palmarès, l’objet réel est l’instauration en juges de ces personnes dont la liste est donnée et qui mériterait des heures et des heures de commentaires. Il ne s’agit pas de faire des commentaires personnels et de dire: «Tiens, c’est marrant, ils ont mis Suzanne Prou, et pourquoi dans les écrivains?» Si je voulais, je pourrais dire des méchancetés de ce type, mais vous le ferez vous-mêmes.»
Elle est la sœur de la psychanalyste Nicole Fabre.
↑Claire Devarrieux, «Disparition d'une figure de Prou. La romancière de «la Terrasse des Bernardini» vient de mourir à 75 ans.», Libération, (lire en ligne, consulté le ).
↑Jacqueline Piatier, «Les Demoiselles sous les ébéniers de Suzanne Prou», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
↑Jérôme Lamy, «Pierre Bourdieu, Sociologie générale, vol. 2: cours au Collège de France, 1983-1986», Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique, no140, (ISSN1271-6669 et 2102-5916, DOI10.4000/chrhc.9090, lire en ligne, consulté le ).
↑Jacqueline Piatier, «L'Été jaune, de Suzanne Prou et La Fabulation, de Jacques-Gérard Linze», Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).