| T-72 | ||||||||
T-72B3M de l’Armée de terre russe en 2018. | ||||||||
| Caractéristiques de service | ||||||||
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| Service | ||||||||
| Utilisateurs | 42 pays | |||||||
| Production | ||||||||
| Concepteur | bureau d'études de Kartsev-Venediktov | |||||||
| Année de conception | 1967-1973 | |||||||
| Constructeur | Uralvagonzavod | |||||||
| Production | plus de 25 000 exemplaires produits entre 1973 et 1990 | |||||||
| Unités produites | 25 000 | |||||||
| Caractéristiques générales | ||||||||
| Équipage | 3 : chef de char, tireur et pilote | |||||||
| Longueur | de 6,67 m à 6,86 m (caisse)
9,53 m (avec le canon) |
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| Largeur | de 3,46 m à 3,59 m | |||||||
| Hauteur | 2,23 m | |||||||
| Masse au combat | T-72 Ural : 41 tonnes
T-72A : 41,5 tonnes |
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| Blindage (épaisseur/inclinaison) | ||||||||
| Blindage | T-72 Ural : tourelle moulée en acier avec une épaisseur allant de 350 à 430 mm, glacis en acier laminé incorporant une couche de plastique renforcée de fibres.
T-72A : tourelle moulée en acier incorporant une couche de silice, glacis en acier laminé incorporant une couche de fibres de verre. |
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| Armement | ||||||||
| Armement principal | T-72 Ural : canon à âme lisse de 125 mm 2A26M2 (39 obus)
T-72A : canon à âme lisse de 125 mm 2A46 (44 obus) |
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| Armement secondaire | une mitrailleuse PKT coaxiale de 7,62 mm (2 000 coups)
Une mitrailleuse lourde NSV de 12,7 mm sur le tourelleau du chef de char (300 coups) |
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| Mobilité | ||||||||
| Moteur | T-72 Ural : V-46-4 diesel V12 suralimenté de 780 ch (573 kW) T-72A : V-46-6 diesel V12 suralimenté de 780 ch (573 kW) T-72B : V-84-1 diesel V12 suralimenté 840 ch (617 kW) |
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| Transmission | manuelle à 7 rapports (7 av/1 ar) | |||||||
| Suspension | barres de torsion | |||||||
| Vitesse sur route | 60 km/h sur route, 4,18 km/h en marche-arrière | |||||||
| Puissance massique | de 18,8 ch/tonne à 19 ch/tonne | |||||||
| Réservoir | De 1 000L à 1 200L plus deux bidons supplémentaires de 200L largables | |||||||
| Autonomie | 500 km 700 km avec deux bidons largables supplémentaires |
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| Chronologie des modèles | ||||||||
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| modifier |
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Le T-72 est un char de combat conçu à l'origine comme une version simplifiée et plus fiable du T-64. Le T-72 équipe aussi massivement les armées du pacte de Varsovie. Plus de vingt cinq mille T-72 sont sortis des diverses chaînes de fabrication d’Union Soviétique, de Russie, d'Europe centrale et de l'Inde.
Le T-72 a pour origine une compétition lancée entre deux usines et deux équipes d'ingénieurs en vue de remplacer le T-62 : d'un côté l'usine Morozov KB de Kharkiv en Ukraine avec à sa tête Alexandre Morozov, et de l’autre UralvagonZavod KB de Nijni Taguil dans l'oblast de Sverdlovsk avec à sa tête Léonid Kartsev.
Les deux modèles et leur philosophie sont assez différentes.
À partir de 1960, du côté UralvagonZavod, Kartsev conçoit trois chars, objet 165, objet 166 et objet 167 très proches des modèles déjà en service et en production. En , les objet 165 et 166 sont acceptés en service sous les noms respectifs de T-62A et T-62, seul le T-62 sera produit.
Du côté de Morozov KB, un modèle au concept original est développé, l'objet 432. Les dimensions de la caisse sont réduites au minimum. L'équipage passe de 4 à 3 hommes, le chargeur est supprimé et remplacé par un système de chargement automatique. En , le Conseil des ministres de l'Union soviétique ordonne la production de ce modèle sous le nom de T-64, il entre en service en 1966. En 1967 entre en service l’objet 434, il prend le nom de T-64A, c’est un T-64 amélioré, avec notamment le remplacement du canon de calibre 115 mm par un 125 mm.
Au même moment, Kartsev continue de travailler sur l'amélioration de l'objet 167. Mécontent du système de chargement automatique du T-64, il demande aux ingénieurs d'UVZ de développer un système de chargement automatique plus sécurisé, moins volumineux et n'interdisant pas l'accès au poste du pilote (contrairement au MZ du T-64). Ce prototype maintenant équipé de système de chargement automatique AZ va ensuite recevoir un nouveau moteur V-26, un canon de 125 mm D-81T, un glacis renfermant un blindage composite et un train de roulement amélioré. L'objet 167 devient alors l'objet 167M. Le , le GKOT rejette le projet,.
Le , à l'occasion du 50e anniversaire de la Révolution d'Octobre, le ministre de l'industrie de la défense Sergei Zverev est invité par Leonid Kartsev à visiter l'atelier expérimental d'UVZ pour y examiner un prototype de T-62 équipé d'un canon de calibre 125 mm et d'un système de chargement automatique AZ. Le ministre Zverev est alors impressionné par la démonstration du système de chargement automatique AZ et est enthousiaste à l'idée de l'intégrer dans le T-64 en lieu et place du MZ. Cependant, il refuse la proposition de Kartsev concernant le remplacement du moteur 5TDF par un moteur suralimenté V-45 (dérivé du V-2) développé par l'Usine de tracteurs de Tcheliabinsk, cette demande sera finalement acceptée de lendemain de la visite du ministre. Il a ensuite été convenu que six chars T-64A devaient être envoyés à l'usine UVZ pour y être modifier,.
Le , sur ordre du ministère de l'Industrie de la Défense, UVZ commence officiellement la « modernisation » du T-64A. Le premier prototype, appelé Objet 172 est terminé à l'été 1968 et est destiné aux tests d'usine, un second est achevé en septembre de la même année. Les différences avec le T-64A sont les suivantes:
Les essais d'usine et de terrain de l'Objet 172 seront effectués entre 1968 et 1970.
En , sous la direction de V.N. Venediktov, la décision est prise de remplacer le train de roulement de l'Objet 172 (qui utilise alors le même train de roulement que le T-64) par celui de l'objet 167. Celui ci possède entre autres des galets de roulement d'un diamètre plus important (750 mm) et des chenilles plus larges et plus robustes. Le char reçoit alors la désignation objet 172M. Le char reçoit également un moteur V-46 de 780ch et un nouveau système de filtre à air. L'objet 172M atteint alors les 41 tonnes, compensées par le moteur plus puissant et une capacité d'emport de carburant plus importante.
Les essais d'usine de l'objet 172M se déroulent de à , le de la même année, le char est présenté au ministre de la Défense Andreï Gretchko et au ministre de l'Industrie de la Défense Sergei Zverev. Un lot de 15 chars est produit à l'été 1971, ces chars, aux côtés de T-64A et de T-80, participeront pendant plusieurs mois à une vaste campagne de tests. Un bataillon composé de trois compagnies avec des pelotons de chars a été formé. Chaque compagnie était constituée de chars du même type (Objet 172M ou T-64A ou T-80). L'itinéraire de ces tests est le suivant:
À la fin des tests, un rapport intitulé « Rapport sur les résultats des essais militaires de 15 chars 172M, fabriqués par Uralvagonzavod en 1972 » est présenté, les remarques à la fin du rapport sont les suivantes:
Conformément à la décision no 554-172 du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique et du Conseil des ministres de l'URSS datée du , l'objet 172M est accepté en service sous le nom T-72 Ural. L'ordre officiel du ministre de la Défense est publié le 13 août 1973,,.
La production en masse du T-72 Ural commence en 1974 à Nijni Taguil sans que celle des T-64 ne soit interrompue à Kharkiv (Ukraine), traduisant en cela le compromis politique trouvé entre l'armée, satisfaite de mettre en service un char d'un coût raisonnable et donc appelé à être largement diffusé, et la direction principale de l'arme blindée, soucieuse de ne pas perdre la face. Alors que le T-64 n'est jamais exporté, le T-72 équipe l'armée soviétique et toutes les armées du pacte de Varsovie et sa fabrication sous licence est accordée à presque tous les pays d'Europe centrale et à quelques pays non alignés tels que l'Inde.
Les prototypes Objet 172 et Objet 172M ainsi que le premier modèle de T-72 produits en grande série et le T-72 Ural étaient armés d'un canon à âme lisse de calibre 125 mm appelé 2A26M2 (appellation d'usine D-81TM). Il est dérivé du canon 2A26 armant le T-64A. Le tube du canon du 2A26M2 a une longueur de 48 calibres (6 000 mm). Il comporte un évacuateur de fumée concentrique aux trois cinquièmes de sa longueur, mais ne dispose pas de manchon anti-arcure. Sa pression maximale admissible en chambre est de 400 MPa. La durée de vie du tube est de l’ordre de 600 coups à obus explosif ou à charge creuse.
Le remplacement du canon était une opération chronophage, car il était nécessaire de détoureller le T-72 à l'aide d'une grue afin de pivoter la tourelle et d'extraire le canon de son berceau, par le dessous. Le lien élastique comprenant un frein de tir comportait deux pistons accumulateurs disposés de manière asymétrique par rapport à l’axe du tube, comme précédemment sur le canon de calibre 115 mm 2A20 Molot du T-62. Cet agencement avait tendance, lors du tir, à générer des oscillations durant le mouvement de la culasse vers l'arrière. Ceci entraînait une dispersion importante des tirs et donc un manque de précision.
Afin de régler les problèmes du canon 2A26, l'usine d'artillerie no 9 développa en 1970 une version améliorée appelée 2A46. Elle se démarque de son prédécesseur par un nouveau tube, résistant mieux à l'usure, lui donnant une durée de vie de 900 à 1000 coups en employant des obus explosifs ou à charge creuse et de 200 à 250 coups avec des obus-flèches. Afin de garantir un effort de recul constant (dans le but de réduire la dispersion des tirs), les pistons accumulateurs du lien élastique possèdent un nouveau fluide de freinage, moins sensible aux variations de température et ne nécessitant plus de gaz pour contrer l'échauffement rapide du fluide de freinage. Le tube du 2A46 est recouvert d'un manchon anti-arcure à partir de 1975. Le T-72 Ural-1 (1975) est le premier modèle de T-72 armé de ce canon 2A46-1.
De conception entièrement nouvelle, le 2A46M possède un nouveau bloc de culasse intégrant un lien élastique repensé, monté cette fois de manière symétrique. Le tube du canon, plus rigide, est désormais réalisé par autofrettage ; son démontage est possible, sans avoir à détoureller le T-72. L'évacuateur de fumée est remplacé par un modèle plus robuste, mieux adapté à la pression générée lors du tir d'obus-flèches. Sa pression maximale admissible en chambre passe à 500 Mpa. Le 2A46M commence à être monté sur les T-72A à partir de 1981.
Les T-72B3 sont armés du canon 2A46M-5 (appellation d'usine D-81TM-5), aussi installé sur certains T-90A et sur le T-90M. Les oscillations du tube sont réduites grâce à une sensible augmentation de l'épaisseur des parois, permettant un gain de rigidité de l'ordre de 10% par rapport à celui du 2A46M. De plus, il est chromé afin de limiter son usure. Sa pression maximale admissible en chambre est de 608 Mpa.

Le T-72 est équipé du système de chargement automatique électromécanique AZ (A3 - автомат заряжания). Le fond de panier de la tourelle abrite un carrousel d'une contenance de 22 munitions. Chaque munition de calibre 125 mm est stockée en deux fardeaux (projectile et charge propulsive) dans une cassette amovible.
Le T-72B dispose d'une version améliorée du carrousel, capable de tourner dans le sens horaire ou antihoraire. Afin de pouvoir utiliser des missiles antichars tirés par canon ; ces cassettes sont modifiées avec des loquets afin d'empêcher que les ailettes du missile ne se déploient lors de leur chargement.

La tourelle du T-72 Ural est faite en acier moulé et présente une épaisseur maximale de 430 mm. Cette épaisseur est suffisante pour résister à des obus perforants sous-calibrés et des obus à charge creuse de 105 mm.
En 1977, le T-72 Ural reçoit une nouvelle tourelle, l'avant de celle-ci, toujours en acier massif, est épaissi afin d'accueillir deux cavités d'une épaisseur de 115 mm. Ces dernières sont remplies d'un composé à base de sable et de quartz, efficace contre les projectiles à charges creuses. Cette configuration de blindage, dénommée sand bar est également partagée avec la tourelle du T-80B. La même configuration du blindage de tourelle sera utilisée sur le T-72A mis en service en 1979.
La tourelle du T-72B, également en acier moulé est plus épaisse. L'axe frontal de la tourelle enferme deux poches dans lesquelles sont fixés une vingtaine de sandwichs acier/caoutchouc/acier inclinés suivant un angle de 55° par rapport au canon. Cette succession de sandwichs fonctionnait suivant l'effet Plaques Accélérées par Choc (PAC).
Le glacis du T-72 Ural présentant une inclinaison de 68°, est formé des deux couches d'acier (80 et 20 mm d'épaisseur) entre lesquelles se trouvent deux couches de plastique renforcé de fibres (2 x 53 mm) appelé textolite. À partir de 1976, la configuration des couches demeure identique mais l'épaisseur de la plaque d'acier formant la partie externe du glacis est réduite à 60 mm tandis que la plaque interne, servant de support aux couches de fibres de verre voit son épaisseur passer à 50 mm.
Le T-72A présente la même configuration de blindage du glacis que le T-72 Ural a reçu en 1976 (60/105/50). À partir de 1983, une plaque de surblindage en acier haute dureté d'une épaisseur de 16 mm est soudée sur le glacis dans le cadre du programme Reflection-2 lancé en urgence après avoir découvert en 1982 que le glacis du T-72A était vulnérable à l'obus-flèche israélien de calibre 105 mm M111 Hetz.
Dans le cadre du programme Reflection-1 visant à revaloriser le blindage du glacis pour contrer la menace représentée par les nouveaux obus-flèches de calibre 105 mm, les T-72A produits à partir de 1983 reçurent un nouveau blindage composite. L'épaisseur de ce dernier demeure identique à celui du T-72A. Mais les deux couches superposées de fibres de verre renforcées sont remplacées par trois plaques d'acier de 15 mm d'épaisseur séparées par des lames d'air.
Le glacis du T-72B est un développement ultérieur du programme Reflection-1 ayant pour objectif de fournir une protection face aux obus-flèches de calibre 120 mm. L'espace entre la couche d'acier externe et interne est désormais occupé par quatre plaques d'acier haute dureté (deux de 10 mm d'épaisseur et deux de 20 mm). Le glacis et les flancs du T-72B sont recouverts de briques de blindage réactif explosif Kontakt-1. Les T-72B produits à partir de 1987/88 reçoivent une nouvelle configuration de blindage de glacis comprenant le blindage réactif explosif Kontakt-5, il est toujours formé de deux plaques d'acier (60 et 50 mm) entre lesquelles se trouvent deux couches de 8 mm constituant une plaque accélérée par choc séparée par une lame d'air de 19 mm, une plaque de 60 mm d'alliage d'acier BTK-1 suivie d'une couche de radioprotection de 10 mm d'épaisseur (matériaux plastiques inconnus).
Le T-72 Ural possède un moteur diesel suralimenté CTZ V-46-4 comportant 12 cylindres disposés en V pour une cylindrée de 38,8 l.
Il développe une puissance nominale de 780 chevaux à un régime de 2 000 tr/min pour un couple maximal de 3 090 Nm atteint à 1 400 tr/min. Il s'agit d'un moteur diesel à injection directe, la suralimentation est mécanique, le compresseur centrifuge étant entraîné par le moteur. Sa consommation spécifique de carburant est de 245 g/kWh.
Il a la particularité d'être monté transversalement dans le compartiment moteur afin de réduire la longueur du châssis.
Le T-72A reprend une version améliorée appelée V-46-6, son mode de fonctionnement et ses performances sont identiques au V-46-4 mais l'agencement de son système de lubrification ainsi que de son circuit de refroidissement sont différents.
Le T-72B étant plus lourd, possède un moteur V-84-1, plus puissant, développant 840 chevaux à 2 000 tr/min. Ce gain de puissance est obtenu grâce à une suralimentation à impulsions ; le compresseur centrifuge est toujours entraîné mécaniquement par le vilebrequin mais reçoit également la pression nécessaire des gaz d’échappement. Son couple maximal de 3 332 Nm atteint à 1 400 tr/min pour une consommation spécifique de carburant de 247 g/kWh.
Selon un l’article « Теплоинерционное кратковременное форсирование мощности танкового двигателя и его технические возможности » un T-72B atteint les 30km/h en 8,5 secondes sur un sol en béton et en 12,5 secondes sur un chemin en terre. Selon le même article, le T-72B atteint sa vitesse maximale en 27,6 secondes sur un sol en béton et en 38 secondes sur un chemin en terre.
En terme d’accélération, le T-72 est supérieur au M60A1 et M60A3 américains ainsi qu’au Chieftain anglais et au moins équivalent face au Leopard 1 allemand.
Le T-72 reprend les deux boîtes de vitesses latérales utilisées sur le T-64. Elles assurent l'entraînement des chenilles et la direction du char. Chacune des boîtes de vitesses comporte sept vitesses en marche avant et une en marche arrière, le passage des rapports s'effectue manuellement à l'aide d'un embrayage et d'un levier de vitesses. Deux leviers assurent la direction du char.

La suspension, reprise de l'Objet 167, concurrent délaissé du T-64, comporte six galets de roulement en aluminium moulés sous pression d'un diamètre de 750 mm et trois rouleaux porteurs, un barbotin à l'arrière et un galet tendeur à l'avant. Le débattement vertical des bras de suspension varie selon la barre de torsion, il est compris entre 358 mm à 370 mm. Les premier, deuxième et sixième galets de roulement comportent chacun un amortisseur rotatif hydraulique.






Contrairement aux T-64 et aux T-80, il fut largement exporté et fabriqué sous licence, bien avant l'écroulement de l'URSS. Les T-72 sont en service dans de nombreux pays :

À plusieurs reprises, il a été confronté aux modèles occidentaux avec des résultats plutôt mauvais, par exemple lors de la guerre du Golfe en 1991. Il faut relativiser cependant ces résultats par plusieurs facteurs :
Selon le Stockholm International Peace Research Institute International Arms Transfer Database, 7 400 ont été exportés par l'URSS jusqu'en 1991 tandis que l'armée soviétique en disposait de 8 300. Environ 500 ont été exportés par la fédération de Russie en date de 2021.
Depuis Février 2022, en raison des effets de la guerre en Ukraine en Europe et du choc qu'elle a provoqué, la plupart des pays issus de l'ex bloc de l'Est et du Pacte de Varsovie, détenteurs de T-72 modernisés ou non, procède à un mouvement solidaire de transfert des stocks de ce char en direction de l'Ukraine couplé à un remplacement par du matériel au standard OTAN notamment avec la munition de 120 mm comme le char allemand Léopard 2 via le programme allemand Ringtausch ou sud coréen K2.
Des variantes du T-72 modernisées sont données à l'Ukraine dans le cadre de l'aide en matériel durant le confit, par le Danemark (25 unités), la Macédoine du Nord (30 unités), la Pologne (260 unités format T-72 et PT-91) et la République tchèque,.
Le , un navire ukrainien, le Faina, transportant quelque 33 T-72 officiellement destinés au Kenya est pris en otage par des pirates somaliens. Après une remise de rançon, les chars parvinrent au Soudan du Sud.
Le T-72 apparaît dans de nombreux films et jeux vidéos.
War Thunder: Le T-72 est jouable sous différentes versions dans l'arbre de technologie de l'URSS, Allemagne, Italie, et Suède: T-72A, T-72B, T-72B(1989), T-72B3,T-72AV (TURMS-T), T-72M1, T-72M2 Moderna,,,T-72B3, T-72B3"Arena" et le T-72B3A.