Trans Viking Icebreaking & Offshore

Trans Viking Icebreaking & Offshore AS
Création 1998
Personnages clés Stefan Erik Eliasson (PDG)
Lars Håkan Larsson (Président)
Forme juridique entreprise privée
Siège social Kristiansand
Drapeau de la Norvège Norvège
Activité Transport maritime
Société mère Viking Supply Ships
Rederi Transatlantic

Chiffre d'affaires 265 millions de NOK (2010)

Trans Viking Icebreaking & Offshore est une compagnie maritime spécialisée dans l’exploitation de brise-glaces. La société a été fondée en 1998 sous forme d'une coentreprise à parts égales entre Viking Supply Ships AS (une filiale à 100 % de Kistefos AS) basée à Kristiansand, en Norvège, et Rederi Transatlantic AB, une importante compagnie maritime suédoise basée à Skärhamn, en Suède. La gestion commerciale et l'affrètement des navires sont assurés par Viking Supply Ships, tandis que Transatlantic se charge de la gestion technique : équipages et maintenance. Les deux sociétés sont également copropriétaires de Partrederiet Odin Viking DA, propriétaire de l'AHTS Odin Viking.

Son siège social est situé à Kristiansand, en Norvège,,.

La société exploite trois navires combinés remorqueurs de manutention d'ancres (AHTS) / brise-glaces (le Tor Viking II, le Balder Viking et le Vidar Viking) sous contrat avec l'Administration maritime suédoise (SMA) pour des opérations de déglaçage en mer Baltique durant le premier trimestre de chaque année, de janvier à mars. Cet accord avec la SMA était valable jusqu'en 2015 et comportait trois options de prolongation de cinq ans.

La société a également commandé entre 2009 et 2011 quatre remorqueurs de manutention d'ancre et navires de ravitaillement offshore auprès d'Astilleros Zamakona à Bilbao, en Espagne. Un premier contrat, signé en 2008, portait sur deux grands navires de manutention d'ancre à la coque renforcée pour la navigation dans les glaces, et incluait une option pour deux unités supplémentaires. Le premier navire devait être livré à Trans Viking au cours du troisième trimestre 2009, suivi du second navire huit mois plus tard. Ces nouveaux navires sont du type VS4622 CD, développé par Vik Sandvik en étroite collaboration avec Trans Viking. Leur conception permet des opérations sûres et efficaces. Elle prend également en compte les impératifs environnementaux, a déclaré Trans Viking dans un communiqué publié lors de l'annonce du contrat. En juin 2009, la société Viking Supply Ships, en coopération avec son partenaire suédois, Rederi Transatlantic AB, a levé l’option pour la construction de deux nouveaux brise-glaces et remorqueurs de manutention d'ancre. Au total, quatre navires ont donc été commandés, leur livraison s'échelonnant de 2009 à 2011.

Toujours en juin 2009, Trans Viking Icebreaking & Offshore a annoncé avoir remporté un contrat auprès de StatoilHydro pour des forages stratigraphiques au nord-est du Groenland. Le navire désigné était le Vidar Viking, qui fut équipé d'une tour de forage et d'un puits central. La zone au nord-est du Groenland est soumise à des conditions extrêmes climatiques et de glace. La gestion des glaces était effectuée conjointement avec le brise-glace suédois Oden, et complétée par un hélicoptère pour la surveillance des glaces dérivantes. Ces travaux devaient se dérouler sur une période de six à huit semaines, dont quatre semaines consacrées aux opérations de forage. Le contrat comprenait également un levé des fonds marins à l'aide d'un sonar multifaisceaux.

En août 2010, Rederi Transatlantic AB a acquis la totalité des parts de Trans Viking, la coentreprise étant précédemment détenue à parts égales par Transatlantic et Kistefos AS, via sa filiale Viking Supply Ships AS. Le paiement a été effectué sous forme d'actions nouvellement émises par Transatlantic. Grâce à cette transaction, Kistefos est devenue actionnaire majoritaire de Transatlantic, détenant un peu plus de 50 % du capital et des droits de vote associés. Cela a permis au groupe Transatlantic d'avoir un accès total aux flux de trésorerie de l'exploitation et d'optimiser sa gouvernance, en l'harmonisant avec sa stratégie offshore en Arctique.

En mars 2011, Transatlantic a décidé de se scinder en deux entités distinctes. L'une d'elles est chargée de développer les activités du groupe dans le secteur offshore et des brise-glaces sous le nom de Trans Viking Offshore A/S. Le siège social et la direction ont été transférés à Copenhague au Danemark, ainsi que la propriété du navire Odin Viking et celle des quatre navires alors en construction, qui étaient détenus par des sociétés suédoises. Ce transfert s'explique par la politique maritime favorable du Danemark, notamment la réglementation relative à la taxe au tonnage, dont la Suède est actuellement dépourvue. Les trois brise-glaces et navires de manutention d'ancres sont restés la propriété de la société norvégienne Trans Viking Icebreaking & Offshore AS, déjà soumise à la réglementation norvégienne en matière de taxe au tonnage.

En novembre 2011, l'Office national des voies navigables estoniennes a conclu un contrat avec Trans Viking Icebreaking & Offshore, qui devait fournir un navire pour épauler le brise-glace estonien Tarmo dans le golfe de Finlande durant l’hiver 2011-2012. Le directeur général de l'Office, Andrus Maide, a déclaré que le Tarmo, âgé de 48 ans, n'était plus en mesure d'assurer les services de déglaçage requis dans le golfe de Finlande et qu'un seul navire ne suffisait pas pour desservir tous les ports estoniens de cette zone. Le navire affrété était le Tor Viking, battant pavillon suédois. Il pouvait être remplacé, en cas de besoin par un de ses sister-ships, le Balder Viking ou le Vidar Viking. Le contrat, d'un montant de 3,4 millions d'euros hors carburant, courait du 1er janvier au 31 mars 2012 et pouvait être prolongé de 14 jours.

Outre le contrat avec l'Estonie, Trans Viking Icebreaking & Offshore en a signé un autre avec la Russie, d'une valeur de 70 millions de dollars. En contrepartie, l'opérateur de brise-glaces a annulé le contrat suédois, dans le cadre duquel le remorqueur de manutention d'ancre (AHTS) Vidar Viking, construit en 2001, était affrété par l'Administration maritime suédoise. Ce navire dispose d'une puissance de 18300 chevaux et d'une force de traction au point fixe de 210 tonnes.

En août 2018, Viking Supply Ships AS a annoncé avoir vendu ses trois brise-glaces, le Tor Viking, le Balder Viking et le Vidar Viking, à Sa Majesté la Reine, souveraine du Canada. Ces trois navires devaient été convertis en brise-glaces pour la Garde côtière canadienne par le chantier Davie de Lévis (Québec). L'incidence de la vente sur le résultat net était estimée à 274 millions de dollars. VSS expliquait la vente de ses actifs par la faiblesse persistante du marché des approvisionnements offshore, qui a maintenu les taux d'affrètement et d'utilisation des navires à des niveaux insatisfaisants. Viking Supply Ships affirmait qu'elle maintiendrait son expertise en matière d'opérations en environnements difficiles et que, grâce au contrat avec l'Autorité maritime suédoise, elle conserverait également son expertise en matière de brise-glaces.

Notes et références

  1. 1 2 3 4 (en) « Trans Viking orders new-generation anchor handlers », sur Riviera, (consulté le ).
  2. 1 2 (en) « New CEO appointed in Trans Viking Offshore A/S », sur News Powered by Cision, (consulté le ).
  3. ↑ « TRANS VIKING ICEBREAKING & OFFSH AS », sur europages (consulté le ).
  4. ↑ (nb) « Trans Viking Icebreaking & Offshore AS », sur NorgeBiz (consulté le ).
  5. ↑ (nb) « Trans Viking Icebreaking & Offshore AS », sur cybo (consulté le ).
  6. 1 2 3 (en) « Greenland is next for Vidar Viking », sur Riviera, (consulté le ).
  7. ↑ (en-US) « TransAtlantic becomes owner of 100 percent of Trans Viking », sur Kistefos AS, aug, 13 2010 (consulté le ).
  8. ↑ (en-US) « Strategic changes within TransAtlantic », sur Kistefos AS, mar, 31 2011 (consulté le ).
  9. ↑ (en) « Eesti in brief - 2011-11-17 », sur The Baltic Times, (consulté le ).
  10. ↑ (en) Andrew Lansdale, « Ice ship swaps Baltic jobs », (consulté le ).
  11. ↑ (en-US) Nick Blenkey, « Viking Supply confirms sale of icebreaking AHTS trio to Canada », sur Marine Log, (consulté le ).