| Amenhotep III | |
Tête d'une statue du British Museum. | |
| Naissance | vers 1403 av. J.-C. |
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| Décès | vers 1353/1352 av. J.-C. Malqata |
| Période | Nouvel Empire |
| Dynastie | XVIIIe dynastie |
| Fonction principale | 9e pharaon de la dynastie |
| Prédécesseur | Thoutmôsis IV |
| Dates de fonction |
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| Successeur | Amenhotep IV |
| Famille | |
| Grand-père paternel | Amenhotep II |
| Grand-mère paternelle | Tiâa |
| Père | Thoutmôsis IV |
| Mère | Moutemouia |
| Conjoint | Tiyi |
| Enfant(s) |
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| Deuxième conjoint | Giloukhepa |
| Troisième conjoint | Tadukhipa |
| Enfants avec le 3e conjoint | ♀ Baketaton (incertain) |
| Quatrième conjoint | Une princesse babylonienne, fille du roi Kurigalzu Ier |
| Cinquième conjoint | Une princesse babylonienne, fille du roi Kadashman-Enlil Ier (incertain) |
| Sixième conjoint | Une princesse d'Arzawa, fille du roi Tarhoudaradou (en) |
| Septième conjoint | Une princesse d'Ammia |
| Huitième conjoint | Satamon |
| Enfants avec le 8e conjoint | ♂ Smenkhkarê (incertain) |
| Neuvième conjoint | Iset |
| Dixième conjoint | Henouttaneb (incertain) |
| Fratrie | ♂ Amenemhat♂ Saatoum (?)♂ Pentepihou (?)♀ Tiâa♀ Pyihiya♀ Tentamon♀ Amenemopet (?) |
| Sépulture | |
| Nom | Tombe WV22 |
| Type | Tombeau |
| Emplacement | Vallée des Rois |
| Date de découverte | 1898 |
| Découvreur | |
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Amenhotep III, fréquemment appelé Aménophis III d'après la transcription grecque, est le neuvième pharaon de la XVIIIe dynastie (Nouvel Empire).
Fils de Thoutmôsis IV et de Moutemouia, une épouse secondaire de son père,, Amenhotep III règne sur l'Égypte pendant trente-huit ans, d'environ 1391 à 1353 avant notre ère. Plusieurs égyptologues ont émis l'hypothèse d'une corégence durant la fin de son règne avec son fils, le futur Akhenaton. Dans les années 1990 cependant, plusieurs chercheurs en ont démontré l'invalidité et elle n'est généralement plus prise en compte dans la communauté égyptologique.
Son règne constitue une période de prospérité et de splendeur artistique sans précédent. Amenhotep III deviendra, dans cette Égypte pacifiée, l'un des plus grands bâtisseurs de cette civilisation.
À sa mort, son fils lui succède en tant qu'Amenhotep IV, nom qu'il changera dès l'an 5 de son règne pour adopter celui qui le rendra célèbre : Akhenaton.
Amenhotep III est le fils de Thoutmôsis IV et de la reine Moutemouia, laquelle assume la régence lorsqu'il monte sur le trône, âgé entre dix et douze ans.
Sa grande épouse royale est Tiyi, fille de Youya (Prophète de Min) et Touya (ou Tyouyou). Il l’associe étroitement au pouvoir et à la fin de sa vie, alors qu'il est très malade, la reine l'aide énormément dans la gestion de l'État. Le roi épouse également plusieurs femmes étrangères, faisant filles et sœurs de ces homologues du Proche-Orient pour des raisons diplomatiques,, :
Tiyi lui donne plusieurs enfants :
Ses filles apparaissent souvent sur des statues et des reliefs, et sont aussi représentées sur des objets plus petits – à l’exception de Nebetâh. Nebetâh est attestée une seule fois dans les sources historiques, sur un groupe de statues colossales faites de calcaire de Médinet Habou. Cette immense sculpture, qui mesure sept mètres de haut, montre Amenhotep III et Tiyi assis l’un à côté de l’autre « avec trois de leurs filles se tenant debout en face du trône – Henouttaneb, la plus grande et la mieux préservée, au centre ; Nebetâh à droite ; et une autre, dont le nom a été détruit, à gauche. »
Amenhotep III élève deux de ses filles — Satamon et Iset — au titre de grande épouse royale durant la dernière décennie de son règne. Il était courant qu’un pharaon épouse des femmes royales de différentes générations afin d'accroître les chances de succession directe. La déesse Hathor, elle-même, était liée à Rê d'abord en tant que mère, puis comme femme et fille du dieu. Ainsi, les mariages d’Amenhotep III à deux de ses filles ne sont pas invraisemblables. Des preuves que Satamon avait déjà été promue à ce titre en l’an 30 de son règne sont fournies par une inscription sur un vase découvert au palais royal de Malqata.
Une dernière princesse, Baketaton, attestée dans une tombe d'Amarna avec Tiyi, fait l'objet de débats parmi les chercheurs. Uniquement associée à Tiyi pendant le règne de son fils, elle n'est pourtant jamais qualifiée de mère de la princesse ; de plus, l'âge avancé de Tiyi pendant le règne de son fils rend peu probable le fait qu'elle ait donné naissance à cette dernière. Cependant, les chercheurs ne sont pas tous d'accord pour donner les noms des parents de cette jeune princesse. Certains, comme Marc Gabolde, que suit Dimitri Laboury, font d'elle la fille d'Amenhotep IV/Akhenaton et d'une reine secondaire Kiya, d'autres, comme Agnès Cabrol, propose plutôt le roi Amenhotep III, à la fin de sa vie, avec la reine étrangère Tadukhipa, qui serait devenue Kiya après son remariage avec Amenhotep IV/Akhenaton.
Certains égyptologues pensent que Smenkhkarê (futur pharaon) pourrait être un fils qu'Amenhotep III aurait eu avec Satamon.
Le scribe du roi, Amenhotep fils de Hapou, favori, directeur de tous les travaux du roi (architecte royal) est un « Premier ministre » de fait.
Amenhotep III mène l’Égypte à l’apogée de sa puissance tout en évitant les guerres. Durant son long règne, une seule expédition militaire est attestée en Nubie en l’an 5 de son règne, pour réprimer une révolte.
Mérymosé devient vice-roi de Koush après Amenhotep.
Amenhotep III va préférer maintenir la supériorité de l'Égypte par la diplomatie et il va chercher à renforcer les relations avec le puissant Mittani. Des accords commerciaux sont pris avec Chypre : un important quota de bois et de cuivre est fixé pour l'importation en Égypte, ce qui apporte à l'île une exemption de droits de douane.
Les Shardanes, peut-être originaires de Sardes, en Asie Mineure, sont employés comme mercenaires d’élite par Amenhotep III.
L’Égypte, grâce à l’or nubien, est alors la première puissance financière du monde. On assiste à un développement des grandes villes en Égypte, surtout celles qui sont résidences royales (Thèbes, Memphis).
Il entreprend de nombreux chantiers depuis la Nubie jusqu'au nord du pays. Il agrandit considérablement le complexe de Karnak en y faisant construire le temple de Louxor par son architecte Amenhotep, fils de Hapou (qui, à l'instar d'Imhotep, l'architecte de Djéser, sera divinisé à titre posthume). L'élégance des formes architecturales et des proportions culmine alors (colonnes florales fasciculées à Louxor notamment).
Il fait également construire un immense Temple des millions d'années sur la rive ouest de Thèbes, à Kôm el-Hettan. Plusieurs colosses avaient été érigés au sein de cette fondation, dont les plus connus sont aujourd'hui les colosses de Memnon.
Quand en l'an 2 de son règne (1406 av. J.-C.), il prend pour épouse Tiyi, qui devient la grande épouse royale, il commande une série de grands scarabées dont le verso relate l'événement et que l'on retrouvera disséminés dans tout l'empire.
On note sous son règne un raffinement des formes de l'art officiel (statuaire, relief, peinture). On considère parfois qu'Amenhotep III est l'un des initiateurs de l'art amarnien, développé par son successeur.
Durant son règne, Bakenkhonsou est le grand prêtre d'Amon. Amenhotep III est l’introducteur du culte d’Aton qui sera développé et imposé comme religion d'État par son fils, Amenhotep IV/Akhenaton.
L'ouverture du pays se poursuit tout au long du règne d'Amenhotep III et un syncrétisme religieux s'opère entre les dieux d'Égypte et ceux d'Asie. Le roi du Mittani lui envoie la statue miraculeuse de la déesse Ishtar de Ninive.
L’étude de sa momie a permis de prouver qu'à la fin de son règne, donc de sa vie, Amenhotep III, malade, était atteint notamment de calvitie et d'obésité, ce que la statuaire de son temps n’a pas représenté. À cette dégradation de la santé du pharaon s'ajoute une dégradation sévère de la situation internationale. Les princes mittaniens de Syrie, alliés de l'Égypte, sont attaqués par une nouvelle puissance venue du Hatti, en la personne de l'empereur des Hittites, Soupilouliouma. Amenhotep n'intervient pas pour venir à leur secours, malgré les appels des princes. L’Égypte, au contraire, signe un traité avec le Hatti. Le prince de Qadesh et le roi d'Amourrou (Liban) intriguent alors pour former une coalition de petits États : là encore, Amenhotep laisse faire. Ces négligences vont laisser à son fils un empire où le désordre s'est installé.[réf. nécessaire]
Il nous est parvenu une multitude de représentations du roi, de types différentes (statues, figurines, reliefs, peintures...) et de matières différentes (calcaire, quartzite, granit...).

Sa tombe (WV22) est située dans la vallée des Singes, un ouadi secondaire de la vallée des Rois. Elle fut découverte en 1898, dès les premières explorations de la vallée. Le tombeau, vidé de ses trésors dès l'Antiquité, a beaucoup souffert des nombreuses visites et du temps. Certaines de ses peintures murales ont été partiellement prélevées, dont certaines sont aujourd'hui exposées au musée du Louvre. Peu d'objets ont échappé au pillage, en dehors de quelques ouchebtis exposés dans différents musées du monde.
En , pendant la révolution égyptienne, des chercheurs de l’université de Bâle ont fait deux découvertes dans la vallée des Rois : un tombeau répertorié KV64 contenant deux momies, une princesse de l’époque d’Amenhotep III et une aristocrate de la XXIIe dynastie, et un second tombeau, répertorié KV40, déjà connu mais jamais fouillé. Les archéologues y ont découvert plus de quatre-vingt-dix corps – la plupart appartenaient à des femmes contemporaines d'Amenhotep III. Ce tombeau est interprété comme celui des femmes du harem d'Amenhotep III, surnommé le « pharaon aux mille épouses »,.
Dans l'Égypte antique, la « titulature royale » est l'ensemble des noms officiels par lesquels un pharaon est désigné dans les textes légaux et les grandes inscriptions dédicatoires.