| Noubkheperrê Antef | |
Cercueil de Noubkheperrê Antef - British Museum | |
| Période | Deuxième Période intermédiaire |
|---|---|
| Dynastie | XVIIe dynastie |
| Fonction principale | roi |
| Prédécesseur | Sekhemrê-Herouhermaât Antef ou Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa |
| Dates de fonction | -1625 à -1622 (selon R. Krauss & D. Franke) -1571 à -1566 (selon K. S. B. Ryholt) |
| Successeur | Senakhtenrê Iâhmes ou Sekhemrê-Herouhermaât Antef |
| Famille | |
| Père | Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf |
| Mère | Noubkhâes II |
| Conjoint | Sobekemsaf |
| Enfant(s) | ♂ Nakht ? ♂ Qinen ? ♀ Sobekemsaf ? |
| Fratrie | ♂ Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa ♂ Sekhemrê-Herouhermaât Antef ? |
| Sépulture | |
| Type | Pyramide |
| Emplacement | nécropole de Dra Abou el-Naga (Thèbes) |
| Date de découverte | 1827 puis 2001 |
| Objets | Cercueil style richi |
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Noubkheperrê Antef, nommé Antef V, VI ou VII suivant les égyptologues, est un roi de Thèbes de la XVIIe dynastie. Manéthon l’appelle Antef.
Noubkheperrê Antef est l'un des rois les plus attestés de cette dynastie :
Le roi est attesté dans la liste de Karnak, à la position 28.
Le papyrus Abbott nomme également le roi car ce papyrus reporte l'inspection de plusieurs tombes royales à la fin de la XXe dynastie, dont celle de ce roi.
Sur le cercueil du roi Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa, il était indiqué explicitement que le roi Noubkheperrê Antef a enterré son frère. D'après les inscriptions trouvées sur un chambranle de porte découvert dans les vestiges d'un temple de la XVIIe dynastie à Gebel Antef sur la route Louxor-Farshut, on sait aujourd'hui que Noubkheperrê Antef et, par implication, son frère Sekhemrê-Oupmaât Antef-Âa étaient les fils d'un des deux rois Sobekemsaf. La plupart des égyptologues pensent qu'il s'agit de Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf,,,,,. Claude Vandersleyen lui donne également comme frère le roi Sekhemrê-Herouhermaât Antef. De plus, de par le papyrus Abbott, Sekhemrê-Shedtaouy Sobekemsaf avait pour reine Noubkhâes II, qui pourrait être ainsi la mère des Antef,. Sa seule épouse connue est une certaine Sobekemsaf, qui est une descendante d’une puissante famille de gouverneurs d’Edfou. Cette famille était elle aussi liée par mariage aux rois de la XIIIe dynastie. Sur une stèle de cette reine, une « fille du roi » Sobekemsaf est mentionnée, ce qui a pu être compris comme faisant référence à une fille de la reine, et donc une fille de son royal époux Noubkheperrê Antef. Un « fils du roi » nommé Nakht est également attesté par une stèle découverte à Abydos, tandis qu'un autre « fils du roi » nommé Qinen est attesté sur un décret retrouvé à Coptos ; ces deux princes pourraient être des fils du roi Noubkheperrê Antef.
Le roi, tout comme les deux autres roi Antef, ont toujours été considérés comme étant des rois de la XVIIe dynastie ; cependant, l'ordre chronologique de ces rois fait l'objet de débats entre égyptologues. On peut distinguer deux phases dans ces études : celles considérant une vision « longue » de la XVIIe dynastie, publiées principalement avant 1997, et celles considérants une vision « courte » de la XVIIe dynastie, publiées depuis l'étude de Kim Ryholt en 1997. De plus, de nouvelles fouilles archéologiques depuis la fin des années 1990 dans la nécropole royale de Dra Abou el-Naga (à l'ouest de Thèbes, non loin de Deir el-Bahari) apportent de nouveaux éléments sur cette période.
Dans la vision « longue » de la XVIIe dynastie, le roi a eu diverse position chronologique :
Dans la vision « courte » de la XVIIe dynastie (soit plus ou moins la seconde moitié de la version « longue »), le roi est placé en deuxième position parmi les trois Antef par Kim Ryholt (1997) qui le nomme Antef VII, et Daniel Polz (2007) qui le nomme Antef VI, mais à la troisième position, juste avant Senakhtenrê Iâhmes, par Franke (2008), Vandersleyen (2010) et Julien Siesse (2015 et 2019) qui le nomment tous Antef VII.

Noubkheperrê Antef est l'un des rois les plus attestés de cette dynastie. Il a restauré de nombreux temples endommagés en Haute-Égypte et lance la construction d'un nouveau temple au Gebel Antef. Il gagne l'allégeance de la province de Thèbes et constitue, avec Coptos et Abydos, une union assez puissante pour tenir en respect le pouvoir Hyksôs. En l'an III de son règne, Antef renvoie Téti, fils de Minhotep, un haut responsable du temple de Coptos, qui était coupable d'avoir favorisé les ennemis. Contemporain du pharaon Hyksôs Apophis Ier, il semble d'abord avoir eu des rapports fructueux avec lui. Thèbes est encore en paix avec les Hyksôs, et les échanges sont nombreux entre les deux royaumes. L'hypothèse d'une allégeance de Thèbes au royaume du nord n'est d'ailleurs pas à écarter, l'influence d'Apophis (qui porte le titre de roi de Haute et de Basse-Égypte) étant attesté jusqu'à Gebelein. Apophis a de plus marié sa fille Hérit, dans la famille royale thébaine.
Noubkheperrê Antef est le premier dont l'activité guerrière et organisatrice est attestée. Il construit en plusieurs endroits et prend, en l'an 3 de son règne, un édit concernant le temple de Min à Coptos qui témoigne du caractère autoritaire du pouvoir thébain. Il s'agit en tout cas d'un témoignage de l'influence grandissante du royaume thébain dans la région.
C'est en tout cas à la suite de son règne, sous ses successeurs Senakhtenrê Iâhmes, Seqenenrê Tâa et Ouadjkheperrê Kames (aussi nommé Kamosé ou Kamosis), que commencera la lutte ouverte qui aboutira à la victoire contre les Hyksôs et à l'avènement du Nouvel Empire.
Ainsi l'emplacement de son tombeau, à Dra Abou el-Naga, au nord de ceux de ses prédécesseurs, semble indiquer qu'il inaugure une nouvelle lignée de souverains puissants et ambitieux qui y édifient également leurs propres sépultures. Signe des temps, Antef est enterré avec des armes (arc et flèches).
Son tombeau a été découvert en 1827 par des pilleurs de tombe qui en dispersèrent les objets de valeurs dont certains ont pu être récupérés par les grands musées européens. Elle a été redécouverte en 2001 par Daniel Polz. Son cercueil en bois doré de style richi est actuellement exposé au British Museum, tandis qu'un diadème en argent et en or est conservé au Rijksmuseum van Oudheden de Leyde. Un pyramidion à son nom, également découvert sur le site, est exposé au Musée égyptien du Caire.