| Argouges | |
La mairie. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Avranches |
| Commune | Saint-James |
| Intercommunalité | Mont-Saint-Michel-Normandie |
| Statut | Commune déléguée |
| Maire délégué Mandat |
Chantal de Saint-Denis 2020-2026 |
| Code postal | 50240 |
| Code commune | 50018 |
| Démographie | |
| Gentilé | Argougeois |
| Population | 519 hab. (2023 |
| Densité | 32 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 30′ 09″ nord, 1° 23′ 46″ ouest |
| Altitude | Min. 25 m Max. 133 m |
| Superficie | 16,41 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Saint-Hilaire-du-Harcouët |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Saint-James |
| Localisation | |
| modifier |
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Argouges (prononcé [aʁguʒ]) est une ancienne commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 519 habitants, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Saint-James.
Le nom de la localité est attesté sous les formes Argogiis en 1179, Argoges en 1186.
L'origine du toponyme Argouges n'est pas clairement résolue. Albert Dauzat évoque l'hypothèse d'une origine gauloise, soit par l'anthroponyme Argon, soit par argo, « brillant ».
François de Beaurepaire et René Lepelley évoquent le bas latin arcubia, « poste de guet »,.
Le terme arcubia a été tardivement formé sur le latin arcubius « sentinelle », contraction d'un plus ancien °arci-cubius, littéralement « celui qui dort dans la citadelle », formé à partir des mots arx, radical arc- « citadelle » et cubare « être couché ; dormir ».
Le site de cette agglomération, la plus méridionale de la Manche, correspond en effet à la limite de la frontière des tribus gauloises des Abrincates, dont la capitale est aujourd'hui Avranches, et des Riedones, dont la capitale est aujourd'hui Rennes. Cette limite est également celle de la Normandie et de la Bretagne.
Le gentilé est Argougeois.
Le duc Robert Ier de Normandie, pour garantir la frontière avec la Bretagne, construisit une ligne de défense sur le Couesnon avec les forteresses de Charruel en Sacey, Pontorson et Montaigu-en-Argouges.
En 1219, le nom d'Argouges figure parmi la noblesse de robe française (barons de Gratot), ce qui en fait l'une des plus vieilles familles de France.
Lors de la Révolution, trois prêtres réfractaires dit les « martyrs d'Argouges » : Gilles Berthelot (1759-1795), Joseph Deloget (1758-1796) et Gilles Gosselin (1762-1795) connurent le même sort dramatique… Julien Berthelot (1768-1798), né et mort à Argouges, dit « Le Vengeur », lieutenant de Cadoudal, sera massacré à coups de pelles à Argouges ; sa tête avait été mise à prix.
Le conseil municipal était composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008,.
En 2023, la commune comptait 519 habitants, en évolution de +2,37 % par rapport à 2017 (Manche : +0,44 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Argouges a compté jusqu'à 1 576 habitants en 1841.
