| Bernesq | |
Le château de Bernesq. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Calvados |
| Arrondissement | Bayeux |
| Intercommunalité | CC Isigny-Omaha Intercom |
| Maire Mandat |
Patrick Joannin 2026-2032 |
| Code postal | 14710 |
| Code commune | 14063 |
| Démographie | |
| Gentilé | Bernesquois |
| Population municipale |
212 hab. (2023 |
| Densité | 36 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 16′ 28″ nord, 0° 56′ 25″ ouest |
| Altitude | Min. 6 m Max. 62 m |
| Superficie | 5,90 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Trévières |
| Législatives | 5e circonscription du Calvados |
| Localisation | |
| modifier |
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Bernesq, prononcé [bɛʁnɛ] ou [bɛʁnɛsk], est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie.
Le village est situé dans le Bessin et dans le parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, à seize kilomètres de Bayeux.
Les communes limitrophes sont Bricqueville, La Folie, Rubercy, Saint-Martin-de-Blagny et Trévières.
La superficie de la commune est de 5,9 km2 ; son altitude varie de 6 à 62 mètres.
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Esque, le ruisseau du London, le fossé 01 du Douaire, le cours d'eau 01 de Bellefontaine, le fossé 02 de Bellefontaine, l'Orbec et le fossé 01 des Guilleaux,,.
L'Esque, d'une longueur de 21 km, prend sa source dans la commune de Cerisy-la-Forêt et se jette dans l'Aure à Colombières, après avoir traversé douze communes.

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les étangs du Bois Hardy, d'une superficie totale de 1,2 ha (0,4 ha sur la commune),.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 818 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet.
Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Caumont-sur-Aure à 23 km à vol d'oiseau, est de 11,3 °C, l'amplitude thermique annuelle est de 12,9°C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 914,1 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 39,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Bernesq est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022.
Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (92,5 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (71,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,7 %), forêts (7,5 %), terres arables (0,1 %).

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).
En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 128, alors qu'il était de 113 en 2015 et de 126 en 2010.
Parmi ces logements, 70,3 % étaient des résidences principales, 18,2 % des résidences secondaires et 11,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,8 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Bernesq en 2020 en comparaison avec celle du Calvados et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (18,2 %) supérieure à celle du département (17,9 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 77,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (79,3 % en 2015), contre 57,2 % pour le Calvados et 57,5 pour la France entière.
| Typologie | Bernesq | Calvados | France entière |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 70,3 | 75,3 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 18,2 | 17,9 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 11,6 | 6,8 | 8,2 |
Le nom de la localité est attesté sous les formes Bernesc en 1180, Bernescum et Berneyum au XIVe siècle (livre pelut de Bayeux), Benecq en 1371, Bernescq en 1801.
La commune (dont le nom vient du Marais de l'Esque) se trouve dans une lande aux nombreux étangs.

La famille de Bricqueville possédera la terre de Bernesq jusqu'en 1720. À cette date, Anne-Henriette de Bricqueville, fille de Cyrus-Antoine, criblée de dettes, vend les terres de Bernesq, de Bricqueville et de Colombières avec le château à Gaspard de Réal, grand maréchal de la noblesse de Forcalquier.
Les houillères de Littry exploitent plusieurs puits de mine sur la commune entre la fin du XVIIIe siècle et le milieu du XIXe siècle.

La commune se trouve dans l'arrondissement de Bayeux du département du Calvados.
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Trévières. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Trévières porté de 25 à 68 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription du Calvados.
Bernesq était membre de la petite communauté de communes de Trévières, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Isigny-Omaha Intercom, dont est désormais membre la commune.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 212 habitants, en évolution de +3,92 % par rapport à 2017 (Calvados : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny.
Le Roman de Renart est composé de 1174 à 1250 par plusieurs auteurs, dont notamment Richard de Lison, un clerc qui raconte de manière romancée des faits d'intérêt local ayant pour décor la paroisse du Molay :
« Renart se dirige vers le bois du Vernay mais lorsqu'il rencontre l'abbé Huon et sa meute, il retourne sur ses pas après avoir franchi deux fois la Siette et le Drôme. Il rencontre Tibert le chat étendu sur un rocher dans le bois du Molay, tous deux décident de prendre la direction du Vernay pour aller chercher fortune dans l'enclos de Guillaume Bacon, « loing del castel desos la ville ». Or voici que survient ledit Guillaume Bacon, seigneur du lieu, Renart prend un chemin de traverse, Tibert grimpe sur un chêne. Bientôt se joint aux chasseurs, le prêtre du Breuil-en-Bessin qui fait route vers Saint-Martin-de-Blagny. Tibert réussit à s'enfuir « tot le chemin de Blagnié ». À hauteur de Tournières, entre la Chênée et la lande de Bernesq, il rencontre Renart qui n'en croit pas ses yeux. Il lui annonce son intention de l'emmener avec lui à Saint-Martin à « Blaengnié » où il diront l'office… »