| Cernay | |
L'hôtel de ville. | |
Blason |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Haut-Rhin |
| Arrondissement | Thann-Guebwiller |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Thann-Cernay (siège) |
| Maire Mandat |
Michel Sordi 2026-2032 |
| Code postal | 68700 |
| Code commune | 68063 |
| Démographie | |
| Gentilé | Cernéens |
| Population municipale |
12 057 hab. (2023 |
| Densité | 668 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 48′ 26″ nord, 7° 10′ 36″ est |
| Altitude | Min. 277 m Max. 358 m |
| Superficie | 18,04 km2 |
| Type | Centre urbain intermédiaire |
| Unité urbaine | Thann-Cernay (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Mulhouse (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Cernay (bureau centralisateur) |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | ville-cernay.fr |
| modifier |
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Cernay ⓘ /sɛʁ.nɛ/, en allemand Sennheim, en alsacien Sanna, est une commune française située dans l'aire d'attraction de Mulhouse et faisant partie de la Collectivité européenne d'Alsace (circonscription administrative du Haut-Rhin), en région Grand Est.
Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
Elle est le bureau centralisateur d'un canton dépendant de l'arrondissement de Thann, dans l'aire urbaine Thann-Cernay.
Ses habitants sont appelés les Cernéens ⓘ et les Cernéennes ⓘ.
Arrosée par la Thur et bordée à l'ouest par le massif vosgien, Cernay est traditionnellement un lieu de passage, au carrefour des nationales 66 et 83, à 6 km de Thann, 12 km de Guebwiller, 18 km de Mulhouse, 36 km de Colmar et 35 km de Belfort.
Les communes limitrophes sont Aspach-le-Bas, Aspach-Michelbach, Lutterbach, Pfastatt, Reiningue, Richwiller, Schweighouse-Thann, Steinbach, Uffholtz, Vieux-Thann, Wittelsheim et Wittenheim.
Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien est situé au sud-ouest du territoire communal, à proximité de la ville.
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Thur, le ruisseau l'Erzenbach et le canal Thann-Cernay,,.
La Thur, d'une longueur de 53 km, prend sa source dans la commune de Wildenstein et se jette dans l'Ill à Ensisheim, après avoir traversé 20 communes.

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le plan d'eau de Cernay (9,6 ha) et l'étang de la Poudrière (0,4 ha),.
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Ill Nappe Rhin ». Ce document de planification concerne la nappe phréatique rhénane, les cours d'eau de la plaine d'Alsace et du piémont oriental du Sundgau, les canaux situés entre l'Ill et le Rhin et les zones humides de la plaine d'Alsace. Le périmètre s’étend sur 3 596 km2. Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est.
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité.
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C). Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 880 mm, avec 9,6 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bitschwiller-lès-Thann à 8 km à vol d'oiseau, est de 10,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 309,4 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,5 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
16,4 10.1.1991 |
20,8 25.2.2021 |
26,6 31.3.2021 |
29,8 30.4.2005 |
33,5 25.5.2009 |
36,9 30.6.2019 |
38,2 24.7.2019 |
38,9 7.8.2015 |
33,2 15.9.2020 |
29 7.10.2009 |
22,7 2.11.2020 |
20,5 16.12.1989 |
38,9 2015 |
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| Maximale moyenne | 4,8 | 6,6 | 11,3 | 15,8 | 19,8 | 23,6 | 25,6 | 25,3 | 20,8 | 15,4 | 9 | 5,4 | 15,3 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 1,6 | 2,4 | 5,9 | 9,5 | 13,5 | 17 | 18,8 | 18,5 | 14,6 | 10,5 | 5,4 | 2,3 | 10 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −1,6 | −1,7 | 0,4 | 3,2 | 7,2 | 10,3 | 12 | 11,7 | 8,5 | 5,6 | 1,8 | −0,7 | 4,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−19,5 12.1.1987 |
−18 6.2.2012 |
−18,1 1.3.2005 |
−7,1 11.4.2003 |
−2,2 5.5.2011 |
0,3 3.6.2006 |
3,2 3.7.2011 |
1,5 30.8.1998 |
−1 29.9.2002 |
−6,2 25.10.2003 |
−13,7 30.11.2010 |
−19,4 20.12.2009 |
−19,5 1987 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 149,8 | 121,1 | 110,9 | 78,1 | 97,8 | 91,2 | 88,8 | 89,4 | 82,4 | 115,2 | 113,4 | 171,3 | 1 309,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 12,3 | 11,4 | 11,5 | 10,7 | 13,6 | 11,8 | 11,5 | 11,4 | 9,9 | 12,3 | 12,3 | 13,5 | 142,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 8,2 | 6,4 | 6,1 | 5,5 | 6,7 | 5,9 | 6,2 | 6,1 | 5,1 | 7,3 | 7,6 | 8,6 | 79,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 5,2 | 4,3 | 3,6 | 2,7 | 3,2 | 3,4 | 3,2 | 3,2 | 3,2 | 4,3 | 4,1 | 6,2 | 46,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
84 13.1.2004 |
82 6.2.1984 |
70 5.3.2020 |
55 8.4.1983 |
60 8.5.2004 |
60 21.6.1982 |
80 1.7.1987 |
53 12.8.2008 |
65 24.9.2006 |
96 22.10.1986 |
70 22.11.1984 |
76 15.12.2011 |
96 1986 |
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Au , Cernay est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine de Thann-Cernay, une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est ville-centre,,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune de la couronne,. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (45,6 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (32,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (23,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (20,4 %), zones urbanisées (20,1 %), terres arables (17,7 %), prairies (6,8 %), mines, décharges et chantiers (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %), eaux continentales (1,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

C'est probablement aux environs de Cernay, en septembre 58 av. J.-C., que Jules César, aidé de quelques troupes gauloises éduennes et séquanes, battit Arioviste chef des Germains Suèves, qui menaçait d'envahir la Gaule du Nord-Est. En l'absence de preuves archéologiques et compte tenu de l'imprécision des écrits de Jules César, un grand nombre d'historiens comme C. Oberreiner et J.J. Hatt s'accordent à situer le lieu de la bataille dans un quadrilatère situé entre Cernay, Reiningue, Mulhouse et Wittelsheim, peut-être dans cette grande plaine alluviale qu'est l'Ochsenfeld. Cette bataille opposa environ 40 000 Romains/Éduens à 60 000 Germains et se solda par la débâcle des troupes d'Arioviste, dont les rares survivants réussirent à franchir le Rhin. {Le proconsul César disposait de six légions}.

Dénommé Sennenheim en 1144, la cité fut fortifiée dès 1268. Faisant partie du comté de Ferrette, elle passa aux Habsbourg en 1324. En 1634 elle est dénommée Sennen sur la gravure de la Bataille de Wattwiller par Matthäus Merian.
Elle devint française, comme une grande partie de l'Alsace, par les traités de Westphalie du . La ville possédait alors les villages de Steinbach et de Birlingen.
La ville a été en grande partie détruite en 1914 et 1915, durant la bataille de Mulhouse (1914) et à nouveau très endommagée début 1945 par les combats de la « poche de Colmar ».
La commune a été décorée le 2 novembre 1921 de la croix de guerre 1914-1918.
De janvier 1941 à novembre 1944, l'Institut Saint-André de Cernay, alors rebaptisé « Sennheim », a été transformé par les nazis en camp de formation de la Waffen SS. Ce camp unique en Europe, où était dispensée une formation militaire et idéologique était le seul centre ouvert aux nazis non allemands. Il a formé, durant quatre ans, des milliers de jeunes volontaires danois, norvégiens, néerlandais, belges, mais aussi français.
Le 25 août 1939, l’institut Saint-André, un asile psychiatrique établi au sud-ouest de Cernay en 1891 par Adèle de Glaubitz, est transformé en hôpital complémentaire des Armées. Le 18 juin 1940, il est évacué par les Français et ses pensionnaires sont envoyés en zone libre. De juillet à décembre 1940, l’institut est transformé par les nazis en centre de transit pour les « indésirables » destinés à être expulsés. Le lieu est bordé d'une voie de chemin de fer et d'une halte. Des milliers de personnes passent par ce camp de regroupement, y séjournant de quelques jours à quelques semaines dans des conditions misérables avant d'être embarqués par la Gestapo dans des wagons verrouillés sans être informés de leur destination.
Après l'annexion de l'Alsace au Reich en octobre 1940, l'administration civile est confiée au Gauleiter de Bade-Alsace Robert Wagner et Cernay est renommée en « Sennheim ». En décembre 1940, le Reichsführer et chef de la SS Heinrich Himmler fait louer, puis réquisitionner, le site de l’Institut Saint-André renommé « Sankt-Andreas » et y fait installer un centre de formation de la Waffen SS, le SS-Ausbildungslager Sennheim-Oberrhein. En janvier 1941, le centre accueille dans sa gare les premiers trains de contingents de volontaires, des Norvégiens, Hollandais, Flamands et Danois, prêts à être formés à l'idéologie et aux méthodes nazies afin de rejoindre ensuite la division Wiking. La formation dure entre quatre à huit semaines. Elle est assurée par des instructeurs de la Rasse und Siedlungshauptamtes der Reichsführung SS, l'organisme chargé de l'éducation SS. Les recrues suivent des cours d'allemand et d'idéologie nazie, apprennent le maniement des armes et participent à des épreuves sportives éprouvantes et des manœuvres militaires souvent à balles réelles. La discipline est dure et les punitions sévères. Le camp propose des loisirs comme du cinéma ou des spectacles et des fêtes. À la fin de la formation, les volontaires sont transférés dans un bataillon SS où ils prêtent serment et reçoivent un entraînement militaire spécifique.
Le but de la formation dans ce centre nazi, ce SS Ausbildungslager, est défini ainsi par le commandant du camp Jakob Fick : « Le signe caractéristique de la mission de Sennheim c’est de pouvoir, d’une part, faire appliquer les principes fondamentaux de la discipline purement militaire d’une dureté sans compromis et, d’autre part, de montrer le rôle social propre à l’homme nordique. (…) Ici s’effectuent des recherches sur les caractères raciaux dont les résultats seront utilisés avec efficience dans l’avenir. ».
Himmler visite le camp au printemps 1943, le cite en exemple et confie à l'Oberguppenführer Gottlob Berger son extension pour accueillir plus de stagiaires. Réservé à l'origine aux recrues issues de peuples scandinaves et germaniques, le camp ouvre ses formations à des ressortissants de nouveaux territoires conquis par la Wehrmacht. Aux Nordiques s'ajoutent maintenant des Lituaniens, des Roumains, des Bulgares, des Polonais, des Français... L'engagement volontaire des Français dans la Waffen SS est possible depuis la signature du décret-loi de Laval du 22 juillet 1943 pour combattre le bolchévisme hors du territoire dans les formations constituées par le gouvernement allemand. Des trains en partance pour Sennheim sont affrêtés gare de l’Est pour les jeunes nazis français. En 1944, des recrues de 18 nationalités différentes passent dans le camp de Sennheim pour y être formées aux valeurs SS.
En août 1944, 42 officiers de réserve alsaciens sont déportés dans le camp de concentration de Neuengamme, dans le Nord de l'Allemagne, pour avoir refusé d’intégrer les Waffen-SS pour y encadrer à Sennheim les combattants français de la Légion des volontaires français (LVF). 22 d'entre eux meurent en déportation, mais leur refus évite l'incorporation de force des 800 officiers de réserve alsaciens.
De mars à septembre 1944, des détenus du camp de concentration du Struthof, environ 300 déportés russes et polonais, sont transférés à Sennheim. Ils sont affectés à des travaux forcés de construction d'une cinquantaine de baraques en bois ainsi que d'une piscine, avant d'être déportés à Dachau. Le 26 novembre 1944, avant d'abandonner le camp, les nazis détruisent et brûlent la quasi-totalité des infrastructures. La zone de Saint-André est le théâtre d'âpres combats jusqu'à la libération de Cernay en février 1945 par les Tirailleurs marocains. Les sœurs de Saint-André présentes dans les environs réintègrent rapidement les lieux et procèdent à des déminages et une remise en état sommaire avant d'être en mesure d'accueillir les sœurs et pensionnaires exilés dans le Sud-Ouest. La reconstruction de l'institution est achevée en 1948.
En janvier 1945 (19 au 6 février), les Commandos d'Afrique mènent de durs combats sur les Hauts-de-Cernay/Thann/Aspach, face à des troupes allemandes parfaitement équipées pour le froid et la neige (Alpenjäger).
La commune a été décorée, le 27 mai 1952, de la croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent.
La commune de Cernay est membre de la communauté de communes de Thann-Cernay , un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Cernay. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux.
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Thann-Guebwiller,circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est.
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Cernay pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace.
Il y a deux conseils consultatifs :
En 2015, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Pour 2020, la Ville de Cernay qui, comme depuis plus de 15 ans, n’a pas augmenté ses taux, devrait percevoir:
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans,.
En 2023, la commune comptait 12 057 habitants, en évolution de +4,25 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population active est majoritairement employée dans le bassin d'emploi local. Les déplacements privés se font majoritairement par les moyens personnels, mais la ligne de tram-train Mulhouse Vallée de la Thur est de plus en plus employée. Pour les trajets plus éloignés, celle-ci permet de joindre sans changement la gare TGV de Mulhouse. Cernay est à 35 km[réf. nécessaire] de l'Aéroport de Mulhouse-Bâle-Freiburg via le réseau autoroutier A36/A35.
Cernay a réussi à se diversifier dans les activités économiques et elle compte environ 1 384 entreprises. La plupart de celles-ci sont de PME (environ 98%) mais Cernay possède aussi des ETI (environ 2%). Les principales étant les sièges sociaux d'Aubert, d'Emerson, et de Dupont et Nemours.
Les entreprises de Cernay sont dynamiques (indice de dynamisme de 2.74% en moyenne) et embauchent en moyenne 7 employés.
Cernay possède plusieurs zones économiques attractives. Il y en a en tout près de 5 zones industrielles et agricoles.

L'église Saint-Étienne : de style néo-gothique, sa construction date de 1925 en remplacement de l'ancienne église détruite pendant la Première Guerre mondiale. Son plan de construction est celui d'une église classique en forme de croix latine (avec un transept). Elle comprend une nef principale, deux bas-côtés, un chœur flanqué d'une sacristie. Le clocher, dont la flèche élancée est recouverte d'une toiture de cuivre, se trouve en position latérale à côté du chœur,. Les murs de la nef sont décorés de 10 tableaux qui sont l'œuvre du artiste-peintre alsacien René Kuder (1882-1962). À la voûte de la croisée du transept se trouve accroché un Christ en croix de 5 m de haut appelé « le Grand Bon Dieu » ; elle contient également une statue de la Vierge à l'Enfant provenant de la chapelle du village disparu de Birlingen. L'orgue a été construit par le facteur Joseph Rinckenbach, tandis que son buffet est l'œuvre des ateliers Klem de Colmar.
Cernay a toujours possédé une économie solide et durable. Depuis le Moyen Âge, Cernay a une renommée nationale. Dans les années 1300 à 1400, Cernay possédait un important marché aux bœufs réputés dans tout le Saint Empire Romain Germanique. Dès le commencement de la révolution industrielle, Cernay fut totalement transformé par celle-ci. Une nouvelle gare fut construite avec la première voie de chemins de fer d’Alsace érigée en 1839.
Cernay a donc commencé à construire de grandes usines, principalement des usines textiles. La Thur donnait l'avantage d'une eau assez bonne pour laver le coton. Cernay était donc une ville industrielle et la plupart de ses habitants travaillaient dans ces fameuses usines. De grands manufacturiers mulhousiens implantèrent leurs usines, comme Wilx par exemple,.
Toutes ces manufactures ont entrainé la création de plusieurs cités ouvrières dont il reste quelques traces aujourd'hui près de la tour des ânes.
Des châteaux de style Versailles ont été érigés. Tout le faubourg de Colmar a été embelli. Des châteaux de maitre ayant parfois de grandes allées et de grands jardins ont été batis près de Uffoltz, à l'emplacement du quartier des mines environ. Pratiquement tous ces châteaux ont été détruits pendant la guerre et il n'en reste plus que quelques traces aujourd'hui.
Des châteaux de même type ont été construits à Guebwiller. La condition de Guebwiller lors de la révolution industrielle a été la même que Cernay mais les châteaux de cette ville n'ont pas subi le même sort et sont encore debout aujourd'hui[Quand ?].
Certains vestiges d'usines sont encore là aujourd'hui comme ceux près du marché mais la plupart ont été détruits.
Ancienne ville fortifiée au Moyen Âge, Cernay a su préserver certains vestiges de cette époque : les rues du centre-ville sont restées fidèles au plan carré de la vieille ville et la Porte de Thann abrite le musée historique. Spécialisée dans le secteur textile au XIXe siècle, Cernay est aujourd'hui un pôle économique et industriel.

Les armes de Cernay se blasonnent ainsi : |