| Modérateur de l'Assemblée générale de l'Église d'Écosse | |
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| Modérateur de l'Assemblée générale de l'Église d'Écosse | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Domiciles |
Cathédrale Saint-Gilles d'Édimbourg (- |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
William Knox (d) |
| Mère |
NN St.Clair (d) |
| Conjoints | |
| Enfant |
Elizabeth Knox (d) |
| Maître |
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John Knox (né vers 1514 à Haddington et mort le à Édimbourg) est un réformateur écossais, fondateur de l'Église écossaise grâce à sa liturgie : The Book of Common Order (en), qui rompt avec la tradition liturgique latine.
Collaborateur de Jean Calvin, il a organisé l'Église presbytérienne et fut l'une des figures de la réforme écossaise entamée en 1528.
Formé à l'université de Glasgow (1529), il étudie la théologie à Saint Salvator's College (1531-1535). Ordonné prêtre catholique en 1536, Knox ne semble jamais avoir eu la charge d'une paroisse et a plutôt été précepteur pour des enfants de familles aisées. Devenu adepte de la Réforme, il se convertit à cette dernière en 1546 et devient pasteur à Saint Andrews (petite ville située sur la mer du Nord à quelque 100 kilomètres de Glasgow). Il est excommunié par l'Eglise catholique pour « enseignements hérétiques » et violation de ses devoirs sacerdotaux.
La même année, après le meurtre du cardinal Beaton, il devient aumônier des troupes protestantes qui se trouvent au château de San Andrews. Capturé en 1547 par l'armée française qui assiège le complexe, il est fait prisonnier et envoyé aux galères où il reste 19 mois,. Après sa libération, il se rend en Angleterre (1549), et se met à prêcher à Berwick, où il rencontre sa future femme Marjory Bowes. Il devient aumônier d'Édouard VI en 1551. En 1552, il tente d'influer sur la révision du Livre de la prière commune de 1549 en demandant la suppression de la génuflexion dans la nouvelle version du Book of Common Prayer.
À l'avènement de la catholique Marie Tudor en 1553, il s'enfuit d'Angleterre, gagne la France par Dieppe en , puis se rend à Genève où il rencontre Jean Calvin, puis à Francfort-sur-le-Main ( - ). Il revient à Genève (1556) où il devient pasteur de l'Église anglaise, composée d'exilés protestants, la dotant en 1556 d'une liturgie essentiellement traduite de la Forme des prières de Calvin : elle deviendra celle de l'Église écossaise.
De retour en Écosse le , il y prêche la Réforme, en faisant des sermons violents contre le catholicisme, qu'il veut voir anéanti.
Il s'en prend aussi à la reine Marie Ire Stuart. Le fait qu'il affaiblisse ainsi sa rivale est bien vu d'Elisabeth Ière d'Angleterre, même si elle déteste Knox, d'autant que ce dernier est hostile à l'autorité des femmes en général. Dans ses écrits, il estime que celles-ci ne peuvent « assumer le pouvoir sur quelque nation ou cité que ce soit ».
Il entreprend la rédaction de son ouvrage The History of the Reformation of the Religion within the Realm of Scotland. La mort de la régente Marie de Guise (que Knox célèbre avec une joie qualifiée d'« indécente ») fournit au Parlement l'occasion d'adopter le une confession de foi écossaise et des lois qui abolissent le catholicisme et promulguent son remplacement par le protestantisme qui devient religion d'État. Le , l'Assemblée de l'église écossaise adopte un Livre de discipline. Avec ce Code de discipline, la confession de foi écossaise et le Book of Common Order (équivalent presbytérien du Book of Common Prayer anglican), est créée la première "règle subordonnée" (subordinate standard) établissant officiellement les principes et les règles de fonctionnement de l'Église d'Écosse.
Quittant définitivement la France, le , Marie Stuart revient en Écosse à la mort de son époux, le roi de France François II. Mais elle ne parvient pas à asseoir son autorité et les Français, aux prises avec les guerres de religion, ne peuvent pas la soutenir. Par ses sermons, John Knox s'oppose plus durement à la reine, au mode de vie de la cour et contribue à sa déposition en 1567. Cette efficacité oratoire est d'autant plus remarquable que Knox était bègue. Puis, il exerce une influence considérable sur le gouvernement de Jacques VI d'Écosse (futur Jacques Ier d'Angleterre), mais meurt avant l'établissement définitif de l'Église presbytérienne d'Écosse.
Prédicateur énergique et violent, Knox a composé de nombreux traités. Dans ses écrits sur les responsabilités religieuses du pouvoir civil, il dépasse de loin la doctrine plutôt passiviste de Calvin, pour qui le fidèle ne doit pas résister à un souverain, même inique ; Knox a développé l'idée que les autorités subalternes (nobles, magistrats) ont le droit et le devoir de résister à un tyran qui, comme Marie Tudor, cherche à imposer l'idolâtrie à ses sujets. Il a sans doute exercé une forte influence sur les huguenots.
Knox fut enterré dans le cimetière de la cathédrale Saint-Gilles d'Édimbourg, l'église où il prêchait. L'emplacement du cimetière, détruit en 1633, est aujourd'hui occupé par un parking, mais une pierre commémorative marque le site approximatif de sa tombe.

Stefan Zweig qualifie John Knox comme étant « peut-être le type le plus accompli de fanatique religieux que l'histoire connaisse ».
John Knox est représenté parmi les quatre réformateurs du Monument international de la Réformation à Genève, en Suisse, aux côtés de Guillaume Farel, Jean Calvin et Théodore de Bèze.
En Écosse, plusieurs lieux commémorent sa mémoire. Une statue de John Knox a été érigée en 1825 dans la Nécropole de Glasgow, près de la cathédrale de Glasgow. La maison de John Knox, située sur le Royal Mile à Édimbourg, conserve son héritage et est un lieu touristique consacré à l’histoire de la Réforme en Écosse.
Parmi les descendants de John Knox figure le pasteur John Witherspoon (1723-1794), un des signataires de la Déclaration d'indépendance des États-Unis.