Kakaibaef

Kakaibaef
Nom en hiéroglyphe
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D28D28M17
>G29I9
Transcription Kȝ-kȝ.j-bȝ=f
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Famille
Grand-père paternel Néferirkarê Kakaï (?)
Grand-mère paternelle Khentkaous II (?)
Père Néferefrê (?)
Mère Khentkaous III (?)
Fratrie ♂ Nakhtsarê
♂ Chepseskarê (?)
♂ Menkaouhor (?)
Sépulture
Nom AC 29
Type Mastaba
Emplacement Abousir
Fouilles 2013 : Czech Institute of Egyptology
Objets Sarcophage, modèles d'ustensiles en cuivre, poterie, etc.

Kakaibaef est probablement un fils du roi Néferefrê.

Attestations

Kakaibaef est attesté sur un fragment de relief du temple funéraire de la pyramide de Niouserrê,, mais est surtout attesté par sa tombe, située dans la nécropole royale d'Abousir,. Si les premières publications indiquaient qu'aucun titre n'était conservé,, Miroslav Verner indique que Kakaibaef portait le titre de « fils aîné du roi » (sȝ nsw.t smsw).

Généalogie

Miroslav Verner suggère qu'il s'agit d'un fils de Néferefrê, ayant grandi et vécu à la cour de son oncle Niouserrê. Sa mère devait être la reine Khentkaous III car des marques de construction au nom de la reine ont été trouvées sur des blocs découverts dans la zone du mastaba ; s'il est possible qu'ils proviennent du démantèlement du mastaba voisin de la reine, il est également possible qu'ils aient été donnés par la reine à Kakaibaef, hypothèse allant dans le sens d'une relation mère-fils.

Dans un article de 2022, Verner va plus loin et identifie Kakaibaef au mystérieux roi Chepseskarê, s'appuyant notamment sur le titre de « mère du roi » de Khentkaous III.

Cependant, Massimiliano Nuzzolo remet en cause la reconstruction généalogique de Verner car, d'une part, Kakaibaef est attesté également dans le temple funéraire de Niouserrê ; l'hypothèse Chepseskarê identique à Kakaibaef ne tient que s'il régna après et non avant Niouserrê. De plus, la proximité des mastabas avec la pyramide de Néferefrê n'est pas un argument définitif car plusieurs enfants de Djedkarê Isési ont été enterrés à Abousir et non à Saqqarah-Sud, lieu où se trouve la pyramide du roi, et plusieurs proches de Niouserrê (épouses, enfants), sont enterrés à proximité de la pyramide de Néferirkarê et non celle de Niouserrê. Nuzzolo ajoute que le corps retrouvé dans la tombe attribuée à Khentkaous III (bien que son attribution à la reine ne soit pas absolument certaine) est un corps de jeune femme (début vingtaine) mais que le matériel funéraire associé à cette tombe date plutôt des règnes de Niouserrê à Djedkarê. Ainsi, il est plus probable que cette reine soit en fait une épouse de Niouserrê, Menkaouhor, voire même Chepseskarê s'il est bien à placer chronologiquement entre Niouserrê et Menkaouhor comme le suppose par ailleurs Nuzzolo. L'égyptologue rappelle d'ailleurs que les liens entre Niouserrê, Menkaouhor et Djedkarê, des rois pourtant bien mieux connus que Chepseskarê, sont encore obscurs ; il faut d'ailleurs rappeler que Khentkaous III est la seule reine connue portant le titre de « mère du roi » ayant vécu dans la deuxième moitié de la Ve dynastie.

Sépulture

Son mastaba se trouvait près de la pyramide inachevée de Néferefrê, entre la tombe du « Fils du roi » Nakhtsarê et la tombe de la reine Khentkaous III. La tombe était un mastaba de 16,2 × 10,8 m. Le mastaba, ressemblant énormément à celui de Nakhtsarê, était constitué de mur en bloc de calcaire fin, et d'un remplissage de pierres et de gravats. L'entrée se trouvait sur la façade est, près du coin nord-est, et permettait d'accéder à la salle du culte en forme de L. Sur la paroi ouest de cette salle de culte se trouvait la stèle fausse porte, derrière laquelle se trouvait le serdab. Au nord de la salle de culte se trouvait un puits menant au caveau construit en bloc de calcaire blanc. Le caveau ayant été pillé, il ne restait lors de la fouille tchèque que la partie inférieure du sarcophage, des fragments de poteries, de modèles d'ustensiles en cuivre, etc..

Notes et références

Notes

  1. ↑ Au-dessus du prince était représenté Ourkaourê, probable fils de Niouserrê et donc cousin de Kakaibaef.

Références

  1. ↑ Borchardt 1907, p. 74 (no 56,2), p. 84 fig. 60.c.
  2. ↑ Verner 2017, p. 190.
  3. 1 2 3 Verner 2014, p. 58-59.
  4. 1 2 3 Verner 2017, p. 195.
  5. 1 2 Verner 2022, p. 488-490.
  6. ↑ Verner 2017, p. 196.
  7. ↑ Nuzzolo 2024, p. 407-411.
  8. ↑ Verner 2017, p. 193-195.

Bibliographie