| Noubnebty | ||||
Reconstitution possible de la représentation de la reine basée sur l'iconographie de l'Ancien Empire | ||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||
|---|---|---|---|---|
| Transcription | Nbw-Nb.ty | |||
| Période | Ancien Empire | |||
| Dynastie | Ve dynastie | |||
| Fonction principale | Reine d'Égypte | |||
| Famille | ||||
| Conjoint | Menkaouhor (?) | |||
| Enfant(s) | ♀ Noubibnebty (?) | |||
| Sépulture | ||||
| Nom | Mastaba D18 | |||
| Type | mastaba | |||
| Emplacement | Saqqarah | |||
| Découvreur | Auguste Mariette | |||
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Noubnebty est une reine de la Ve dynastie.
La reine n'est attestée que par sa tombe, le mastaba D18, située à Saqqarah. Parmi ses titres, on relève les suivants, :
La sépulture de Noubnebty ne comporte aucune mention de ses parents ni de sa descendance, et son époux n'est désigné que par le titre de roi.
Il a été suggéré qu'elle ait vécu durant la Ve ou la VIe dynastie, bien que l'égyptologue français Michel Baud ait estimé que cette période pourrait être plus restreinte à la première moitié de la Ve dynastie, compte tenu des datations d'autres monuments entourant sa sépulture.
L'égyptologue autrichien Wilfried Seipel a suggéré qu'elle aurait pu être reine du roi Chepseskarê, dans le cadre d'une hypothèse plus large concernant les mariages des femmes royales de la Ve dynastie. Baud critique la méthodologie de Seipel, faisant remarquer que les rois pouvaient avoir plusieurs épouses simultanément. Baud propose une période plus large qui inclut les règnes de Néferirkarê Kakaï, Néferefrê, Chepseskarê et Niouserrê.
L'analyse de Baud a été contestée par Vivienne Gae Callender, qui soutient que les particularités de la titulature inscrite sur le mastaba de Noubnebty, notamment les références à l'or (noub) et aux Deux Dames (Nebty) et la mention d'Osiris, la rattachent probablement à des femmes ayant vécu sous le règne de Djedkarê Isési. Callender émet l'hypothèse que Noubnebty aurait pu être l'épouse de Menkaouhor, et souligne que, si elle lui avait survécu, elle aurait pu être inhumée sous le règne de son successeur, Djedkarê. Callender établit également des parallèles entre les formules d'offrandes détaillées sur sa tombe et celles d'Habaouptah, un haut fonctionnaire ayant servi plusieurs rois de la Ve dynastie, et constate leur grande similitude. Callender en déduit qu'Habaouptah était un contemporain de Noubnebty. Callender ajoute qu'elle pourrait être la mère de la princesse Noubibnebty.
Noubnebty possède un mastaba dans la nécropole de Saqqarah, au nord du complexe funéraire de Djéser. Il fait partie d'un groupe de mastaba installés le long de l'enceinte à redans dès le début de la Ve dynastie et comportant plusieurs tombeaux de dignitaires depuis le règne d'Ouserkaf qui installa son propre complexe funéraire à proximité de l'angle nord-est de la même enceinte. Ce tombeau a été identifié pour la première fois par Auguste Mariette à la fin du XIXe siècle, qu'il consigné dans un manuscrit, publié de manière posthume sous le titre de Mastabas de l'Ancien Empire.
Lors des fouilles, Mariette constata que le mastaba était en bon état de conservation. Il estima qu'il se composait de plusieurs pièces aux murs enduits de stuc blanc. Cependant, hormis deux courtes inscriptions mentionnant Noubnebty, ses titres et ses épithètes, il ne restait rien d'autre de notable. Après avoir établi que le mastaba ne contenait ni serdab ni stèles, il a recentré ses efforts ailleurs, laissant le reste du mastaba non fouillé.
Peter Jánosi observa que la sépulture de Noubnebty est l'un des rares cas particuliers à Saqqarah de reines apparemment inhumées hors de leur contexte, loin de leur époux.